Martin Ramonbordes
Martin Ramonbordes, né le à Dax et mort le dans la même ville, est un magistrat et homme politique français actif pendant la Révolution.
| Sous-préfet de Dax | |
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| Conseiller municipal de Dax | |
| Président du conseil municipal (d) Saint-Vincent-de-Xaintes |
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Biographie
modifierMartin Ramonbordes naît le à Dax. Il est le fils de Jean Ramonbordes (mort en 1791), greffier, conseiller du roi et lieutenant général en l'Élection des Lannes, et de Catherine Lafargue (morte le ). Avant la Révolution, il est avocat au Parlement de Bordeaux. Le , il épouse Marie Labarthe, fille d'un négociant bordelais[1],[2].
En 1789, il est nommé un des huit membre du comité de correspondance des trois ordres avec les députés des États généraux pour le tiers état, avec entre autres Louis Samson Batbedat et Roger Ducos. Il est envoyé sans succès par la commune de Dax avec Batbedat pour défendre ses prétentions à devenir le chef-lieu du futur département des Landes. Le , il devient accusateur public près le tribunal criminel des Landes, et est installé le . Il est secrétaire de la Société des amis de la Constitution de Dax. En , il est élu, avec Salomon Méricamp, député suppléant à la Convention nationale[1],[2].
Très impopulaire et considéré comme un traitre, il mène dans le département un mouvement d'opposition à la Convention montagnarde. Il est emprisonné à partir de . Il reste incarcéré à Mont-de-Marsan plus d'un an jusqu'à la chute de Robespierre en . Il est libéré grâce à sa proximité avec Batbedat. En l'an IV, il est nommé commissaire du directoire exécutif près le tribunal civil des Landes, à Dax, en l'an VIII, juge au tribunal d'appel de Pau, puis en 1804 procureur général impérial près la Cour de justice criminelle des Landes. Il est nommé le substitut du procureur général de Pau, mais refuse cette nomination et se retire à Dax. Le , il reprend du service comme président du tribunal civil de Dax, jusqu'aux Cent-Jours pendant lesquels il cesse à nouveau d'exercer. Il est également jurisconsulte et le doyen du conseil municipal de Dax puis brièvement sous-préfet de l'arrondissement de Dax en [1],[2]. Il est aussi président du conseil municipal de Saint-Vincent-de-Xaintes[3].
Il est décoré chevalier de l'Empire et chevalier de la Légion d'honneur en 1836[4]. Il est possède une considérable bibliothèque[5]. Il est le propriétaire du domaine du Sarrat, à Dax. Il s'agit d'une propriété agricole de 9 ha avec une maison d'habitation, une grange et des terres cultivées[6]. Franc-maçon, il est Vénérable de la Loge de la sobriété de l'Orient de Dax. Cousin, ami et témoin de mariage du consul Roger Ducos, le , il prend soin des intérêts de sa veuve Marthe Tachoires, puis à sa mort, le , il en arbitre l'héritage et est le témoin de sa fille Jeanne Rosalie avec le général Jean-Jacques d'Argoubet. Il meurt le à Dax sans enfant. Par son testament, constitué le , sa légataire universelle est Eulalie Martine Ramonbordes, sa filleule et la fille de son oncle Pierre Ramonbordes[1],[2].
Sa veuve vend en 1837 la métairie du Sarrat à Amélia Sophia Dargoubet (née Coudroy), belle fille du général[6]. Il est inhumé dans un des plus vieux tombeaux du cimetière Saint-Pierre de Dax construit en 1836 dans un style néo-classique[7]. Il est monument historique inscrit depuis le [8].
Publications
modifier- De l'origine et de la législation des communaux en gèneral, et, en particulier, de ceux qui sont connus sous le nom de cap-cazaux, Dax, Seize, , 78 p. (présentation en ligne).
- De la propriété des communaux, et du droit de cap-cazal, dans l'ancienne prévôté de Dax, notamment dans la paroisse de St-Vincent-de-Xaintes, Dax, Seize, , 88 p. (présentation en ligne).
Références
modifier- 1 2 3 4 Drouin 1991, p. 270.
- 1 2 3 4 Soussieux 1989, p. 50-51.
- ↑ « Trois ouvrages rares en 1 volume », sur Marelibri.
- ↑ « Cote LH//2264/8 », base Léonore, ministère français de la Culture.
- ↑ Jean Thore, Promenades sur les Côtes du Golfe de Gascogne, Édition des régionalismes, (ISBN 978-2-8240-5261-8), p. 8.
- 1 2 Linda Fascianella, « Domaine du Sarrat », sur Patrimoine et inventaire de Nouvelle-Aquitaine, .
- ↑ .
- ↑ « Tombeau de Martin Ramonbordes », notice no PM40000714, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
Annexes
modifierBibliographie
modifier- [Cabannes 1931] Gabriel Cabannes, « Ramonbordes (Martin) », dans Galerie des Landais, t. 4, Hossegor, Chabas, , 496 p. (BNF 34216190, lire en ligne), p. 215-218.
- [Massie 1977] Michel Massie, « Les débuts de la Révolution à Dax », Bulletin de la Société de Borda, , p. 203-232 (ISSN 0337-0267).
- [Soussieux 1989] Philippe Soussieux, Les Landais et la Révolution, Dax, Centre généalogique des Landes, , 81 p. (ISBN 2950062520), p. 50-51.

- [Drouin 1991] Jean-Claude Drouin, « Ramonbordes (Martin) », dans Bernadette Suau, Mémoire des Landes : dictionnaire biographique, Mont-de-Marsan, Comité d'étude sur l'histoire et l'art de la Gascogne, , 346 p. (ISBN 2-9501584-2-0), p. 270.
. - [Massie 1996] Michel Massie, « Le Directoire et les Landais, d'après les papiers Ramonbordes », Bulletin de la Société de Borda, , p. 275-297 (ISSN 0337-0267).
- [Massie 1997] Michel Massie, « Le Directoire et les Landais, d'après les papiers Ramonbordes », Bulletin de la Société de Borda, , p. 91-122 (ISSN 0337-0267).
Liens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :