Salus populi suprema lex esto
Salus populi suprema lex esto est une maxime latine signifiant « [Que] Le salut du peuple soit la loi suprême »[1].


Salus populi suprema lex esto est la devise de l'État américain du Missouri, présent dans son sceau et drapeau, dont la traduction officielle en anglais est Let the welfare of the people be the supreme law[2] (« Que le bien-être du peuple soit la loi suprême »).
Origine et emploi
modifierLa formule est généralement attribuée à Cicéron, dans son texte De legibus (52 av. J.-C.)[3]. Cette maxime aurait été inspirée par le paragraphe de conclusion de la loi des Douze Tables (écrite de 451 à 449 av. J.-C.)[4],[5],[6].
Elle fut reprise par John Locke dans son Traité du gouvernement civil comme règle fondamentale[7]. Cette même maxime était gravé sur la couronne de la « Tête-Ronde » William Rainsborough (en) pendant la première révolution anglaise[4].
Plusieurs analyses indiquent que la phrase est une défense de la raison d'État[8],[9].
Notes et références
modifier- ↑ Jean-Paul Doucet, « Adages classiques - Formules juridiques en latin », sur ledroitcriminel.fr (consulté le )
- ↑ (en) « The Great Seal of Missouri », State Symbols of Missouri, sur www.sos.mo.gov Site officiel du Secrétariat d’État du Missouri (consulté le )
- ↑ (la) De legibus, livre III, chap. III, alinéa VIII. Lire en ligne sur Wikisource, en version originale (latin) : De legibus (livre 3).
- 1 2 « Google Groupes », sur groups.google.com (consulté le ).
- ↑ Lloyd Duhaime, « Salus Populi Est Suprema Lex Definition »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur www.duhaime.org (consulté le )
- ↑ « Loi des XII tables (vers 451-449 av. J.-C.) »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), Bibliothèque de droit romain, sur webu2.upmf-grenoble.fr université de Grenoble (consulté le )
- ↑ John Locke, Deuxième traité du gouvernement civil, « Chapitre XIII, De la hiérarchie des pouvoirs de la société politique », §158
- ↑ François Saint-Bonnet, « Présentation de l'ouvrage l'État d'exception, Paris, PUF (Léviathan), 2001 », Revue juridique de l'Ouest, no 2, , p. 233-247 (lire en ligne)
- ↑ ERIC MARQUER, « INTERET ET UTILITE PUBLIQUE CHEZ LES PREMIERS MERCANTILISTES ANGLAIS (XVIe-XVIIe SIECLES) », Corpus, no 42,