Sainte-Marie (Doubs)

commune française du département du Doubs

Sainte-Marie est une commune française située dans le département du Doubs, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

Sainte-Marie
Sainte-Marie (Doubs)
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Intercommunalité Pays de Montbéliard Agglomération
Maire
Mandat
Gérald Grosclaude
2026-2032
Code postal 25113
Code commune 25523
Démographie
Population
municipale
648 hab. (2023 en évolution de −5,4 % par rapport à 2017)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 29″ nord, 6° 41′ 46″ est
Altitude Min. 327 m
Max. 449 m
Superficie 7,17 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Montbéliard
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bavans
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Sainte-Marie
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Sainte-Marie
Géolocalisation sur la carte : Doubs
Voir sur la carte topographique du Doubs
Sainte-Marie
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Voir sur la carte administrative de Bourgogne-Franche-Comté
Sainte-Marie
Liens
Site web www.sainte-marie.frVoir et modifier les données sur Wikidata

En patois : Sînte Mairie.

Géographie

modifier

Toponymie

modifier

Sancta Maria en 985, 1131, 1165, 1181 ; Sainte Marie en 1293 ; Saincte-Marie en 1593[1].

Sainte-Marie, village de l'Est de la France, est situé dans le nord-est de la Franche-Comté, à 8 km de Montbéliard et 28 km de Belfort.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[4] et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 174 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 10,5 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Médière à 9 km à vol d'oiseau[8], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 105,2 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

modifier

Typologie

modifier

Au , Sainte-Marie est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montbéliard, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 137 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

modifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (49,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (50,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,6 %), terres arables (22,6 %), zones agricoles hétérogènes (14,5 %), prairies (12,1 %), zones urbanisées (7,2 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Communes limitrophes

modifier

Histoire

modifier

Sainte-Marie appartenait au comté de Montbéliard qui fut rattaché à la France en 1793.

Veroreille (Varoreille, Velloreille, Villa Aurelii) était situé entre Sainte-Marie et Montenois au lieu-dit actuel Valoreille. Ce village dépendait pour moitié de la principauté de Montbéliard et pour l'autre de la seigneurie du Châtelot. En 1133, il existait un Otton de Velloreille, cité comme témoin de la fondation de l'abbaye de Lieu-Croissant. le même nom est encore cité en 1162 dans un acte passé par Jean, prieur de Lanthenans. En février 1298, Guy IV de Granges dit Guyot de Grammont, fils de Guillaume IV de Granges, faisait hommage à Renaud de Montbéliard pour ce que Falques, dame de Silley, tenait de lui à « Onans et Velloreille ». En 1410, le fief était réuni par les sires de Grammont à leurs possessions. En 1622, il rejoint le domaine de la principauté de Montbéliard. Le village disparait en 1636 lors de l'entrée des troupes impériales en Franche-Comté. Les villageois, il ne restait que cinq à huit familles, se réfugieront à Sainte-Marie qui annexera leurs terres[16].

Héraldique

modifier
Blason de Sainte-Marie Blason
Écartelé : au 1er losangé en bande d'or et de sable, au 2e d'azur à la bannière posée en bande d'or à l'aigle de sable becquée, languée et membrée de gueules, à la hampe de même ferrée d'or, au 3e de gueules à deux bars adossés d'or, au 4e d'or au buste de vieillard barbu de profil de carnation, vêtu de gueules, le col d'azur, et coiffé d'un bonnet d'Albanais de gueules rebrassé d'azur ; sur le tout, d'or à trois demi-ramures de cerf de sable, l'une sur l'autre et à la bordure d'azur.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration

modifier

Administration municipale

modifier

Élections de 2026

modifier

Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Sainte-Marie, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[17]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 3] étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15[18].

Une seule liste, menée par Gerald Grosclaude, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 15 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 55,68 %[19],[20]. Gerald Grosclaude est élu maire le [21],[Note 4].

Liste des maires

modifier
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 1982 Raphaël Dole    
mars 2001 mars 2008 Michel Bolmont    
mars 2008 mai 2020 Philippe Ringenbach[22] DVD Retraité
mai 2020 en cours Gérald Grosclaude[23]  
Réélu en 2026[21]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

modifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[25].

En 2023, la commune comptait 648 habitants[Note 5], en évolution de −5,4 % par rapport à 2017 (Doubs : +1,5 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
263307317324364368431434426
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
368380379325319302313288284
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
266272263253266274251221298
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
313446551646678698710738695
2021 2023 - - - - - - -
663648-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

modifier
Temple protestant.
Fontaine-lavoir de Sainte-Marie.
  • Temple protestant.
  • Chapelle Notre Dame des Douleurs, bâtie par l'abbé Marcel Gigon.
  • La fontaine de Sainte-Marie, de 1824, inscrite aux monuments historiques en 1979.

Personnalités liées à la commune

modifier
  • Liliane Reuge, victime civile en 1944.

Voir aussi

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

modifier
  • Les villages ruinés du comté de Montbéliard, avec quelques autres d'origine moderne, Charles Duvernoy, 1847, p.  33 à 34[28]

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier

Notes et références

modifier
  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
  4. La liste officielle des maires du département du Doubs en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
  5. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

modifier
  1. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 5, BESANÇON, CÊTRE, .
  2. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  3. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  4. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  5. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  6. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  7. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Sainte-Marie et Médière », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Medière », sur la commune de Médière - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  10. « Station Météo-France « Medière », sur la commune de Médière - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  12. 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
  13. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Montbéliard », sur insee.fr (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  16. Les villages ruinés du comté de Montbéliard
  17. « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
  18. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  19. « Résultats des élections municipales 2026 à Sainte-Marie », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  20. « Publication des résultats au 1er tour - commune de Sainte-Marie », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
  21. 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 11 août 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  22. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  23. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  28. Google livres