Saint-Vincent-de-Xaintes

ancienne commune française du département des Landes

Saint-Vincent-de-Xaintes est une ancienne commune française du département des Landes, qui a fusionné avec Dax au xixe siècle pour en devenir le quartier Saint-Vincent.

Saint-Vincent-de-Xaintes
Saint-Vincent-de-Xaintes
L'Église de Saint-Vincent-de-Xaintes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Dax
Canton Dax-Sud
Code commune 40088
Démographie
Population 2 109 hab. (1856)
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 22″ nord, 1° 03′ 34″ ouest
Historique
Fusion 1861
Intégrée à Dax
Localisation
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Le village porte le nom de Vincent de Xaintes, premier évêque de Dax, et est fondée au tour de l'église du même nom. Il devient une commune à la Révolution puis disparaît en 1861.

Géographie

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Située au sud-ouest du département des Landes, dans la région Nouvelle-Aquitaine, au sud-ouest de la France. Elle est située dans le canton et l'arrondissement de Dax[1].

Communes limitrophes de Saint-Vincent-de-Xaintes
Saint-Paul-lès-Dax (Adour)
Mées (Adour) Saint-Vincent-de-Xaintes Dax
Dax

Toponymie

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La commune tient son nom de Vincent de Xaintes, premier évêque de Dax, tué et inhumé sous l'église éponyme[2]. Elle porte le nom révolutionnaire de Lepeletier (en hommage à Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau), puis s'appelle de nouveau Saint Vincent en 1793 et Saint-Vincent-de-Closse dans le bulletin des lois en 1801, avant de reprendre son nom originel[1].

Histoire

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Vitrail de l'église représentant Vincent de Xaintes.

Le premier évêque de Dax, Vincent de Xaintes, y aurait fondé un sanctuaire chrétien à l'emplacement d'un temple païen, créant une paroisse. Il y serait martyrisé vers le début du Ve siècle, comme attesté par un manuscrit du VIIIe siècle retrouvé à Wolfenbüttel. Une basilique y est fondée vers 506 par l'évêque Gratien, dont des colonnes, mosaïques et chapiteaux en marbre sont conservés au musée de Borda. Elle est le siège du diocèse de Dax jusqu'en 1056-1057, quand il est déplacé intra-muros à la cathédrale Notre-Dame de Dax. Vers 1120, l'église et ses dépendances sont données par l'évêque Guillaume de Heugas à l'abbaye de La Sauve-Majeure. Cette donation est confirmée par le légat Gérard d'Angoulême et le pape Calixte II. L'église est entièrement reconstruite au XIe siècle dans un style roman. Elle est détruite en 1558 puis reconstruite[3].

À une date inconnue entre 1512 et 1785, Étienne de Capdeville lègue le fief de Saint-Vincent-de-Xaintes aux prébendes de la cathédrale de Dax[4]. À l'époque moderne, on trouve dans le village une faïencerie[5].

La paroisse devient une commune du canton de Dax à la Révolution[1]. Au xixe siècle, y sont établies une fabrique d'urate et une usine à gaz hydrogène[5]. Des jésuites ainsi que le grand séminaire de Dax est installé dans la commune. Il est ensuite transféré à Aire-sur-l'Adour, et les « bâtiments, dépendances et jardin », de l'ancien séminaire sont rachetés en 1823 par l'évêque de Bayonne, Paul d'Astros[6]. En 1848, les marais (Barthes) qui recouvrent une partie de la commune sont asséchés[7].

Le , elle est réunie à la commune limitrophe de Dax en même temps que le quartier du Sablar par une loi impériale[8],[9]. En 1880, l'archéologue Émile Taillebois y met au jour deux sépultures gallo-romaines[10]. De et , l'église est reconstruite sur les plans d'Edmond Ricard. Elle est consacrée le par Victor Delannoy[3]. Au XIXe et au XXe siècle, l'établissement thermal des Baignots est établi au nord de Saint-Vincent[5].

Démographie

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La population de la commune croît systématiquement entre chaque recensement entre 1793 et 1856. Sa population double en 63 ans, passant de 999 à 2 109 habitants[1].

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9991 0951 1701 2781 5671 5821 7321 8071 908
1856 - - - - - - - -
2 109--------
(Sources : projet Cassini de l'EHESS[1])

Culture et patrimoine

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L'hôtel des Baignots vu depuis l'autre rive de l'Adour.

Monuments

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Personnalités liées

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 « Saint-Vincent-de-Xaintes », sur cassini.ehess.fr.
  2. Julien Lesbats, Toponymie des Landes : recherches historiques, Aire-sur-l'Adour, Castay, , 99 p. (BNF 34623705), p. 69.
  3. 1 2 Jean-Philippe Maisonnave, « Église paroissiale Saint-Vincent-de-Xaintes », sur Patrimoine et inventaire de Nouvelle-Aquitaine, .
  4. Inventaire-sommaire des archives départementales antérieures à 1790 : série G, Mont-de-Marsan, Archives départementales des Landes, 24 p., p. 4.
  5. 1 2 3 Bernadette Suau et Jacqueline Ursch, Répertoire numérique de la série M, Mont-de-Marsan, Archives départementales des Landes, , 303 p., p. 9, 164, 175 et 185.
  6. Inventaire sommaire de la série V, Mont-de-Marsan, Archives départementales des Landes, , 395 p..
  7. « Marais desséchés (braous) de Saint-Vincent-de-Xaintes et Saubagnac : suivi généra », sur Archives départementales des Landes.
  8. « Loi qui réunit à la commune de Dax, 1/ la commune de Saint-Vincent-de-Xaintes; 2/ la section dite du Sablar, distraite de la commune de Saint-Paul-lès-Dax », Bulletin des lois de l’empire français, 11e série, vol. tome 17, , p. 590 (lire en ligne)
  9. « Réunion de Saint-Vincent-de-Xaintes et du Sablar, quartier de Saint-Paul-lès-Dax, à Dax », sur Archives départementales des Landes.
  10. Émile Taillebois, « Quelques mots sur deux sépultures gallo-romaines découvertes à Saint-Vincent-de-Xaintes », Bulletin de la Société de Borda, 1880, 9 p.  (BNF 31429057).

Annexes

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