Saint-Martin-de-la-Place
Saint-Martin-de-la-Place est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire, devenue le une commune déléguée de la commune nouvelle de Gennes-Val-de-Loire[1].
| Saint-Martin-de-la-Place | |||||
La gare. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Département | Maine-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Saumur | ||||
| Commune | Gennes-Val-de-Loire | ||||
| Statut | Commune déléguée | ||||
| Maire délégué Mandat |
Bérangère Royer 2026-2032 |
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| Code postal | 49160 | ||||
| Code commune | 49304 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Saint-Martinien | ||||
| Population | 1 149 hab. (2015 |
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| Densité | 77 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 18′ 58″ nord, 0° 08′ 53″ ouest | ||||
| Altitude | 25 m Min. 20 m Max. 29 m |
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| Superficie | 14,84 km2 | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Longué-Jumelles | ||||
| Historique | |||||
| Fusion | 1er janvier 2018 | ||||
| Intégrée à | Gennes-Val-de-Loire | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire
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Géographie
modifierCommune ligérienne de la vallée de l'Authion, Saint-Martin-de-la-Place se situe au sud de Saint-Clément-des-Levées, sur les routes D 952, Villebernier / Saint-Clément-des-Levées, et D 214, Longué-Jumelles[2].
Toponymie
modifierPresbiter de Platea en 986-1011[3].
Durant la Révolution, la commune porte le nom d'Unité-sur-Loire[4].
Histoire
modifierLe village primitif de Saint-Martin-de-la-Place, nommé Platea ou Sancti Martini de Platea, était probablement situé en partie dans l'actuel lit de la Loire, près de l'endroit où se trouvait la première église paroissiale Saint-Martin.
Entre le XIIIe et le XVe siècle, un bras de Loire s'étant créé au nord de celle-ci, un pont en bois, dont les vestiges ont été repérés en 1989, dut être construit pour relier cette île à la rive droite du fleuve. Dès la construction de la levée, au XIIe siècle, l'habitat tend à s'y regrouper ainsi que sur le chemin perpendiculaire à celle-ci, reliant Saint-Martin à Blou et Longué. Après l'abandon de l'église primitive ruinée par la Loire, la chapelle Saint-Étienne bâtie au XVIe siècle, au centre du village sur la levée, la remplace et, au XVIIe siècle, prent rang d'église paroissiale, sous le vocable de Saint-Martin. Le village conserve des maisons des XVe, XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.
La première mairie, construite en 1833, devenue trop petite, est remplacée par une nouvelle, en 1858, élevée selon les plans de l'architecte Charles Joly-Leterme. Le presbytère est reconstruit en 1865. Le cimetière, autrefois au pied de l'église, est transféré sur la route de Longué en 1834 et agrandi en 1841 et 1979 : un monument aux morts de la guerre 1914-1918 est construit en 1929, par l'entreprise Delphin de Saumur. Le port fluvial, qui avait été refait en 1846, est enseveli sous la levée de contournement du village construite en 1972.
Le , le train de Langeais, un convoi de prisonniers politiques, se dirige vers Belfort. Ce jour-là, 18 prisonniers d'un wagon où se trouvent des officiers américains et 3 correspondants de guerre français sautent du train en marche à Saint-Martin-de-la-Place. Parmi eux, Pierre Bourdan, journaliste, membre de l'équipe française de la BBC, qui avait été fait prisonnier dans la banlieue de Rennes[5].
Le , la commune forme avec Les Rosiers-sur-Loire et Gennes-Val de Loire la commune nouvelle de Gennes-Val-de-Loire[1].
Politique et administration
modifierAdministration municipale
modifierAdministration actuelle
modifierDepuis le , Saint-Martin-de-la-Place constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Gennes-Val-de-Loire et dispose d'un maire délégué[1].
Administration ancienne
modifierAncienne situation administrative
modifierJusqu'en 2016 la commune est membre de la communauté de communes Loire Longué[14], elle-même membre du syndicat mixte Pays des Vallées d'Anjou, puis le de la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire.
Population et société
modifierÉvolution démographique
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].
En 2015, la commune comptait 1 149 habitants[Note 1], en évolution de −1,12 % par rapport à 2009 (Maine-et-Loire : +2,49 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
modifierLa population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,7 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :
- 50,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,8 %, 15 à 29 ans = 12,4 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 21,1 %) ;
- 49,3 % de femmes (0 à 14 ans = 21,1 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 22,5 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 23,9 %).
Vie locale
modifierEn , un club de rugby voit le jour, le Rugby club de Saint-Martin.
Économie
modifierSur 90 établissements présents sur la commune à fin 2010, 27 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 4 % du secteur de l'industrie, 14 % du secteur de la construction, 46 % de celui du commerce et des services et 9 % du secteur de l'administration et de la santé[20].
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier- Le château de Boumois, des XVe et XVIe siècles, classé aux Monuments historiques[21] ;
- Le château de La Poupardière, des XVe au XXe siècle, sur l'Authion[22] ;
- L'église Saint-Martin, du XVIIe siècle, inscrite aux Monuments historiques[23] ;
- Le manoir de Villeneuve, des XVIe, XVIIIe et XIXe siècles[24] ;
- Le prieuré de la Madeleine de Boumois, du XIIe siècle, inscrit aux Monuments historiques[25] ;
- La statue d'Aristide Aubert du Petit-Thouars, monument illustrant la tragédie du Tonnant, dû au sculpteur Alfred Benon qui est inhumé dans le cimetière de la commune.
Personnalités liées à la commune
modifier- Louis-Marie Aubert du Petit-Thouars (1758-1831), botaniste français, né sur la commune au château de Boumais.
- Aristide Aubert du Petit-Thouars (1763-1798), officier de marine français, né sur la commune au château de Boumais.
Voir aussi
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
Références
modifier- 1 2 3 « Arrêté portant la création de la commune nouvelle de Gennes-Val-de-Loire », sur maine-et-loire.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ IGN et BRGM, Géoportail Saint-Martin-de-la-Place (49), consulté le 24 octobre 2012.
- ↑ Célestin Port 1996, p. 172.
- 1 2 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Maxime Le Poulichet et Jean Paul Louvet, « Le dernier convoi de Rennes dit train de Langeais », sur Mémoire de guerre, .
- ↑ « Jean-Yves Fulneau, ancien maire de Gennes-Val de Loire, devient maire de Gennes-Val-de-Loire », sur saumur-kiosque.com (consulté le ).
- ↑ « Extrait du registre des délibérations du Conseil municipal - Séance du 28 mai 2020 », sur Gennes-Val-de-Loire (gennesvaldeloire.fr) (version du sur archive.org).
- ↑ « Extrait du registre des délibérations du Conseil municipal - Séance du 25 septembre 2021 », sur Gennes-Val-de-Loire (gennesvaldeloire.fr) (version du sur archive.org).
- ↑ « Gennes-Val-de-Loire. Le nouveau conseil municipal élit Nicole Moisy maire », sur Le Courrier de l'Ouest, .
- ↑ « Municipales 2026. Pascal Vincent désormais officiellement aux manettes de Gennes-Val-de-Loire », sur Courrier de l'Ouest, (consulté le ).
- ↑ Célestin Port 1996, p. 173, liste des maires jusqu'en 1995.
- ↑ C. C. Loire Longué, St-Martin-de-la-Place, consulté le 24 octobre 2012.
- ↑ Réélection 2014 : « Liste des maires élus en 2014 », sur le site de la préfecture du département de Maine-et-Loire (version du sur archive.org), consulté le 19 avril 2014.
- ↑ Insee, Composition de l'EPCI de Loire-Longué (244900791), consulté le 15 août 2013.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
- ↑ « Évolution et structure de la population à Saint-Martin-de-la-Place en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le )
- ↑ Insee, Statistiques locales du territoire de Saint-Martin-de-la-Place (49), consultées le 20 mai 2013.
- ↑ « Château de Boumois », notice no IA49000558, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Château de la Poupardière (XV-XVIe) », sur Saint-Martin-de-la-Place (consulté le ).
- ↑ « Église », notice no PA00109277, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Manoir (Villeneuve) », notice no IA49000556, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Prieure de la Madeleine de Boumois », notice no PA00109278, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
