Revue de synthèse

revue académique

La Revue de synthèse est un périodique scientifique français fondé en 1900 par le philosophe Henri Berr (1863-1954) sous le titre initial de Revue de synthèse historique, publié à partir de 1925 par la fondation « Pour la science » (liée au Centre international de synthèse) également créée par Berr.

Revue de synthèse  
Image illustrative de l’article Revue de synthèse

Discipline Interdisciplinaire
Langue Français, Anglais, Allemand
Directeur de la publication Éric Brian
Publication
Maison d’édition Éditions Brill (Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas)
Période de publication 1900 à aujourd'hui
Fréquence trimestriel
Indexation
ISSN (papier) 0035-1776
ISSN (web) 1955-2343
OCLC 300275846
Liens

La revue acquiert très vite une légitimité dans le champ des revues savantes et exerce une influence significative dans l’émergence d’une nouvelle façon de penser et d'écrire l'Histoire, qui s'est concrétisée en premier lieu (1920) par la collection encyclopédique L'Évolution de l'humanité, dirigée par Henri Berr en association avec l'historien Lucien Febvre, et un peu plus tard (1929), par la création des Annales d'histoire économique et sociale par Lucien Febvre et Marc Bloch.

La Revue de synthèse a eu différents partenaires éditoriaux depuis sa création. Elle est aujourd'hui publiée sous forme papier et sous forme électronique par la fondation Pour la science en association avec les éditions Brill, dont le siège est à Leyde (Pays-Bas).

Henri Berr (1863-1954) avant la création de la revue

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Henri Berr, élève de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm (1881) est reçu à l'agrégation de lettres en 1884. Il enseigne ensuite dans différents lycées, au lycée Henri-IV de Paris à partir de 1896. En 1898, il soutient une thèse de doctorat de philosophie, L'Avenir de la philosophie : esquisse d'une synthèse des connaissances fondée sur l'histoire.

Dès cette époque, Henri Berr accorde une grande importance à l'interdisciplinarité, à l'encontre des historiens de l'école méthodique.

Les origines

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Objectifs d'Henri Berr

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En 1900, en fondant la Revue de synthèse historique, l’objectif d'Henri Berr est de répondre aux excès de l’érudition et du cloisonnement des disciplines. Il s'inscrit en cela dans la lignée des encyclopédistes de l'époque des Lumières[réf. nécessaire], mais prend du recul par rapport au scientisme[pas clair].

La revue se présente donc comme un lieu de rencontre interdisciplinaire, notamment entre les philosophes, les historiens, les géographes et les sociologues.

Création de la revue (1900)

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Première série (1900-1913)

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De 1900 à 1913, la première série applique le projet initial d'Henri Berr[1].

En 1910, Henri Berr fait un bilan des dix premières années de la revue[2].

Nous nous sommes formé l’idéal d’une revue qui se rajeunirait et se renouvellerait sans cesse, en portant toujours son effort du bon côté[3].

Évolution

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Deuxième série (1913-1930)

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Parallèlement au lancement de la collection « L'Évolution de l'humanité » (conçue dès 1913-1914, mais dont le premier volume est publié seulement en 1920), la deuxième série, publiée de 1913 à 1930, poursuit les objectifs initiaux de la Revue de synthèse historique[4] en les étendant aux débats qui touchent alors aux renouvellements épistémologiques en mathématique et en physique, à ceux de la philosophie et de l’histoire des sciences, et à la formation des nouvelles orientations des sciences sociales[pas clair].

Durant cette période, la revue devient l’organe de la fondation « Pour la science » et du Centre international de synthèse, créés en 1925 par Henri Berr.

Troisième série (1931-1985)

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En 1931, une troisième série est lancée, en partenariat avec les éditions Albin Michel. La revue est désormais appelée Revue de synthèse[5].

Cette inflexion est contemporaine de la création des Annales d'histoire économique et sociale (1929).

La Revue de synthèse accueille dès lors les travaux de philosophie, d’histoire des sciences et de réflexion sur les sciences sociales et les sciences humaines.

Quatrième série (1986-2001)

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La quatrième série (publiée comme la précédente en partenariat avec les éditions Albin Michel), vise, à l'initiative de Jacques Roger, Ernest Coumet et Jean-Claude Perrot, à réactiver l’histoire intellectuelle et l’histoire des sciences dans le contexte de l'affaiblissement des certitudes en histoire économique et sociale[6].

Quelques décennies après sa création, elle renoue avec la question initiale : « comment formuler l’agenda de l’histoire et des sciences sociales en le soumettant aux impératifs actuels de la critique philosophique et de l’exigence des sciences mathématiques, physiques et biologiques ? ».

Cinquième série (2002-2006)

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Une cinquième série voit le jour en 2002, en partenariat avec les éditions Rue d'Ulm de l'École normale supérieure.

Elle prolonge cette longue tradition d’explorations prudentes et rigoureuses des articulations et des rencontres entre des disciplines distinctes, mais nécessairement solidaires et l’état critique actuel des sciences et des sciences sociales[7].

Un siècle après sa création, la Revue de synthèse a tiré un bilan des transformations des rapports entre les disciplines et des renouvellements techniques et économiques propres à l'édition scientifique[8].

La Revue de synthèse au début du XXIe siècle

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Sixième série (depuis 2007)

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En 2007, une sixième série est ouverte en partenariat avec les éditions Springer Verlag, dont le siège se trouve à Berlin, prolongeant son action sur la scène scientifique internationale[9].

Les perspectives de la sixième série sont indiquées dans l'article bilingue Travail de synthèse et diversité des langues/Synthesis work and diversity of languages, qui ouvre le no 1 de l'année 2007.

Caractéristiques intellectuelles de la revue (citation, 2009)

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En 2009, la Revue de synthèse caractérise son activité en ces termes :

« Grâce au concours d'universitaires français et étrangers, la Revue de synthèse accueille aujourd'hui des travaux d'histoire intellectuelle, d'épistémologie, de philosophie, de sociologie, d'histoire économique, sociale, juridique et culturelle. Elle a la vocation d'animer les réflexions situées au carrefour entre la philosophie, l'histoire des sciences et l'histoire générale en encourageant les recherches et les échanges sur les questions touchant aux fondements des sciences sociales, aux renouvellements de l'enquête sur les sciences, aux développements des voies nouvelles propres à l'histoire intellectuelle.

Ainsi la revue se propose d'étudier l'activité cognitive historiquement datée des savants, des philosophes, des hommes de pouvoir ou des clercs ; elle réinsère l'élaboration des concepts et des idées, au sens classique du terme, dans son milieu génétique : l'environnement anthropologique, linguistique, institutionnel et social qui en autorise l'expression et la diffusion. En bref, la Revue de synthèse porte la plus grande attention à l'histoire du travail intellectuel. Elle cherche à éclairer les critères de scientificité des sciences sociales. Elle occupe à ce titre une place originale dans l'ensemble des publications françaises et internationales[10]. »

Dans un contexte de mutation des partages disciplinaires en France et à l'étranger, la Revue de synthèse entend assumer aujourd'hui sa charge en renouant plus que jamais avec sa fonction originelle, au carrefour entre philosophie, histoire, sciences et sciences sociales, agissant au cœur de la formation des futurs savants.

La rédaction de la revue observe que de tels renouvellements ne peuvent avoir lieu de manière pertinente sans une réflexion sur l’itinéraire de savoirs spécialisés au XXe siècle. Elle encourage donc délibérément, depuis le début des années 1990, les travaux sur l’histoire des sciences et l’histoire intellectuelle du siècle dernier, cela par l’organisation de journées d’études, par la mise à disposition de ses archives à l’Institut mémoires de l'édition contemporaine (IMEC), par la publication d'ouvrages spécialisés, enfin par la numérisation de son corpus en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France[11],[12] et les éditions Brill[13].

Organisation économique depuis 2017

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Depuis 2017, la revue a un partenariat avec les éditions Brill, une maison néerlandaise de Leyde fondée en 1683.

Organisation rédactionnelle (2021)

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La Revue de synthèse est dirigée depuis 1995 par Éric Brian (né en 1958), historien des sciences et sociologue.

Elle est préparée par une équipe rédactionnelle formée (à la fin de 2021) par Caroline Ehrhardt, Joël Chandelier et Ronan Le Roux.

Son comité de rédaction est composé de Charles Alunni, Mathieu Arnoux, Claude Blanckaert, Michel Blay, Dominique Bourel, Jean-Pierre Cléro, Dominique Margairaz, Pierre-François Moreau, Bertrand Müller, Valérie Tesnière, Jean-Marc Rohrbasser et Jean-Pierre Schandeler[14].

Rythme de publication et contenu

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Diffusée à la fois par la voie électronique et la voie papier, la Revue de synthèse paraît au rythme de deux fascicules doubles par an, c'est-à-dire un rythme trimestriel.

À chaque fois, il s’agit soit de rendre compte d'un chantier entretenu de longue haleine, soit de rendre compte d'un dossier d’actualité de la recherche grossi de textes additionnels ou de documents pertinents.

Une place importante est réservée aux revues critiques, aux chroniques de la recherche, aux comptes rendus et aux notes de lecture.

Liste des directeurs et rédacteurs en chef

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  • 1900 : Henri Berr

Galerie (de 1900 à 2004)

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Notes et références

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  1. Voir le programme paru en [PDF]1900
  2. Voir ce bilan en [PDF]1910
  3. Henri Berr, Au bout de dix ans, Paris, Revue de Synthèse, (lire en ligne), p. 1-13
  4. Voir l'annonce de la nouvelle série en [PDF]1913.
  5. Voir le texte paru en 1931 « Au bout de trente ans ».
  6. Voir le texte de 1986 « Aux lecteurs »
  7. Voir le texte de 2002 « Aux lecteurs ».
  8. Textes parus en 2004 et en 2006
  9. Voir le texte de présentation d'Éric Brian « Travail de synthèse et diversité des langues »
  10. Information de la Revue au Centre national du livre diffusée par ses partenaires éditoriaux.
  11. « Revue de Synthèse (1900-1930) »
  12. « Revue de Synthèse (1931-1952) »
  13. « Revue de Synthèse »
  14. « Comité éditorial et scientifique »
  15. Revue de synthèse sur le site du CAPHÉS.

Liens externes

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