Robert Pouille
Robert Pouille, né le à Armentières et mort le à La Chapelle-d'Armentières, est un résistant et homme politique français.
| Robert Pouille | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (7 mois et 4 jours) |
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| Élection | 21 octobre 1945 |
| Circonscription | 2e du Nord |
| Législature | Ire Constituante |
| Groupe politique | MRP |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Armentières |
| Date de décès | (à 89 ans) |
| Lieu de décès | La Chapelle-d'Armentières |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | MRP |
| Profession | Ingénieur, chef d'entreprise |
| modifier |
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Biographie
modifierIngénieur formé à l'École nationale supérieure d'arts et métiers, il fait toute sa carrière dans l'entreprise de mécanique fondée par son grand-père François, appelée Pouille Frères[1]. Dans les années 1930, il est à l'initiative d'une modernisation des procédés de fabrication et des produits[2].
Il débute en politique comme conseiller municipal d'Armentières pour le Parti démocrate populaire en 1935[3]. Durant l'invasion allemande de 1940, alors qu'il tente de transférer la production de la société familiale en Charente, l'un de ses jeunes fils, âgé de six ans, est tué par balle, l'obligeant à abandonner le projet.
La famille fait le choix de la Résistance fin 1940. Entre autres, elle cache des aviateurs alliés[4]. En 1943 il entre au comité directeur du réseau Voix du Nord. Il est arrêté en décembre de cette année-là, incarcéré à la prison de Loos et condamné aux travaux forcés. En , il est déporté via un train depuis Bruxelles jusqu'à Darmstadt[5]. Il passera notamment par le camp de Buchenwald[6]. Il est rapatrié peu avant la capitulation allemande en .
En , candidat sur la liste MRP à l'élection de la Ire Assemblée nationale constituante, il accède à un siège de député dans la deuxième circonscription du Nord aux côtés de Maurice Schumann, autre résistant[7]. Robert Pouille ne siègera que pour un seul mandat, préférant se consacrer à son entreprise. Celle-ci cessera son activité avec sa retraite dans les années 1960, face au déclin de la demande de l'industrie textile régionale et à la concurrence internationale[1].
Nommé chevalier de la Légion d'honneur, titulaire de la croix de guerre 1939-1945, de la médaille de la Liberté et de la médaille de la Résistance, il est le père de Brigitte Bout, sénatrice du Pas-de-Calais de 2002 à 2011. Il a eu au total onze enfants, nés entre 1925 et 1943.

Distinctions
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Chevalier de la Légion d'honneur
Croix de guerre -
Médaille de la Liberté (U.S. : Medal of Freedom)
Références
modifier- Alain Fernagut, « Il attacha son nom à la Résistance : l'industriel Robert Pouille », La Voix du Nord, édition d'Armentières, 4 au .
- 1 2 « Fonderie de fer et usine de constructions mécaniques François Pouille, puis Pouille Frères, puis Société Auxiliaire de Techniques Industrielles, actuellement immeuble à logements - POP », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Anonymes, Justes et Persécutés durant la période nazie, « Robert Pouille », sur ajpn.org
- ↑ « Il attacha son nom à la Résistance : l'industriel Robert Pouille », sur armentieres.maville.com (consulté le )
- ↑ Odile Louage, « Le quotidien du Résistant : entre improvisation et expédients – Synthèse de témoignages filmés », dans Robert Vandenbussche, La Clandestinité en Belgique et en zone interdite (1940-1944), Villeneuve d’Ascq, Institut de recherches historiques du Septentrion, , 265 p. (lire en ligne), p. 252-263
- ↑ Fondation pour la mémoire de la déportation, « Les départs vers les prisons de Belgique et du Reich en juin 1944 (I.237.) », sur bddm.org
- ↑ « L'industriel Robert Pouille attacha son nom à la Résistance (5) », sur armentieres.maville.com (consulté le )
- ↑ Assemblée nationale, Tableau des élections du 21 octobre 1945 à l'Assemblée nationale constituante, , 137 p. (lire en ligne)
Lien externe
modifier- Ressource relative à la vie publique :