Saint-Jean-du-Bruel

commune française du département de l'Aveyron

Saint-Jean-du-Bruel est une commune française, située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Saint-Jean-du-Bruel
Saint-Jean-du-Bruel
Pont roman sur la Dourbie.
Blason de Saint-Jean-du-Bruel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Intercommunalité Communauté de communes Larzac et Vallées
Maire
Mandat
Jean-Michel Daumas
2026-2032
Code postal 12230
Code commune 12231
Démographie
Gentilé Saint-Jeantais
Population
municipale
639 hab. (2023 en évolution de −8,97 % par rapport à 2017)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 23″ nord, 3° 21′ 41″ est
Altitude Min. 492 m
Max. 1 339 m
Superficie 37,23 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Millau-2
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Jean-du-Bruel
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Saint-Jean-du-Bruel
Liens
Site web www.saintjeandubruel.fr

Elle fait partie de l'ancienne province du Rouergue où l'on parle également le dialecte rouergat, variante du languedocien.

Géographie

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Localisation

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Vue générale de Saint-Jean du Bruel.

Le territoire de la commune matérialise une fraction sud du Massif central à cheval sur les Causses et Vallées et les Cévennes aveyronnaises. Il est traversé par la rivière Dourbie au bord de laquelle se trouve le bourg chef-lieu de commune. En limite du Gard et de l'Aveyron, le village de Saint-Jean-du-Bruel est traversé par la Dourbie, dans une vallée paisible et fertile qui lui a valu de porter le nom de jardin de l'Aveyron. Sa situation géographique le place au centre d'une région riche en contrastes, entre Causses et Cévennes, au pied du Saint-Guiral qui culmine à 1 337 m. Saint-Jean-du-Bruel constitue une petite enclave cévenole en terre aveyronnaise. Les châtaigneraies en témoignent ainsi que les plus anciennes bâtisses où se retrouvent les schistes, le basalte et le granit.

Communes limitrophes

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Saint-Jean-du-Bruel est limitrophe de cinq autres communes dont trois dans le département du Gard. À l'est, son territoire est distant d'une centaine de mètres de celui d'Alzon. Les communes limitrophes sont Causse-Bégon, Dourbies, Nant, Sauclières et Trèves.

Communes limitrophes de Saint-Jean-du-Bruel
Causse-Bégon
(Gard)
Trèves
(Gard)
Nant Saint-Jean-du-Bruel Dourbies
(Gard)
Sauclières

Géologie et relief

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L'altitude minimum est de 492 mètres et maximum de 1 339 mètres pour une superficie de 3 723 hectares.

Hydrographie

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La Dourbie sous le Pont-Neuf.

La Dourbie traverse la commune d'est en ouest.

Plusieurs affluents et sous-affluents prennent leur source sur la commune. Les principaux sont, de l'amont vers l'aval :

  • le ruisseau des Crozes (rive gauche) et ses deux affluents, le Valat Grand et le ruisseau des Cabrières ;
  • le ruisseau du Viala (rive gauche) ;
  • le ruisseau du Bruel (rive gauche) ;
  • le ruisseau de Lavaur (rive gauche) ;
  • le ruisseau de Saint-Gleys (rive droite) et son affluent le ruisseau des Valettes.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[4]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 180 mm, avec 9,6 jours de précipitations en janvier et 4,4 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Alzon à km à vol d'oiseau[7], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 372,8 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,4 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité

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Espaces protégés

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La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[11]. Dans ce cadre, la commune fait partie d'un espace protégé, le Parc naturel régional des Grands Causses, créé en 1995 et d'une superficie de 327 937 ha, qui s'étend sur 97 communes. Ce territoire rural habité, reconnu au niveau national pour sa forte valeur patrimoniale et paysagère, s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, fondé sur la protection et la valorisation de son patrimoine[12],[13],[14].

Sites Natura 2000

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Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[15].

Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats »[16] :

  • les « Gorges de la Dourbie », d'une superficie de 7 087 ha sur 6 communes dont 5 dans l'Aveyron et 1 dans le Gard, sont un magnifique ensemble de gorges avec parois et corniches calcaires dont la végétation est formée de pelouses xérothermiques, de landes (parcours à ovins), de taillis de chênes pubescents, de hêtres et de pins sylvestres[17] ;

et un au titre de la « directive Oiseaux »[16] :

  • les « Gorges de la Dourbie et causses avoisinants », d'une superficie de 28 057 ha sur 13 communes dont 8 dans l'Aveyron et 5 dans le Gard, qui comprennent une grande partie du causse Noir, du causse du Larzac et du causse Bégon, ainsi que les gorges qui les séparent. Dix-sept espèces de l'annexe 1 se reproduisent sur le site, parmi lesquelles huit espèces de rapaces[18].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

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L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Saint-Jean-du-Bruel comprend deux ZNIEFF de type 1[Note 2],[19] :

  • les « Gorges de la Dourbie et ses affluents » (14 060 ha), couvrant 11 communes dont 6 dans l'Aveyron et 5 dans le Gard[20] ;
  • les « Gorges de la Virenque et pic de Saint-Guiral » (1 003 ha), couvrant 5 communes dont 2 dans l'Aveyron et 3 dans le Gard[21] ;

et une ZNIEFF de type 2[Note 3],[19] :

  • le « Causse Bégon et Pas de l'Âne Canayère » (2 277 ha), qui s'étend sur 6 communes dont 2 dans l'Aveyron et 4 dans le Gard[22].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Saint-Jean-du-Bruel est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[23]. Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[24],[25].

Voies de communication et transports

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Toponymie

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Attestée sous les formes ecclesiam sancti Johanis de Brolio en ll35, a S Jhoan sotz Alga en l258, Sanctus Johannes delBrolh en l326[26], Saint-Jean-de-Roquefeuil.

Durant la Révolution, la commune porte les noms de Pont-Libre et Sentinelle[27].

Histoire

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Deux époques essentielles ont marqué Saint-Jean-du-Bruel : elle a été le berceau de la famille de Roquefeuil, qui tint un rôle important dans l'histoire de la province ; la seconde tient au rôle, pris par Saint-Jean-du-Bruel au cœur des guerres de Religion : autrefois protestant, le bourg chef-lieu de cette commune a subi durement ces guerres de Religion. Le temple protestant a perduré durant ces conflits et la population fut convertie au catholicisme à la suite de la révocation de l'édit de Nantes en 1685.

Politique et administration

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Administration municipale

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Le , le conseil des ministres a prononcé, sur proposition du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, la dissolution du conseil municipal de la commune[28].

Élections de 2026

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Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Saint-Jean-du-Bruel, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[29]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 4] étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15[30].

Trois listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Jean-Michel Daumas (42,02 %), Damien Quatrefages (31,51 %) et Virginie Valiere (26,47 %). Les trois listes se maintiennent au second tour, à l'issue duquel 12 sièges de conseillers municipaux sont attribués à la liste de Jean-Michel Daumas, deux à celle de Damien Quatrefages et un à celle de Virginie Valiere[31]. Jean-Michel Daumas est élu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal[32],[Note 5].

Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1983 2005 René Quatrefages RPR puis DVD Conseiller général du canton de Nant (1990-2011)
2005 mars 2008 Christian Thiers    
mars 2008 mai 2020 Henri Regord DVD Retraité Fonction publique
mai 2020 octobre 2022[28] Lysiane Tendil REC  
octobre 2022 janvier 2023 Délégation spéciale[33]    
janvier 2023 mars 2026 Claude Vidal[34]   Ancien cadre
mars 2026 en cours Jean-Michel Daumas[32]   Chef d'entreprise de 10 salariés ou plus

Population et société

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Démographie

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Les habitants de Saint-Jean-du-Bruel sont appelés les Saint-Jeantais[35].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[37].

En 2023, la commune comptait 639 habitants[Note 6], en évolution de −8,97 % par rapport à 2017 (Aveyron : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0172 5242 4842 4342 9093 1753 2183 1273 002
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0293 0413 0722 5192 4652 5832 5402 5542 229
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9221 8331 6911 4191 3801 2481 2191 0111 011
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
916833827843820642684690655
2017 2022 2023 - - - - - -
702665639------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

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Saint-Jean-du-Bruel est le point de départ du Trail du Roc de la Lune[39] et de l'ultra-trail du Pas du diable[40], deux courses d'endurance qui se déroulent à la fin du mois d'avril.

Manifestations culturelles et festivités

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Au mois d'août, la ville accueille certains événements du Festival folklorique international du Rouergue, une manifestation qui met à l'honneur les danses traditionnelles[41].

Le , la Saint-Jean est par ailleurs l'occasion d'une fête votive[42].

Économie

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Revenus

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En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 330 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 630 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 220 [I 2] (20 640  dans le département[I 3]).

Taux de chômage
Division200820132018
Commune[I 4]7,4 %8,4 %10,4 %
Département[I 5]5,4 %7,1 %7,1 %
France entière[I 6]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 350 personnes, parmi lesquelles on compte 69,8 % d'actifs (59,4 % ayant un emploi et 10,4 % de chômeurs) et 30,2 % d'inactifs[Note 8],[I 4]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département, alors qu'il était inférieur à celui de la France en 2008.

La commune est hors attraction des villes[Carte 1],[I 7]. Elle compte 151 emplois en 2018, contre 165 en 2013 et 184 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 215, soit un indicateur de concentration d'emploi de 70,4 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 41 %[I 8].

Sur ces 215 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 112 travaillent dans la commune, soit 52 % des habitants[I 9]. Pour se rendre au travail, 78,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 11,3 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 9,9 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 10].

Activités hors agriculture

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Secteurs d'activités

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73 établissements[Note 9] sont implantés à Saint-Jean-du-Bruel au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 10],[I 11].

Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble73
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
45,5 %(17,7 %)
Construction1723,3 %(13 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
3142,5 %(27,5 %)
Activités financières et d'assurance34,1 %(3,4 %)
Activités immobilières45,5 %(4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
22,7 %(12,4 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
79,6 %(12,7 %)
Autres activités de services56,8 %(7,8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 42,5 % du nombre total d'établissements de la commune (31 sur les 73 entreprises implantées à Saint-Jean-du-Bruel), contre 27,5 % au niveau départemental[I 12].

Entreprises

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L' entreprise ayant son siège social sur le territoire communal qui génère le plus de chiffre d'affaires en 2020 est[43] :

  • Camping La Dourbie, terrains de camping et parcs pour caravanes ou véhicules de loisirs (175 k€)
 Faisselles anciennes de terre cuite fabriquées à Saint-Jean-du-Bruel pour fromages brebis : pérail de ferme et roquefort.
Anciens moules de terre cuite fabriqués à Saint-Jean-du-Bruel, pour les fromages de lait cru de brebis : pérail fermier et roquefort.

L'économie de la commune est caractérisée par une agriculture traditionnelle extensive basée sur l'élevage pour la production laitière de brebis destinée à l'élaboration des fromages de roquefort, pérail, tome et pour la production de veaux et agneaux destinés à l'engraissement.

Une diversification existe tournée vers le maraîchage, l'apiculture, la production de bois de chauffe et le tourisme rural. Des agriculteurs de la commune et des communes voisines vendent leurs productions agricoles, transformées ou pas, au marché du bourg les jeudis et dimanches matin, en saison estivale.

Des artisans et prestataires de services (métiers du bâtiment, boulanger, conserverie…) existent, ainsi que des commerces présents dans le bourg. Les loisirs influent également sur l'économie communale : locations saisonnières de meublés, camping, randonnée pédestre, vélo tout terrain, découverte nature, pêche de parcours 1re catégorie, chasse à partir du quinze août.

Agriculture

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La commune est dans les Grands Causses, une petite région agricole occupant le sud-est du département de l'Aveyron[44]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 2].

1988200020102020
Exploitations29181710
SAU[Note 12] (ha)638704714502

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 29 lors du recensement agricole de 1988[Note 13] à 18 en 2000 puis à 17 en 2010[46] et enfin à 10 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 66 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations[47],[Carte 4]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 638 ha en 1988 à 502 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 22 à 50 ha[46].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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  • Les monuments les plus anciens de Saint-Jean-du-Bruel sont préhistoriques :

Le dolmen de Balmarelesse ou Tombeau du Géant ; le dolmen de Barjac ; et le dolmen numéro 3 ; Les menhirs de Barjac A et B ; et les deux autres menhirs (sans nom).

  • L'église Saint-Jean-Baptiste reconstruite en 1710.
  • Le Pont Vieux du XIIIe siècle.
  • Château de Roquefeuil, berceau de la famille de ce nom, dont il reste des ruines sur les hauteurs.
  • Le pont neuf du XVIIIe siècle.
  • Les halles.
  • Musée Noria, écomusée de l'eau, installé dans le Moulin du pont (XIIIe siècle).
  • Les chemins creux et drailles agricoles se prêtent à la randonnée pédestre.
  • L'étang du Viala et les eaux fraîches de la rivière Dourbie invitent à la baignade avec l'accord des riverains.

Patrimoine environnemental

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Le territoire de la commune constitue une partie du parc naturel régional des Grands Causses.

Personnalités liées à la commune

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  • La famille de Roquefeuil.
  • Jean Mouret (1705-1766) Il part pour les Antilles et devient "premier secrétaire au gouvernement général des Isles Françaises du Vent de l’Amérique" et habite l’île de la Dominique jusqu’en 1752. Il revient vivre à Saint-Jean-du-Bruel en 1754,
  • François Vivarès (1709-1780), graveur établi à Londres, né à Saint-Jean-du-Bruel. Il est l’un des créateurs de l’école de gravure anglaise.
  • André Liquier (1737-1789), négociant et homme politique né à Saint-Jean-du-Bruel, député du tiers état aux États généraux de 1789.
  • Guillaume Floris (1792-1838) Pasteur protestant et professeur de philosophie à la Faculté de Montauban, il est ministre du Second Empire. Né à Saint-Jean-du-Bruel le , il meurt à Montauban le .
  • Charles Julien de Lasalle (1820-1899) Savant, Géologue et botaniste, il récolte et étudie avec passion les plantes, les fossiles et les minéraux du pays. Il constitue une collection de minéraux aujourd’hui au musée de Millau.

Héraldique

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Blason de Saint-Jean-du-Bruel Blason
De gueules à saint Jean de carnation assis sur un rocher d'or, couvert et chevelu d'argent, tenant en sa main senestre une longue croix du même, de laquelle pend une bannière voltigeant aussi d'argent chargée des mots ECCE AGNUS DEI[Note 14] en lettres capitales de sable[48].
Détails

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. René Quatrefages), Nant : La Cavalariá, La Cobertoirada, L'Espitalet, Sauclièiras, Sent-Joan-del-Bruèlh / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Nant, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 239 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-20-3, ISSN 1151-8375, BNF 36685848)
  • Jean André, Saint-Guiral : résumé historique sur les traditions et coutumes attachées au rocher de St-Guiral, Saint-Jean-du-Bruel, Association d'histoire et de généalogie de Saint-Jean-du-Bruel, , 32 p., ill., couv. ill. ; 21 cm + erratum (BNF 35521670)

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  4. Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
  5. La liste officielle des maires du département de l'Aveyron en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
  6. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  7. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  8. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  9. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  10. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  11. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  12. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  13. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[45].
  14. « ECCE AGNUS DEI » signifie en latin « Voici l'Agneau de Dieu ».
  • Cartes
  1. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  2. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références

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Site de l'Insee

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Autres sources

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