Famille Le Moniès de Sagazan
La famille Le Moniès de Sagazan est une famille subsistante d'ancienne bourgeoisie française, originaire de Gascogne. Sa filiation est suivie depuis le XVIIe siècle.
| Famille Le Moniès de Sagazan | |
Armes. | |
| Blasonnement | De gueules à trois bandes d'or, au chef d'azur, chargé d'un soleil d'or. |
|---|---|
| Période | XVIIe – XXIe siècle |
| Origine | |
| Demeures | Château de Beauvais Château du Vignaud Domaine de La Cordinière Manoir de Tronjoly |
| Charges | Avocat au parlement de Toulouse Maire de Bazouges-sur-le-Loir et de Bazouges Cré sur Loir |
| Fonctions militaires | Général de brigade Officiers |
| Récompenses civiles | Ordre national du Mérite |
| Récompenses militaires | Ordre royal et militaire de Saint-Louis Ordre national de la Légion d'honneur |
| modifier |
|
On distingue parmi ses membres de nombreux officiers dont le général Henry Louis Le Moniès de Sagazan (1903-1994) et plus récemment ; Olivier de Sagazan (1959), artiste peintre, sculpteur et performeur ; Lorraine de Sagazan (1986), autrice et metteuse en scène ; Leïla de Sagazan (1992), danseuse et chorégraphe ; ou encore Zaho de Sagazan (1999), autrice-compositrice-interprète.
Historique
modifierOrigines
modifierHenri Jougla de Morenas dans le Grand Armorial de France (1939) indique que cette famille est originaire de Gascogne et de Bretagne et qu'elle avait anciennement pour patronyme Le Monniès[1]. Henry de Woelmont précise qu'elle portait des qualifications nobiliaires au XVIIIe siècle[2].
Dans la Revue Historique de l'Ouest, l'historien Gaston de Carné-Carnavalet (1856-1900) écrit quant à lui qu'elle est issue du diocèse de Lombez, en Gascogne. Il précise qu'elle compte plusieurs personnages tels que François Moniès, sieur de Sagazan (1725-1786), officier au régiment de Guyenne-Infanterie, blessé aux sièges de Fribourg, de Rocourt et de Rosbach, chevalier de Saint-Louis, puis capitaine commandant La Lieutenante-colonelle, établi en Bretagne en 1773[3].
À ce titre, dans son ouvrage d'histoire locale La Chapelle-Saint-Laurent, entre Gâtine et Bocage, Maurice Poignat indique que les Sagazan sont une « vieille famille bretonne »[4].
Depuis le XXe siècle
modifierLors de l'affaire des fiches, en 1904, tandis que la gauche cherche à accuser le corps des officiers, le commandant Le Moniès de Sagazan est référencé « Réactionnaire, clérical »[5]. En réponse, ce dernier fait placarder à la bibliothèque des officiers de son régiment, le 79e d'infanterie, une note dans laquelle il se dit prêt « à rompre toute relation avec les officiers franc-maçons »[6].
Au cours de la Première Guerre mondiale, le lieutenant René Le Moniès de Sagazan (1885-1914) est tué sur le front belge à Virton. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume[7].
Plus récemment, cette famille a donné de nombreux militaires dont un général de brigade[8],[9], des scientifiques[10] et des artistes.
Liens de filiation entre les personnalités
modifierLes sources de référence [11],[12] et la lecture des actes d'état civil, permettent d'établir les liens de filiation suivants entre les personnalités de la famille :
- Salomon Moniès, marié avec Géraude de Fontan.
- Jean Moniès (1638), marié avec Anne de Sagazan.
- Jean François Moniès (1661-1690), marié en 1684 avec Jeanne Courthies (1663-1731).
- Etienne Moniès (1686-1729), avocat au parlement de Toulouse, marié en 1712 avec Anne Marie de Gargas (1688-1726).
- Géraud Moniès de Sagazan (1714-1776), marié en 1746 avec Françoise de La Forgue de Bellegarde (1712-1789).
- Jean Jacques Gabriel Moniès de Sagazan (1750), seigneur d’Auribail, avocat au parlement, marié en 1776 avec Elizabeth Adélaïde de Capèle (1751-1803).
- François Moniès, sieur de Sagazan (1725-1786), officier au régiment de Guyenne-Infanterie, chevalier de Saint-Louis. En 1773, il épouse Louise Marie Flavie du Guiny.
- Ferdinand Le Moniès de Sagazan (1774-1837), sieur de Porcaro, capitaine adjudant major dans la compagnie des Chevaliers catholiques pendant la campagne de l'Armée catholique et royale du Morbihan, marié en 1798 avec Etiennette de Kerguézec de Kericuff (1770-1842).
- Aristide Le Moniès de Sagazan (1810-1886), marié en 1838 avec Cécile de La Nouë (1813-1858).
- Ferdinand Le Moniès de Sagazan (1842-1916), capitaine de frégate, marié en 1874 avec Marie Alphonsine de Lorgeril (1853-1925).
- René Le Moniès de Sagazan (1885-1914), lieutenant au 130e régiment d'infanterie, mort pour la France. En 1914, il épouse Marie de Léobardy (1891-1990).
- Gustave Le Moniès de Sagazan ( à Tréguier - à Paimpol). Le à Paimpol, il épouse Alexine Amélie Jan de La Saudrais.
- André Le Moniès de Sagazan ( à Paimpol - à Redon), docteur en médecine. Le à Plessé, il épouse Marie Le Gouvello de La Porte.
- Hubert Le Moniès de Sagazan ( à El Harrach Alger (Algérie) - à Morlaix), lieutenant-colonel d'artillerie, chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur. Le à Cléder, il épouse Élisabeth Hervé du Penhoat (1920-2001).
- Olivier de Sagazan (1959) épouse Gaëlle Le Rouge de Rusunan.
- Leïla Le Moniès de Sagazan, connue sous le nom de scène Leïla Ka, danseuse et chorégraphe.
- Zaho de Sagazan (1999), auteure-compositrice-interprète et musicienne.
- Patrick Le Moniès de Sagazan épouse Chantal de La Cropte de Chantérac.
- Lorraine de Sagazan (1986), autrice et metteuse en scène.
- Olivier de Sagazan (1959) épouse Gaëlle Le Rouge de Rusunan.
- Raymond Le Moniès de Sagazan ( à Pontrieux (Côtes-d'Armor) - à Landerneau (Finistère), auteur, châtelain de Penanru en Landerneau. Le à Bazouges-sur-le-Loir (Sarthe), il épouse Françoise Roullet de La Bouillerie (1925-2014).
- Gwenaël de Sagazan (1955), maire de Bazouges Cré sur Loir.
- Hubert Le Moniès de Sagazan ( à El Harrach Alger (Algérie) - à Morlaix), lieutenant-colonel d'artillerie, chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur. Le à Cléder, il épouse Élisabeth Hervé du Penhoat (1920-2001).
- André Le Moniès de Sagazan ( à Paimpol - à Redon), docteur en médecine. Le à Plessé, il épouse Marie Le Gouvello de La Porte.
- Henri Le Moniès de Sagazan ( à Tréguier - à Rennes), capitaine d'infanterie, chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur. Le à Quimper, il épouse Marie Caroline Anne Joséphine Muret de Pagnac.
- Henry Louis Le Moniès de Sagazan (1903-1994), général de brigade, commandeur de l'ordre national de la Légion d'honneur.
- Postérité subsistante.
- Henry Louis Le Moniès de Sagazan (1903-1994), général de brigade, commandeur de l'ordre national de la Légion d'honneur.
- Ferdinand Le Moniès de Sagazan (1842-1916), capitaine de frégate, marié en 1874 avec Marie Alphonsine de Lorgeril (1853-1925).
- Aristide Le Moniès de Sagazan (1810-1886), marié en 1838 avec Cécile de La Nouë (1813-1858).
- Ferdinand Le Moniès de Sagazan (1774-1837), sieur de Porcaro, capitaine adjudant major dans la compagnie des Chevaliers catholiques pendant la campagne de l'Armée catholique et royale du Morbihan, marié en 1798 avec Etiennette de Kerguézec de Kericuff (1770-1842).
- Géraud Moniès de Sagazan (1714-1776), marié en 1746 avec Françoise de La Forgue de Bellegarde (1712-1789).
- Etienne Moniès (1686-1729), avocat au parlement de Toulouse, marié en 1712 avec Anne Marie de Gargas (1688-1726).
- Jean François Moniès (1661-1690), marié en 1684 avec Jeanne Courthies (1663-1731).
- Jean Moniès (1638), marié avec Anne de Sagazan.
Portraits
modifier- Lorraine de Sagazan (2015).
- Olivier de Sagazan durant sa performance Transfiguration (2019).
- Zaho de Sagazan (2024).
Héraldique
modifierAlliances
modifierLes principales alliances de la famille Le Moniès de Sagazan sont[3] : de Capèle (1750), du Guiny (1773)[15], de Kerguézec de Kericuff (1798)[15], de Belloüan[15], de La Noüe (1838)[15], de Dieuleveult (1862), de La Saudrais (1880), de Lorgeril (1874)[15], Porquet de la Féronnière (1885), Muret de Pagnac (1895)[15], de Vieillechèze de La Mardière[16], Le Gouvello de La Porte[17], de Léobardy[17], de Mauduit (1920), de Charette de La Contrie (1935)[18], Hervé du Penhoat (1943)[19], Roullet de La Bouillerie (1949)[20], Lefebvre d'Argencé (1959)[16], Hersart de La Villemarqué (1961)[20], du Plessis d'Argentré (1974)[20], Fanneau de La Horie (1975)[20], Jarnoüen de Villartay (1976)[20], Le Rouge de Rusunan[21], de Perier (1982)[20], de La Cropte de Chantérac (1986)[20], de Boullenois de Senuc[20], de Laparre de Saint-Sernin[20], Ducellier[20].
Notes et références
modifier- 1 2 Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome V (lire en ligne), p. 77
- ↑ Henry de Woelmont, La noblesse française subsistante (recherches en vue d'un nobiliaire moderne), H. Champion, , 1150 p., p. 287
- 1 2
- ↑ Maurice Poignat, La Chapelle-Saint-Laurent, entre Gâtine et Bocage : Des origines à nos jours, Michel Fontaine éditeur, , 196 p. (ISBN 9782307350088, lire en ligne), p. 35
- ↑ Paul Fesch, Dossiers maçonniques, la Franc-Maçonnerie contre l'armée, Paris, Clavreuil, , 521 p. (lire en ligne), p. 266
- ↑ « L'affaire des fiches », L'Humanité, (lire en ligne)
- ↑ Colonel Bernard Sonneck, Les décorés de la Légion d'honneur de la Mayenne (1914-1920), t. IV, Mayenne, Editions régionales de l'Ouest, , 444 p., p. 86
- ↑ Journal officiel de la République française, (lire en ligne), p. 5268
- ↑ Stanislas de Larminat, Le maréchal Louis-Achille Baraguey d'Hilliers, 1795-1878 ; sa famille et ses alliances, , 610 p. (ISBN 9782904885006), p. 446
- ↑ Chimie & Industrie, vol.20, Société de chimie industrielle (France), , p. 898
- ↑ Joseph Valynseele, Philippe Devillard, Carnet des familles nobles ou d'apparence en 1956, vol.19, , p. 8
- ↑ Base Roglo
- ↑ Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, Tome 3, (lire en ligne), p. 12
- ↑ Henri Frotier de La Messelière, Au cœur du Penthièvre : Lamballe, Jugon, Moncontour, Turnegoët, Saint-Brieuc, (ISBN 9782402610209, lire en ligne), p. 297
- 1 2 3 4 5 6 Paul Aveneau de La Grancière, Notes historiques sur la paroisse de Pluguffan, Vannes, Lafolye, (lire en ligne), p. 114
- 1 2 La Revue du Bas-Poitou et des Provinces de l'Ouest, Vol.70, Société des amis du Bas-Poitou, (lire en ligne), p. 292
- 1 2 Armand de La Fare, Annuaire des châteaux et des départements : 40.000 noms & adresses de l'aristocratie, du high life, de la colonie étrangère, du monde politique, de la magistrature, de l'armée, du clergé, des sciences, lettres et beaux-arts, de tous les propriétaires des châteaux de France, etc. etc., avec notices descriptives, anecdotiques & illustrations, Paris, Publications La Fare, (lire en ligne), p. 567
- ↑ Henri Vrignault, Légitimés de France de la maison de Bourbon de 1594 à 1820, la Presqu'ile guérandaise, , 137 p., p. 73
- ↑ « Nécrologie. André Le Monies de Sagazan », Le Télégramme, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Bottin Mondain, Paris, , p. 1011
- ↑ Benjamin Locoge, « Zaho de Sagazan : « Je n’ai que 23 ans, si je ne parlais que de moi on s’ennuierait… » », Paris Match, (lire en ligne)
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, t.V (sept volumes), Société du Grand armorial de France, 1934-1952.
- Gaston Louis Michel Marie de Carné-Carnavalet, Revue Historique de l'Ouest, t.XI, Vannes, Imprimerie Lafolye, 1895.
- Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, t.III, Rennes, J. Plihon et L. Herve, 1890.
- Henri Frotier de La Messelière, Au cœur de Penthièvre : Lamballe, Jugon, Moncontour, Turnegoët, Saint-Brieuc, Les Presses Bretonnes, 1951.