Corinne Herrmann

avocate et criminologue française

Corinne Herrmann, née en 1962 à Pointe-Noire, en République du Congo, est une avocate et criminologue française.

Corinne Herrmann
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Parentèle

Biographie

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Famille

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Corinne Herrmann est la nièce de l'avocat Pierre Gonzalez de Gaspard[1].

Formation

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Née en République du Congo, où son grand-père a travaillé 45 ans, Corinne Herrmann revient en Alsace dès son plus jeune âge, où elle entame des études parallèlement à la Faculté de droit de Strasbourg[2] et aux Arts décoratifs, passionnée de peinture[3]. Partie continuer sa formation à Paris, elle obtient en 1988 une maîtrise du droit des affaires, ce qui ne l'empêche pas de passer par la suite un DESS en réseaux de distribution. Chargée de développement d'un réseau de magasins de linge de maison en franchise, puis dans l'alimentaire, elle tombe malade en 1992 et cesse toute activité pendant deux ans[3].

Carrière juridique

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Corinne Herrmann devient avocate en 2010[4]en prêtant serment le [5]. Spécialisée dans le droit pénal, elle travaille notamment sur plusieurs affaires non résolues[6]. Elle exerce au sein du Cabinet Sia Avocats en tant qu'associée aux côtés de Me Sonia Kanoun.

Elle est à l'origine avec la magistrate Sabine Khéris, l'ancien magistrat Jacques Dallest et l'avocat Didier Seban[7]du premier pôle national dédié aux crimes en série et non élucidés qui est rattaché au tribunal judiciaire de Nanterre.

Elle défend Francis Heaulme, un tueur en série français, surnommé le « Routard du crime », et est intervenue comme avocate dans plusieurs affaires criminelles notoires[8], dont des affaires criminelles non résolues[4] :

Dans le cadre des affaires Patrick Poivre d'Arvor et Patrick Bruel, Corinne Herrmann entend faire lever la prescription en utilisant la jurisprudence du procès du Dino Scala, un violeur en série. Cette jurisprudence retient une « prescription en cascade », en effet quand un auteur viole de nouveau un mineur alors que le premier viol n'est pas encore prescrit, ce nouveau viol met fin à la prescription du premier[11].

Notes et références

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  1. « Corinne Herrmann », sur Grands Avocats (consulté le )
  2. « Herrmann, Corinne » [archive du ], sur www.idref.fr (consulté le )
  3. 1 2 Karen Lajon, « Les "cold cases" de Corinne Herrmann », Le Journal du dimanche, (consulté le ).
  4. 1 2 Thierry Lévêque, « Profession : avocats d'affaires classées », Le Parisien, (consulté le ).
  5. « Maître CORINNE HERRMANN - Barreau de PARIS - France-Avocat.net », sur France Avocat (consulté le )
  6. Joël Morio, « Les Disparues de l’A26 », Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  7. Paule Gonzalès, « Confidente de Monique Olivier, reconstitutions spectaculaires… Sabine Khéris, la juge du pôle «cold case» qui prend la lumière », sur Le Figaro, (consulté le )
  8. Claire Chartier, « La femme qui traquait les criminels qu'on ne cherche plus », L'Express, (consulté le ).
  9. « Corinne Herrmann, avocate : "Croyez-moi, on va entendre parler de l'affaire Karine Leroy ..." » Article de Gurvan Abjean publié le 13 mai 2015 dans La Marne
  10. « Une spécialiste des "cold cases" prend en main l'affaire Tiphaine Véron », sur La Nouvelle République (consulté le )
  11. « « Une exception d’ordre public » : l’arrêt révolutionnaire qui peut faire lever la prescription dans les affaires Bruel et Poivre d'Arvor », sur RTL, (consulté le ).

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • Un tueur peut en cacher un autre : Comment les serial killers passent à travers les mailles du filet, Éditions Stock, 2008, 416 pages. (ISBN 978-2234061415)
  • Les disparues de l'Yonne, Éditions Ramsay, 2002. (ISBN 978-2841146116)
  • Morts sous X, Volum éditions, 2012. (ISBN 978-2359600209)

Documentaire télévisé

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  • Martin Blanchard, Les Disparues de l'A26, France, 2014, 52 minutes. Première diffusion sur France 2 en .

Liens externes

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