Réveillon de Noël
Le réveillon de Noël est la soirée du , veille de Noël, qui fait souvent l’objet d’un repas, généralement familial, parfois accompagné d’autres célébrations telles que la messe de Minuit.

Présentation
modifierCette coutume d'origine païenne[1]correspond aux pays ou cultures, au départ chrétiens, pour qui la signification de Noël est religieuse (la Nativité de Jésus de Nazareth)[2]. Son développement accompagne le développement de la culture occidentale.
Au XXIe siècle, le temps de Noël est une partie des fêtes de fin d'année sécularisées en trêve des confiseurs et Jour de l'an, au moins pour les cultures qui fonctionnent avec ce type de calendrier.
Cette coutume est observée dans de nombreuses régions francophones ou d’héritage francophone, comme en Belgique, en France, au Liban, au Québec, à La Nouvelle-Orléans et également en de nombreuses villes d’Ontario, Alberta et Saskatchewan.
Traditions culinaires
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Le sens du mot « réveillon » évolue au fil du temps. À la Renaissance, il désigne un repas avec des convives, consommé tard dans la nuit, il désigne selon un dictionnaire des années 1690, un repas du milieu de la nuit, « après avoir veillé, dansé, joué ». Dans le courant du XVIIIe siècle, il est associé à la nuit de Noël, le entre 2 et 3 heures. Il s'agit alors d'un « repas gras », au sens religieux, composé de viande, contrairement à celui du considéré comme un « jour maigre » (un jour à poisson) dans la tradition catholique[3].
En Armagnac, le mets locale est la daube de bœuf, dans les régions méridionales c'est l’oie rôtie. Dans le Rouergue(Aveyron), on réveillonne avec un morceau de saucisse ou, à défaut, de lard salé, et en dessert d’une rissole aux prunes ou aux pommes. Le réveillon de Noël est en revanche d’une plus grande simplicité dans les campagnes, et chez nombre de familles, par exemple dans l’Orléanais, le porc, avec les traditionnelles saucisses, andouilles, boudins, pieds de cochon et des côtelettes sont largement consommés. En Alsace, ce sont les saucisses, les jambons et les boudins au vin blanc. Jusque dans les années 1910, de nombreux gâteaux locaux sont consommés, jusqu'à ce que la pâtisserie de la bûche de Noël, ne s'impose à la table. Cette évolution s’affirme « chez tous les pâtissiers de France, à l’occasion de la fête de Noël », comme le retrace le Larousse gastronomique de 1938[3].
Progressivement, le repas du réveillon se laïcise. En un peu plus d’un siècle, la tradition du reveillon de Noël passe par une uniformisation des mets qui composent la table. La volaille avec la dinde de Noël, d'oie et le chapon, remplace le porc et la bûche remplace les gâteaux locaux. La nourriture devient plus festive et gastronomique. Souvent composée de fruits de mer comme des huîtres, du saumon fumé, du foie gras, des escargots, voire du boudin blanc truffé, de bûche de Noël et de champagne. Les budgets plus modeste se tourne vers de la truite fumée, la mousse de foie de canard, la bûche glacée et le crémant[3].
Le repas du réveillon de Noël est considéré au travers d’un certain lustre gastronomique et un motif à réunions de famille[3].
Le dessert caractéristique est la bûche de Noël. En Provence, il existe aussi une tradition dite des Treize desserts, en souvenir de Jésus et de ses douze apôtres.
Traditions universelles[réf. nécessaire]
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Dans la Rome antique, les empereurs obligeaient leurs citoyens les plus méprisés, à apporter des offrandes et des cadeaux durant les fêtes saturnales de décembre et aux calendes de janvier[1],[4]. Ce rituel est plus tard étendu, incluant l'échange de cadeaux dans la population en général. L'église catholique incorpore ensuite cette coutume païenne dans la tradition chrétienne, en instituant un don de cadeaux distribué par saint Nicolas, le Père Noël[4].
Deux coutumes d’échange de cadeau existent[réf. nécessaire] de nos jours : la première, principalement suivie par les familles sans enfants en bas âge, consiste à se les échanger lors du réveillon de Noël, le plus souvent à minuit ; dans la seconde, c’est le Père Noël qui est censé apporter les cadeaux, qui seront déballés le jour de Noël.
À minuit, les participants se souhaitent un « joyeux Noël ».
Traditions catholiques et orthodoxes
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L'Église catholique organise un office spécial en ce jour, la messe de Minuit, qui peut être précédé d'une veillée de prières[2].
Les orthodoxes suivent également un office particulier la veille de Noël, mais celui-ci est le du calendrier julien, ce qui correspond au du calendrier grégorien. L’Église orthodoxe utilise en effet le calendrier julien pour calculer les dates liturgiques.
La tradition catholique de la crèche de Noël demande que le personnage de Jésus de Nazareth ne soit rajouté que passé minuit, pour célébrer sa naissance en ce jour. Cela se fait soit de façon informelle, soit au retour de la messe de minuit par un enfant.
Traditions politiques
modifierNotes et références
modifier- Notes
- Références
- 1 2 (en) Nathaniel Parry, How Christmas Became Christmas: The Pagan and Christian Origins of the Beloved Holiday, McFarland, (ISBN 978-1-4766-4708-1, lire en ligne), « Origins and Evolution (part I), Curious Customs (part II) »
- 1 2 « La veillée avant la messe de la nuit de Noël », sur liturgie.catholique.fr (consulté le ).
- 1 2 3 4 Patrick Rambourg, « Patrick Rambourg, historien : « Les coutumes culinaires de nos réveillons sont différentes de celles des Noël d’antan » »
, Le Monde, (consulté le ). - 1 2 Clement Miles, Christmas Customs and Traditions : Their History and Significance, New York : Dover Publications, 1976, p. 274-275.
- ↑ Eric Steffens, « Premier discours de Noël pour le roi Philippe », sur flandreinfo.be, (consulté le )
