Rochebrune (Drôme)
Rochebrune est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Rochebrune | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Drôme | ||||
| Arrondissement | Nyons | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Louis Nicolas 2026-2032 |
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| Code postal | 26110 | ||||
| Code commune | 26269 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Rochebrunois, Rochebrunoises | ||||
| Population municipale |
49 hab. (2023 |
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| Densité | 3 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 20′ 16″ nord, 5° 14′ 47″ est | ||||
| Altitude | Min. 440 m Max. 1 189 m |
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| Superficie | 16,15 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Nyons et Baronnies | ||||
| Législatives | Troisième circonscription
Buis-les-Baronnies (avant mars 2015) |
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| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Drôme
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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Géographie
modifierLocalisation
modifierRochebrune est située à 13 km au nord de Buis-les-Baronnies (chef-lieu du canton) et à 25 km à l'est de Nyons.
Communes limitrophes
modifier| Montaulieu | Arpavon | Sainte-Jalle | ||
| Bénivay-Ollon | N | Sainte-Jalle | ||
| O Rochebrune E | ||||
| S | ||||
| Beauvoisin | Buis-les-Baronnies | Buis-les-Baronnies |
Relief et géologie
modifierHydrographie
modifierL'Eyguemarse, affluent de l'Ouvèze, prend sa source sur la commune[1].
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[5]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 918 mm, avec 0,7 jours de précipitations en janvier et 4,2 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bésignan à 7 km à vol d'oiseau[8], est de 12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 783,1 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,8 °C, atteinte le [Note 1].
Voies de communication et transports
modifierUrbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (90,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (90,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (48,8 %), forêts (37,7 %), zones agricoles hétérogènes (7,9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (4,2 %), cultures permanentes (1,3 %)[11]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine
modifierToponymie
modifierAttestations
modifierDictionnaire topographique du département de la Drôme[12] :
- 1168 : Rocha Bruna (cartulaire des templiers, 89).
- 1200 : Roca Bruna (cartulaire des templiers, 92).
- 1284 : Castrum de Ruppe Bruna (Valbonnais, II, 118).
- 1301 : Castrum Ruppis Brunci (Inventaire des dauphins, 230).
- 1386 : Castrum Ruppis Brune (choix de docum., 200).
- 1891 : Rochebrune, commune du canton de Buis-les-Baronnies.
Étymologie
modifierHistoire
modifierProtohistoire
modifierUn oppidum au Serre Saint-André[13].
Du Moyen Âge à la Révolution
modifierLa seigneurie[12] :
- Au point de vue féodal, Rochebrune était une terre de la baronnie de Montauban.
- 1313 : possession des (d')Agoult de Mison.
- Peu après : la terre est partagée entre plusieurs co-seigneurs.
- La première part appartient aux (du) Saix.
- 1323 : elle est vendue aux Sahune.
- 1336 : donnée aux dauphins.
- 1341 : cédée aux princes d'Orange.
- 1334 : la deuxième part appartient aux Alleman.
- Les droits passent aux Luyrieu.
- ils passent (par mariage) aux Sassenage.
- 1402 : ils sont vendus aux Thollon.
- La troisième part appartient aux Meyssenas.
- 1351 : elle passe aux Arcellarii.
- 1413 : vendue aux (d')Alauzon.
- 1457 : vendue aux Thollon.
- 1330 : la quatrième part, correspondant à la moitié de la seigneurie, appartient aux Rémuzat.
- Ils acquièrent d'autres parties de la terre.
- Leur part passe (par mariage) aux Armand.
- 1626 : elle est vendue aux Reynard de Saint-Julien.
- Elle est vendue aux (d')Agoult.
- Les Agoult sont seigneurs de toute la terre.
- Elle passe aux Corregio de Gioberti, derniers seigneurs de Rochebrune.
Au XIIe siècle, l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait l'église castrale Saint-André d'Esparron et l'église de Niciolis (aujourd'hui Saint-Vincent-de-Linceuil).
En 1245, cette seconde église et ses revenus passent à l'abbaye de l'Île-Barbe[14].
Avant 1790, Rochebrune était une communauté de l'élection de Montélimar et de la subdélégation et du bailliage du Buis.
Elle formait une paroisse du diocèse de Sisteron, dont les dîmes appartenaient à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[12].
De la Révolution à nos jours
modifierEn 1790, la commune est comprise dans le canton de Sainte-Jalle. La réorganisation de l'an VII (1799-1800) la place dans celui du Buis-les-Baronnies[12].
Politique et administration
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Tendance politique et résultats
modifierAdministration municipale
modifierLe nombre d'habitants au dernier recensement étant inférieur à cent, le nombre de membres du conseil municipal est de sept.
À la suite de l'élection municipale de 2014, le conseil municipal est composé de deux adjoints et de quatre conseillers municipaux[15].
Le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme mentionne Jean Louis Nicolas comme étant maire, Valéry Liotaud étant l'un des quatre conseillers municipaux[15].
Élections de 2026
modifierDepuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Rochebrune, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[16]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 2] étant inférieur à 100, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de sept[17].
Une seule liste, menée par Jean-Louis Nicolas, maire sortant[18], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 7 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 73,68 %[19],[20]. Jean-Louis Nicolas est réélu maire le [21],[Note 3].
Liste des maires
modifierRattachements administratifs et électoraux
modifierPolitique environnementale
modifierVilles et villages fleuris
modifierEn 2014, la commune de Rochebrune bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[22].
Finances locales
modifierPopulation et société
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[24].
En 2023, la commune comptait 49 habitants[Note 4], en évolution de −19,67 % par rapport à 2017 (Drôme : +2,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
modifierLa commune est rattachée à l'académie de Grenoble.
Manifestations culturelles et festivités
modifierSanté
modifierServices et équipements
modifierSports
modifierMédias
modifierCultes
modifierÉconomie
modifierCulture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier- Tour d'angle, dans le cimetière qui jouxte l'église, seul vestige de l'ancien château féodal[13][réf. nécessaire].
- Château, tour d’angle.
- Accès au cimetière et château.
- Tour d’angle et restes de muraille.
- Tour d’angle.
- Église (XIe siècle au XVe siècle)[13].
- Église Saint-Michel de Rochebrune, en partie romane (XIIe siècle et XIIIe siècle), située à côté de la seule tour restante du château, à l'extrémité nord du village : tympan en forme de coquille Saint-Jacques et peintures murales du XIXe siècle récemment[C'est-à-dire ?] restaurées (Pour y accéder, se garer sur la place du village, en face de la mairie, puis monter la grande rue jusqu'à son sommet. Si elle est fermée, demander les clefs au responsable de l'Association des Amis de Rochebrune)[réf. nécessaire].
- Église Saint-Michel, façade occidentale.
- L’église vue de flanc et muraille du château.
- Clocher.
- Vue intérieure, nef et chevet.
- L'ancien château, l'église et les tours sont inscrits au titre de la réglementation sur les sites (Ministère de l'Environnement) depuis le [réf. nécessaire].
- Maisons anciennes[13].
- Oratoire Saint-Roch[13].
- Aspect du vieux bourg, la Grand’Rue.
- Ruelle et maisons anciennes.
- Rue Saint-Roch.
- Rue Paul Mielle.
Patrimoine culturel
modifier- Artisanat[13].
Patrimoine naturel
modifier- Grotte : la Cuve Saint-Vincent[13].
Personnalités liées à la commune
modifierHéraldique, logotype et devise
modifierAnnexes
modifierBibliographie
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Rochebrune sur le site de l'Institut géographique national / page archivée depuis 2011.
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes et cartes
modifier- Notes
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
- ↑ La liste officielle des maires du département du Drôme en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifierSite de l'Insee
modifier- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
Autres sources
modifier- ↑ Eyguemarse sur le site du SANDRE
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Rochebrune et Bésignan », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Bésignan », sur la commune de Bésignan - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Bésignan », sur la commune de Bésignan - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 3 4 J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 308.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Rochebrune.
- ↑ Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne et Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l'abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », dans Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (dir.), L'abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement (Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon), Mane, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, , 448 p. (ISBN 2-906162-54-X, ISSN 1254-9371), p. 226.
- 1 2 « 26110 ROCHEBRUNE », sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le ).
- ↑ « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
- ↑ art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
- ↑ « Répertoire national des élus - Elections municipales 2026 - Maires et conseillers municipaux sortants », sur le portail des données publiques de l'État, (consulté le ).
- ↑ « Résultats des élections municipales 2026 à Rochebrune », sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ « Publication des résultats au 1er tour - commune de Rochebrune », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 11 août 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
