Rudolf von Tavel

écrivain suisse d'expression allemande

Rudolf von Tavel est un écrivain suisse, né le à Berne et mort le dans le train entre Fribourg et Berne.

Rudolf von Tavel
Description de cette image, également commentée ci-après
Photo prise à une date inconnue.
Naissance
Berne
Décès (à 67 ans)
Entre Fribourg et Berne
Nationalité suisse
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture allemand et bernois

Il est l'auteur de 15 romans et nouvelles en bernois, dans sa variété citadine, et d'une dizaine d'ouvrages en allemand, principalement sur des sujets historiques. Son œuvre est empreinte de nostalgie du patriciat bernois.

Biographie

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Origines et famille

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Rudolf von Tavel naît le à Berne[1]. Il a deux frères, dont Franz von Tavel[1], conservateur de la collection botanique de l'École polytechnique fédérale de Zurich et officier de l'Armée du salut[2].

Sa famille, patricienne, est originaire de Berne depuis 1634[3]. Son père, Alexander von Tavel, est un haut fonctionnaire et journaliste et une personnalité politique bernoise, membre du Parti catholique conservateur. Sa mère est née Rosalie von Wattenwyl[1].

Rudolf von Tavel épouse Adele Stettler en 1894[1].

Études

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Après l'École Lerber (de) à Berne à partir de 1885, Rudolf von Tavel fait des études de droit aux universités de Lausanne, de Leipzig, de Berlin et de Heidelberg[1].

Il obtient un doctorat en droit de cette dernière université en 1891[1].

Parcours professionnel et politique et autres activités

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Rudolf von Tavel travaille comme rédacteur au Berner Tagblatt de 1892 à 1896 et de 1905 à 1915. Entre ces deux périodes, il est secrétaire de direction à La Mobilière[1]. Il est le fondateur en 1917 avec Friedrich Reinhardt du périodique pour les familles Die Garbe, qu'il édite jusqu'en 1934[1].

Membre du Parti catholique conservateur, il siège au Conseil de ville (législatif) de Berne de 1902 à 1912[1].

Rudolf von Tavel travaille par ailleurs pour la Croix-Rouge suisse et préside la commission administrative des Églises bernoises[1].

Parcours littéraire

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Portrait de Rudolf von Tavel avec son épouse, Adele von Tavel-Stettler, sur la terrasse de leur villa de Schosshalde à Berne. Huile sur toile de Wilhelm Balmer (de), 1909.

Rudolf von Tafel se consacre entièrement à l'écriture à partir de 1920[1].

Après de premiers essais, dont les drames historiques Major Davel en 1892 et Der Twingherrenstreit en 1899, il connaît le succès avec Ainsi va le monde en 1901 (traduction française en 1904), première partie d'une trilogie inspirée de la période de bouleversements politiques s'étendant de 1798 à 1831. Ce roman, célébré par Josef Viktor Widmann, est suivi de Der Houpme Lombach en 1903 et Götti und Gotteli en 1906[1]. Ses quatorze autres romans, presque tous en dialecte bernois, sont de la même veine et évoquent l'histoire du patriciat bernois du Moyen Age (Meischter und Ritter, 1933) au milieu du XIXe siècle (Der Donnergueg, 1916)[1].

Contrairement à ses contemporains Simon Gfeller et Josef Reinhart (de) ou à Jeremias Gotthelf, Rudolf von Tavel décrit le monde des villes et, sauf dans quelques œuvres tardives, traite celui des campagnes avec un certain dédain qui se reflète aussi dans son style. Il est un défenseur du dialecte de la ville, par opposition à celui de la campagne bernoise, pauvre et vulgaire à ses yeux[1].

L'intérêt pour ses romans historiques, qui répondaient aux besoins d'une époque marquée par la nostalgie de l'univers perdu du patriciat bernois, déjà disparu du temps de Rudolf von Tafel, diminue dans la seconde moitié du XXe siècle[1].

Mort et funérailles

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Rudolf von Tavel meurt le [1] d'une accident vasculaire cérébral dans le train entre Fribourg et Berne[4], à l'âge de 67 ans.

Après une cérémonie religieuse l'après-midi du lundi à l'Église de Nydegg (de), il est inhumé au cimetière de la Schosshalde[5].

Hommages

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Une pierre commémorative, qui se situait dans le jardin de l'écrivain, sur laquelle est gravée un médaillon en bronze à son effigie est inaugurée en à Rüeggisberg, au-dessus du château de Rümligen, dans le parc naturel du Gantrisch[6].

Le même mois, une terrasse Rudolf von Tavel est créée à Berne, dans le quartier de Muristalden (de)[7],[8].

Rudolf von Tavel est l'auteur de 15 romans et nouvelles en bernois, dans sa variété citadine, et d'une dizaine d'ouvrages en allemand, principalement sur des sujets historiques[9].

  • Heinz Tillemann, 1919 [lire en ligne (page consultée le 16 mai 2026)][10]
  • (gsw) Jä gäll, so geit's : e luschtigi Gschicht us truuriger Zyt, 1901 [lire en ligne (page consultée le 16 mai 2026)]
  • (gsw) D'Frou Kätheli und ihri Buebe, 1910 [lire en ligne (page consultée le 16 mai 2026)]
  • (gsw) D'Haselmuus, 1922 [lire en ligne (page consultée le 16 mai 2026)]
  • (gsw) Unspunne : Wie's der Haselmuus wyter ergangen isch [lire en ligne (page consultée le 17 mai 2026)]
  • (gsw) Ds verlorne Lied, 1926 [lire en ligne (page consultée le 16 mai 2026)][11]
  • (gsw) Ring i der Chetti, 1931 [lire en ligne (page consultée le 16 mai 2026)]
  • (gsw) Meischter und Ritter, 1933 [lire en ligne (page consultée le 16 mai 2026)]
  • Der Frondeur : Berndeutscher Roman aus dem 17. Jahrhundert [lire en ligne (page consultée le 17 mai 2026)]

Nouvelles

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  • (gsw) De Houpme Lombach, 1903 [lire en ligne (page consultée le 16 mai 2026)]
  • (gsw) Gotti und Gotteli, 1906 [lire en ligne (page consultée le 16 mai 2026)]
  • (gsw) Der Donnergueg : E Liebesgschicht us schtille Zyte, 1916 [lire en ligne (page consultée le 17 mai 2026)]

Tragédie

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  • Major Davel: Trauerspiel in fünf Akten, 1892

Bibliographie

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Notes et références

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Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page « Rudolf von Tavel, version du 14 août 2012 » de Christian Schmid (de) (trad. Catherine Pécoud) sur le site Dictionnaire historique de la Suisse, le texte ayant été placé par l’auteur ou le responsable de publication sous la licence Creative Commons paternité partage à l'identique ou une licence compatible.
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 Christian Schmid (de) (trad. Catherine Pécoud), « Rudolf von Tavel » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  2. Marc van Wijnkoop Lüthi (trad. Roxane Jacobi Humbert-Droz), « Franz von Tavel » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  3. Hans Braun (trad. Madeleine Kobel), « Tavel, de (BE) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  4. (de) « Rudolf von Tavel », Der Bund, vol. 85, no 488, , p. 1 (lire en ligne)
  5. (de) « Stadt Bern und Umgebung », Geschäftsblatt für den obern Teil des Kantons Bern, vol. 81, no 126, , p. 6 (lire en ligne)
  6. « Inauguration d'une pierre commémorative », Feuille d'avis de Neuchâtel, , p. 4 (lire en ligne)
  7. (de) « Berns Rudolfs von Tavel-Terrasse », Der Bund, vol. 90, no 338, , p. 4 (lire en ligne)
  8. (de) « Berne honore le poète populaire Rudolf von Tavel », Journal du Jura, no 21, , p. 3 (lire en ligne)
  9. (de) « Rudolf von Tavel: Dr Karl May vo Bärn », sur Schweizer Radio und Fernsehen, (consulté le )
  10. (de) « Zum 30. Todestag Rudolf von Tafels », Bieler Tagblatt, no 234, , p. 7 (lire en ligne)
  11. « Chronique locale », La Tribune de Genève, no 112, , p. 3 (lire en ligne)

Liens externes

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