Rosemonde Gérard
Rosemonde Gérard[1], née Louise Rose Étiennette le à Paris et morte le dans la même ville, est une écrivaine, poétesse et comédienne française[2], également connue sous le nom de Madame Edmond Rostand[3].
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Louise Rose Étiennette |
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Maurice Gérard (d) |
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Biographie
modifierEnfance et origines
modifierLouise Rose Etiennette est née le à Paris, 21, rue Tronchet. Elle est déclarée trois jours plus tard à l’état-civil comme née de père et mère inconnus. Elle est ondoyée cinquante-quatre jours après sa naissance[4].
Le 8 janvier 1868, le comte Louis Maurice Fortuné Gérard, chef de corps du 1er régiment de chasseurs, reconnaît l’enfant comme sa fille devant un officier d’état-civil. Alors lieutenant-colonel en garnison au Mans, Louis Gérard, célibataire, y noue au milieu des années 1860 une relation amoureuse avec Sylvie Lee, dont Louise Rose Etiennette est le fruit. Mais, déjà mariée et mère de deux enfants[5], celle-ci, en raison de son statut marital, ne pourra jamais reconnaître légalement sa fille. Elle l'élèvera cependant, d’abord en tant que parente recueillie, puis en tant que pupille dont elle est la tutrice[4].
Le père de Rosemonde Gérard, Louis Maurice Fortuné Gérard, né en 1819, est le fils du comte maréchal Étienne Maurice Gérard, héros de la bataille de Wagram, et de Louise-Rose-Aimée de Timbrune-Thiembronne, fille de Jean-Baptiste Cyrus de Timbrune de Thiembronne, dite Rosemonde de Valence, dont Louise Etiennette adoptera également le prénom d’emprunt pour signer ses oeuvres littéraires. La comtesse de Genlis, femme de lettres française, est l'arrière grand-mère de Louis Maurice Fortuné Gérard. Rosemonde Gérard, qui possède en héritage des objets lui ayant appartenu, lui consacre plusieurs poèmes dont la Harpe de Madame de Genlis ainsi qu’ un ouvrage en prose en 1926 , « La vie amoureuse de Madame de Genlis »[6].
Sa mère, Sylvie Zénobie Perruche, née en le 29 mars 1833 à Ivory, près d'Arbois, est la fille de Claudine Lacroix et Charles Edouard Perruche, garde général des eaux et forêts à Pont Noir dans le Jura. Elle épouse le 25 mai 1861 à Paris, dans le 9e arrondissement, William Lee. Né le 15 janvier 1795 à Alton, dans le canton de Southampton en Angleterre, William Lee, rentier et de trente-huit ans l’aîné de Sylvie, est veuf d’une première union avec Élisabeth Knigtsthley. Lors de leur mariage, ils reconnaissent les deux fils qu’ils ont eu avant d’officialiser leur union, Edgar Henry, né à Paris le 10 novembre 1858, et William né à Paris le 31 octobre 1860[7],[8].
En 1869, à la veille d’un voyage en Égypte pour l’inauguration du canal de Suez, Louis Maurice Fortuné Gérard rédige un testament en faveur de sa fille à laquelle il lègue la majeure partie de ses avoirs.
Formation
modifierEn 1878, à l’âge de 12 ans, Louise Rose Étiennette intègre le pensionnat pour jeunes filles Sainte-Catherine, créé par les dominicaines de Nancy à Neuilly-sur-Seine, pour y être scolarisée. Elle est baptisée en avril 1879 avec pour parrain un neveu de son père, le comte d’Archiac, et pour marraine, son épouse, Aglaé Antonine de Gramont. Celle-ci est propriétaire du château de Mauvières et fait découvrir à sa filleule l’ancienne demeure d’Hercule Savinien de Cyrano, propriétaire des terres de Bergerac dans la vallée de la Chevreuse, à Saint-Forget[4].
Le 7 août 1880, le comte Gérard meurt. L’annonce est faite par le comte d’Archiac mais Louise Rose Étiennette n’est pas citée dans la liste des membres de la famille. Un conseil de famille se réunit pour éxécuter le testament. Louise Rose hérite du mobilier et des trois quarts de la fortune de son père, soit près d’un million de francs or, un montant dont elle ne disposera qu’à sa majorité. Son parrain le comte d’Archiac hérite du quart restant. Le comte Legrand est nommé comme tuteur de la jeune fille[4]. En décembre 1882, à seize ans, elle quitte le pensionnat des dominicaines et rejoint le foyer de son tuteur. En avril 1886, le comte Legrand décède. Un nouveau conseil de famille la confie à Sylvie Lee, sa mère, qui en obtient la tutelle. Elle s’établit 66 boulevard Malesherbes où elle tient salon avec de nombreuses personnalités du monde de l’art comme Leconte de Lisle, Sully Prudhomme, Emmanuel Chabrier ou Jules Massenet[4]. Alors que Leconte de Lisle, un ami de la famille, l’avait déjà emmenée enfant dans des salons littéraires pour déclamer des vers[9], c’est maintenant Maurice de Féraudy, de la Comédie Française, qui donne des cours de diction à Louise Rose. Le 5 avril 1887, elle devient majeure et peut disposer de sa fortune[4].
Vie professionnelle et privée
modifierLouise Rose Étiennette signe de son nom de plume, Rosemonde Gérard, le recueil de poème Les Pipeaux, qui paraît en 1889 et pour lequel elle reçoit l’année suivante le prix Archon-Despérouses, de l’Académie française, un prix qu'elle recevra à nouveau en 1926 pour le recueil ’'L’arc-en-ciel [10].

Le , elle épouse Edmond Rostand à Paris à l'église Saint-Augustin, avec le compositeur Jules Massenet comme témoin.
Le jeune ménage habite tout d'abord au 107, boulevard Malesherbes dans l’appartement dont Rosemonde Gérard est propriétaire et où vit sa mère[11] et s'installe, peu après, au 2, rue Fortuny où naissent leurs fils Maurice Rostand en 1891, puis Jean Rostand en 1894. À la naissance de ses petits-enfants, Madame Lee s’installe chez sa fille. Elle se montre très attentive et s’emploie à la soulager. En 1897, les Rostand achètent un petit hôtel particulier au 29, rue Alphonse-de-Neuville (aujourd'hui 1, rue Alfred Roll, démoli depuis). En-dehors des mondanités qu'il supporte mal, Edmond Rostand vit une vie austère et subit de nombreux moments de dépression et de maladie qui impactent sa famille. En 1902, après plusieurs séjours dans la région, les Rostand s'installent à Cambo-les-Bains, dans le pays basque, où Edmond projette d'édifier une demeure originale, la luxueuse Villa Arnaga, aujourd'hui Musée Edmond Rostand. Madame Lee suit la famille à Cambo. Rosemonde Gérard supporte mal l'isolement du lieu, loin de la capitale. Le 11 novembre 1903, Sylvie Lee, sa mère, qui l'a accompagnée partout jusqu'ici et s'est occupée de ses enfants meurt à l'âge de 70 ans. Elle est enterrée dans le cimetière de Cambo, laissant sa fille inconsolable[12].
En 1906, pour des raisons de santé, Rosemonde se rend pour la première fois seule à Paris avec son fils Maurice et renoue avec le plaisir des mondanités et des spectacles. Edmond Rostand, toujours en proie à son anxiété, reste à Cambo et peine à écrire Chantecler qui ne sera terminé et joué qu'en 1910 avec un succès relatif[13].
En 1913, Rosemonde écrit La petite marchande d’allumettes et en confie la composition de la musique à Tiarko Richepin, un ami de la famille qui fréquente la villa Arnaga à Cambo. L’opéra est joué avec succès en 1914 au théâtre de l’Opéra-Comique[14]. Elle entame une liaison avec le jeune compositeur[15].
En 1913, Rosemonde et Edmond Rostand se séparent, sans pour autant divorcer. Pendant une partie de la Première Guerre mondiale, la famille Rostand se retrouve cependant à Cambo où ils se réfugient avec Anna de Noailles, un temps la maîtresse d’Edmond Rostand. En 1915, Tiarko Richepin est mobilisé et blessé et Rosemonde se rend à son chevet avec son fils aîné Maurice. Edmond Rostand reste à Arnaga et s’éprend de la jeune comédienne Mary Marquet[16]. Il envisage de refaire sa vie avec elle et de l’épouser, mais il meurt à Paris de la grippe espagnole le 2 décembre 1918. Rosemonde est présente au chevet de son époux lorsqu’il meurt[12].
À partir des années 1920, Rosemonde Gérard vit une seconde vie de femme de lettres. Elle fréquente les théâtres, la plupart du temps avec son fils Maurice avec lequel elle reste liée jusqu’à sa propre mort, tient salon et siège au jury du prix Fémina. Mais elle produit également une œuvre littéraire, publie dans des revues, donne des conférences, crée des pièces de théâtre, renoue avec la poésie, écrit des hommages à son ancêtre, Madame de Genlis, à Edmond Rostand, à des poétesses d’hier et d’aujourd’hui.
Elle collectionne les critiques élogieuses et fait l’objet de reportages. Elle est reconnue au niveau national et décorée de la Légion d’Honneur.
La médaille d’amour
modifierDe l’oeuvre de Rosemonde Gérard restent deux vers célèbres issus d’un de ses poèmes, « Lorsque tu seras vieux », publié dans Les Pipeaux en 1889 au chapitre IX de L’éternelle chanson[17] : « Et comme chaque jour je t'aime davantage, aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain ». En 1907, le joailler Alphonse Augis de Lyon, obtient de Rosemonde Gérard le droit d’utiliser ce texte pour le graver sur des médailles. Il crée au fil des années de nombreux modèles de ce bijou[18], appelé la « médaille d’amour », en épurant la phrase et en utilisant les graphies « + » et « - » pour reproduire l’ellipse : « + qu’hier - que demain ». Rosemonde Gérard n’a jamais demandé de droits pour l’utilisation de ses vers sur ces bijoux, déclinés en médailles et en bagues, qui connaissent un succès populaire et s’écoulent à plus d’un million d’exemplaires[13].

Mort
modifierRosemonde Gérard meurt le à son domicile, 17 chaussée de la Muette, dans le 16e arrondissement de Paris. Dans l’acte de décès, elle est décrite comme « Femme de lettres »[19]. Elle est inhumée au cimetière de Passy à Paris[20] (10e division) où son fils Maurice Rostand sera inhumé à ses côtés 15 ans plus tard.
Oeuvres
modifierLa création littéraire de Rosemonde Gérard est riche et diverse et s'étend sur une longue période d'une soixantaine d'années. Après le succès de sa première publication de poésie, Les pipeaux, elle entame avec son mariage avec Edmond Rostand une longue période d'une vingtaine d'années où elle s'efface dans l'anonymat pour collaborer d'une manière quasi professionnelle mais sans reconnaissance publique, à la carrière littéraire de son mari, Edmond Rostand. Elle collabore ensuite à des oeuvres théâtrales avec son fils Maurice Rostand, mais publie également du théâtre, des poésies ainsi que des ouvrages en prose. Elle donne de nombreuses conférences en France et participe au jury Femina[13].
Première publication, Les Pipeaux
modifierAdolescente, encouragée par Leconte de Lisle, elle déclame de la poésie dans les cercles littéraires. Son goût pour la poésie peut s'exprimer dans le salon littéraire de sa mère, Sylvie Lee, et éveille l'attention de la presse.
La publication en juin 1889 de son premier recueil de poèmes, Les pipeaux, est saluée par la critique et lui vaut un premier prix Archon-Despérouses.
Association avec Edmond Rostand
modifierEn décembre 1890, Rosemonde Gérard finance la publication des Musardises, le premier recueil de poèmes d'Edmond Rostand, mais, contrairement aux Pipeaux, l'ouvrage passe inaperçu. Son mariage le 5 avril 1890 avec Edmond Rostand l'engage dans une longue période de collaboration littéraire unilatérale où Rosemonde Gérard met en veille sa carrière pour soutenir celle de son époux.
Mère de deux enfants, Maurice, né en 1891 et Jean, né en 1894, elle se voue également, sans compter au soutien sans faille de la carrière de son mari. Elle oeuvre sur plusieurs plans, à la fois comme associée littéraire à la demande de son mari, en multipliant les recherches de nouveaux sujets, la documentation, les relectures, les copies de texte et les négociations avec les éditeurs et les théâtres, et comme soutien moral et financier d'Edmond Rostand, en proie à de fréquentes périodes de doutes, de dépression et de maladies. Dotée d'un vaste carnet d'adresse mondain, Rosemonde Gérard met Edmond Rostand en relation avec l'administrateur de la Comédie française Jules Claretie, lui permettant ainsi de faire jouer en 1894 sa pièce Les Romanesques. C'est aussi elle qui lui fait rencontrer Sarah Bernhardt dont l'interprétation de La Princesse lointaine en 1895 marque le début d'une longue collaboration et d'une relation personnelle de l'actrice avec l'auteur. À la tête d'une imposante fortune héritée de son père, Rosemonde Gérard finance en 1897 à hauteur de 200 000 francs or, une somme considérable, les frais de production de la pièce Cyrano de Bergerac[12],[13].
Les succès de Cyrano de Bergerac en 1897, de L'Aiglon en 1900, et l'élection d'Edmond Rostand à l'Académie en 1901 médiatise le couple et éloigne les époux. En 1913, leur séparation sans divorce cependant, signe la fin de leur association littéraire.
Association avec Maurice Rostand
modifierAprès vingt ans d'interruption d'écriture et de publications, en 1910, Rosemonde Gérard se remet à la création littéraire et adapte pour le théâtrale Un bon petit diable de la Comtesse de Ségur. Elle en attribue la coécriture à son fils aîné Maurice. La pièce est jouée à Paris en 1911 avec un certain succès et publiée en 1913.
Une seconde collaboration avec son fils, La Marchande d'allumettes, inspirée du conte d'Andersen, est jouée en février 1914. La musique de ce conte lyrique est confiée au jeune compositeur Tiarko Richepin avec lequel elle aura d'autres collaborations artistiques et entretient un lien personnel.
Dans les années 1920, Rosemonde Gérard sillonne la France pour donner des conférences, la plupart du temps avec son fils Maurice.
En 1926, elle coécrit à nouveau avec Maurice À quoi rêvent les vieilles filles, une pièce créée à Anvers. En 1931, ils publient ensemble La forêt enchantée[13].
Théâtre
modifierCréations
modifierEn 1925, elle signe seule une pièce en vers, La Robe d’un Soir pour laquelle Colette la félicite. La musique est de Claude Corbreux. En 1928, la Comédie Française accueille sa pièce La Tour Saint-Jacques, saluée par la critique. Mais la même année, L'Accordeur, une courte pièce en prose jouée au Grand-Guignol, est éreintée par la presse. En 1931, sa pièce en vers Les Papillottes sur le coiffeur et poète occitan Jasmin d'Agen jouée à l'Odéon est appréciée. Se pièce inédite La Suite à demain est diffusée à la radio en 1938. Elle écrit plusieurs autres pièces qui restent à l'état de manuscrit.
Les Masques de l'Amour, publié en 1934, rassemble trois de ses pièces de théâtre en vers, À quoi rêvent les vieilles filles, La Tour Saint-Jacques et Les Papillottes.
Jeu
modifierLe , soir de la répétition générale de Cyrano de Bergerac, la créatrice du rôle de Roxane, Maria Legault, étant absente[21], Rosemonde est alors sollicitée par Coquelin pour tenir le rôle durant toute la répétition[22].
Poésie
modifierSes années passées à Arnaga inspirent à Rosemonde Gérard une série de poésie qu'elle publie en 1926 dans le recueil L'Arc-en-ciel, primé par l'Académie française qui lui octroie son second prix Archon-Despérouses.
Féeries est publié en 1933 suivi de Rien que des chansons en 1939.
En 1943, elle publie Les Muses françaises, une anthologie du Moyen-Age au XXe siècle d'une quarantaine de femmes poètes reléguées par l'histoire littéraire, un parti-pris novateur pour l'époque.
Connue pour son talent oratoire, elle déclame des poèmes dans des conférences avec un minutage précis et un sens de la performance scénique. Elle multiplie les collaborations musicales, notamment avec Tiarko Richepin et se produit dans des enregistrements pour des disques ou à la radio, un média qu'elle affectionne particulièrement, notamment pour des émissions en direct[13].
Prose
modifierEn 1926, Rosemonde Gérard publie chez Flammarion une biographie en prose de son ancêtre, La vie amoureuse de Mme de Genlis.
En 1935, elle publie Edmond Rostand, un livre de souvenirs en hommage à son époux, contenant plusieurs des conférences qu'elle avait donné aux Annales sur Cyrano, L'Aiglon et Chantecler.
Publications
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- Les Pipeaux, poèmes, 1889
- Les Vieux, interprété par Sarah Bernhard en 1903
- « A mon fils », L'Illustration, , p. 5-9 (lire en ligne).
- « Les jardins », L'Illustration, , p. 7-10 (lire en ligne).
- Un bon petit diable avec Maurice Rostand, féerie en 3 actes en vers, d'après la comtesse de Ségur, Gymnase,
- « Le voyage d'une coccinelle », L'Illustration, no 3669, (lire en ligne).
- « L'impossible amitié », L'Illustration, no 3672, (lire en ligne).
- « Les voyages », L'Illustration, no 3694, (lire en ligne).
- La Marchande d'allumettes, co-auteur Maurice Rostand, livret d'opéra-comique, 1914, musique Tiarko Richepin, Paris. Opéra-Comique, lire en ligne sur Gallica. Un film du même nom, réalisé par Jean Renoir fut saisi après quelques jours d'exploitation en , à la requête de Rosemonde Gérard, auteur d'un opéra-comique adapté du conte d'Andersen et qu'elle estimait plagié.
- La Robe d'un soir, pièce en 4 actes, en vers, 1925, musique de scène de Claude Corbreuse, joué au Théâtre de l'Odéon, 1924-1925[23]
- La Vie amoureuse de Madame de Genlis, 1926
- L'Arc-en-ciel, poèmes, 1926
- Mes souvenirs : Cyrano de Bergerac, avec un dessin d'Edmond Rostand, 1927
- Le Féminisme, avec son fils Maurice Rostand, conférence, 1930
- La Forêt enchantée, pièce de théâtre par Rosemonde Gérard et Maurice Rostand, 1931
- Les Papillotes, pièce en un acte en vers, 1931, jouée au Théâtre de l'Odéon en 1931[24]
- Féeries, 1933
- Les Masques de l'amour, théâtre en vers, 1928
- Les Papillotes, théâtre en vers, 1928
- À quoi rêvent les vieilles filles, théâtre en vers, 1928
- La Tour Saint-Jacques, pièce en un acte, en vers, représentée pour la première fois sur la scène de la Comédie-Française le
- Edmond Rostand, 1935. Le livre est réédité aux éditions Kilika, avec une préface d'Olivier Aubriet[25], 2024
- Rien que des chansons, 1939
- Les Muses françaises, poèmes, 1943. De Marie de France à Rosemonde Gérard, qui fait précéder les poèmes de ses consœurs par leur portrait en vers. Réédition par les éditions TriArtis, préface Thomas Sertillanges, 2024[26]
- Méditations poétiques et harmonies poétiques de Victor Hugo, sonnet, préface de Rosemonde Gérard, 1930
- Histoire d'amour et Lettre de rupture, deux chansons de Rosemonde Gérard et Tiarko Richepin enregistrée par Jeanne Aubert en 1942
- Lettres à sa fiancée, Edmond Rostand, Editions Nicolas Malais, 2009, lettres d'amour de Rostand à sa future femme
- Vous êtes mon espoir et ma désespérance Poème pour Mélodies d'Ivan Devriès (paroles de Gérald Devriès, Rosemonde Gérard, Paul Éluard, Guillaume Apollinaire) Lire en ligne
- Les Muses françaises, poèmes, 1943. Anthologie de la poésie au féminin du XIIe au XXe siècle, réédition TriArtis, collection poésies intemporelles, Paris 2024, avec une préface de Thomas Sertillanges, (ISBN 978-2-490198-42-9), 320 pages / 20 € TTC.
Hommages
modifierDistinctions
modifierEn 1890, elle reçoit le prix Archon-Despérouses, de l’Académie française, pour son recueil de poésies ’'Les Pipeaux, paru en 1889. Elle reçoit à nouveau le prix en 1926 pour le recueil de poésies ’'L’arc-en-ciel.
Par décret du , elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur, puis officier le [27].
Elle a été membre du jury du Prix Fémina.
Portraits
modifierPlusieurs artistes ont réalisé des portraits de Rosemonde Gérard, dont plusieurs grands formats. Plusieurs d’entre eux sont exposés au Musée Edmond Rostand à Cambo-les-Bains.
Réalisée en 1901, l’huile sur toile d’Ernest Hébert, un buste de trois-quart, est, lui, conservé au Musée national Ernest Hébert à Paris[28].
Henry Caro-Delvaille réalise deux portraits monumentaux de Rosemonde Gérard, en 1904 un portrait en pied au jardin de grandes dimensions (2,40m sur 1,30m)[29] et en 1905 un grand portrait en pied à l'éventail[30].
Eugène Pascau, le portraitiste attitré de la famille Rostand, réalise en 1901 un portrait au fusain et pastel. Rosemonde porte une robe noire, le pendentif en forme d'aigle est l'oeuvre de Lalique[31]. Peint avant 1910, La robe à ramages, un portrait en pied à l’huile de grand format (1,90m sur 1,70m), est la propriété du Musée d’Orsay[32].
Clémentine-Hélène Dufau a réalisé deux portraits. En 1909, un portrait-médaillon à la robe bleue, où Rosemonde porte un chiot dans les bras[33], et en 1910 un portrait à la robe verte avec un berger allemand[34].
Le Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg possède deux portraits tardifs réalisés par Lou Albert-Lasard. Ces lithographies de petit format représentent Rosemonde Gérard[35] et Rosemonde Gérard et la comtesse de Toulouse-Lautrec[36].
Musée Edmond Rostand
modifierLe musée Edmond Rostand, situé dans la Villa Arnaga à Cambo-les-Bains, consacre une partie de sa présentation permanente à Rosemonde Gérard. Il détient un important fonds d'ouvrages, manuscrits, correspondances, photographies.dans ses collections[37].
Une lecture-spectacle de textes de Rosemonde Gérard par Françoise Gillard, sociétaire de la Comédie-Française a été donnée les , 1er et dans le grand salon de la Villa Arnaga[38].
Une exposition temporaire « Rosemonde Gérard, Femme poète de la Belle Époque »[39] lui est consacrée en 2024, accompagnée d'un catalogue[40].
Un colloque international « Rosemonde Gérard et les femmes poètes de la Belle Époque » s'y est tenu les 11 et , organisé par l'Université de Pau et des Pays de l'Adour (Unité des recherche ALTER) en partenariat avec le musée Edmond Rostand, la ville de Cambo-les-Bains et l'association des Amis d'Arnaga[41].
Odonymie
modifierUne rue porte son nom au Haillan et à Gouesnou.
Depuis , une allée Rosemonde-Gérard lui rend hommage dans le 17e arrondissement. Projet porté par Thomas Sertillanges, président du Festival Edmond Rostand, avec le soutien de la Mairie du XVIIe et du Conseil de Paris, elle est située dans les jardins de la place du Général-Catroux, symboliquement juste derrière le buste d'Edmond Rostand, érigé également à l'initiative de Thomas Sertillanges en 2023.
Divers
modifierDepuis , la médiathèque de Cambo-les-Bains porte son nom[42].
Des écoles maternelles portent son nom : à Creil[43] et à Luzarches[44].
La rose « Madame Edmond Rostand » a été créée en 1912 par Joseph Pernet-Ducher[45].
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- ↑ « Rosemonde Gérard (1866-1953) », sur data.bnf.fr (consulté le )
- ↑ « Lorsque tu seras vieux... Gérard, Rosemonde », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le )
- ↑ « PORTRAIT DE ROSEMONDE GERARD, MME EDMOND ROSTAND - POP », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )
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- ↑ « Sylvie Lee, mère de Rosemonde »
, sur web.archives.org - ↑ Laurence Catinot-Crost, Rosemonde Gérard : Poète et muse d'Edmond Rostand, Triartis, (ISBN 9782490198566)
- ↑ « Entretien d’outre-tombe. Sylvie Perruche : une vie sous le signe de la poésie », sur www.leprogres.fr, (consulté le )
- ↑ « Sylvie Lee » [archive du ], sur Site officiel de la Villa Arnaga (consulté le )
- ↑ Les Nouvelles littéraires, « Chez Madame Edmond Rostand », Les Nouvelles littéraires,
- ↑ « Prix Archon-Despérouses », sur academie-francaise.fr (consulté le ).
- ↑ Poètes et écrivains du XVIIe arrondissement de Paris, Jean Rimeize, Presses de Valmy, 2002, (ISBN 9782910733919)
- 1 2 3 « [32] poèmes de Rosemonde Gérard », sur ALCA Nouvelle-Aquitaine (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 Béatrice Labat-Néron, « Introduction », dans Béatrice Labat-Néron, Hélène Laplace-Claverie, Rosemonde Gérard : De l’invisibilisation à l’affirmation, Poids-Plume, (ISBN 9782492439100), p. 7-19
- ↑ Gaston Sorbets, « Revue de la Critique : La Marchande d'allumettes, au théâtre de l’Opéra-Comique », La petite Illustration, no 53, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Marie-France FAUDI, « Rosemonde Rostand et la Bretagne......un peu, beaucoup, passionnément. », Annales St Malo, , p. 101-117 (lire en ligne)
- ↑ Philippe Séguy, Les Rostand, Paris, Pygmalion, , 312 p., 24 cm (ISBN 978-2-75641-786-8, OCLC 932110207, lire en ligne).
- ↑ Rosemonde Gérard, Les pipeaux, A. Lemerre, (lire en ligne)
- ↑ Augis, « La Médaille d'Amour au fil du temps », sur augis.fr, (consulté le )
- ↑ Archives de Paris 16e, acte de décès no 1332, année 1953 (vue 14/20).
- ↑ Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de minuit, septième édition, 1963, t. 2 (« L-Z »), « Rue des Réservoirs », p. 336-337.
- ↑ Pierre Espil, Edmond Rostand, une vie : Une famille extraordinaire, Les éditions du Mondarrain, , 320 p. (ISBN 978-2-402-14213-7, lire en ligne), chap. VII (« Le Miracle »)
- ↑ Jean Lorrain, Mes expositions universelles : 1889-1900, H. Champion, coll. « Textes de littérature moderne et contemporaine » (no 57), , 435 p. (ISBN 978-2-7453-0654-8, lire en ligne).
- ↑ La Petite Illustration - théâtre - no 148 du 26 septembre 1925
- ↑ Le texte de la pièce et un commentaire sont publiés dans La Petite Illustration - théâtre- du 26 décembre 1931
- ↑ Rosemonde Gérard, Edmond Rostand, Bayonne, Kilika éditions, , 212 p. (ISBN 979-10-94405-37-6)
- ↑ Rosemonde Gérard, Les Muses françaises - anthologie de la poésie féminine du XVIe au XXe siècle, Paris, Triartis, , 390 p. (ISBN 978-2-490198-42-9)
- ↑ Dossier sur la base Léonore
- ↑ Ernest Hébert, « Portrait de Rosemonde Gérard, Mme Edmond Rostand », sur pop.culture.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ Henry Caro-Delvaille, « Rosemonde Gérard : Rosemonde Gérard, debout, en extérieur dans un jardin au pied d'un arbre et entourée d'hortensias bleus ciel », sur pop.culture.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ Henry Caro-Delvaille, « Rosemonde Gérard : Portrait en pied de Rosemonde Gérard, épouse d'Edmond Rostand, 1905 », sur pop.culture.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ Eugène Pascau, « Rosemonde Gérard : Portrait au fusain et pastel », sur pop.culture.gouv.fr, (consulté le )
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- ↑ Clémentine-Hélène Dufau, « Rosemonde Gérard », sur pop.culture.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ Clémentine-Hélène Dufau, « Rosemonde Gérard avec son chien », sur pop.culture.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ Lou Albert-Lasard, « Rosemonde Gérard : lithographie », sur pop.culture.gouv.fr, après 1950 (consulté le )
- ↑ Lou Albert-Lasard, « Rosemonde Gérard et la comtesse de Toulouse-Lautrec : lithographie », sur pop.culture.gouv.fr, après 1950 (consulté le )
- ↑ « Collections du Musée Edmond Rostand | Arnaga », sur La Villa Arnaga (consulté le )
- ↑ « Rosemonde Gérard en lecture-spectacle », sur SudOuest.fr, (consulté le )
- ↑ Béatrice Labat, « Exposition "Rosemonde Gérard- Femme poète de la Belle Epoque" »
, sur web.archives.org - ↑ Labat Béatrice, Rosemonde Gérard - Femme poète de la Belle-Époque, Cambo-les-Bains, Ville de Cambo-les-Bains, , 28 p.
- ↑ https://www.sudouest.fr/pyrenees-atlantiques/cambo-les-bains/cambo-les-bains-un-colloque-de-trois-jours-dedie-a-rosemonde-gerard-organise-a-arnaga-21680674.php
- ↑ « Cambo-les-Bains : la médiathèque officiellement baptisée du nom de Rosemonde Gérard », sur SudOuest.fr, (consulté le )
- ↑ « Ecole maternelle Rosemonde Gérard », sur Ministère de l'Education nationale (consulté le )
- ↑ « Ecole maternelle Rosemonde Gérard », sur Ministère de l'Education nationale (consulté le )
- ↑ « Nos articles font pousser les fleurs », sur Rosesloubert (consulté le )
Bibliographie
modifier- Correspondance adressée par Edmond Rostand à Rosemonde Gérard lire en ligne sur Gallica
- Laurence Catinot-Crost, Rosemonde Gérard, la fée d'Edmond Rostand, Paris, Séguier, 2006 (ISBN 2-84049-458-2), (ISBN 978-2-84049-458-4). épuisé.
- Marcel Migeo, Les Rostand, Paris, Stock, 1973.
- En 2020, Thomas Sertillanges publie "Edmond Rostand, les couleurs du panache" (Atlantica), la première biographie illustrée du poète, 580 pages et 500 illustrations dans lequel plusieurs chapitres sont consacrés à l'épouse du poète. (ISBN 9782758805687).
- Rosemonde Gérard, poète et muse d'Edmond Rostand, de Laurence Catinot Cros, nouvelle édition, TriArtis, Paris 2024, (ISBN 978-2-490198-56-6), 198 p.
- Les Muses françaises, réédition TriArtis 2025, avec une lettre préface biographique de Thomas Sertillanges.
- Béatrice Labat, Rosemonde Gérard - Femme poète de la Belle-Époque, catalogue de l'exposition, Villa Arnaga 2024, 28p
- Sous la direction de Béatrice Labat-Néron et Hélène Laplace-Claverie, Rosemonde Gérard, Plus qu'hier, moins que demain : De l'invisibilisation à l'affirmation, Morlanne, Poids-Plume éditions, , 290 p. (ISBN 978-2-492439-10-0).
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la musique :
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- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative à la recherche :
- Fiche de Rosemonde Gérard (78 tours numérisé) sur le site de la Médiathèque musicale de Paris
- Poèmes de Rosemonde Gérard Rostand sur Un jour un poème
- Maison-musée d'Arnaga, résidence de Rosemonde Gérard et Edmond Rostand