Josef Viktor Widmann

critique littéraire et écrivain suisse

Josef Viktor Widmann, également orthographié Joseph Victor Widmann, est un critique littéraire et écrivain suisse d'expression allemande, né le à Nennowitz (République tchèque) et mort le à Berne.

Josef Viktor Widmann
Alias
Messer Ludovico Ariosto Helveti
Naissance
Nennowitz
Décès (à 69 ans)
Berne
Nationalité suisse
Activité principale
Descendants
Max Widmann (fils)
Fritz Widmann (de) (fils)
Johanna Widmann (fille)
Ellen Widmann (petite-fille)
Auteur
Langue d’écriture allemand

Rédacteur littéraire au Bund à partir de 1880 et directeur de son supplément culturel dominical à partir de l'année suivante, il est un critique littéraire très influent en Suisse alémanique.

Biographie

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Origines et famille

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Josef Viktor Widmann[1], dont les prénoms sont également orthographiés Joseph et Victor[2], naît le à Nennowitz, aujourd'hui quartier de la ville tchèque de Brno, en Moravie, sous l'Empire d'Autriche[1]. Il est originaire d'Augst et de Liestal, dans le canton de Bâle-Campagne, en Suisse[1].

Son père, Joseph Otto Widmann, ancien moine cistercien à l'abbaye de Heiligenkreuz[3], est un pasteur ; sa mère, née Charlotte Wimmer, est pianiste[1]. Tous deux sont Autrichiens[3] et nés à Vienne[4].

Josef Viktor Widmann épouse en 1865 Sophie Brodbeck Ernst[1], tante maternelle de Carl Spitteler[5]. L'écrivain Max Widmann[6] et les artistes peintres Fritz Widmann (de) et Johanna Widmann sont leurs enfants[2].

Études

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Après sa scolarité à Liestal et le gymnase à Bâle[2], Josef Viktor Widmann fait des études de théologie et de philosophie aux universités de Bâle (1861-1862), de Heidelberg (1862-1864) et d'Iéna (1864)[1].

Il passe son examen d'État en théologie en 1865[1].

Parcours professionnel

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Josef Viktor Widmann est tout d'abord organiste et maître de chant à Liestal, puis exerce en 1867 comme pasteur auxiliaire à Frauenfeld, en Thurgovie[1]. Il dirige l'école communale de jeunes filles de Berne de 1868 à 1879. Il n'est pas reconduit à ce poste en raison de ses opinions libérales[1]. Il est rédacteur littéraire du journal bernois Der Bund de 1880 à 1911 et directeur de son supplément culturel dominical, le Sonntagsblatt, à partir de 1881[1].

Critique littéraire très influent en Suisse alémanique, il fait de la rubrique culturelle du Bund un lieu ouvert aux débats politiques et sociaux[1]. En dépit de goûts personnels plutôt conservateurs et de ses affinités avec des auteurs comme Carl Spitteler, Arnold Ott (de) et Adolf Frey (de), il encourage des talents comme Robert Walser, Ricarda Huch et Hermann Hesse[1].

Parcours littéraire

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L'œuvre d'écrivain de Josef Viktor Widmann (récits, poèmes, pièces de théâtre et livrets), qui utilise également le nom de plume Messer Ludovico Ariosto Helveti[2], est qualifiée de « guère originale » par le Dictionnaire historique de la Suisse[1]. Certaines de ses pièces ont été montées en première au Théâtre de la Cour de Meiningen (de), notamment Œnone en 1891 et Jenseits von Gut und Böse en 1893[2]. Il est notamment l'auteur de récits de voyages en Italie[7].

De sa volumineuse correspondance, on a publié ses échanges avec Henriette Feuerbach, Ricarda Huch, Gottfried Keller, Carl Spitteler et Clara Schumann. Il fait par ailleurs trois voyages en Italie avec Johannes Brahms[1].

Josef Viktor Widmann meurt le à Berne, à l'âge de 69 ans[1].

Distinctions

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Théâtre

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  • Iphigenie in Delphi, 1865
  • Arnold von Brescia, 1867
  • Lysanders Mädchen, 1901
  • Die Muse des Aretin, 1902
  • Der Heilige und die Tiere, 1905
  • Die Patrizierin, 1888 [lire en ligne (page consultée le 17 mai 2026)]

Poésie

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  • Buddha, 1869
  • Wunderbrunnen von Is, 1872
  • Moses und Zipora. Ein himmlisch-irdisches Idyll in zwölf Gesängen, 1874

Récits de voyage

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  • Rektor Müslins Italiänische Reise, 1881
  • Späziergänge in den Alpen, 1885
  • Jenseits des Gotthard, 1888
  • Sizilien und andere Gegende Italiens, 1897
  • Calabrien, Apulien und Streifereien an den oberitalienischen Seen, 1904
  • Du schöne Welt, 1907

Notes et références

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Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page « Josef Viktor Widmann, version du 16 août 2024 » de Rätus Luck (trad. : Florence Piguet) sur le site Dictionnaire historique de la Suisse, le texte ayant été placé par l’auteur ou le responsable de publication sous la licence Creative Commons paternité partage à l'identique ou une licence compatible.
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 Rätus Luck (trad. Florence Piguet), « Josef Viktor Widmann » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  2. 1 2 3 4 5 Dirk Strohmann, « Josef Victor Widmann », dans le Dictionnaire du théâtre en Suisse en ligne. Version 2005.
  3. 1 2 (de) Constantin von Wurzbach, Biographisches Lexikon des Kaiserthums Oesterreich, Vienne, Kaiserlich-königliche Hof- und Staatsdruckerei, (lire en ligne), partie 55, « Widmann, Joseph Victor », p. 250 à 252
  4. (de) Daniel Goldstein, « Noch ein hässlicher Deutscher », Basler Zeitung, (lire en ligne)
  5. (de) Charles Linsmayer (de), « Josef Viktor Widmann 1842–1911 », sur www.linsmayer.ch (Autorenlexikon) (consulté le )
  6. Rätus Luck (trad. Elena Vuille-Mondada), « Max Widmann » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  7. (it) « Widmann, Joseph Viktor », sur Enciclopedia Treccani (consulté le )

Liens externes

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