Robert Kotcharian

homme d'État arménien

Robert Kotcharian (en arménien : Ռոբերտ Քոչարյան), né le à Stepanakert, est un homme d'État arménien. Il est président de la république du Haut-Karabagh de 1994 à 1997, puis Premier ministre, de 1997 à 1998, et président de la république d'Arménie de 1998 à 2008.

Robert Kotcharian
Ռոբերտ Քոչարյան
Illustration.
Portrait officiel de Robert Kotcharian.
Fonctions
Président de la république d'Arménie
[N 1] –
(10 ans, 2 mois et 5 jours)
Élection 30 mars 1998
Réélection 5 mars 2003
Premier ministre Lui-même
Armen Darbinian
Vazgen Sargsian
Aram Sargsian
Andranik Margarian
Serge Sarkissian
Prédécesseur Levon Ter-Petrossian
Successeur Serge Sarkissian
Premier ministre d'Arménie
–
(1 an et 20 jours)
Président Levon Ter-Petrossian
Lui-même (intérim)
Gouvernement Kotcharian
Prédécesseur Armen Sargsian
Successeur Armen Darbinian
Président de la république du Haut-Karabagh
–
(2 ans, 2 mois et 19 jours)
Élection
Premier ministre Leonard Petrosian
Prédécesseur Garen Babourian (intérim)
Poste créé
Successeur Leonard Petrosian (intérim)
Arkadi Ghukasian
Premier ministre du Haut-Karabagh
–
(2 ans et 4 mois)
Président Georgi Petrosian (intérim)
Garen Babourian (intérim)
Prédécesseur Oleg Esaian
Successeur Leonard Petrosian
Biographie
Nom de naissance Ռոբերտ Սեդրակի Քոչարյան
Robert Sedraki Kotcharian
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Stepanakert (URSS)
Nationalité arménienne
Parti politique Alliance arménienne
Conjoint Bella Kotcharian
Diplômé de Institut polytechnique d'Erevan
Religion Église apostolique arménienne

Signature de Robert KotcharianՌոբերտ Քոչարյան

Image illustrative de l’article Robert Kotcharian Image illustrative de l’article Robert Kotcharian
Premiers ministres du Haut-Karabagh
Présidents de la république du Haut-Karabagh
Premiers ministres d'Arménie
Présidents de la république d'Arménie

Biographie

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Jeunesse

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Robert Kotcharian est né à Stepanakert, alors capitale de la région autonome du Haut-Karabagh, une enclave peuplée d'Arméniens au sein de la république socialiste soviétique d'Azerbaïdjan.

Premier ministre puis président du Haut-Karabagh

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En , Kotcharian devient Premier ministre de la république auto-proclamée du Haut-Karabagh, avant d'être élu président de celle-ci en .

Premier ministre d'Arménie

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Le , il est nommé Premier ministre d'Arménie. À la suite de la démission du président Levon Ter-Petrossian le , Kotcharian devient président de la République par intérim.

Président de la République

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Il est élu à ce poste le 30 mars 1998 avec 59,5 % des voix face au candidat communiste Karen Demirtchian. Kotcharian est réélu à ce poste pour cinq ans le avec 67,5 % des voix face à Stepan Demirtchian, fils de Karen Demirtchian.

Les positions ultra-nationalistes de Kotcharian sont son atout politique majeur. Il a régné sur le Haut-Karabagh en gardant ses positions belliqueuses face à l'Azerbaïdjan et en matant de manière autoritaire toute opposition à son pouvoir. Habile politique, il a, malgré ses positions, réussi à faire subsister le cessez-le-feu en vigueur depuis 1994 avec le voisin azéri.

Ancien cadre du parti communiste à l'époque de l'Union soviétique, il est désormais indépendant de tout parti.

Certains voient la main de Kotcharian derrière l'irruption le d'un commando au Parlement[1] et l'assassinat de deux rivaux de Kotcharian : le président de l'Assemblée nationale Karen Demirtchian et le Premier ministre Vazgen Sargsian.

En , des manifestants protestent contre l'acquisition par des proches de Kotcharian de la chaîne de télévision indépendante A1+ ; en août la compagnie nationale d'électricité est vendue à une obscure société financière off-shore. Beaucoup de voix se sont aussi élevées, dont celle de l'OSCE, pour protester contre les fraudes électorales qui ont accompagné la réélection de Kotcharian à la présidence le .

Début 2004, des centaines de personnes manifestent à Erevan demandant la mise en place d'un référendum pour révoquer Kotcharian[2].

En février 2008, Serge Sarkissian remporte l'élection présidentielle dès le premier tour et lui succède.

Soupçons de fraudes électorales

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Manifestation contre la décision de la cour d'Erevan de libérer Kotcharian (mai 2019).

Le , peu après la révolution arménienne de 2018, il est accusé de « rupture de l'ordre constitutionnel », accusation pour laquelle il risque 15 ans de prison, pour des soupçons de fraudes électorales lors de l'élection présidentielle de 2008 en faveur de Serge Sarkissian[3]. Il est arrêté le lendemain[4]. Son procès pour « rupture de l'ordre constitutionnel » s'ouvre le [5]. Il risque 15 ans de prison[6]. Le , peu après une décision de la cour d'Erevan de le libérer provisoirement, le Premier ministre Nikol Pachinian appelle à des blocus des tribunaux[7]. Il promet alors de « purger le système judiciaire » qu'il accuse d'être « illégitime » et d'être un « vestige » de l'ancien gouvernement[8]. Le , il est de nouveau arrêté[9]. Le , la Cour constitutionnelle abandonne les charges, arguant que Kotcharian bénéficie de l'immunité présidentielle[10].

Arrestation pour corruption

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Il est candidat aux élections législatives de juin 2026 sous la bannière de l'Alliance arménienne. Le parti ne remporte cependant que 12 sièges et reste dans l'opposition.

Le , Robert Kotcharian est arrêté en même temps que son fils dans le cadre d'une affaire de corruption et d'abus de biens publics. Il est accusé, durant son mandat présidentiel, d'avoir abusé de ses fonctions pour s'approprier des biens à des tarifs préférentiels. De nombreuses perquisitions, notamment dans plusieurs de ses entreprises, sont aussi menées[11].

Vie privée

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Il est marié et père de trois enfants, Sedrak, Gayane et Levon.

Notes et références

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  1. ↑ Par intérim jusqu'au .

Références

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  1. ↑ Dédéyan 2007, p. 713.
  2. ↑ https://www.cairn.info/revue-le-courrier-des-pays-de-l-est-2005-1-page-92.htm#
  3. ↑ Le Figaro.fr avec AFP, « Arménie : un ancien président accusé de fraude électorale », sur Le Figaro, (consulté le ).
  4. ↑ « Arménie : l'ex-président Kocharyan arrêté pour fraude électorale présumée », sur Europe 1 (consulté le )
  5. ↑ Le Point, magazine, « L'ex-président arménien Kotcharian, accusé de coup d'Etat, devant la justice », sur Le Point (consulté le )
  6. ↑ RFI, « Arménie : l’ancien président Robert Kotcharian devant la justice - Europe - RFI », sur RFI, (consulté le ).
  7. ↑ Le Figaro avec AFP, « Arménie : blocage des tribunaux à l'appel du premier ministre », sur Le Figaro, (consulté le ).
  8. ↑ « Le Premier ministre arménien veut purger le système judiciaire », sur LExpress.fr, (consulté le ).
  9. ↑ Le Figaro avec Reuters, « Arménie : la justice ordonne l'arrestation de l'ex-président Kotcharian », sur Le Figaro, (consulté le ).
  10. ↑ « Abandon des poursuites contre l'ex-président - L'Orient-Le Jour », sur www.lorientlejour.com, (consulté le ).
  11. ↑ « Arménie : l'ex-président Robert Kotcharian, opposant déclaré au premier ministre Nikol Pachinian, arrêté pour des accusations de corruption », sur Le Figaro, (consulté le )

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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Liens externes

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