Ruca
Ruca [ʁyka] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.
| Ruca | |||||
La mairie. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Dinan | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Dinan Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
M. Dominique Perche 2026-2032 |
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| Code postal | 22550 | ||||
| Code commune | 22268 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Rucassien, Rucassienne | ||||
| Population municipale |
595 hab. (2023 |
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| Densité | 49 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 34′ 05″ nord, 2° 20′ 17″ ouest | ||||
| Altitude | 45 m Min. 22 m Max. 79 m |
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| Superficie | 12,13 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Pléneuf-Val-André | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| modifier |
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Ses habitants s'appellent les Rucassiens.
Géographie
modifierLocalisation
modifierCommunes limitrophes
modifierHydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Rat et le Guinguenoual[1],[Carte 1].
Le Rat, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Saint-Pôtan et se jette dans le golfe de Saint-Malo au niveau de la commune de Pléboulle, après avoir traversé quatre communes[2].
Le Guinguenoual, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune de Saint-Denoual et se jette dans le Frémur à Pléboulle, après avoir traversé quatre communes[3].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang du Moulin (0,11 ha)[Carte 1],[4].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 707 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Quintenic à 9 km à vol d'oiseau[11], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 769,8 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (93,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (63,6 %), zones agricoles hétérogènes (26,8 %), forêts (6,2 %), prairies (3,4 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes Rocam en 1159[20], Ruscha, Rucha au XIIe siècle[21], Rucha en 1187[20], Rucha en 1209[21], Ruscha, Rusca en 1232[21], Ruscha, Rucha en 1233[21], Ruscha, Rusca en 1257[21], Ruca en 1330[20].
J.-Y. Le Moing émet l'hypothèse que le nom de la localité procède d'un mot gallo-roman désignant la roche et « fossilisé par la langue bretonne » dans sa forme ancienne[20]. Bernard Tanguy y voit plutôt le breton ruskat, collectif du breton ruskenn « ruche », dont la finale -t aurait chuté sous l'influence du français. Selon lui, le toponyme dériverait soit du vieux breton rusc, d'origine celtique, qui désignait initialement l'écorce, matière servant autrefois à concevoir les ruches, soit du vieux breton rusc « fragon épineux », emprunté au latin ruscum. Il rapproche Ruca des Rusquec de Basse-Bretagne[21].
Selon Bernard Tanguy, la transcription de la forme gallèse parlée est Ruca[21].
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Ruskad[22].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 11,1 % des toponymes de la commune sont bretons[20].
Histoire
modifierSelon Bernard Tanguy, la paroisse de Ruca semble être issue d'un démembrement de la paroisse de Pléboulle. Le bourg se situe à un kilomètre de la voie romaine de Corseul à Carhaix[21].
Politique et administration
modifierAdministration municipale
modifierÉlections de 2026
modifierDepuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Ruca, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[23]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 3] étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15[24].
Une seule liste, menée par Dominique Perche, maire sortant[25], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 15 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 60,69 %[26],[27]. Dominique Perche est réélu maire pour un troisième mandat le [28],[Note 4].
Liste des maires
modifierPopulation et société
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[33].
En 2023, la commune comptait 595 habitants[Note 5], en évolution de −2,3 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Sports
modifierRuca est aussi reconnue pour ses deux équipes de football, l'équipe A évolue en Division 3 du District des Côtes D'Armor, l'équipe B quant à elle évolue en Division 4. Tout ceci est caractérisé par la formidable ambiance qui règne dans ce club. Malheureusement, aucune de ces trois équipes n'a jamais remporté la moindre compétition de football mais uniquement des compétitions de boissons.
Économie
modifier- Exploitations agricoles.
Culture locale et patrimoine
modifier

Lieux et monuments
modifier- Chapelle Notre-Dame de Hirel et la croix près de la chapelle,
Inscrite MH (1953, inscription par arrêté du 21 mai 1953)[36],[37]. - L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul,
Inscrite MH (1927, porte ; élévation)[38],[39].
Personnalités liées à la commune
modifier- Christophe de Chateaubriand, sieur de la Guerrande, né à Ruca en 1597, aïeul à la cinquième génération de François-René de Chateaubriand[40].
Voir aussi
modifierBibliographie
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la géographie :
- Ruca sur le site de Dinan Agglomération
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
- ↑ La liste officielle des maires du département des Côtes-d'Armor en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- 1 2 « Réseau hydrographique de Ruca » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ « Fiche communale de Ruca », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « Le Rat ».
- ↑ Sandre, « Le Guinguenoual ».
- ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Ruca et Quintenic », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Quintenic », sur la commune de Quintenic - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Quintenic », sur la commune de Quintenic - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Spézed, Coop Breizh, , 490 p. (ISBN 2-903708-04-5, OCLC 963221846), p. 189 ; 393.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Bernard Tanguy, Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor: origine et signification, Douarnenez, ArMen - Le Chasse-Marée, , 404 p. (ISBN 978-2-903708-36-8), p. 260-261.
- ↑ Office public de la langue bretonne
- ↑ « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
- ↑ art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
- ↑ « Répertoire national des élus - Elections municipales 2026 - Maires et conseillers municipaux sortants », sur le portail des données publiques de l'État, (consulté le ).
- ↑ « Résultats des élections municipales 2026 à Ruca », sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ « Publication des résultats au 1er tour - commune de Ruca », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 11 août 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ « Betfert, maire honoraire de Ruca, est mort », Ouest-France, .
- ↑ « Daniel Besnoux élu maire de Ruca mercredi soir », Ouest-France, .
- ↑ « Nécrologie. Disparition de Jean-Paul Daniel, ancien maire », Le Télégramme, (lire en ligne).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Chapelle Notre-Dame de Hirel et croix près de la chapelle », notice no PA00089575, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Les objets classés de la chapelle », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Église Saint-Pierre Saint-Paul », notice no PA00089574, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Les objets classés de l'église », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Le pays de Dinan, 1996, p. 89
