Sainte-Marie-la-Robert
Sainte-Marie-la-Robert est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 86 habitants[Note 1].
| Sainte-Marie-la-Robert | |
L'église Sainte-Marie. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Alençon |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays fertois et du Bocage carrougien |
| Maire Mandat |
Jean-Paul Huette 2020-2026 |
| Code postal | 61320 |
| Code commune | 61420 |
| Démographie | |
| Population municipale |
86 hab. (2023 |
| Densité | 16 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 37′ 24″ nord, 0° 09′ 24″ ouest |
| Altitude | Min. 183 m Max. 269 m |
| Superficie | 5,45 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Magny-le-Désert |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
modifierHydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Udon, le ruisseau du Moulin de Besnard et le fossé 01 des Aucherels[3],[4],[Carte 1].
L'Udon, d'une longueur de 28 km, prend sa source dans la commune de Chahains et se jette dans l'Orne en limite de Sevrai et d'Écouché-les-Vallées, après avoir traversé dix communes[5].
Le ruisseau du Moulin de Besnard, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune de Chahains et se jette dans l'Udon en limite de Vieux-Pont et de Sainte-Marie-la-Robert, après avoir traversé huit communes[6].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 824 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Argentan à 17 km à vol d'oiseau[13], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 691,9 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (92,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,4 %), prairies (43,3 %), forêts (7,3 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierLe nom de la paroisse est attesté sous la forme Sancta Maria la Robert en 1200[21], Sainte-Marie-la-Robert en 1801[22].
Marie mère de Jésus de Nazareth est la plus célèbre des saintes Marie.
Au moment de la Révolution de 1789, la commune porta le nom de Pommidor sur le Don[22]. Cette dénomination peut surprendre mais elle est le résultat probable d'une confusion : la rivière qui traverse la commune appelée aujourd'hui Udon est parfois dénommée Eudon sur certains anciens documents. L'écriture correcte aurait dû être "Pommidor-sur-l'Eudon".
Histoire
modifier- 1178-1190 : le comte Robert d'Argences occupe le siège prestigieux d'abbé de l'abbaye royale de Jumièges (il est connu sous le nom de Robert IV).
- 1463 : Montfaut, après enquête établie à la demande de Louis XI, reconnait la « noblesse du seigneur de Sainte-Marie-la-Robert » (de la famille d'Argences de Saint-Germain selon le blason indiqué : de gueules à la fleur de lis d'argent).
- Avant la Révolution, l'abbaye bénédictine de Troarn (à l'est de Caen et proche d'Argences) disposait du droit de présentation pour la cure de Sainte-Marie-la-Robert (privilège accordé par Philippe de Sainte-Marie) et, conformément aux usages en vigueur, en percevait très probablement une partie de la dîme.
- 1664 : Claude le Chevalier est noté "seigneur de Sainte-Marie-la-Robert".
- 1674 : Philippe de la Broise est dit "sieur de Sainte-Marie-la-Robert".
- 1789 : en préparation des États généraux convoqués par le roi Louis XVI au château de Versailles, Huet de la Bissonnerie (de Sainte-Marie-la-Robert, dans le bailliage de Falaise) est élu député du tiers état pour l'assemblée des trois ordres de la province de Normandie (le à Rouen).
Politique et administration
modifierLe conseil municipal est composé de sept membres dont le maire et un adjoint[24].
Démographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[26].
En 2023, la commune comptait 86 habitants[Note 4], en évolution de +1,18 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Sainte-Marie-la-Robert a compté jusqu'à 444 habitants en 1831.
Économie
modifierLieux et monuments
modifier- Manoir du Logis (XVe-XVIIe) inscrit au titre des Monuments historiques[28].
- Église Sainte-Marie du XIXe siècle.
Activité et manifestations
modifierPersonnalités liées à la commune
modifierVoir aussi
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Sainte-Marie-la-Robert » sur Géoportail (consulté le 17 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2013 (site de l'IGN, téléchargement du 19 mars 2014)
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
- « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 des Aucherels ».
- ↑ « Fiche communale de Sainte-Marie-la-Robert », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « L'Udon ».
- ↑ Sandre, « Le ruisseau du Moulin de Besnard ».
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Sainte-Marie-la-Robert et Argentan », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Argentan », sur la commune d'Argentan - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Argentan », sur la commune d'Argentan - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Sainte-Marie-la-Robert ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Ernest Nègre - 1998 - Toponymie générale de la France: Tome 3, page 1588, (ISBN 2600028846).
- 1 2 3 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ « Jean-Paul Huette, nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- 1 2 Réélection 2014 : « Sainte-Marie-la-Robert (61320) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Manoir », notice no PA00110930, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
Liens externes
modifier- Résumé statistique de Sainte-Marie-la-Robert sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

