Sabine Khéris

juge d'instruction française

Sabine Khéris, née le , est une magistrate française.

Sabine Khéris
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Biographie
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Activité

Biographie

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Sabine Khéris démarre sa carrière de juge d'instruction à Béthune puis Bobigny et Nanterre[1].

En 2012, elle est affectée au tribunal de Paris[2] et travaille sur le bombardement de Bouaké et, en 2016, demande le renvoi, sans succès, devant la Cour de justice de la République des anciens ministres Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie et Michel Barnier pour ne pas poursuivre les responsable du bombardement pour raison diplomatique[1],[3],[4]. Le , la commission des requêtes de la Cour de justice de la République rend son avis indiquant l’abandon des poursuites, rien ne montrant, après enquête, l’implication des anciens ministres[5].

En 2015, Françoise Martres, présidente du Syndicat de la magistrature, est renvoyée en correctionnelle par Sabine Khéris dans l'affaire du « Mur des cons »[1],[6]. Cette même année, elle travaille aussi sur des assignations à résidence dans le cadre de l'état d'urgence après les attentats du 13 novembre 2015[6]. En tant que doyenne du tribunal de Paris, elle a la charge des dossiers liés aux gilets jaunes[2].

En 2019, elle fait le lien entre la disparition d'Estelle Mouzin et l'implication du tueur en série Michel Fourniret qui lui avoue le crime[4],[6],[7]. Ses méthodes utilisées dans cette affaire sont reprises par la profession[1],[8]. Elle instruit également le procès de sa compagne Monique Olivier[9] qui ne parle qu'à elle[8].

En , elle est nommée à la tête du pôle national dédié aux crimes en série et non élucidés rattaché au tribunal judiciaire de Nanterre[2]. C'est la première fois qu'un tel pôle est créé en France dont elle est à l'origine avec l'ancien magistrat Jacques Dallest et les avocats Corinne Herrmann et Didier Seban[8].

Références

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  1. 1 2 3 4 Thierry Lévêque, « Sabine Khéris » Accès libre, sur Les Jours (consulté le )
  2. 1 2 3 Vincent Vantighem, « Qui est Sabine Khéris, la juge qui a fait parler Michel Fourniret ? », sur 20 Minutes, (consulté le )
  3. ↑ Francesca Maria Benvenuto, « Soupçons sur la Cour pénale internationale », sur Le Monde diplomatique, (consulté le )
  4. 1 2 « Portrait de Sabine Kheris : la juge qui a fait parler Michel Fourniret », sur Franceinfo, (consulté le )
  5. ↑ Pierre de Cossette, édité par Thibaud Le Meneec, « Bombardement de Bouaké : Alliot-Marie, Villepin et Barnier échappent aux poursuites », sur europe1.fr, (consulté le ).
  6. 1 2 3 Justine Chevalier, « Qui est Sabine Khéris, la juge qui fait parler Michel Fourniret? » Accès libre, sur BFM TV, (consulté le )
  7. ↑ Céline Rastello, « Affaire Estelle Mouzin : le tour de force de la juge d’instruction, Sabine Khéris », sur Le Nouvel Obs, (consulté le )
  8. 1 2 3 Paule Gonzalès, « Confidente de Monique Olivier, reconstitutions spectaculaires… Sabine Khéris, la juge du pôle «cold case» qui prend la lumière », sur Le Figaro, (consulté le )
  9. ↑ Romain Gubert, « Sabine Khéris, la juge qui a fait craquer le couple Fourniret-Olivier », sur Le Point, (consulté le )