Saint-Antoine-du-Queyret
Saint-Antoine-du-Queyret (Sent Antòni dau Cairet en gascon) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Nouvelle-Aquitaine).
| Saint-Antoine-du-Queyret | |||||
La mairie (août 2012) | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Gironde | ||||
| Arrondissement | Langon | ||||
| Intercommunalité | Communauté des communes rurales de l'Entre-Deux-Mers | ||||
| Maire Mandat |
Daniel Aubert 2026-2032 |
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| Code postal | 33790 | ||||
| Code commune | 33372 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Saint-Antoinais | ||||
| Population municipale |
62 hab. (2023 |
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| Densité | 9,1 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 45′ 50″ nord, 0° 00′ 38″ est | ||||
| Altitude | Min. 40 m Max. 122 m |
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| Superficie | 6,85 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Réolais et des Bastides | ||||
| Législatives | Douzième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Gironde
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| modifier |
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Ses habitants sont appelés les Saint-Antoinais[1].
Géographie
modifierLocalisation
modifierLa commune se trouve dans l'Entre-deux-Mers, à 53 km à l'est-sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 38 km au nord-est de Langon, chef-lieu d'arrondissement et à 7 km à l'est-nord-est de Pellegrue, chef-lieu de canton[2].
Communes limitrophes
modifierClimat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[6]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 831 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Talence à 11 km à vol d'oiseau[9], est de 14,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 884,0 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,6 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (83,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (76,5 %), forêts (14,8 %), terres arables (4,4 %), prairies (4,3 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Voies de communication et transports
modifierLes principales voies de communication routière sont la route départementale D21 qui mène vers le nord à Doulezon et vers le sud à Soussac et la route départementale D126 mène vers l'est vers Ruch et Bossugan ; ces deux routes se croisent dans le bourg ; la route départementale D128 permet de rejoindre vers l'ouest Blasimon.
L'accès le plus proche à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) est celui de
4 La Réole distant de 31 km par la route vers le sud.
L'accès
1 Bazas à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 52 km vers le sud-sud-ouest.
L'accès le plus proche à l'autoroute A89 (Bordeaux-Lyon) est celui de l'échangeur autoroutier
avec la route nationale 89 qui se situe à 32 km vers le nord-ouest.
La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 24 km par la route vers le sud-sud-ouest, de La Réole sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Nouvelle-Aquitaine.
La gare de Libourne permettant l'accès au TGV Atlantique Paris - Bordeaux et à la ligne de Lyon à Bordeaux est, quant à elle, distante de 31 km vers le nord-ouest.
Risques majeurs
modifierLe territoire de la commune de Saint-Antoine-du-Queyret est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité très faible)[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 48 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 48 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 84 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[19],[Carte 2].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2009, par la sécheresse en 2003 et par des mouvements de terrain en 1999[17].
Histoire
modifierÀ la Révolution, la paroisse Saint-Antoine-du-Queyret forme la commune de Saint-Antoine-du- Queyret[20].
Entre 1790 et 1794, la commune absorbe la commune voisine de Saint-Jean-de-Pouillac et un peu plus tard, avant 1806, celle de Bonfiague[21].
Sous l'impulsion de Claude Comin, maire de 2001 à 2011, d'importants travaux de rénovation furent réalisés. L'école communale, aujourd'hui désaffectée, fut entièrement refaite, ainsi que la majeure partie de l'église.
Politique et administration
modifierCommunauté de communes
modifierLe , la communauté de communes du Pays de Pellegrue ayant été supprimée, la commune de Saint-Antoine-du-Queyret s'est retrouvée intégrée à la communauté de communes du Sauveterrois siégeant à Sauveterre-de-Guyenne.
Elle intègre ensuite la communauté des communes rurales de l'Entre-Deux-Mers le .
Démographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].
En 2023, la commune comptait 62 habitants[Note 2], en évolution de +5,08 % par rapport à 2017 (Gironde : +6,76 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
modifier- L'église Saint-Antoine, fondée au début du XIe siècle, a été modifiée et augmentée au cours des siècles successifs et présente un mélange d'architectures romane et gothique ; son clocher-mur date de 1830[27].
- Vue sud-ouest de l'église Saint-Antoine (août 2012)
- Vue sud-est de l'église (août 2012)
- Le portail (août 2012)
- Le monument aux morts (août 2012)
Personnalités liées à la commune
modifier- Yvonne Cormeau (1909–1997), agent du service secret britannique SOE, parachutée dans le village en .
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la géographie :
- Saint-Antoine-du-Queyret sur le site de la communauté de communes du Pays de Pellegrue, consulté le .
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Saint-Antoine-du-Queyret », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales.
- Saint-Antoine-du-Queyret sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes et cartes
modifier- Notes
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
- ↑ « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ Nom des habitants de Saint-Antoine-du-Queyret sur le site habitants.fr, consulté le 30 août 2012.
- ↑ Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 46,8 km pour Bordeaux, 31,2 km pour Langon et 5,7 km pour Pellegrue. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 30 août 2012.
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Saint-Antoine-du-Queyret et Talence », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Talence », sur la commune de Talence - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Talence », sur la commune de Talence - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Saint-Antoine-du-Queyret ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 « Les risques près de chez moi - commune de Saint-Antoine-du-Queyret », sur Géorisques (consulté le ).
- ↑ BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le ).
- ↑ « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le ).
- ↑ Historique des communes, p. 46, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 27 mars 2013.
- 1 2 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Décès de Claude Comin, le 8 mars 2011, consulté le 8 juin 2014.
- ↑ Commune de Saint-Antoine-du-Queyret sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 30 août 2012.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ L'église de Saint-Antoine-du-Queyret sur le site du tourisme en Aquitaine, consulté le 27 mars 2013.

