Roger Vandercruse

maître ébéniste et marqueteur français (1728–1799)

Roger Lacroix ( - ) était également appelé Roger Vandercruse selon le patronyme flamand de son père, son estampille était ses initiales RVLC R(oger) V(van) L(a) C(roix). Selon Salverte, il "compta parmi les grands ebenistes de sa generation." [1]  

Roger Vandercruse
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Table (vers 1775), Paris, musée Nissim-de-Camondo.

Biographie

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Roger Vandercruse est un ébéniste célèbre de la noblesse parisienne qui fournit le duc d'Orléans, Madame du Barry, le roi Louis XVI et la cour en général. Reçu maître en 1755, Roger Vandercruse fut l'un des grands représentants du style Transition. Ses meubles, très décorés par des marqueteries et des incrustés d'acajou, avaient plus souvent une finalité décorative qu'utilitaire. Ses petites tables étaient célèbres avec leur marqueterie et leurs bronzes à l'antique, des éléments influencés par Jean-François Oeben (1721-1763), « ébéniste et mécanicien du Roy » et premier époux de sa sœur, Françoise-Marguerite, le second époux étant un autre célèbre ébéniste Jean-Henri Riesener.

Œuvres dans les collections publiques

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Aux États-Unis
En France
  • Table "à la Bourgogne", Paris, vers 1756 ; bâti en chêne et noyer ; placage d'amarante, de houx, de bois de rose et de satiné ; bronze ciselé et doré ; H. 0,72 m ; L. 0,65 m ; l. 0,46 m ; estampillée R.V.L.C et marquée JME, sous la traverse droite ; acquise à une date inconnue par Moise de Camondo ; provient de la vente Josse (Paris, 28-29 mai 1894, n° 156), Paris, musée Nissim-de-Camondo, Inv. CAM 345.
  • Table en Cabaret, Paris, vers 1760 ; bâti en aulne, plateau et fond du tiroir en chêne ; structure du tiroir et tablette d'entrejambe en poirier ; vernis parisien ; bronze ciselé et doré ; dessus à plateau en porcelaine tendre de Sèvres (sans lettre-date au revers) ; tiroir gainé de moire (ou tabis) bleu ciel, bordée d'un galon doré ; H. 0,69 m ; L. 0,33 m ; l. 0,27 m ; estampillée [RVL] C (seule la lettre "C" est visible en raison de l'épaisseur des couches d'apprêt) et marquée JME, sous la traverse à droite du tiroir ; achetée le 30 septembre 1934 chez Ben Simon pour 230 000 francs ; provient de la vente de la galerie Georges Petit, 15 mai 1931, n° 106,Paris, musée Nissim-de-Camondo, Inv. CAM 194.
  • Table ronde en chiffonnière, Paris, vers 1760 ; bâti en bois résineux ; placage de bois de rose, de bois de violette et de houx ; bronze ciselé et doré ; H. 0,75 m ; D. 0,37 m ; estampillée R.V.L.C et marquée JME, sous le panneau de ceinture (à droite du tiroir) ; acquise à une date inconnue par Moise de Camondo, Paris, musée Nissim-de-Camondo, Inv. CAM 62.
  • Commode (en collaboration avec Jean-François Leleu), Paris, vers 1770 ; bâti en chêne ; placage de bois de rose, de charme, d'amarante, d'érable, de houx et d'épine-vinette ; bronze ciselé et doré ; dessus en marbre brèche d'Argentée (carrière d'Argentré, Mayenne) ; H. 0,89 m ; L. 1,30 m ; l. 0,59 m ; estampillée R.V.L.C, sur le dessus du montant du pied postérieur gauche ; estampillée J. F. LELEU et marquée JME, sur le dessus du montant du pied antérieur gauche ; léguée en 1911 par le comte Isaac de Camondo (1851-1911) à ses enfants, Jean et Paul Bertrand, et donnée par leur mère au comte Moise de Camondo en souvenir de son cousin ; provient de la collection du comte Isaac de Camondo, Paris, musée Nissim-de-Camondo, Inv. CAM 339.
  • Paire de vitrines, Paris, vers 1775 ; bâti en chêne ; placage de bois de rose, de houx et d'alisier ; bronze ciselé et doré ; H. 1,47 m ; L. 0,93 m ; l. 0,39 m ; estampillée R.V.L.C, R. LACROIX et marquée JME, à l'arrière des montants postérieurs droit et gauche (CAM 340.1) ; estampillée R.V.L.C , quatre fois R. LACROIX et marquée JME, à l'arrière du montant postérieur droit, et estampillée R.V.L.C, deux fois R. LACROIX et marquée JME, à l'arrière du montant postérieur gauche (CAM 340.2) ; achetée le 27 mars 1897 chez Seligmann pour 16 000 francs, Paris, musée Nissim-de-Camondo, Inv. CAM 340.1 et 2.
  • Table ovale en chiffonnière, Paris, vers 1775 ; bâti en chêne ; placage de citronnier de Saint-Domingue, de bois de rose, de houx, d'alisier et d'épine-vinette ; bronze ciselé et doré ; H. 0,74 m ; L. 0,48 m ; l. 0,36 m ; estampillée R. LACROIX et marquée JME, sous le panneau ovale du caisson Morceau d'étiquette imprimé à l'encre noire : "69", collé sous le panneau ovale du caisson ; achetée le 7 décembre 1907 chez Seligmann pour 18 150 francs et réglée le 6 février 1908 pour un montant de 18 301, 25 francs ; provient de la collection du duc de Morny et de la vente Rikoff (Paris, 4-7 décembre 1907, n° 309), Paris, musée Nissim-de-Camondo, Inv. CAM 131.
  • Table en cabaret, Paris, vers 1775-1780 ; bâti en chêne ; placage d'ébène des Indes, de satiné rouge et de houx ; bronze ciselé et doré ; dessus à plateau en marbre bleu turquin (exploité à Bardiglio, Italie) ; H. 0,75 m ; L. 0,69 m ; l. 0,47 m ; estampillée R. LACROIX et marquée JME, sous la ceinture de la face avant, à gauche ; acquise à une date inconnue par Moise de Camondo, Paris, musée Nissim-de-Camondo, Inv. CAM 128.
  • Versailles, château de Versailles : un grand nombre de ses œuvres y sont conservées.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Alexandre Pradère, « R.V.L.C, Roger Vandercruse, dit Lacroix », Les ébénistes français de Louis XIV à la Révolution, Paris, Éditions du Chêne, 1989, p. 281-289.
  • Clarisse Roinet, Roger Vandercruse dit Lacroix, Les cahiers du mobilier, Édition Perrin & Fils, Paris, 2000.

Articles connexes

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Liens externes

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  1. Comte Francois de Salverte, Les Ebenistes du XVIII Siecle