Resistenza
Resistenza est une organisation clandestine armée qui se réclamait du nationalisme corse. Elle était considérée comme proche du mouvement ANC dirigé par Pierre Poggioli. Resistenza est issue de la première scission du FLNC, en 1989 (un an avant la division entre FLNC Canal Historique et le FLNC-Canal Habituel).
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L'ANC est alors fortement attaquée par la direction FLNC-Cuncolta qui ira ensuite former le MPA et le Canal Habituel, physiquement (deux attentats visent Pierre Poggioli) et idéologiquement (l'ANC est traitée de "d'organisation dogmatique marxiste-léniniste pro-albanaise" par u Ribombu puis Paese, journal du MPA, ce qui ne correspond pourtant pas à son positionnemment, simplement elle se revendique d'une option socialiste et critique le libéralisme pro-Maastricht des dirigeants du futur MPA tels que Alain Orsoni, Léo Battesti, Dominique Bianchi, Yves Stella et Jean-Paul Calendini). Logiquement, à la scission de 90, l'ANC entretient des meilleurs relations avec a Cuncolta, qui se revendique également du socialisme, qu'avec le MPA libéral.
En 1992, l'ANC participe à la coalition Corsica Nazione, impulsée par a Cuncolta, proche du Canal Historique, les autonomistes de l'UPC, les Verts corses et Per u Paese (petit groupe issu du PSU) qui remporte 17% des voix à l'Assemblée de Corse.
Mais, très vite, l'ANC s'éloigne de la coalition. A Cuncolta reproche à Poggioli d'avoir voter pour le candidat MPA à la présidence de l'Assemblée. Poggioli évoque une "erreur dans le vote". L'ANC conserve ses sièges d'élus mais quitte Corsica Nazione en 1993 protestant contre l'assassinat du militant nationaliste Robert Sozzi par ses frères d'armes du Canal Historique (en particulier Jean-Martin Verdi, proche du maire de Lucciana et propriétaire du SC Bastia, Jean-François Filippi, un des principaux responsables de l'effondrement le 5 mai 1992 de la tribune provisoire du stade Furiani construite "de bric et de broc" pour engranger un maximum de profit à l'occasion de la demi-finale contre l'OM). Sozzi, qui dénonce Filippi pour Furiani, fait sauter une voiture lui appartenant. Il est exclu du Canal Historique et suspendu de son emploi de convoyeur de fonds à Bastia Securita (societe contrôlée par le FLNC uni puis Canal Historique). Il reçoit un appel pour y travailler puis est abattu en sortant de chez lui. Le meurtre est revendiqué aux Ghjurnate di Corti en aout 1993.
L'ANC dénonce alors dans son journal "a Fiara" la violence entre nationalistes et la volonté totalitaire du bloc Cuncolta-Canal Historique.
Après la tentative d'assassinat visant Pierre Poggioli en 1994, dont Poggioli attribue l'instigation à François Santoni (qui fera croire que c'est le secteur dissident Cargèse-Sagone du Canal Historique, composé d'Alain Ferrandi, Yvan Colonna et Pierre Alessandri notamment, qui en est responsable, hypothèse rejetée par Pierre Poggioli), l'ANC se rapprochera du MPA (branche légale du FLNC habituel). François Santoni accusera même, dans un procès-verbal d'audition, Jean-Claude Lucchini (ANC-Resistenza, fils de Dominique Lucchini "Ribeddu", résistant du mouvement Front National pour la libération de la France impulsé par les communistes durant la Seconde Guerre Mondiale puis membre de l'UPC des Frères Simeoni) et Angeot Orsoni (MPA et cousin d'Alain Orsoni) d'avoir mené un commando commun pour assassiner Jules Massa.
Ce mouvement était principalement actif dans les années 1990, jusqu'à sa « mise en sommeil » en 1996 et son auto-dissolution en .