Rêmkoui
Rêmkoui (ou Raemkai ou Raemka selon les prononciations), est un prince égyptien de la seconde moitié de la Ve dynastie. Il est enterré dans un mastaba usurpé et aménagé dans la nécropole de Saqqarah.
| Rêmkoui | |||||
Relief de fausse porte sur le mur Ouest de la chapelle de la tombe de Rêmkoui. | |||||
| Nom en hiéroglyphe | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Transcription | Rˁ-m-kȝ.j | ||||
| Période | Ancien Empire | ||||
| Dynastie | Ve dynastie | ||||
| Famille | |||||
| Père | Menkaouhor (?)Djedkarê Isési (?) | ||||
| Mère | Mérésânkh IV (?) | ||||
| Fratrie | ♂ Ounas (?)♂ Néserkaouhor♂ Isésiânkh (?)♂ Kaemtjenent (?)♀ Khekeretnebty♀ Hedjetnebou♀ Meret-Isési (?)♀ Nebtyemnéferes (?)♀ Kentkhaous (?) | ||||
| Sépulture | |||||
| Nom | Mastaba D3 | ||||
| Type | Mastaba | ||||
| Emplacement | Saqqarah | ||||
| Découvreur | Auguste Mariette | ||||
| Fouilles | XIXe siècle (Mariette) | ||||
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Attestation
modifierLe prince n'est attesté que par son mastaba, situé au nord du complexe funéraire de Djéser à Saqqarah[1]. Rêmkoui possédait plusieurs titres qui attestés dans la tombe[1] :
- « Iry-pat » (jry-pˁt),
- « Assistant de Douaou » (ˁȝ Dwȝw),
- « Grand en encensement » (wr jdt),
- « Serviteur du trône » (ḥm st),
- « Serviteur de Douaou » (ḥm Dwȝw),
- « Gouverneur d'Nekheb » (ḥrj-tp Nḫb),
- « Gouverneur de Nekheb pour son père » (ḥrj-tp Nḫb n jt=f),
- « Prêtre-lecteur en chef » (ẖrj-ḥb ḥrj-tp),
- « Scribe des rouleaux divins » (ss̆ mḏȝt nṯr),
- « Ami unique » (smr wȝtj),
- « Aîné du sanctuaire aux stèles » (smsw snwt),
- « Fils du roi » (sȝ nsw.t),
- « Fils du roi de sa chair » (sȝ nsw.t nj ẖt=f),
- « Fils du roi de sa chair son bien-aimé » (sȝ nsw.t nj ẖt=f mry.t=f).
Généalogie
modifierSes titres permettent de faire de lui le fils d'un roi. La datation de la tombe permet de supposer qu'il s'agit d'un roi de la seconde moitié de la Ve dynastie. Le roi Djedkarê Isési a été proposé, sur la base du fait que le nom Isési, sans cartouche était présent dans la tombe. Mais comme le souligne Michel Baud, ce nom ne peut renvoyer au roi Djedkarê Isési, car il n'est pas inscrit dans un cartouche, mais, surtout, ce nom Isési appartient à la décoration initiale de la tombe, celle du notable Néferiretnes, décorée au plus tard sous le règne de Niouserrê[1].
La proximité de la tombe de la reine Mérésânkh IV avec celle de Rêmkoui pourrait faire de cette dernière la mère de ce prince, même si cela reste conjecturale[2],[3],[4].
Ainsi, l'identité du père de ce fils royal reste débattue. Baud donne une fourchette de datation de Niouserrê à Menkaouhor[1]. Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton considèrent, sans certitude cependant, ce prince comme un fils de Menkaouhor et de la reine Mérésânkh IV sur la base de la datation de la tombe[2]. Miroslav Verner, sa basant sur la datation des tombes à cet endroit, considère que la reine Mérésânkh IV est l'épouse de Djedkarê Isési, et que Rêmkoui date également de cette période, ce qui ferait donc de ce prince le fils peut-être le fils de ce roi et de cette reine[4].
Sépulture
modifierLe mastaba[note 1] de Rêmkoui est situé au nord du complexe funéraire de Djéser à Saqqarah. Elle a été initialement fouillée par Auguste Mariette dans la deuxième moitié du XIXe siècle, qu'il numérota D3 et que Maspero publia de manière posthume en 1889[5]. La chapelle de la tombe avec la stèle fausse porte du prince a été démontée et acquise en 1906 par le Metropolitan Museum of Art de New York où elle est exposée[6].
Le mastaba appartenait autrefois à un certain Néferiretnes, dont le nom a été effacé de la décoration du tombeau, mais qui apparaît encore à divers endroits (fausse porte et décoration murale) ; les représentations ont été laissées intactes et certains blancs n'ont même pas été regravés[1]. Il fut donc attribué au fils royal par décret, sans doute à la suite d'une disgrâce du notable ou pour d'autres raisons. La chapelle est décorée de scènes de chasse, de scènes agricoles et de représentations d'une statue[7].
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Mastaba référencé no 80 ou D3 sur les cartes du site ; cette dernière référence est due à Auguste Mariette qui a fouillé le site à la fin du XIXe siècle[5].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 Baud 2005, p. 510.
- 1 2 Dodson et Hilton 2004, p. 64-65.
- ↑ Callender 2011, p. 193.
- 1 2 Verner 2014, p. 81 et Arbre généalogique en 3e de couverture.
- 1 2 Mariette et Maspero 1889, p. 178-181.
- ↑ (en) « Chapelle (08.201.1) », sur Metropolitan Museum of Art
- ↑ The bulletin of the Metropolitan Museum of Art, Volumes 3-4, New York, 1908
Bibliographie
modifier- Auguste Mariette et Gaston Maspero, Les mastabas de l'Ancien Empire - Fragment du dernier ouvrage de A. Mariette, publié d'après le manuscrit de l'auteur, Paris, F. Vieweg, librairie-éditeur, (lire en ligne) ;
- Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, , 2e éd. (1re éd. 1999), 678 p. (ISBN 2-7247-0250-6) ;
- (en) Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, [détail des éditions] ;
- (en) Vivienne Gae Callender, In Hathor's Image : The Wives and Mothers from Egyptian Kings from Dynasties I-VI, vol. I, Prague, Czech Institute of Egyptology Charles University, , 406 p. (ISBN 978-80-7308-381-6) ;
- (en) Miroslav Verner, Sons of the Sun : Rise and Decline of the Fifth Dynasty, Prague, Czech Institute of Egyptology Charles University, , 308 p. (ISBN 978-80-7308-541-4).