Golfe de Saint-Malo
Le golfe de Saint-Malo ou golfe normanno-breton (en anglais : Gulf of Saint-Malo) est un golfe de la Manche bordant une partie du littoral des Côtes-d'Armor, d'Ille-et-Vilaine et de la Manche, en France, mais aussi les Îles Anglo-Normandes. Il s'étend sur 14 000 km2 entre l'archipel de Bréhat, les îles de Guernesey et d'Aurigny et le cap de la Hague (raz Blanchard). Il s'est formé par l'ennoyage (disparition progressive d'une structure géologique par suite d'une invasion des eaux de mer) d'une zone continentale.
| Golfe de Saint-Malo | ||
| Géographie humaine | ||
|---|---|---|
| Pays côtiers | dépendances de la Couronne |
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| Subdivisions territoriales |
Côtes-d'Armor Ille-et-Vilaine Manche | |
| Géographie physique | ||
| Type | Golfe | |
| Localisation | Manche | |
| Coordonnées | 49° 02′ 07″ nord, 2° 07′ 54″ ouest | |
| Géolocalisation sur la carte : Manche
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Géographie
modifierLe golfe est bordé d'ouest en est par la côte du Goëlo, la Côte de Penthièvre, la côte d'Émeraude et la côte de la Déroute[1]. Il présente un linéaire côtier d'environ 450 km. Limité par les Héaux de Bréhat à l'Ouest et le cap de la Hague à l'Est, il est bien connu pour sa partie méridionale qui se divise en trois secteurs : la baie de Saint-Brieuc, la baie malouine proprement dite et la baie du Mont-Saint-Michel[2].
Le relief sous-marin est caractérisé par une alternance de hauts fonds (plateaux, bancs, îlots, îles) et de dépressions (fosses, bassins) qui communiquent entre elles par des couloirs (notamment le passage de la Déroute)[3].

Villes côtières
modifierEn France, le golfe de Saint-Malo est bordé, du côte breton par Saint-Brieuc, Dinard et Saint-Malo, et du côté normand par Le Mont-Saint-Michel, dans l'Avranchin, et Granville, Barneville-Carteret et Les Pieux dans le Cotentin.
Les îles Chausey sont rattachées à Granville.
Fleuves
modifierSeuls quelques fleuves côtiers se jettent dans le golfe de Saint-Malo : la Rance, entre Dinard et Saint-Malo ; la Sélune et la Sée forment un estuaire commune au fond de la baie du Mont-Saint-Michel ; le Couesnon se jette dans la mer au droit du Mont-Saint-Michel. Mentionnons également la Sienne, l'Arguenon, le Gouët et le Thar.
Géologie
modifierLe cycle icartien, rapporté au Paléoprotérozoïque, se rencontre dans le golfe de Saint-Malo.
La baie du Mont-Saint-Michel correspond au comblement sédimentaire holocène d’une baie façonnée dans un substratum briovérien[5].
Politique
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L'État côtier continental est la France (régions bretonne et normande).
Les bailliages de Guernesey et de Jersey, archipel anglo-Normand, sont des dépendances de la Couronne. Elles ne font pas partie du Royaume-Uni.
Le bailliage de Guernesey, outre l'île de Guernesey, comprend les îles d'Aurigny et de Sercq parfois affublé du qualificatif de « dernier État féodal d'Europe »[6].
Saint-Hélier et Saint-Pierre-Port sont les capitales respectives des bailliages de Jersey et Guernesey.
Les eaux des îles Anglo-Normandes sont enclavées au sein de la zone économique exclusive de la France[7].
Culture
modifierEnvironnement
modifierD'après Reporterre, l'usine de retraitement de la Hague provoquerait une pollution aux nitrates plus forte que celle du monde agricole[9].
Notes et références
modifier- ↑ Carte des côtes en France métropolitaine
- ↑ M. Blanchard et al., Golfe Normano-Breton. Bilan des connaissances , rapport CNEXO, juin 1982, p. 121
- ↑ Bathymétrie et toponymie du Golfe
- ↑ La Manche Occidentale est classiquement divisée en quatre secteurs : les Baies Anglaises, la Manche Nord-Occidentale, la Manche Armoricaine, le Golfe Normand-Breton
- ↑ « La Baie du Mont-Saint-Michel », sur geologie.discip.ac-caen.fr.
- ↑ Geoffroy Kursner, L'Île de Sercq : histoire du dernier état féodal d'Europe, Carnac, Le Menhir, coll. « Histoire », , 380 p. (ISBN 978-2-919403-27-1).
- ↑ « Carte des espaces maritimes de la métropole » [JPG], sur miscellanees01.files.wordpress.com
- ↑ « Dialecte normand, le jèrriais devient l'une des langues officielles de l'île de Jersey », sur actu.fr, .
- ↑ « Nitrates : l’usine nucléaire de La Hague pollue plus qu’une mégaporcherie », sur Reporterre,