Rue Georges-Bernard
La rue Georges-Bernard est une rue d'Évreux dans le département de l'Eure, en Normandie (France).
Rue Villaine
| Type |
Rue |
|---|
| Pays |
France |
|---|---|
| Division administrative |
Normandie |
| Subdivision administrative |
Eure |
| Subdivision administrative |
Communauté d'Agglomération Évreux porte de Normandie (EPN) |
| Commune | |
| Quartier |
Filandière |
| Région historique |
Normandie |
| Coordonnées |
|---|
Situation et accès
modifierElle débute place du Général-de-Gaulle et au carrefour des rues Borville-Dupuis et Saint-Louis et se termine au croisements des rues Vigor, de Vernon et Lépouzé.
Origine du nom
modifierElle tire son nom d'un ancien maire d'Évreux Georges Bernard. Ce nouveau nom de la rue fut l'objet d'une controverse car ce fut un maire non élu mais nommé par le pouvoir gaulliste à la Libération d'Évreux en remplacement d'Augustin Thierry maire nommé par le régime de Vichy[1],[2].
Historique
modifierElle s'appelait autrefois « rue Villaine », un nom qui évoquait son rôle dans l'ancien axe de communication vers Louviers et Rouen, partant du Castrum romain d'Évreux[3].
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
modifier- no 3 - Couvent des Ursulines, où fut éduquée la marquise de Pompadour au XVIIIe siècle[4], aujourd'hui caserne de gendarmerie[5],

Vers la rue de Vernon, lavoir du XIXe siècle en bon état de conservation et église évangélique en architecture minérale[6]
- no 28 maison de l'ancien maire d'Évreux Georges Bernard
- no 35 maison du peintre Maurice Denis.
Dans le roman policier
modifierCette rue est mentionnée dans un roman policier de 1980 de Claude Pican La Guerre des truands où l'intrigue se situe dans la rue[7].
Chez Céline
modifierLouis Ferdinand Destouches alias Céline, écrivain lauréat du prix Goncourt et collaborateur notoire durant la Seconde Guerre mondiale, évoque Évreux et cette rue dans son dernier roman publié à tire posthume. Il appelle cette rue « l'encerclement » relaté dans son roman Guerre[8].
Maurice Denis
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Maurice Denis, le peintre postimpressionniste, a vécu dans la rue en montant vers la rue de Vernon dans une maison aujourd'hui détruite dans le bombardement de 1944. Durant ce séjour ébroïcien, il réalisa des vues de la cathédrale d'Évreux aujourd'hui exposées au musée d'Évreux[9].
Notes et références
modifier- ↑ Jean Mineray, Évreux: histoire de la ville à travers les âges, Bertout, (ISBN 978-2-86743-062-6, lire en ligne)
- ↑ Marcel Baudot, Libération de la Normandie, (Hachette) réédition numérique FeniXX, (ISBN 978-2-7062-2738-7, lire en ligne)
- ↑ Robert Bedon, Atlas des villes, bourgs, villages de France au passé romain, Picard, (ISBN 978-2-7084-0619-3, lire en ligne)
- ↑ Edmond de Goncourt et Jules de Goncourt, Madame de Pompadour, Firmin-Didot et cie., (lire en ligne)
- ↑ Anne-Marie Sohn, Chrysalides. Volumes I et II: Femmes dans la vie privée (xixe-xxe siècles), Éditions de la Sorbonne, (ISBN 979-10-351-0493-1, lire en ligne)
- ↑ Franck Poiraud, Les évangéliques dans la France du XXIe siècle, Edilivre, (ISBN 978-2-35607-032-6, lire en ligne)
- ↑ Claude Picant, La guerre des truands: Ou Enquêtes sur quelques enquêtes au-dessus de tout soupçon, Jean Picollec, (ISBN 978-2-86477-504-1, lire en ligne)
- ↑ Louis-Ferdinand Céline, Romans, Gallimard, (lire en ligne)
- ↑ Gazette des beaux-arts, J. Claye, (lire en ligne)
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Claude Picant, La guerre des truands Ou Enquêtes sur quelques enquêtes au-dessus de tout soupçon, éd. Jean Picollec, (ISBN 978-2-86477-504-1)
- Collectif, Bataille de Normandie (2). Récits de témoins, FeniXX réédition numérique, (ISBN 978-2-307-16324-4)
- Jean Mineray (préf. André Plaisse), Évreux : histoire de la ville à travers les ages, édition Bertout, , 420 p. (ISBN 978-2-86743-062-6)

