Saint James (entreprise)
Tricots Saint - James (prononcé : [tʁiko sɛ̃ ʒɑm]) est le nom de l'entreprise française implantée dans la commune de Saint-James (Manche), spécialisée dans la confection de vêtements marins, dont des marinières, qui se nomment Saint James.
| Tricots Saint - James | |
Logo des Tricots Saint James | |
| Création | 1889
2000 (sté actuelle) |
|---|---|
| Fondateurs | Léon Legallais |
| Personnages clés | Bernard Bonte, Julien Bonte, Yannick Duval et Joël Legendre, Luc Lesénécal et Patrice Guinebault, Jean-Marc Loyer |
| Forme juridique | SAS, société par actions simplifiée |
| Slogan | Né de la mer |
| Siège social | Saint-James (Manche) |
| Direction | PG Finances Conseils (Granville) représentée par Patrice Guinebault.
Deux Ailes Développement (Granville) représenté par Luc Lesénécal[1] |
| Activité | Fabrication d'autres articles à mailles. |
| Produits | Habillement, accessoires |
| Sociétés sœurs | Lucfrac (Bayeux)
ST James Paris (Paris) Cap Horn (Nice) Comartex (La Greve) |
| Effectif | Entre 250 et 499 salariés (donnée 2022) |
| SIREN | 405 750 753 |
| Site web | https://www.saint-james.com |
| Chiffre d'affaires | 48,9 millions € (2024)[2] 56,5 millions € (2023) |
| Résultat net | 1,72 millions € (2024) 3,11 millions € (2023) |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | |
Histoire
modifierUne première filature textile est fondée en 1850 à Saint-James. Elle fabrique du fil de laine pour alimenter les merceries et bonneteries de la région.
La marque Saint James est fondée en 1889[3] par le directeur de la filature, Léon Legallais, qui souhaite créer des vêtements pour les marins normands et bretons. Les trois petits-enfants de Léon Legallais ont créé et dirigent Polène, autre marque de maroquinerie française à la reconnaissance internationale[4].
Les Tricots Saint James fabrique d'abord des chemises de laine de pays qui donneront plus tard naissance au pull marin tricoté en pure laine vierge[5].
La famille Bonte achète l'entreprise en 1950[6].
En 1982, l'entreprise se lance dans la confection de marinières en coton afin de compléter son offre de vêtements en laine[7].
En 1989, l'entreprise fête son centième anniversaire par un record : elle tricote le plus grand pull du monde, haut de 8 mètres et large de 14 mètres d'une extrémité de manche à l'autre[8].
En 1990, la famille Bonte cède la majorité des actions de l'entreprise à 130 de ses salariés qui constituent une société financière ; Yannick Duval et Joël Legendre en prennent la direction[9],[6],[7].
Entre 1990 et 2005, le chiffre d'affaires des Tricots Saint James a triplé, passant de 9 à 31 millions d'euros[7].
En , Yannick Duval et Joël Legendre cèdent l'entreprise à plusieurs de ses cadres dirigeants. Patrice Guinebault et Luc Lesénécal, ex-directeur général adjoint de la coopérative laitière Isigny-Sainte-Mère, en prennent la direction[6],[9],[1].
Entreprise du patrimoine vivant
modifierEn 2013, les Tricots Saint James a été reconnue « entreprise du patrimoine vivant », un label décerné par l'État pour reconnaître le savoir-faire français. Le président des Tricots Saint-James, Luc Lesénécal, est le président de l'Association nationale des Entreprises du patrimoine vivant[10].
Produits
modifierÀ l'origine issue des élevages de moutons des environs du Mont-Saint-Michel, la laine utilisée pour confectionner les vêtements vient de Nouvelle-Zélande, d'Australie et d'Argentine[7].
Siège social et production
modifierLes Tricots Saint James possèdent leur siège social et usine dans la commune de Saint-James situé dans le département de la Manche en Normandie.
Une partie des vêtements (chaîne et trame) est produit dans les pays du bassin méditerranéen[11].
Collaborations
modifierSaint James collabore ponctuellement avec différentes marques pour créer des collections ou de nouveaux modèles le textile, comme avec le Slip français[12], Natalys[13], Faguo[14], ou Eden Park[15].
L'entreprise décline également ses couleurs ou ses inspiration marines en partenariat, en 2017, avec l'entreprise Rondinaud pour des charentaises[16] ou avec Rivieras, en 2018, pour des mocassins[17]. Saint James collabore également avec The Woolmark Company, un fournisseur de laine[18] ou avec 1083 pour la fabrication de pulls.
Les collaborations peuvent prendre différentes formes : un partenariat lors du festival Papillons de nuit P2N, en habillant les bénévoles[19], une collaboration avec la chanteuse Hoshi sur une chanson mettant à l'honneur la marinière[20] ou encore avec le couturier Sami Nouri pour une nouvelle collection[21].
En 2019, Saint James collabore avec Avnier, la marque du chanteur Orelsan, qui commercialise des vêtements en laine, sweat-shirt, bonnet, gant, écharpe et chaussettes. Le chanteur étant d'origine normande, il a voulu s'associer avec l'entreprise pour un retour au source sur ses terres. Quant à Saint James, l'entreprise espère s'offrir un coup de jeune[22],[23].
Notes et références
modifier- 1 2 Marion Deslandes, « Saint James change de main dans la continuité », Fashion Daily News, Éditions Larivière, nos 691-692, , p. 13 (ISSN 1283-3584).
- ↑ https://www.pappers.fr/entreprise/tricots-saint-james-405750753
- ↑ « Tout savoir sur la marque Saint James » sur plurielles.fr. Consulté le 2 octobre 2011.
- ↑ Sophie Abriat, « Les artisans du succès mondial de Polène », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le diagnostic de l'entreprise » publié sur revuecasgestion.com (page 18) [PDF]
- 1 2 3 « Manche. Les Tricots Saint James repris par un groupe de cadres dirigeants », sur ouest-france.fr, (consulté le ).
- 1 2 3 4 « Dans le secret des tricots Saint James », sur journaldunet.com via Wikiwix (consulté le ).
- ↑ Pascale Brassinne, « New York expose un pull Saint James géant », sur actu.fr, (consulté le ).
- 1 2 Timothée L'Angevin, « L'entreprise Saint-James reprise par des cadres du groupe », sur usinenouvelle.com, (consulté le ).
- ↑ « Parole d'expert. En Normandie, les entreprises du Patrimoine vivant exportent le « made in France » », sur ouest-france.fr, .
- ↑ Dominique Chapuis, « Les tricots Saint James misent sur le tourisme industriel », sur lesechos.fr via Wikiwix, (consulté le ).
- ↑ Elodie Le Gall, « La collab' d'été Saint James x Le Slip Français », sur Femme actuelle via Internet Archive, FemmeActuelle.fr, (consulté le ).
- ↑ Valentin Biret, « Saint James s'associe a Natalys pour habiller les enfants », sur lamanchelibre.fr, (consulté le ).
- ↑ « Saint James et Faguo revisitent le fameux pull de Noël », sur ladepeche.fr, La Dépêche, (consulté le ).
- ↑ « Saint James et Eden Park réinterprètent l'iconique maillot de rugby », sur ladepeche.fr, La Dépêche, (consulté le ).
- ↑ Valentin Biret, « Manche : Saint-James s'associe à Rondinaud pour créer des pantoufles 100% françaises », sur lamanchelibre.fr, (consulté le ).
- ↑ Sarah Ahssen, « Rivieras prend le large avec Saint James et booste son réseau avec des pop-up », sur fr.fashionnetwork.com, (consulté le ).
- ↑ Fashion Network, « Saint James et The Woolmark Company célèbrent 50 ans de partenariat », sur fr.fashionnetwork.com, (consulté le ).
- ↑ Nicolas Thomas, « Papillons de Nuit aux couleurs des Tricots Saint-James », sur lamanchelibre.fr, (consulté le ).
- ↑ Thierry Wojciak, « La Marinière de Saint James avec M6 et la chanteuse Hoshi », sur cbnews.fr, (consulté le ).
- ↑ Jacques Benzakoun, « Tours : les Tricots Saint-James de Sami Nouri », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le ).
- ↑ « Orelsan s'attaque à la marinière avec Saint James », sur numero.com via Internet Archive (consulté le ).
- ↑ https://www.ouest-france.fr/economie/avec-orelsan-les-vetements-saint-james-s-offrent-un-coup-de-jeune-6605200
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifier- Économie de la Basse-Normandie
- Polène, marque fondée par les petits-enfants de Léon Legallais