Rânes

commune française du département de l'Orne

Rânes est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 1 036 habitants[Note 1].

Rânes
Rânes
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption.
Blason de Rânes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Intercommunalité Terres d'Argentan Interco
Maire
Mandat
Pierre Couprit
2020-2026
Code postal 61150
Code commune 61344
Démographie
Gentilé Rânais
Population
municipale
1 036 hab. (2023 en évolution de −0,86 % par rapport à 2017)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 26″ nord, 0° 12′ 36″ ouest
Altitude Min. 196 m
Max. 317 m
Superficie 34,18 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Argentan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Magny-le-Désert
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Rânes
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Rânes
Géolocalisation sur la carte : Orne
Voir sur la carte topographique de l'Orne
Rânes
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
Rânes
Liens
Site web www.ranes61.com

Géographie

modifier

La commune est située dans le Bocage normand, en pays d'Houlme, à la limite de la campagne d'Argentan. Son bourg est à 11 km au sud-ouest d'Écouché, à 11 km au nord-ouest de Carrouges, à 13 km au nord-est de La Ferté Macé et à 17 km au sud-est de Briouze[1]. Le bourg est au croisement des anciennes routes nationales 816 et 809. Couvrant 3 418 hectares, le territoire communal est le plus étendu du canton de Magny-le-Désert.

Hydrographie

modifier

La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Maire, le Couillard, la Ranette[4], le ruisseau de Gosu[5], la Heronnière[6], le cours d'eau 01 de la Noève[7], le cours d'eau 03 du Petit Moulin[8], le fossé 01 d'Annebecq[9], le fossé 01 de la Forêterie[10], le fossé 01 de la Robillardière[11], le fossé 01 de l'Asnerie[12], le fossé 01 de l'Aunay Samson[13], le fossé 01 des Pubois[14], le fossé 01 des Vieux Parcs[15], le fossé 01 du Perron[16], le fossé 04 du Vivier[17], le fossé 07 de la Métairie[18], le ruisseau de la Noeve[19], le ruisseau des Masses[20], le ruisseau du Rouvray[21] et divers autres petits cours d'eau[22],[Carte 1].

La Maire, d'une longueur de 16 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Orne en limite de Écouché-les-Vallées et de Sevrai, après avoir traversé sept communes[23].

Le Couillard, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Joué-du-Bois et se jette dans l'Udon à Vieux-Pont, après avoir traversé cinq communes[24].

Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le barrage la Forge (2,49 ha), le barrage le Petit Moulin (0,87 ha) et le plan d'eau 1 du Bois des Moulineaux (0,65 ha)[Carte 1],[25].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Rânes[Note 2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[26]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[27]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[28] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[29]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[30],[31].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 857 mm, avec 1,3 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet[26]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Argentan à 18 km à vol d'oiseau[32], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 691,9 mm[33],[34]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

modifier

Typologie

modifier

Au , Rânes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[35]. Elle est située hors unité urbaine[36]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Argentan, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[36]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[37],[38].

Occupation des sols

modifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (83,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (44,2 %), prairies (34,2 %), forêts (14,2 %), zones agricoles hétérogènes (3,7 %), zones urbanisées (2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,8 %)[39]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

modifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Raana en 1086 ; Rana en 1335 ; Rane ; la plus régulièrement attestée jusqu'au milieu du XIXe siècle est Rasnes, d'où la forme actuelle avec l'accent circonflexe[40]. Sur les registres officiels de l'état-civil, la forme actuelle apparaît de plus en plus entre 1827 et 1837.

Certaines formes laissent supposer l’amuïssement d'une consonne intervocalique. C'est sans doute Rânes qui est mentionnée dans une bulle du pape Innocent II rédigée en latin, conjointement à Faverolles situées à 8 km, sous la forme Radana vers 1140[41]. René Lepelley qui ne cite pas de forme ancienne considère l'origine de Rânes comme obscure[42].

Le gentilé est Rânais.

Historique

modifier

Préhistoire et Gaule romaine

modifier

La région de Rânes a été occupée dès la Préhistoire comme le prouvent les nombreux outils  ou armes  en silex taillé ou poli trouvés sur le territoire de la commune (visibles au musée du château) ainsi que sur Saint-Brice-sous-Rânes datés du Paléolithique moyen (100 000 à 60 000 ans av. J.-C.)[43]. Dans la période historique, les Gaulois et les Gallo-Romains ont laissé de nombreuses traces de leur existence dans l'Orne  notamment dans la plaine et le couloir de circulation entre Alençon, Sées et Argentan  ; sur le territoire de la commune, déjà située aux confins du Massif armoricain avec des terres moins fertiles, elles sont rares[44].

Moyen Âge et Ancien Régime

modifier

Raana dans la baronnie d'Asnebec

modifier

Après le traité de Saint-Clair-sur-Epte de 911, entre le roi de Francie occidentale Charles III le Simple et le chef normand Rollon, le duché de Normandie sous Guillaume le Conquérant s'agrandit ; le nom de Raana apparaît dans les écrits de cette période. En 1086, Roger de Beaumont  vicomte d'Hiesmois  fait don à l'abbaye Saint-Wandrille de Fontenelle des églises d'Asnebec, Raana et Faverolles (avec leurs revenus). Le fief de Raanes resta ainsi pendant cinq siècles dans la dépendance et sous la protection d'Annebec (siège d'une baronnie, avec son château fort.

Sur le territoire de Raanes, se déroula  en 1432  une phase de la fin de la guerre de Cent Ans, la bataille des Trente ; cet affrontement chevaleresque opposa 60 chevaliers anglais et français[45].

La baronnie de Raanes

modifier

L'ascension de Rannes se fit en 1606 par lettres patentes du roi Henri IV ; ce dernier décida la « réunion et ré-incorporation de la baronnie d'Asnebec à la baronnie de Rannes » {{sic}} . En 1672, le roi Louis XIV crée le marquisat de Rannes au profit de Nicolas d'Argouges, colonel général des Dragons (cf. Saint-Georges-d'Annebecq).

La population de Rânes

modifier

Le territoire de Rânes est étendu ; la commune vient au 12e rang dans l'Orne pour sa superficie (3 418 hectares).

L'activité principale traditionnelle de cette paroisse (puis commune) a toujours été l'agriculture (élevage et polyculture). Le sol est moyennement fertile  comparativement à la plaine d'Écouché voisine. Les sources d'eau sont abondantes et ont amené les habitants à se disperser en de nombreux villages (66 hameaux sont attestés dans le recensement en 1936).

Les dizaines de générations de producteurs agricoles (laboureurs, cultivateurs-agriculteurs, domestiques-servantes, journaliers agricoles) ont subvenu aux besoins des habitants ; elles ont bénéficié de quatre grandes foires annuelles, qui se tenaient sous le contrôle et la protection immédiate du château[réf. nécessaire]. Anciennes foires d'Annebec jusqu'en 1606, elles se tenaient ensuite à Raanes aux dates suivantes : le (à la Saint-Rigobert), le (à la Chandeleur), le (des jours gras) et le .

Le modèle de ces foires rurales est peut-être la traditionnelle foire-champêtre de la Saint-Denis (9 octobre) à Montilly-sur-Noireau[réf. nécessaire]. La toponymie locale suggère qu'elle se tenait dans les Vieux Parcs (des enclos pour regrouper, parquer le bétail mis en vente), dans le prolongement de l'herbage des 12-Acres (environ 5 hectares, superficie étendue dans une région de bocage)[Note 5].

Le bourg, assez peu étendu, (à l'exception du vaste espace occupé par le château et son parc), regroupait des artisans chargés de construire ou de réparer : maisons, matériel agricole, attelages, outils, tonneaux, seaux. À l'occasion des marchés, divers commerçants fournissaient toiles et fils, vêtements spécialisés, sabots ou chaussures, etc. Les auberges-hôtels (avec arrêts des diligences) complétaient les services fournis à la population, aux voyageurs et aux marchands itinérants. Les registres paroissiaux signalent la présence habituelle à Rânes d'un chirurgien (médecin), d'un tabellion (notaire), du curé (fréquemment doyen d'Asnebec avant 1794) et de son vicaire, des chapelains du baron-marquis de Rannes (avant 1789). Au XIXe siècle, les registres d'état-civil y ajoutent des vendeurs de produits de bouche (boulangers, charcutiers et bouchers), un percepteur des impôts, un service de la « poste aux lettres » ; vers 1876, une brigade de gendarmerie est mentionnée, ainsi que des maîtres et maîtresses d'écoles-pensionnat (d'abord religieux et religieuses, puis parmi les civils de 1891 à 1919 : M. Eugène Hamard. chevalier de la Légion d'honneur[46]), des sœurs gardes-malades.

Ce gros centre rural (ayant compté plus de 2 400 habitants en 1793) est retenu comme chef-lieu de canton en 1789.

Le pouvoir des seigneurs et la pression de la religion

modifier

Les titulaires du fief de Rannes sont issus des familles nobles suivantes : de Beaumont au XIe siècle ; de Méheudin (XIIe siècle) ; de Husson (de Rouvrou) (XIVe siècle) ; de Saint-Germain, d'Harcourt (Beuvron) et de Pont-Bellenger (XVe siècle) ; d'Argouges (XVIe siècle) ; de Montreuil [La Chaux] (XVIIIe siècle) ; de Broglie (XIXe siècle) ; enfin de Berghes-Saint Winoc (jusqu'en 1907).

Sur le plan religieux, entre le XIe et le XVIIIe siècle, la paroisse de Rasnes  comme Asnebec, Montreuil et Faverolles  dépendait de l'abbaye Saint-Wandrille de Fontenelle (dans la région de Rouen) ; cette dernière percevait la majeure partie des revenus : dîme et diverses taxes ; l'abbé de Fontenelle avait le droit de présentation des clercs destinés à la cure de Rasnes :  généralement doyens d'Asnebec aux XVIIe et XVIIIe siècles  à la nomination de l'évêque de Séez. Le clergé était assisté par des marguilliers.

Dans l'église paroissiale  en plus du curé et des vicaires nommés par l'évêque , officiaient séparément cinq puis six chapelains  choisis par le seigneur de Rannes. Ils formaient une « chapelle collégiale » (sorte de chapitre de chanoines mais sans église propre, comme à Carrouges) ; elle a été instituée au XVe siècle par Aubert-de-Saint-Germain et maintenue jusqu'à la Révolution par le baron ou marquis de Rannes en titre.

Le rôle premier de cette « chapelle » était de prier pour le seigneur de Rannes et sa famille et pour leurs devanciers, ensevelis dans le chœur-même de l'église. Le lieu de résidence de ces chapelains, situé au nord de l'église, était connu sous le nom de la Chanoinie ; elle sera vendue à la Révolution.

Jusqu'en 1856, la confrérie de charité Saint-Sébastien et du Rosaire, composée d'hommes de la paroisse (les charitons), intervenait bénévolement, spécialement lors des décès et enterrements. Leur rôle fut utile lors des épidémies ou des fréquentes attaques de peste. Dans les registres paroissiaux de Rasnes, le nombre de sépultures par page augmente à certaines époques. Ces « bons »-hommes avaient leurs places réservées dans la « chapelle Saint-Laurent » de l'église de Rânes ; l'usage a perduré jusque dans les années 1960, alors que la confrérie n'existait plus : les hommes se regroupaient dans cette partie de l'église, nommée chapelle aux hommes).

Le nouveau presbytère fut construit en 1826.

La métallurgie de la fonte et du fer

modifier

Le grès du sous-sol de Raanes renferme — à faible profondeur — du minerai de fer à forte teneur[Note 6]. L'affleurement se faisait dans Bois-de-Rânes près du lieu-dit Brûlevain et se poursuit sur la paroisse de Saint-Brice-sous-Rânes, section des Bruyères. De nombreuses forges à bras —avec des bas-fourneaux de deux coudées maximum de hauteur — étaient employées en Basse Normandie, depuis le haut Moyen Age, sous l'impulsion des monastères.

Avec le recours aux canons dans les guerres dès le 14e siècle, des modifications techniques étaient nécessaires. Beaucoup de nobles en France s'investirent indirectement (compte tenu des obligations de leur Ordre) dans ce secteur d'activité.

Comme le comte Jean Le Veneur à Carrouges, en 1540, et le seigneur du Champ-de-la-Pierre, Claude de Broon, en 1572, le baron d'Asnebec et seigneur de Rasnes, Pierre d'Harcourt, fit construire, vers 1588, une forge complète à une demi-lieue au sud du bourg de Rasnes. Elle comprenait un haut-fourneau[Note 7], deux forges, une fenderie, et utilisait pendant une partie de l'année l'énergie de la rivière des Planchettes (actuellement appelée le Couillard).

Sur cette rivière, plusieurs retenues d'eau artificielles furent aménagées (qui subsistent actuellement sous le nom d'étangs : du Fourneau, de la Petite Forge », de la Forge). Les forêts d'Écouves et des Andaines , éloignées de moins de 5 lieues, fournissaient, en quantité et à un coût supportable, le charbon de bois, autre base de la métallurgie du fer dans les fonderies nommées alors grosses forges[Note 8].

Certaines productions de la forge de Rânes étaient recherchées  : les gueuses de fonte et les verges de fer affiné (barres de différentes grosseurs) destinées aux ateliers de clouterie, serrurerie et quincaillerie de l'Ouest du bocage, ou bien socs de charrues, plaques de fonte ou taques de cheminées (garnissant le fond des âtres).

Vers 1800, dans un secteur de trois lieues autour de Rasnes (comprenant le Champ de la Pierre, Carrouges, Boucé et Rasnes), la métallurgie produisait annuellement 700 tonnes de fonte (dont 180 t pour Rasnes) et 515 tonnes de fer affiné (dont 150 t pour Rasnes).

Un nombre important d'hommes était nécessaire (380 ferrons, selon G.Richard) répartis dans des métiers spécialisés : des bûcherons et charbonniers et des minaires (37 mineurs à ciel ouvert, 12 à Rânes et 25 à Saint-Brice en 1837), des chauffeurs, au haut fourneau et dans les affineries. À ces manœuvriers, s'ajoutaient les forgerons, marteleurs, fendeurs, souffleurs, commis, ainsi que les meneurs des centaines de chevaux bâtés, ailleurs appelés voituriers.

Dans les fabriques métallurgiques, la force musculaire humaine et animale était indispensable. 250 à 300 chevaux, selon F. Dornic, transportaient le minerai et le charbon de bois (depuis les forêts d'Écouves, d'Andaines et même de Perseigne), la « castine » ou « fondant » (depuis Écouché), ainsi que les gueuses de fonte et les barres de fer ; ils livraient les fabriques d'outillages, de serrurerie et de quincaillerie implantées autour de Flers et de Domfront ; dans cette dernière ville, les marchés entre producteurs de fer et clients étaient mensuels (cf Dornic et Richard).

Après 1860, avec l'application des accords de libre-échange signés entre la Grande Bretagne et la France, la production métallurgique normande ralentit. Les producteurs anglais avaient déjà modifié leurs techniques (comme le puddlage, depuis 1770) ; ils avaient changé leur source d'énergie en abandonnant le charbon de bois pour le charbon de terre, houille brute puis houille transformée en coke (produit plus résistant dans les fours et plus calorifère).

Les industriels anglais recouraient de plus en plus aux machines à vapeur et les perfectionnaient. L'épuisement des forêts normandes augmenta le prix du charbon de bois. Les sites métallurgiques de Carrouges, Le Champ de la Pierre, Boucé et Rânes, comme la plupart des 20 grosses forges ornaises, ne purent atteindre la fin du 19e siècle .

Vers 1850, René CATOIS (1878 Lignières 53 -1854 Rânes), maître de la forge de Rânes et maire de la commune, racheta le site de Carrouges et reconstruit le haut-fourneau rânais ( nouvelle hauteur proche de 10 mètres). À cette époque, la plupart des grosses forges ornaises rebâtirent elles aussi leur haut-fourneau, sans l'effet escompté[Note 9].

Le tramway rural - petit train des VFEO ( Voies Ferrées Économiques de l'Orne)

modifier

Dans la seconde partie du XIXe siècle, l'ère du chemin de fer commença. Les banques d'affaires investirent dans la construction d'un réseau de grandes lignes pour relier Paris à chaque ville de préfecture ; puis à chaque sous-préfecture. Après le lancement du plan Freycinet de 1879, beaucoup de conseils généraux participèrent au financement des lignes secondaires[réf. incomplète][47].

Dans l'Orne, des cantons furent reliés entre-eux par rail, au besoin par des lignes à écartement réduit : les tramways ruraux. Concernant les arrondissements d'Alençon, d'Argentan, de Mortagne et de Domfront, de nombreuses propositions virent le jour. La construction d'une petite ligne de chemin de fer passant par Rânes  soutenue financièrement par le conseil municipal dès 1866  fut présentée plusieurs fois ; elle sera reconnue d'utilité publique en 1905. Trois interconnexions avec les lignes ferroviaires à écartement normal avaient été prévues : le tracé devait joindre Vimoutiers à Pré-en-Pail via Trun, Argentan, Boucé, Rânes et Carrouges).

Les tronçons Vimoutiers - Trun et Carrouges - Pré-en-Pail ne furent jamais construits. Le premier convoi du tram Trun-Carrouges  tiré par une machine à vapeur Piguet  fut enfin inauguré en [48]. Le nouveau service de transport prévoyait 31 km parcourus en 1 h 50, à raison de trois allers et retours quotidiens. Des automotrices De Dion-Bouton à essence furent ajoutées aux locomotives dès 1924. Le bilan d'exploitation fut toujours déficitaire.

Côté marchandises, quatre grosses forges (prévues en 1905 pour s'alimenter et expédier via les services de ce tram) fermèrent ; côté voyageurs, cette ligne de tram était d'un parcours trop limité (elle devait permettre à l'origine d'aller à Vimoutiers, à Pré-en-Pail et au-delà) ; les voyageurs le trouvaient trop lent (20 km/h), peu fiable (machines souvent en panne et en nombre limité) et peu confortable (par rapport aux autos de l'époque). La durée d'exploitation fut de 24 ans, l'équivalent d'une génération. Le , le petit train s'arrêtait définitivement, autour d'Argentan comme autour de Mortagne (pour le 2e essai de « tram rural » ornais des VFEO).

Époque contemporaine

modifier

Le canton de Rasnes sera créé sous la Révolution française entre 1790 et 1802 ; outre Rasnes, les communes formant le canton étaient : Saint Georges d'Annebecq Saint-Georges-d'Annebecq-Asnebec, Faverolles, Le Grais, La Lande-de-Lougé, Saint-Brice-la-Vallée, Vieux-Pont, Avoine et Boucé. Entre 1995 et 2012, Rânes s'imposa dans son secteur géographique, lors de la constitution de la communauté de communes de la Région de Rânes, au détriment du canton d'Écouché.

Le XIXe siècle

modifier

Le temps du cheval et des « grands chemins »

modifier

En réponse aux cahiers de doléances de 1789, les autorités nationales et départementales poursuivirent, au XIXe siècle, l'amélioration des routes (alors appelées grands chemins), commencées au XVIIIe siècle (avec reprises des tracés, reconstructions des ponts, plantation d'arbres protecteurs, etc.). Pour Rasnes, dans le sens est-ouest, les liaisons furent améliorées entre les sous-préfectures d'Argentan et de Mayenne (par Écouché, Rasnes, La Ferté-Macé et Couterne) ; les services administratifs du canton étaient à Écouché, ceux de la sous-préfecture à Argentan. Dans le sens sud-nord, l'ancien chemin de Carrouges du cadastre napoléonien de 1802[49]  qui empruntait le tracé du chemin du Vieux-Pavé, appelé aujourd'hui chemin du Bois Bellanger ou des Préaux selon les cartes  fut remplacé par la route actuelle N 909 (ex-N 809jusque dans les années 1950).

Le XXe siècle

modifier

En 1914-1918, les Allemands ne foulèrent pas le sol de Rânes, mais beaucoup de familles perdirent des proches. Le monument aux morts, situé au centre du bourg, est inauguré le [50]. Il affiche le nom de cinquante-quatre soldats rânais (surnommés "les Poilus"). Ce bilan mortuaire dépasse largement les pertes de huit soldats rânais péris dans la guerre de 1870.

La Seconde Guerre mondiale fit une cinquantaine de tués, de nombreux civils surtout. En août 1944, la 3e DB américaine  venant du sud et tentant d'atteindre rapidement Fromentel pour arrêter les Allemands en fuite  obligea ces derniers à abandonner le verrou constitué par le centre-bourg de Rânes. Les blindés et l'artillerie alliés pilonnèrent le centre de la commune ; trois vagues de bombardements alliés, ensuite, touchèrent la population civile[51].

Ces bombardements touchèrent l'Aunay-Sorel, le , hameau situé à km environ du centre-bourg, dans l'objectif de détruire un centre de communication radio allemand : onze civils furent tués ; le , à la Forêterie, sur la route d'Écouché, la secrétaire de mairie fut tuée, alors que le convoi allemand visé s'avéra être un convoi sanitaire, venait de traverser le bourg de Rânes) ; enfin, le , douze victimes civiles furent dénombrées au presbytère, à la Cour Chauvin et dans les écuries du château ; le bombardement visait un dépôt d'armes ennemi, situé près de l'école de garçons, ainsi que le carrefour central défendu par les Allemands.

L'après-guerre et la fin du XXe siècle

modifier

Le dimanche , lors d'un déplacement en Normandie, le général de Gaulle, président du Gouvernement provisoire de la République française, fait une pause à Rânes pour saluer la population éprouvée par l'Occupation et les combats de la Libération. Sa voiture s'arrête entre le château et l'église. Il est accueilli par une foule enthousiaste et son maire M. Hamon. Debout, en uniforme militaire, il prononce une brève allocution terminée par une vibrante Marseillaise. Puis il rend visite à son compagnon d'enfance de Lille : M. Claude Richard, propriétaire du château.

Dix ans après la Seconde Guerre mondiale, les plaies matérielles étaient refermées et le bourg de Rânes reconstruit ; le château, racheté à M. Richard par la commune, a été réparé et son parc devint pour les Rânais le centre de beaucoup d'activités : administratives, culturelles et sportives.

Par le jumelage et les échanges avec la ville allemande de Ihme-Roloven en 1973, la commune signifiait son attachement à la nouvelle Europe pacifique.

Cependant, les principales villes du département attiraient les jeunes ruraux en recherche d'emplois, de logements et de loisirs. Rânes a vu de nombreux services supprimés : pensionnat cours complémentaire, perception, juge de paix cantonal d'Écouché, et plus tard, l'étude notariale, la gendarmerie, le presbytère.

Les différentes municipalités rânaises, aidées par les responsables d'animations, ont entrepris de nombreuses actions : la création des communautés de communes, le maintien de l'artisanat, du commerce, des activités sportives et festives, la création d'activités nouvelles (usine chimique...), la relance du marché hebdomadaire du samedi et de la foire annuelle , la création de logements, l'aménagement et l'embellissement du centre bourg, etc.

Héraldique

modifier
Blason de Rânes Blason
Écartelé de gueules et d'argent, aux trois grenouilles contournées au naturel brochant sur l'écartelé, celle de la pointe plus grosse[52].
Détails

Politique et administration

modifier

Tendances politiques et résultats

modifier

Administration municipale

modifier
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
  1945 Pierre Guillais   Cultivateur
mai 1945   Ernest Hamon   Épicier
    Raymond Gautier   Agriculteur
    Albert Sassier   Retraité
1965 1995 Raymond Garreau   Médecin
1995[53] mars 2008 Claude Fromont   Agriculteur
mars 2008[54] en cours Pierre Couprit[55]   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[55].

Démographie

modifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[56]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[57].

En 2023, la commune comptait 1 036 habitants[Note 10], en évolution de −0,86 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
2 4112 8032 8282 4832 4052 5292 5532 5812 320
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 2942 1041 9191 9171 6981 7041 5681 5801 536
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 4921 3581 2341 2201 1971 1901 1711 1321 135
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
1 0391 0291 0151 0159641 0261 0441 0611 039
2023 - - - - - - - -
1 036--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[58] puis Insee à partir de 2006[59].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

modifier

Lieux et monuments

modifier

Le château

modifier
La façade nord du château.

Datant des XIVe, XVe, XVIIIe siècles, le château est inscrit au titre des monuments historiques[60]. Il abrite le musée de la préhistoire et est entouré d'un parc de 120 hectares arboré essentiellement en majestueux platanes .

Autres lieux

modifier
  • L’enceinte circulaire médiévale —arasée au 20 siècle— de la Couillardière (motte castrale[45]) ; fut inscrite au titre des monuments historiques[61].
  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption (Sancta Maria in Raana, dans un texte ancien) datant des XVe, XVIIe et XIXe siècles ; la « très sainte patronne » est honorée lors des traditionnelles festivités du 15 août. Un banc d'œuvre (destiné aux hommes honorés) et deux tableaux sont classés au titre d' objets des monuments historiques[62]; la statue de Sainte Barbe (vénérée particulièrement par la famille d'Argouges-de Montreuil, en reconnaissance de la protection reçue pendant la Révolution de 1789).
  • Le cimetière du XIXe siècle avec : l'ancienne porte d'entrée ornée d'une statue ou pietà en pierre (qui se trouvait près de l'église depuis le 15e siècle jusque dans les années 1860). S'y trouve également la chapelle Saint-Pierre des Berghes, élevée par l'architecte Ruprich-Robert (restaurateur de la cathédrale de Séez et du château de Falaise), après la guerre de 1870 (au cours de laquelle mourut le prince Pierre de Berghes Saint-Winoch) et dans laquelle reposent plusieurs membres de la famille noble de Rânes, morts après 1818, depuis que ces derniers ne sont plus inhumés dans le chœur même de l'église paroissiale. Le marquis Louis d'Argouges fut le dernier en 1748 à y être déposé. Ou  au XVIIIe siècle  ; dans la petite chapelle seigneuriale du château, proche des écuries, le dernier « marquis de Rannes » : Charles d'Argouges, décédé en 1787 y fut placé; sa pierre tombale est dressée dans l'ancienne chapelle du château.
  • L'hippodrome du Parc où sont organisées des courses de trot plusieurs fois par an (depuis le 21 mai 1934  date de la première réunion[63] , les courses étaient organisées sur le grand pré dit « des Douze Acres »  soit environ 6 hectares  appartenant primitivement au château).
  • Le lavoir situé route d'Argentan, au Gué-Hébert sur la rivière la Rânette(affluent de l'Udon à Vieux-Pont). Ce service de lavage partiel était offert gratuitement par les élus locaux entre 1900 et 1950, aux employées dites "laveuses", travaillant âprement à la journée chez les habitants du bourg. De belle facture, il fut restauré vers 1990).
  • L'oratoire, dédié à Notre-Dame-du-Chêne, situé dans le Bois-du-Parc (localement connu comme « Bois-du-Chêne-à-la-Vierge »). Construit en pierres, il comporte un ex-voto d'après 1945, déposé par la famille Lemière-Letissier, pour leur retour de déportation en Allemagne.
  • Les calvaires de pierre érigés près de nombreux carrefours dans la commune ainsi que le calvaire monumental du XIXe siècle implanté par l'atelier Louis Barillet à la sortie ouest du bourg, près de la Toutainerie, près du mur du parc du château. Quant au calvaire élevé près du saut-du-loup (au socle de pierre avec écussons nobles gravés), il provient d'un deuxième cimetière provisoirement situé au XIXe siècle au commencement du chemin de Lougey (visible sur le plan cadastral de l'Orne de 1815).
  • Les nombreux poteaux indicateurs (voir panneaux directionnels en fonte), appelés plaques de cochers, datant des années 1830) et récemment[C'est-à-dire ?] restaurés par la commune, certains portent toujours les traces des combats de 1944.

Activité et manifestations

modifier

L'Éducation physique de Rânes a fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[64].

Jumelages

modifier

La commune est jumelée avec :

Film tourné à Rânes

modifier

Personnalités liées à la commune

modifier
  • Les marquis de Rannes : Nicolas d'Argouges au XVIIe siècle, Louis d'Argouges puis Charles d'Argouges au XVIIIe siècle, officiers supérieurs dans la cavalerie (dragons)[65].
  • le prince Amédée de Broglie (Broglie 1772-1852 Rasnes), officier général , député de l'Orne.
  • Charles Alphonse de Berghes Saint Winoc, officier général de cavalerie, "duc-pair-héréditaire-de France"(en 1829) (ayant épousé Victorine de Broglie , fille du prince Amédée de Broglie, ci-dessus).
  • Jacques Foccart y résida pendant la Seconde Guerre mondiale, exploitant  à la Forêterie  un domaine forestier fournissant en bois l'organisation Todt. Résistant plan Tortue. Conseiller du président de Gaulle pour les questions africaines et malgaches[66].
  • François Van Aerden, vice-consul de Belgique et interprète franco-allemand. Son exécution le demeure une énigme criminelle liée à Jacques Foccart. Il avait été enlevé au hameau du Bois-Hamon à Rânes puis abattu à Lougé-sur-Maire[66].
  • Pierre Mauger : instituteur et homme politique. Né à Rânes le , fils et petit-fils d'instituteurs, enseignant lui-même à Gacé et au Sap, maire socialiste du Sap en 1965 puis d'Alençon en 1977 et en 1983. Également conseiller général de l'Orne et vice-président du conseil régional de Basse-Normandie. Mort en 2002 à Alençon.
  • Bruno Berliner (membre du « gang des postiches » spécialisé dans les attaques de banques) a longtemps vécu à Rânes alors que toutes les polices de France le recherchaient. Il meurt en 1986.

Voir aussi

modifier

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références

modifier
  1. Population municipale 2023.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés. La ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne est représentée par une ligne verte en tirets-points.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Ce grand pré  ayant appartenu pendant plusieurs siècles au châtelain jusqu'au début du XXe siècle  servit d'hippodrome provisoire de à 1950 et même de terrain d'aviation pour les pipers américains en  ; enfin il fut racheté par M. Henri Bouquerel, artisan-boucher à Rânes.
  6. Références : -Guy RICHARD, "La grande métallurgie en Basse Normandie à la fin du 18° siècle" dans Annales de Normandie 1963. -François DORNIC, "Le travail du fer dans le bocage normand au 19° siècle", Annales de Normandie , 1961. -François D0RNIC, "Le fer contre la forêt" éd Ouest-France, 1984 -Alain LEMENOREL, "Minerai de fer et sidérurgie en Basse Normandie, dans la Mayenne et la Sarthe",dans Annales de Normandie,1982.
  7. Voir le modèle conservé et restauré au Champ-de-la-Pierre.
  8. Quantité annuelle employée en moyenne par haut-fourneau (selon F. Dornic dans "Le bois et le fer, la forge de Cossé") : 25 000 sacs de charbon de bois furent utilisés provenant de 100 hectares de bois-taillis.
  9. ( NB : Outre le haut-fourneau restauré du Champ-de-la-Pierre, un autre modèle de cette époque a été conservé ; il est visible à St Denis sur Sarthon 61).
  10. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. 1 2 « Réseau hydrographique de Rânes » sur Géoportail (consulté le 17 avril 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

modifier
  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  4. Sandre, « la Ranette ».
  5. Sandre, « le ruisseau de Gosu ».
  6. Sandre, « la Heronnière ».
  7. Sandre, « le cours d'eau 01 de la Noève ».
  8. Sandre, « le cours d'eau 03 du Petit Moulin ».
  9. Sandre, « le fossé 01 d'Annebecq ».
  10. Sandre, « le fossé 01 de la Forêterie ».
  11. Sandre, « le fossé 01 de la Robillardière ».
  12. Sandre, « le fossé 01 de l'Asnerie ».
  13. Sandre, « le fossé 01 de l'Aunay Samson ».
  14. Sandre, « le fossé 01 des Pubois ».
  15. Sandre, « le fossé 01 des Vieux Parcs ».
  16. Sandre, « le fossé 01 du Perron ».
  17. Sandre, « le fossé 04 du Vivier ».
  18. Sandre, « le fossé 07 de la Métairie ».
  19. Sandre, « le ruisseau de la Noeve ».
  20. Sandre, « le ruisseau des Masses ».
  21. Sandre, « le ruisseau du Rouvray ».
  22. « Fiche communale de Rânes », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  23. Sandre, « La Maire ».
  24. Sandre, « Le Couillard ».
  25. « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
  26. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  27. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  28. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  29. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  30. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  31. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  32. « Orthodromie entre Rânes et Argentan », sur fr.distance.to (consulté le ).
  33. « Station Météo-France « Argentan », sur la commune d'Argentan - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  34. « Station Météo-France « Argentan », sur la commune d'Argentan - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  35. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  36. 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Rânes ».
  37. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Argentan », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  38. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  39. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  40. Rânes sur Vous voyez le topo : langue française, mots et toponymes (lire en ligne)
  41. « aposcripta-5194 » In Episcopatu Sagiensi :....Ecclesias de Radana et] de Fauerol. Bulle d'Innocent II (ad perpetuam rei memoriam) n° 143597 in Telma-Cnrs (lire en ligne)
  42. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Charles Corlet éditions, Presses universitaires de Caen, 1994. p. 206.
  43. L’Orne, son patrimoine et l’histoire - Inventaire des sites patrimoniaux de l’Orne par périodes chronologiques. Par Patrick Birée, chargé de mission Patrimoine / Histoire, Inspection académique de l’Orne. 2006. Fichier disponible en pdf.
  44. « Orne. Préhistoire : « Le site de Rânes est unique » », sur Ouest-France.fr, (consulté le ).
  45. 1 2 Guy Le Hallé (préf. Hervé Morin, photogr. Yves Buffetaut), Châteaux forts de Basse-Normandie, t. II, Louviers, Ysec Éditions, , 160 p. (ISBN 978-284673-215-4), p. 135.
  46. Journal de l'Orne du 5 décembre 1936.
  47. Les rapports annuels du conseil général de l'Orne, sur Gallica.
  48. Journal de l'Orne du 27 décembre 1913
  49. Le site des Archives départementales de l'Orne
  50. Journal de l'Orne du 9 septembre 1922.
  51. « Les bombardements aériens alliés », sur www.ranes1944.org (consulté le )
  52. « L'Armorial des Villes et des Villages de France - Rânes, Orne ».
  53. « Municipales dans le canton : onze maires continuent, sept arrêtent », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  54. « Pierre Couprit est élu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  55. 1 2 Réélection 2020 : « Municipales à Rânes. Le conseil a élu Pierre Couprit à sa tête », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  56. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  57. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  58. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  59. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  60. « Château », notice no PA00110896, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  61. « Enceinte circulaire de la Couillardière », notice no PA00132902, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  62. « Œuvres mobilières à Rânes », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  63. Journal de l'Orne du 2 juin 1934, Normannia-journal-de-l'Orne.
  64. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Éducation physique de Rânes » (consulté le ).
  65. Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français, t. 1 : A-Beauj, Paris, Arthus Bertrand, (lire en ligne), p. 138-140.
  66. 1 2 Jean-François Miniac (préf. Alain Lambert), Les Grandes Affaires criminelles de l'Orne, Paris, Éditions de Borée, coll. « Les Grandes Affaires criminelles », , 336 p. (ISBN 978-2-84494-814-4).

Sources

modifier
  • Pierre-Gilles Langevin, Recherches historiques sur Falaise, 1814, lire en ligne sur Gallica
  • Pierre Claude Maurey d'Orville, Recherches historiques sur la ville, les évêques et le diocèse de Séez sur Google Livres, 1829
  • André-Edgar Poessel, L'Orne et l'Histoire, éd. Essor Paris, 1963
  • Hector de la Ferrière-Percy, Histoire du canton d'Athis sur Google Livres, 1858
  • Alfred de Caix, Histoire du bourg d'Écouché, 1859, lire en ligne sur Gallica
  • Roger Jouet, Un Vicomte de Falaise attentif aux intérêts du Roi - autour de la baronnie d'Annebecq 1378-1380 dans Annales de Normandie, 1976
  • Octave Féré, Légendes et traditions de la Normandie, Challamel, Rouen, 1845, « Le Page et la Fée » (de Rasnes).
  • auteurs multiples, Bibliothèque historique tome 9, Paris, 1819, (« Refus de sépulture », p. 245)
  • Bernard Langellier, "Minerai de fer de RâneS - sciences er paysages."
  • François Dornic, "Le fer et la forêt.La forge de Cossé en 1774", Annales de Normandie, 1980
  • François Dornic, L'industrie du fer en Basse Normandie et au Perche, Annales de Normandie 1982A
  • Alain Leménorel,"Minerai de fer et sidérurgie en Basse-Normandie, dans la Mayenne et la Sarthe", Annales de Normandie 1982
  • G.Richard, "La grande métallurgie en Basse-Normandie à la fin du XVIIIe siècle", Annales de Normandie, 1963
  • La métallurgie dans les différentes communes de l'Orne (par Association le savoir… fer) http://savoir.fer.free.fr/
  • Yannick Lecherbonnier, La métallurgie dans le bocage ornais ou l'échec d'un monopole (au XIXe siècle), Annales de Normandie, 1988
  • Bertrand Gille, Les forges françaises en 1772 éd. EHESS, 1960.
  • Enquête industrielle sur Gallica : la situation des établissements métallurgiques à Rânes et à Boucé, Amédée Le Gris (maire de Rânes), conférence au 47e congrès de l'Association normande de 1879 à Argentan (annuaire des cinq départements de l'ancienne Normandie, année 1880, volume 48, pages 125-129)
  • Lucien Musset, Foires et marchés en Normandie à l'époque ducale, Annales de Normandie, 1976
  • Les chemins de fer de l'Orne, Bernard Morel, éditions Bertout 76810 Luneray, 2005
  • Auteur collectif, Historique du réseau de chemin de fer français,(dont la loi Frécinet de 1879) C.N.U.M. 2013
  • Michel Harouy, À travers Mayenne et Orne en petits trains éditions Cénomane et de La Vie du rail, octobre 2002.
  • J. Thévenin, Les voies ferrées économiques de l'Orne VFEO, in Chemins de fer régionaux et urbains, no 212, année 1989.
  • Comte Gérard de Contades, Rasnes-Histoire d'un château normand, Paris, H.Champion, , 69 p. (présentation en ligne)