Roy Gilchrist
Roy Gilchrist est un joueur de cricket jamaïcain né le à Seaforth et mort le à Portmore, international au sein de la sélection des Indes occidentales[note 1]. Après avoir débuté avec l'équipe de Jamaïque en 1956, il dispute son premier test-match avec les Indes occidentales en 1957.
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Équipe de Jamaïque de cricket (- Équipe des Indes occidentales de cricket (- Hyderabad cricket team (en) (- |
Lanceur rapide, il fait parfois preuve d'agressivité sur et en dehors du terrain, ce qui provoque la fin de sa carrière internationale en 1959, après 13 rencontres et à seulement 24 ans. Il pratique ensuite le cricket en tant que professionnel dans diverses ligues en Angleterre jusqu'en 1979. Atteint de la maladie de Parkinson, il meurt à l'âge de 67 ans.
Biographie
modifierRoy Gilchrist naît le à Seaforth dans la paroisse de Saint-Thomas[1]. Enfant, il mène une existence pauvre dans une plantation de canne à sucre[2]. Ses talents de joueur de cricket sont repérés par William Stewart, un homme qui l'aide à trouver du travail à Kingston pour qu'il puisse y pratiquer son sport[3]. Il y est membre du club de Wembley, qui participe à la Senior Cup, une compétition jamaïcaine[4]. En 1956, il est appelé en équipe de Jamaïque pour disputer une coupe impliquant également la Barbade, Trinité et la Guyane britannique[3]. Il y joue un match catégorisé « première-class » (first-class), la Jamaïque y étant éliminé en demi-finale. Il prend part à trois autres rencontres à ce niveau contre un « XI du duc de Norfolk » en tournée dans les Caraïbes début 1957[5].
Ce peu d'expérience du haut-niveau ne l'empêche pas d'être appelé dans le groupe de l'équipe des Indes occidentales qui effectue une tournée en Angleterre mi-1957[3]. Au cours des années qui précèdent, les Caribéens connaissent globalement le succès, remportant la plupart de leurs séries de test-matchs, mais perdant celles contre l'Australie[6]. Côté lanceurs rapides, l'équipe s'appuie pour ce voyage notamment sur deux jeunes joueurs : Gilchrist et le Barbadien Wes Hall[7]. Le Jamaïcain prend part à quatre des cinq rencontres contre l'Angleterre, totalisant 10 guichets. Il pense que son jeu n'est pas bien adapté aux conditions de jeu en Grande-Bretagne[4]. Les Indes occidentales perdent la série 3-0[8]. Début 1958, le Pakistan effectue sa première tournée dans les Caraïbes. Gilchrist dispute les cinq test-matchs de la série, accumulant 21 guichets[4]. Les locaux remportent la série 3-1[9]. Dans la première manche pakistanaise du premier match, il prend élimine quatre adversaires pour 32 courses concédées (4/32) mais, dans la seconde, ne peut empêcher Hanif Mohammed de marquer 325 points et de sauver le match pour les visiteurs[10]. Il se montre particulièrement efficace dans le deuxième match où ses sept guichets dans le deuxième match participent à la victoire des Indes occidentales[11].
Les Indes occidentales voyage en Inde et au Pakistan de fin 1958 à début 1959. Lors du premier volet de ce séjour, en Inde, Wes Hall a désormais suffisamment d'expérience pour épauler efficacement son collègue jamaïcain, et le duo se montre particulièrement efficace : sept guichets pour 74 courses à eux deux dans la première manche du premier test-match, neuf guichets pour Gilchrist et six pour Hall dans le troisième, cinq chacun dans le quatrième[12]. Les Indes occidentales remportent la série 3-0, pour deux matchs nuls[13]. Mais plusieurs incidents émaille la tournée. Dans le premier test-match, il recourt occasionnellement au beamer, un lancer illégal qui consiste à envoyer la balle au-dessus du niveau de la taille du batteur adverse sans même la faire rebondir. Devant leur agressivité durant cette partie, le capitaine caribéen Gerry Alexander doit demander à ses lanceurs rapides, Gilchrist, Hall et Jaswick Taylor de se tempérer[3]. Lors d'une séance d'entraînement, il touche au genou son coéquipier Basil Butcher, refuse de s'excuser et refuse de reprendre l'exercice[3]. Alexander menace de le renvoyer, mais certains de ses coéquipiers plaident en sa faveur. Il est seulement écarté du deuxième test-match, officiellement pour blessure. Lors de la dernière rencontre en Inde, contre North Zone, il effectue quelques lancers relativement violents contre le capitaine adverse, Swaranjit Singh, ancien coéquipier de Gerry Alexander à Cambridge. Ce dernier le met immédiatement à l'écart. Gilchrist et renvoyé de la tournée, et ne rejoue plus jamais en équipe des Indes occidentales[14].
Gilchrist joue pour la dernière fois pour la Jamaïque lors de la saison 1961-1962[2], et dispute ses cinq dernières parties catégorisées première-classe en Inde au cours de la saison 1962-1963, lorsque la fédération indienne invite quatre lanceurs rapides caribéens à participer à ses compétitions pour permettre aux batteurs locaux de s'améliorer[4]. En parallèle, sa carrière se poursuit en Angleterre, où il joue dans diverses ligues en tant que professionnel, représentant les clubs de Bacup, Middleton, Great Chell, Lowerhouse, Crompton et East Bierly[4],[note 2]. Il y joue jusqu'en 1979, atteignant systématiquement la barre des cent guichets par saison. Il s'y montre encore parfois agressif envers les batteurs adverses[2]. En 1967, c'est en dehors des terrains qu'il se montre violent : il écope d'une condamnation de trois mois de liberté surveillé pour avoir agressé physiquement son épouse au cours d'une dispute, la brûlant au visage avec un fer à repasser chaud[15].
Père de sept enfants, il rentre en Jamaïque en 1985. Atteint de la maladie de Parkinson, il meurt le à Portmore dans la paroisse de Sainte-Catherine, à l'âge de 67 ans[2].
Style de jeu
modifierRelativement petit de taille pour un lanceur rapide, ses longs bras permettent à Roy Gilchrist de donner une grande vitesse à la balle. Relativement agressif, il recourt avec efficacité au bouncer, qui, avec a un rebond haut, et utilise parfois le beamer, un lancer illégal qui passe, sans rebondir, au-dessus du niveau de la taille du batteur adverse[4].
Bilan sportif
modifierPrincipales équipes
modifierStatistiques
modifierRoy Gilchrist dispute en tout 13 test-matchs avec l'équipe des Indes occidentales entre 1957 et 1959. Il prend un total de 57 guichets à la moyenne de 26,68. En 42 parties catégorisées « première-classe » (qui incluent ces 13 test-matchs), principalement avec les Indes occidentales, la Jamaïque et Hyderabad, en Inde, il totalise 167 guichets à la moyenne de 26,00[1].
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- 1 2 (en) « Roy Gilchrist », Cricketarchive (consulté le )
- 1 2 3 4 (en) « Roy Gilchrist », Wisden Cricketers' Almanack, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 (en) Birbalsingh 1997, p. 195-197
- 1 2 3 4 5 6 (en) Dave Liverman, « A profile of Roy Gilchrist », Cricketarchive, (consulté le )
- ↑ (en) « First-Class Matches played by Roy Gilchrist (42) », Cricketarchive (consulté le )
- ↑ (en) Manley et Symmonds 2002, p. 120
- ↑ (en) Manley et Symmonds 2002, p. 114
- ↑ (en) Norman Preston, « West Indies in England, 1957 », Wisden Cricketers' Almanack, (lire en ligne)
- ↑ (en) Manley et Symmonds 2002, p. 135
- ↑ (en) Manley et Symmonds 2002, p. 132
- ↑ (en) Birbalsingh 1997, p. 105
- ↑ (en) Manley et Symmonds 2002, p. 136-137
- ↑ (en) « West Indies in India and Pakistan, 1958-59 », Wisden Cricketers' Almanack, (lire en ligne)
- ↑ (en) Martin Williamson, « Beamed into exile », ESPNcricinfo, (consulté le )
- ↑ (en) Andrew Miller et Martin Williamson, « I fought the law », ESPNcricinfo, (consulté le )
Annexes
modifierBibliographie
modifier- (en) Michael Manley et Donna Symmonds (préf. Clive Lloyd), A History of West Indies cricket, Andre Deutsch [détail des éditions]M. Manley est l'auteur de la première édition de cet ouvrage (1988) et de sa première révision (1995) ; D. Symmonds l'a complété après la mort de M. Manley.
- (en) Frank Birbalsingh, The Rise of West Indian Cricket: From Colony to Nation, St John's, Hansib Publishing, (réimpr. Hansib Publishing, 1997), 306 p. (ISBN 978-1-870518-47-5)
Liens externes
modifier- (en) « Roy Gilchrist », sur ESPNcricinfo.
- (en) « Roy Gilchrist », sur CricketArchive.