Robert Meyers (rabbin)

rabbin français

Robert Meyers ( à Paris - à Auschwitz) est un rabbin français tué à Auschwitz.

Robert Meyers
Biographie
Naissance
Décès
(à 44 ans)
Auschwitz
Nom de naissance
Robert Meyers
Nationalité
Formation
Activité
Père
Philip Meijers (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Suzanne Bauer, fille du Grand-rabbin Jules Bauer
Enfant
Marcel Meyers (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Paul Bauer (beau-frère)
Mathieu Muller (beau-frère par alliance)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Le rabbin Robert Meyers est né à Paris le .

Il étudie au Séminaire israélite de France (SIF).

Il devient le rabbin de la synagogue de Neuilly-sur-Seine en 1928[1]. Il succède au rabbin Simon Debré. La synagogue devenue trop petite, le conseil d'administration, à l'initiative de Robert Meyers, décide un agrandissement dont l'inauguration a lieu le .

Il se marie avec la fille du grand-rabbin Jules Bauer, Esther Pauline Suzanne[2],[3]. Elle est née à Garches, le [3]. Ils ont eu deux fils Marcel et Alexis.

À Neuilly, il organise des activités pour la jeunesse. Il s’occupe aussi de l’orphelinat de Neuilly, « le Refuge ».

Dans une entrevue au journal l’Univers israélite en 1937, il déclare :

« Je suis en d'excellents termes avec le clergé, et il y a une communauté de pensée entre catholiques, protestants et israélites. [...] Monsieur Bloud, le Maire de ville et Monsieur de Kerilis, son député, se plaisent à reconnaître cet état de concorde et de véritable fraternité humaine. »

Il est aumônier des étrangers en 1940.

Il devient rabbin d'Annecy en Haute-Savoie. Il demeure au 4, boulevard Saint Bernard de Menthon[3]. Son épouse et lui sauvent la vie de près de 700 Juifs étrangers en les avertissant de la rafle imminente prévue dans la nuit du 25 au [4]. Il aide les réfugiés allemands à passer en Suisse. Il fait passer ses deux fils en Suisse avec l'aide de la famille Besson d'Annemasse. Malgré le danger, lui et sa femme restent en France pour aider les Juifs de la région.

Le rabbin Robert Meyers, son épouse, Robert Salomon, un membre de leur famille, l'épouse et les enfants de ce dernier, sont arrêtés par la Gestapo à la gare d'Annemasse, le [4] et déportés à Lyon puis vers le camp de Drancy. Robert Meyers et son épouse déportés à Auschwitz par le convoi numéro 48. Bien que la mention marginale de son acte de décès et l'acte de décès par jugement établi en 1952 pour son épouse, indiquent qu'ils sont décédés à Drancy[5],[6], les documents conservés et consultables sur le site de Yad Vashem[7],[8], ceux consultables sur le site du Mémorial de la Shoah[9],[10], ainsi que le site Mémoire des Hommes[11]confirment leur déportation et leur décès à Auschwitz.

Il est le beau-frère de Mathieu Muller et de son épouse, née Alice Bauer.

Françoise Bettencourt Meyers est l'épouse de Jean-Pierre Meyers, le petit-fils[12] du rabbin Robert Meyers.

Annexes

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. ↑ « Historique de la synagogue et de la communauté de Neuilly », sur le site de la Synagogue de Neuilly (consulté le )
  2. ↑ « E_NUM_GAR_NMD1899 - 1899 - 1899 Démo », sur Archives départementales des Hauts-de-Seine (consulté le )
  3. 1 2 3 Klarsfeld 2012
  4. 1 2 « 700 juifs sauvés par le rabbin Robert Meyers », sur La face cachée de l'étoile jaune, .
  5. ↑ Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon, « Rapport - Dossier 27 - Meyers », sur archives.rhone.fr (consulté le )
  6. ↑ Les deux sont mentionnés sur le site de la commune de Neuilly. Voir, Neuilly-sur-Seine en bref - Histoire de Neuilly-sur-Seine
  7. ↑ (en) « Suzanne Meyers », sur @yadvashem (consulté le )
  8. ↑ (en) « Robert Meyers », sur @yadvashem (consulté le )
  9. ↑ « - Mémorial de la Shoah », sur ressources.memorialdelashoah.org (consulté le )
  10. ↑ « - Mémorial de la Shoah », sur ressources.memorialdelashoah.org (consulté le )
  11. ↑ « Rechercher dans les bases nominatives », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )
  12. ↑ « Jean-Pierre Meyers, un discret banquier au cœur du système Bettencourt », sur La Libre (consulté le )