Sarah Pucill
Sarah Pucill est une artiste cinéaste et photographe née en et basée à Londres. Elle enseigne à l'Université de Westminster emblématique de la photographie LGBT.
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Biographie
modifierSarah Pucill naît en 1961[1].
Carrière
modifierPucill étudie à Londres à la Slade School of Fine Art. Son premier film, You Be Mother (1990), remporte le prix de la meilleure innovation à Atlanta en 1995 et celui du meilleur film expérimental à Oberhausen en 1991. En 2011, il est présenté dans le cadre de l'exposition Moving Portraits au De La Warr Pavilion, de Bexhill-on-Sea dans le Sussex[réf. souhaitée], et en 2004 à la Tate Britain, dans le cadre de l'exposition A Century of Artists' Film in Britain[2].
La vision artistique singulière de Pucill dans le cinéma expérimental émerge dans les années 1990 et son œuvre est présentée à l'international dans des galeries et des salles de cinéma[3]. Des projections rétrospectives, dont A History of Artists Film and Video (2007), ont été organisées au BFI Southbank en 2011 pour commémorer les 50 ans de la mort de Maya Deren. L'œuvre de Pucill figure dans l'exposition Assembly : A survey of recent artists film and video in Britain 2008–2013 à la Tate Britain en 2014[4].
Son film de 2010, Phantom Rhapsody, est présenté au Festival international du film d'Édimbourg, à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, ainsi qu'à la Tate Britain, au Millennium Film (en), à l'Anthology Film Archives de New York et au Pleasure Dome de Toronto[5]. Le film a pour caractéristique de jouer sur les liens entre les débuts du cinéma, les spectacles de magie et les peintures canoniques[5].
En 2013, son film Magic Mirror bénéficie du soutien financier du Arts Council England et est édité en DVD par LUX. Ce film explore les liens entre les mots et les images dans l'écriture de Claude Cahun en proposant une nouvelle mise en scène des photographies extraites de son recueil Aveux non avenus. Le film est présenté en avant-première à la Tate Modern en avril 2013[6] et projeté à l'Institute of Contemporary Arts[7].
L'exposition « Magic Mirror » organisée par Karen Leroy-Harris à la Nunnery Gallery de Londres (17 avril - 14 juin 2015) présente à la fois des photographies de Claude Cahun ainsi que le film et les photographies de Sarah Pucill[8].
En 2016, Pucill réalise son deuxième film en 16 mm, Confessions to the Mirror (2016), qui met en scène des photographies de Claude Cahun. Ce film, financé par Arts Council England, est présenté en avant-première au London Film Festival 2016[9] et édité en Blu-ray par LUX (Londres)[10].
Confessions to the Mirror est également présenté dans le cadre de l’exposition Sous la peau, consacrée aux photographies de Claude Cahun, au Cobra Museum of Modern Art d’Amstelveen, aux Pays-Bas (octobre 2020 – mai 2021)[11]. L’exposition est ensuite présentée à la Kunsthal Museum Gallery de Rotterdam en 2022[5].
En 2019, Pucill a exposé l'installation vidéo Garden Self Portraits (2019) qui comprend des extraits de Confessions to the Mirror à la Galerie d'art d'Ottawa, dans le cadre de l'exposition Facing Claude Cahun and Marcel Moore (14 septembre 2019 - 9 février 2020), sous le commissariat de Michelle Gewurtz[12].
Le film de Pucill, Eye Cut (16 mm couleur, 20 min, 2021), est présenté en avant-première au Festival du film de Londres en 2021[13]. Il remporte le prix du meilleur film expérimental au Festival du film de femmes de Toronto 2021 et le prix du meilleur film expérimental au London New Wave Cinema[14].
Elle apparaît dans le documentaire Gelebte Träume – Künstlerinnen des Surrealismus de Maria Anna Tappeiner pour la chaîne allemande ARTE, qui présente des extraits de ses films autour de Cahun (2013, 2016)[15]. Ses films sont projetés dans de nombreux festivals internationaux, notamment le BFI London Film Festival, le Festival international du court métrage d'Oberhausen, le Festival du film d'Ann Arbor, le Festival européen des arts médiatiques, la Berlinale et le Festival du nouveau cinéma de Montréal. Ses films ont été diffusés à la télévision, spécifiquement sur BSB TV Australia (Mirrored Measure, 1996), Carlton Television (Backcomb, 1995) et Granada TV (You Be Mother, 1980)[réf. souhaitée].
Elle enseigne à l'Université de Westminster depuis 2000, où elle est actuellement maître de conférences et où elle a obtenu un doctorat en 2014[3],[5].
Analyse de l'œuvre
modifierPucill place au cœur de sa démarche photographique et cinématographique l'interaction entre la psyché, le corps et le monde[16].
Ses premières œuvres se déroulent largement dans l'espace domestique, dont l'ordre est submergé par les fantasmes et la fantaisie des protagonistes féminins[16].
Elle est largement inspirée par le surréalisme, et notamment l’œuvre de Claude Cahun, dont elle revisite les tableaux dans plusieurs de ses films (Magic Mirror, 2013 et Confessions to the mirror, 2016)[16], explorant un parcours entre miroir et surface, vivant et inanimé[6].
Elle utilise d'abord la photographie comme media accessoire dans ses films avant d'en faire une part significative de son œuvre. Par exemple, la série Stages of Mourning (étapes du deuil - 2002 à 2004) met en regard des photographies de son amante morte en 2001, la cinéaste Sandra Lahire (en), avec des photographies d'elle-même[16]. Ensuite, dans son film du même nom (2004), l'artiste utilise ces photos et leur donne un rôle central, comme un tissage entre les mondes, entre la vie et la mort[16].
Dans son film de 2023, Double Exposure, elle réutilise des photographies plus anciennes de Lahire et d'elle-même. Son œuvre explore comment au travers des films, les facettes du soi contenues dans les photographies peuvent être tissées d'une nouvelle manière[16].
L'image fixe, que ce soit au sens littéral ou symbolique, est au cœur de son œuvre, ainsi que les relations entre femmes, souvent dans leur rôle de mère ou d'amante[17].
Filmographie
modifier- You Be Mother (1990)
- Milk and Glass (1993)
- Backcomb (199)
- Mirrored Measure (1996)
- Swollen Stigma (1998)
- Cast (2000)
- Stages Of Mourning (2004)
- Taking My Skin (2006)
- Blind Light (2007)
- Fall In Frame (2009)
- Phantom Rhapsody (2010)
- Magic Mirror (2013)
- Confessions To The Mirror (2016)
- Eye Cut (2021)
- Double Exposure (2023)
Bibliographie
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- (en) Flora Dunster et Theo Gordon, Photography: a queer history, Ilex, (ISBN 978-1-78157-869-8), p. 52-53.

Références
modifier- ↑ (en) « Sarah Pucill – Works, Articles, Clips and Stills Luxonline », luxonline.org.uk (consulté le )
- ↑ (en) « A Century of Artists' Film in Britain Tate », tate.org.uk (consulté le )
- 1 2 « About », sarahpucill.co.uk (consulté le )
- ↑ « Assembly: I Extend My Arms Tate » [archive du ], Tate (consulté le )
- 1 2 3 4 (en) « Pucill, Sarah – About us », westminster.ac.uk, London, University of Westminster (consulté le )
- 1 2 « Sarah Pucill: Magic Mirror Tate », tate.org.uk (consulté le )
- ↑ « Magic Mirror Institute of Contemporary Arts » [archive du ], ica.org.uk (consulté le )
- ↑ (en) « Review: Sarah Pucill's Magic Mirror (and works by Claude Cahun) », British Film Institute,
- ↑ « Buy cinema tickets for Confessions to the Mirror BFI London Film Festival 2016 » [archive du ], whatson.bfi.org.uk, British Film Institute
- ↑ « Sarah Pucill – Confessions to the Mirror (Blu-ray) »
- ↑ « Under the Skin – Claude Cahun », cobra-museum.nl, Netherlands, Cobra Museum voor Moderne Kunst
- ↑ « Facing Claude Cahun and Marcel Moore », oaggao.ca, Ottawa Art Gallery,
- ↑ (en) « Eye Cut », sur British Council (consulté le )
- ↑ « 'Eye Cut' awarded Best Experimental Film at Toronto Women IFF and London New Wave Festival 2022 »,
- ↑ « Gelebte Träume – Künstlerinnen des Surrealismus »
- 1 2 3 4 5 6 (en) Flora Dunster et Theo Gordon, Photography: a queer history, Ilex, , 255 p. (ISBN 978-1-78157-869-8), p. 53
- ↑ « Sarah Pucill », sur Light Cone (consulté le )
Liens externes
modifier- (en) Site officiel
- Ressources relatives à l'audiovisuel :