Sarah Fane
Sarah Sophia Fane (4 mars 1785 - 26 janvier 1867), comtesse de Jersey, est une aristocrate et banquière anglaise.
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Sarah Fane (en) |
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George Child Villiers (de à ) |
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George Child Villiers Augustus Child-Villiers (d) Hon. Frederick William Child-Villiers (en) Francis Child Villiers (en) Adela Child-Villiers (d) Sarah Child-Villiers Lady Clementina Child-Villiers (d) |
Biographie
modifierSarah est la fille aînée de John Fane, 10e comte de Westmorland, et de Sarah Anne Child. Sa mère est la fille unique de Robert Child, le principal actionnaire de la banque Child & Co[1]. Sa sœur cadette, Maria, épouse John Ponsonby, 4e comte de Bessborough, frère de Caroline Lamb[1]. Son autre sœur, Augusta, épouse le 2e baron Boringdon, mais en 1809 elle s'enfuit scandaleusement avec Arthur Paget, qu'elle finit par épouser.
Aux termes du testament de son grand-père, elle est sa principale légataire et elle hérite non seulement d'Osterley Park, mais devient également l'associée principale de Child & Co. après le décès de sa grand-mère, Sarah Jodrell. Cet héritage fait d'elle l'une des femmes les plus riches d'Angleterre : en 1805, elle peut donner 20 000 livres sterling à chacun de quatre membres de sa famille sans que cela n'affecte ses propres revenus.
Elle épouse George Villiers, 5e comte de Jersey, le 23 mai 1804, dans le salon de sa maison de Berkeley Square. Son mari ajoute à son nom de famille celui de Child par autorisation royale. Sa belle-mère, Frances Twysden, est l'une des maîtresses les plus notoires du roi George IV. Ses propres liaisons, bien que menées discrètement, sont réputées nombreuses : Henry John Temple, 3e vicomte Palmerston, aurait été l'un de ses amants. Lorsqu'on lui demande pourquoi il n'a jamais combattu en duel pour préserver la réputation de sa femme, Lord Jersey répond sèchement que cela l'obligerait à combattre tous les hommes de Londres[2]. Ensemble, Sarah et George sont les parents de sept enfants[3] :
- George Child Villiers, 6e comte de Jersey (1808-1859), qui épouse Julia Peel, une fille du Premier ministre Robert Peel[3],
- Augustus John Villiers (1810-1847), épouse Georgiana Elphinstone, fille de George Elphinstone, 1er vicomte Keith[3],
- Frederick William Child Villiers (1815-1871), député de Weymouth entre 1847 et 1852, épouse Elizabeth Maria van Reede, fille de Reynoud Diederik Jacob van Reede, 7e comte d'Athlone[3],
- Francis John Robert Child Villiers (1819-1862)[3], député de Rochester entre 1852 et 1855,
- Sarah Frederica Caroline Child Villiers (1822-1853), épouse le prince Nikolaus Paul Esterházy, fils de Marie-Thérèse de Tour et Taxis[3], une amie de Lady Jersey et une autre mécène d'Almack's,
- Clementina Augusta Wellington Child Villiers (1824-1858)[3],
- Adela Corisande Maria Child Villiers (1828-1860), épouse le lieutenant-colonel Charles Parke Ibbetson[3]. La fuite scandaleuse de Lady Adela avec le capitaine Ibbetson a fait augmenter le tirage de tous les journaux londoniens en novembre 1845.
Lady Jersey est l'une des mécènes d'Almack's, le club le plus exclusif de Londres, et une figure de proue de la haute société durant l'époque de la Régence.

Le capitaine Gronow, auteur de mémoires et qui ne l'apprécie pas, la qualifie de « reine de la tragédie théâtrale » et la considère comme « mal élevée et d'une impolitesse inconcevable ». Caroline Lamb la ridiculise dans son roman Glenarvon ; en représailles, Lady Jersey la fait interdire d'entrée chez Almack, le comble de l'humiliation sociale[4]. Cependant, cela est inhabituel car elle est connue pour ses élans de générosité, et elle est finalement persuadée par Emily Lamb, la belle-soeur de Caroline, de lever l'interdiction[5].
En politique, elle est tory, bien qu'elle ne manifeste pas le même intérêt passionné pour la politique que sa cousine Harriet Arbuthnot. En apprenant la chute du duc de Wellington en 1830, elle fond en larmes en public. Elle aurait « remué ciel et terre » contre le Reform Act 1832[6].
Elle meurt au n° 38, Berkeley Square. Elle a survécu non seulement à son mari, mais aussi à six de ses sept enfants[3].
Références
modifier- 1 2 « Westmorland, Earl of (E, 1624) », cracroftspeerage.co.uk, Heraldic Media Limited (consulté le )
- ↑ Ridley, Jasper, Lord Palmerston, London, Constable, 1970, p. 42.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 « Jersey, Earl of (E, 1697) », cracroftspeerage.co.uk, Heraldic Media Limited (consulté le )
- ↑ Lord David Cecil, Melbourne, Pan Books Edition, 1965, p. 122.
- ↑ Ridley, p. 42.
- ↑ Fraser, Antonia, Perilous Question: the Drama of the Great Reform Bill 1832, Weidenfeld and Nicolson, 2013, p. 91.
Liens externes
modifier- (en) Portraits de Sarah Sophia Child-Villiers (née Fane), Countess of Jersey sur la National Portrait Gallery de Londres
- Lady Sarah Jersey [sic] at The Dukes of Buckingham and Chandos
- The Lady Patronesses of Almack's at Georgian, Regency & Victorian Research by Kristine Hughes.
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :