Roland Claude
Roland Claude (Nancy, - Mort pour la France[1] le au large de la Sicile) est un militaire français, Compagnon de la Libération. Aviateur déjà expérimenté, il participe à la bataille de France en 1940 puis se rallie à la France libre. Opérant principalement au sein d'unités de la Royal Air Force, il est abattu au-dessus de la Méditerranée lors de l'invasion de la Sicile en 1943.
| Roland Claude | |
| Naissance | Nancy (Meurthe-et-Moselle) |
|---|---|
| Décès | (à 32 ans) Sicile (Italie) Mort au combat |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Aéronautique navale |
| Grade | |
| Années de service | 1927 – 1943 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Médaille militaire Croix de guerre 1939-1945 |
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Biographie
modifierJeunesse et engagement
modifierRoland Claude naît le à Nancy en Meurthe-et-Moselle[2]. Né de père inconnu, il devient pupille de l'État en 1922[3]. Désireux de faire carrière dans l'armée, il s'engage dans la marine le [4]. Il se porte volontaire pour l'Aéronautique navale et entre à l'école de la base aérienne d'Istres où il est formé de à [3]. Après avoir obtenu un brevet de pilote d'hydravion en , il est affecté à la Base d'aéronautique navale de Fréjus-Saint Raphaël[3]. Il devient pilote de chasse en 1936 sur la base d'Étampes[4].
Seconde Guerre mondiale
modifierAu début de la Seconde Guerre mondiale, Roland Claude participe à la bataille de France au cours de laquelle il est blessé à Boulogne-sur-Mer[4]. Fait prisonnier, il est transféré en Belgique mais parvient rapidement à s'évader et à rejoindre ses lignes[3]. Après l'armistice du 22 juin 1940, il est maintenu dans l'armée de Vichy mais songe déjà à poursuivre la lutte contre l'occupant allemand[3]. Affecté sur la base de Tafraoui près d'Oran en Algérie, il reçoit la Croix de guerre 1939-1945 le [2]. À l'issue de la cérémonie, il est autorisé à faire rouler son Martin Maryland pour le mener à son hangar[2]. Il en profite alors pour décoller en compagnie de deux camarades et à s'enfuir d'Algérie[3]. Il parvient à atterrir à Gibraltar malgré les tirs de DCA des armées espagnoles et britanniques le prenant pour un ennemi[4]. Promu premier-maître le , il est affecté au no 66 Squadron de la Royal Air Force avec lequel il pilote sur Spitfire, puis au no 32 Squadron RAF où il est formé sur Hurricane[4].
En , après avoir été promu enseigne de vaisseau de 2e classe, il est affecté au Groupe de chasse Île-de-France où il reste neuf mois[4]. Il est muté en au no 118 Squadron RAF au sein duquel il frôle la mort le quand son appareil est touché, le contraignant à se poser en catastrophe sans train d'atterrissage[3]. Quelques jours plus tard, le , il abat en collaboration un Focke-Wulf Fw 190 puis participe au raid de Dieppe le mois suivant[4]. En , il est détaché à la Fleet Air Arm au sein de laquelle il est affecté au no 761 puis au no 807 Squadron RAF[3]. Embarqué sur le porte-avion britannique HMS Indomitable, il est engagé dans l'invasion de la Sicile en [2]. Le , à la tête d'une patrouille de Seafires, Roland Claude disparaît en mer alors qu'il attaque un Junkers Ju 88[3]. Son corps n'est pas retrouvé.
Décorations
modifierHommages
modifier- Une rue de sa ville natale de Nancy a été baptisée en son honneur[5].
- Son nom est inscrit sur le monument de l'aéronautique navale érigé sur le cap de la Chèvre dans le Finistère[6].
Références
modifier- ↑ « Roland Claude », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )
- 1 2 3 4 « Biographie - Ordre National de la Libération »
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Jean-Christophe Notin, 1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération, Paris, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2)
- 1 2 3 4 5 6 7 Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 978-2-35639-033-2 et 2-35639-033-2)
- ↑ « Rue Roland Claude - Nancy », sur Google Maps (consulté le )
- ↑ « Monument de l'aéronautique navale - Cap de la Chèvre », sur www.memorialgenweb.org (consulté le )
Bibliographie
modifier- Henry Lafont, Aviateurs de la liberté : Mémorial des Forces Aériennes Françaises Libres, Vincennes, SHAA, , 320 p. (ISBN 2-904521-46-1).
- Mémorial des Compagnons - 1940-1945 : Compagnons morts entre le 18 juin 1940 et le 8 mai 1945, Paris, Imprimerie nationale, .
- Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Paris, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2).
- Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230 p. (ISBN 978-2-35639-033-2).
- « Les Forces Aériennes Françaises Libres. Juin 1940 : naissance des FAFL au Moyen-Orient », Icare (revue), no 128, (ISSN 0018-8786).
- Yves Morieult, « Les French Flight des escadrilles françaises au sein de la RAF », Aéro Journal, no 33, (ISSN 1962-2430).
- Dominique Breffort, « Les Forces Aériennes Françaises Libres et la reconstitution de l'armée de l'air (1940-1945) », Wing Masters, no HS n°3, (ISSN 1636-9262).
- Jérôme Estrada de Tourniel, « Roland Claude : La mort au bout de la piste », dans Les combattants de l'aube: les Compagnons de la Libération d'origine lorraine, Éd. Serpenoise, , 175 p. (ISBN 978-2-87692-956-2), p. 158-159.