Savary de Mauléon

chevalier et troubadour poitevin du XIIIe siècle

Savary II de Mauléon[2], né avant 1180 et mort après le , est un noble et un troubadour poitevin. Important seigneur du Bas-Poitou au XIIIe siècle, guerrier confirmé, il sert successivement et alternativement les rois d’Angleterre et ceux de France, dans un contexte marqué par le conflit dynastique entre Capétiens et Plantagenêt. Il se croise et participe à la cinquième croisade.

Savary II de Mauléon
Enluminure représentant Savary de Mauléon à cheval, XIIIe siècle[1].
Fonctions
Sénéchal du Poitou (en)
-
Sénéchal de Gascogne
-
Sénéchal du Poitou (en)
-
Titres de noblesse
Seigneur de Châtelaillon, Talmont, Benon, Angoulins et Fontenay
Biographie
Naissance
Av. 1180
Décès
Autres noms
(en latin : Savaricus de Malleone, Savaricus de Malo Leone, Savaricus de Mallo)
Époque
XIIIe siècle
Activités
Période d'activité
-
Famille
Maison de Mauléon
Père
Raoul II de Mauléon
Mère
Alix Chabot
Fratrie
Eustachie de Mauléon
Jeanne de Mauléon
Conjoint
Belle-Assez de Pareds
Amable du Bois
Enfants
Belle-Assez de Mauléon
Alix de Mauléon
Raoul III de Mauléon
Marquise de Mauléon
Autres informations
Conflit
Faits d'armes
Héritier
Raoul III de Mauléon
Croisé
[1219]

Marin et pirate redouté, à la tête d’une flotte importante, il possède plusieurs ports et forteresses sur la façade atlantique[3]. Il occupe pour le compte des rois Plantagenêt, ducs d'Aquitaine, les hautes charges et fonctions de sénéchal de Poitou et de Gascogne[4].

Biographie

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Savary de Mauléon apparaît pour la première fois dans une charte datée vers 1180 où il est cité avec ses parents, son oncle Guillaume et sa sœur Eustachie[5]. Ce document situe sa naissance antérieurement à cette année.

Famille

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Savary (av. 1180-1233) est le fils de Raoul II de Mauléon (♰ 1202), seigneur de La Rochelle, de Ré, sénéchal de Poitou (1199), et d’Alix de Ré. Savary à deux sœurs : Eustachie marié à Hugues III, vicomte de Châtellerault puis à Raoul de Machecoul, seigneur de la Roche-sur-Yon, et Jeanne mariée au vicomte Aimery de Rochechouart[6],[7]. Il succède, comme chef de famille, à son oncle Guillaume Ier (v. ♰ 1214).

Possessions familiales

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La famille de Mauléon est à la tête d’une puissante baronnie dans le Poitou, au sein de l’Empire Plantagenêt. Raoul II de Mauléon, père de Savary, a succède à son propre père Ebles Ier de Mauléon vers 1190[7]. Son domaine, sans doute amputé de la seigneurie de Talmont — possédée par les souverains de la maison Plantagenêt et ducs d'Aquitaine, s’étend sur une grande part de la partie occidentale du Poitou notamment sur les fiefs de Mauléon et de Fontenay. Accompagnant Richard Cœur de Lion pendant la troisième croisade (1190-1192), Raoul II de Mauléon obtient la jouissance de terres à son retour de Terre sainte. En effet, un traité du de Jean sans Terre lui attribue le château de Talmont, celui de Benon (Aunis), le Talmondais, les Moutiers, Curzon et l’île de Ré. En échange, les Mauléon s’engagent à renoncer à leurs droits sur La Rochelle[8],[9],[10].

Succession et extension du domaine

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En raison d’un droit de viage (ou de retour) propre au Bas-Poitou[11], l’oncle de Savary, Guillaume Ier de Mauléon, succède à son frère Raoul II à la mort de ce dernier en 1201. Néanmoins, Savary possède des fiefs concentrés sur l’Aunis et la Saintonge : entre Angoulins, Benon, Châtelaillon et l’île de Ré[12]. À la mort de Guillaume Ier, le , la puissance territoriale de Savary est au moins doublée : ses possessions s’étendent sur toute la façade Atlantique entre Châtelaillon et Olonne. Héritant non seulement de son oncle à Talmont, Mauléon, Fontenay, Saint-Michel-en-l’Herm, les Moutiers (Moutiers ?), dans l’Olonnais et le Talmondais, Savary de Mauléon, par sa femme, Belle-Assez, est maître de Pouzauges, Chantemerle (à Moutiers ?) et Pareds[13],[14].

Entre Capétiens et Plantagenêt

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Au service de Jean sans Terre (1204-1212)

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Combattant aux côtés d’Arthur duc de Bretagne et des Lusignan, soutenus par Philippe Auguste, Savary est capturé en 1202 lors de la bataille de Mirebeau[15]. il est emprisonné dans le château de Corfe, sur l’île de Purbeck en Angleterre, d'où il s'évade. Néanmoins, Jean sans Terre, et Savary se réconcilient, après l’avoir converti à la cause angevine, Jean le nomme sénéchal de Poitou le [16], en remplacement de Robert de Thurnham capturé par les troupes capétiennes[17].

En 1205, plusieurs seigneurs poitevins[18] assiège le donjon de Niort tenu par Savary de Mauléon, mais sans succès[19],[20].

En 1211, Savary apporte son soutien à Raymond VI de Toulouse, beau-frère du roi et victime de la croisade albigeoise. Il participe au siège de Castelnaudary[16] mais les forces albigeoises sont assiégées par Simon de Montfort. À la suite de ce combat, il tombe en disgrâce du roi Jean et perd la sénéchaussée de Poitou[21].

Au service de Philippe Auguste (1212-1213)

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Dans le cadre du conflit opposant les Capétiens aux Plantagenêt, Savary de Mauléon offre à nouveau ses services à Philippe Auguste en [22],[23]. En 1213, le roi de France lui confie le commandement d’une flotte à l’origine — avec les troupes du mercenaire Lambert Cadoc — du pillage du port de Damme, dans le comté de Flandre. Surpris, pendant la mise à sac de la ville, par la flotte anglaise commandée par Guillaume Longue-Épée, les bateaux français, laissés sans défense, sont anéantis[24]. La responsabilité de ce lourd échec est imputée à Savary de Mauléon.

Retour à la cause anglaise (1214-1216)

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Savary de Mauléon est présent aux côtés du roi Jean à la bataille de la Roche-aux-Moines[25], le , en compagnie d'Aimery VII, vicomte de Thouars, et d'Hugues IX le Brun, comte de la Marche[26]. C'est une défaite pour Jean et ses alliés[27],[28],[29], quelques jours avant celle de Bouvines en Flandre[30],[31]. Le règlement du conflit, entre les deux royaumes, est acté le par le traité de Chinon[32].

Alors qu’un soulèvement de barons du royaume d’Angleterre s’esquisse en 1215, après la promulgation de la Magna Carta, Savary sert de nouveau le roi Jean dans la lutte contre les rebelles et les Français du prince Louis venus les soutenir. Le roi lui concède plusieurs châteaux et des biens appartenant aux familles des révoltés comme ceux des Mandeville[33],[34]. En 1216, il est l’un des grands serviteurs désigné sur le testament du roi pour gouverner le royaume par le biais d’un conseil de régence, composé de treize personnalités dont Guillaume le Maréchal, pendant la minorité du futur roi Henri III[16]. À la mort du roi Jean, Savary quitte l'Angleterre et rejoint le Poitou malgré sa nomination au conseil de régence[35].

Reconquista et croisade (1218-1219)

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À la fin de l’automne 1218, il a probablement aidé le roi Alphonse IX de Leon dans sa tentative malheureuse de capturer Cáceres durant la Reconquista[36].

En 1219, Savary de Mauléon s’embarque dans la cinquième croisade pour l’Égypte, soumise au Sultanat ayyoubide. Il est présent lors de la prise de Damiette[37].

Retour en Poitou et volte-face multiples (1221-1230)

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De retour en Poitou, il est de nouveau désigné sénéchal en 1222 par le souverain Plantagenêt, Henri III d'Angleterre, afin de rétablir l'ordre. À ce titre, il défend les villes de Saintonge contre les exactions du roi de France, Louis VIII le Lion, en 1224. Accusé d’avoir livré La Rochelle aux forces du roi de France, il rejoint Louis VIII et défend pour la couronne de France les côtes de la Saintonge et de l’Aunis contre les Anglais. Le roi de France lui confie la garde de La Rochelle et de l'Aunis. Savary participe aux côtés de Louis VIII à la croisade albigeoise contre le comte de Toulouse, Raymond VII[16].

Trois ans plus tard, en 1227, Savary de Mauléon prend part à une rébellion de seigneurs d’Anjou et de Poitou contre le jeune roi de France Louis IX. Il soutien également, en 1230, l'expédition continentale d'Henri III d'Angleterre et du duc de Bretagne Pierre Mauclerc[38].

Fondation

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Savary de Mauléon à cheval avec lance, écu armorié et heaume[39]

En 1218, en Ré, Savary attribue aux religieux de la chapelle Saint-Nicolas de la Chaume le droit d’ériger un village où seront accueillis des hommes étrangers à son domaine. Ces terres et droits concédés sont à l’origine de la fondation des Sables-d’Olonne[40].

Décès

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Savary décède peu après le . Il est inhumé dans le chœur de l’église abbatiale de Saint-Michel-en-l’Herm le suivant.

Mariages et descendance

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Belle-Assez de Pareds

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En premières noces, vers 1200, Savary épouse Belle-Assez de Pareds, fille de Pierre de Pareds (♰ ap. 1204). Elle hérite des seigneuries de Pareds et de Pouzauges après la mort, sans postérité, de son oncle paternel Guillaume de Chantemerle (♰ v. 1210), seigneur de Chantemerle, Pouzauges, Pareds, Poiroux et Riez[41],[42].

De cette union naissent deux (ou trois ?) filles[6],[7] :

Amable du Bois

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Savary de Mauléon épouse, en secondes noces, selon un acte d', Amable du Bois (♰ ap. 1258) en l’église Saint-Nicolas de la Tranche[45],[46],[47]. De cette union naissent[7] :

Concubinage

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Savary entretient des relations avec des maîtresses, notamment Guillemette/Guilhemine de Gensac (épouse de Pierre de Gabarret, vicomte de Bezaume et de Benauges, alias le troubadour Peire de Gavarret)[52], dont il a chanté la beauté ; ou encore Mahaut de Montagnac[53].

Contre-sceau de Savary de Mauléon (1225), d'après un dessin d'Ernest Roschach du XXe siècle.

Sceau [1225]

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Avers : Rond, 75 mm[54],[55].

Description : Équestre, aux armes : un lion rampant couronné, à la bordure besantée.

Légende : . SIGI.... .......I ⠅DE MAL....NE

Légende transcrite : Sigillum Savarici de Maloleone

Contre-sceau : Rond[56],[57],[58],[59].

Description : Écu au lion rampant couronné, à la bordure besantée ; accosté de deux roses et surmonté d'une croix.

Légende : ✠ SIGILL.. ⠅SAVARICI ⠅DE MALOLEONE ⠅

Légende transcrite : Sigillum Savarici de Maloleone

Postérité

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Savary de Mauléon prête son nom à des rues de Châtelaillon-Plage, Saint-Martin-de-Ré et à Fontenay-le-Comte, une impasse de Talmont-Saint-Hilaire ainsi qu'une venelle de Pouzauges. Aux Sables-d’Olonne, un établissement scolaire général et technologique, surnommé le « lycée Bleu », est dénommé Lycée Savary de Mauléon en son honneur[60].

Notes et références

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  1. ↑ Chansonnier provençal [Chansonnier K] (manuscrit français), Padoue-Venise, Département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, coll. « Français / 12473 », xiiie siècle (lire en ligne), fo 138 ro.
  2. ↑ Savary de Mauléon est aussi connu sous diverses variantes de son prénom : Savari, Savaric ou Savaury. En langue d’oc, il nommé Savaric de Malleo.
  3. ↑ Bélisaire Ledain, Savary de Mauléon et le Poitou à son époque, Saint-Maixent, Charles Reversé, (lire en ligne), p. 20.
  4. ↑ « Chartes de Fontevraud, concernant l'Aunis et la Rochelle », dans Bibliothèque de l'École des chartes (éd. Paul Marchegay), t. 4 : quatrième série, Paris, Dumoulin, (lire en ligne), p. 341.
    « Savaricus de Malleone, senescallus Pictavie et Wasconie »
  5. ↑ Manuscrits de Dom Fonteneau, t. XVIII (manuscrit latin, français, copie du XVIIIe siècle), Poitiers, Médiathèque François Mitterrand, coll. « Dom Fonteneau / Ière série : ME-MON / Ms 472 », xviiie siècle (lire en ligne), fo 41.
    vers 1180, Saint-Michel en l'Herm : Traité entre les seigneurs de Mauléon et les religieux de Saint-Michel en l'Herm au sujet de quelques maisons communes qu'ils avaient fait bâtir de concert dans la place de Saint-Michel.
  6. 1 2 Martine Cao Carmichael de Baiglie, « Savary de Mauléon (ca 1180-1233), chevalier-troubadour poitevin : traîtrise et société aristocratique », Le Moyen Âge, no 105,‎ , p. 303, fig. La famille des Mauléon (lire en ligne [PDF]).
  7. 1 2 3 4 Géraldine Damon, « Jeux seigneuriaux en Poitou au temps des Plantagenêts : L’exemple des vicomtes de Thouars, des Lusignan, des Parthenay-Larchevêque et des Mauléon », dans Martin Aurell et Frédéric Boutoulle (dir.), Les Seigneuries dans l’espace Plantagenêt (c.1150-c. 1250), Bordeaux, Ausonius, (lire en ligne), fig. 1 : Tableau de filiation des seigneurs de Mauléon.
  8. ↑ Rotuli Chartarum in Turri Londinensi asservati (éd. Thomas Duffus Hardy), vol. I : pars I, 1199-1216, Londres, (lire en ligne), Carta Rad de Maleon, p. 24.
  9. ↑ « Chartes de Fontevraud, concernant l'Aunis et la Rochelle », dans Bibliothèque de l'École des chartes (éd. Paul Marchegay), t. 4 : quatrième série, Paris, Dumoulin, (lire en ligne), Note 1, p. 330.
  10. ↑ Bélisaire Ledain, Savary de Mauléon et le Poitou à son époque, Saint-Maixent, Charles Reversé, (lire en ligne), p. 5-6.
  11. ↑ Luc Guéraud, Contribution à l'étude du processus coutumier au Moyen Age : le viage en Poitou, Paris, LGDJ, coll. « Thèses », , 462 p..
  12. ↑ Bélisaire Ledain, Savary de Mauléon et le Poitou à son époque, Saint-Maixent, Charles Reversé, (lire en ligne), p. 9.
  13. ↑ Bélisaire Ledain, Savary de Mauléon et le Poitou à son époque, Saint-Maixent, Charles Reversé, (lire en ligne), p. 22.
  14. ↑ Géraldine Damon, « Jeux seigneuriaux en Poitou au temps des Plantagenêts : L’exemple des vicomtes de Thouars, des Lusignan, des Parthenay-Larchevêque et des Mauléon », dans Martin Aurell et Frédéric Boutoulle (dir.), Les Seigneuries dans l’espace Plantagenêt (c.1150-c. 1250), Bordeaux, Ausonius, (lire en ligne), fig. 2 : Les seigneuries des Mauléon au XIIIe siècle.
  15. ↑ (en) David Balfour, « Triumph and Disaster : King John’s Victory at Mirebeau, 1 August 1202 », Medieval Warfare, Karwansaray BV, vol. 1, no 1,‎ , p. 10-15 (lire en ligne [PDF]).
  16. 1 2 3 4 Martin Aurell, « La bataille de la Roche-aux-Moines : Jean sans Terre et la prétendue traîtrise des Poitevins », Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, no 161,‎ , p. 484 (lire en ligne).
  17. ↑ Marie Tranchant, « Une stratégie au service de la réussite : Robert de Thurnham, un officier anglais en Aquitaine (1189-1211) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 127, no 4,‎ , La sénéchaussée en Poitou (1201-1205), § 13 (lire en ligne).
  18. ↑ Hugues IX le Brun, Raoul Ier d'Exoudun, Geoffroy Ier de Lusignan, Guillaume de Mauléon (oncle de Savary), Aimery VII de Thouars, Hugues Ier Larchevêque, Hugues de Surgères et Thibaut de Beaumont.
  19. ↑ Histoire des ducs de Normandie et des rois d'Angleterre (éd. Francisque Michel), Paris, Jules Renouard, (lire en ligne), p. 102 :
    « Hughes li Bruns et li cuens d'Eu ses freres et Hugues de Surgieres ses freres, qui viscuens estoit del Castel Eraut, et Joffrois de Lesegnon, ses oncles et li viscuens de Touart, qui moult estoit riches hom, et Guillaumes de Maulyon li oncles Savari, qui sires estoit de Maulyon et de Chalemont, et Hughes l'archevesques, qui sires estoit de Partenay, et Tiebaus de Biaumont, qui sires estoit de Bierchieres, et maint autre haut baron que je ne puis pas toz noumer, quant il oïrent ces nouvieles, il s'entre manderent de toutes pars et assamblerent grant ost, et vinrent devant Niors, et assaillirent Savari dedens. Longhement i sissent, mais riens n'i firent fors tant que moult ot faites de bieles chevaleries a che siege. »
  20. ↑ Bélisaire Ledain, Savary de Mauléon et le Poitou à son époque, Saint-Maixent, (lire en ligne), p. 14.
  21. ↑ Martine Cao Carmichael de Baiglie, « Savary de Mauléon (ca 1180-1233), chevalier-troubadour poitevin : traîtrise et société aristocratique », Le Moyen Âge, no 105,‎ , p. 279-280 (lire en ligne [PDF]).
  22. ↑ Veterum scriptorum et monumentorum, historicorum, dogmaticorum, moralium, amplissima collectio (éd. Edmond Martène), t. I, Paris, Montalant, (lire en ligne), Conventio inter Philippum Augustum regem, & Savaricum de Malo-Leone, col. 1088.
  23. ↑ Catalogue des actes de Philippe-Auguste (publ. Léopold Delisle), Genève, Slatkine-Mégariotis reprints, (1re éd. 1856) (lire en ligne), no 1391, p. 315-316.
  24. ↑ Jean-Claude Castex, Répertoire des combats franco-anglais du Haut Moyen-Age, Vancouver, Les Editions du Phare-Ouest, (lire en ligne), Damme, Bataille navale de, p. 59-61.
  25. ↑ Proche de l'actuelle commune de Savennières, Maine-et-Loire.
  26. ↑ Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), p. 288-291.
  27. ↑ Guillaume Le Breton (éd. Henri-François Delaborde), « Continuation de la Vie de Philippe Auguste », dans Rigord et Guillaume Le Breton, Œuvres de Rigord et de Guillaume Le Breton, historiens de Philippe-Auguste, t. Ier : Chroniques de Rigord et de Guillaume Le Breton, Paris, Renouard, (lire en ligne), p. 168-320 :
    « Johannes rex ejus adventum in crastino futurum non sustinens, omnibus petrariis, mangonellis, papilionibus et aliis belli utensilibus dimissis et prede expositis, per vada Ligeris navigio et modis quibus potuit fugiens, parte suorum non modica submersa et dum fugeret interfecta, equitavit die illa XVIII milliaria »
  28. ↑ Martin Aurell, « Philippe Auguste et les Plantagenêt », dans Martin Aurell et Yves Sassier, Autour de Philippe Auguste, Classiques Garnier (no 285), (lire en ligne [PDF]), p. 26-27.
  29. ↑ Martin Aurell, « La bataille de la Roche-aux-Moines : Jean sans Terre et la prétendue traîtrise des Poitevins », Comptes rendus des séances de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, no 161,‎ , p. 459-489 (lire en ligne).
  30. ↑ Georges Duby, Le Dimanche de Bouvines : 27 juillet 1214, Paris, Galiimard, (lire en ligne [PDF]).
  31. ↑ Dominique Barthélemy, La bataille de Bouvines : Histoire et légendes, Paris, Perrin, , 544 p. (lire en ligne Accès limité).
  32. ↑ Layettes du trésor des chartes (éd. Alexandre Teulet), t. I : de l'année 755 à l'année 1223, Paris, Plon, (lire en ligne), no 1082 : Litteræ Philippi Francorum régis de treugis a se cum Johanne rege Angliæ initis, p. 405.
  33. ↑ Joseph Anglade, « Sur Savaric de Mauléon », Romania, vol. 50, no 197,‎ , p. 98-99 (lire en ligne).
  34. ↑ Martine Cao Carmichael de Baiglie, « Savary de Mauléon (ca 1180-1233), chevalier-troubadour poitevin : traîtrise et société aristocratique », Le Moyen Âge, no 105,‎ , p. 283 (lire en ligne [PDF]).
  35. ↑ Martine Cao Carmichael de Baiglie, « Savary de Mauléon (ca 1180-1233), chevalier-troubadour poitevin : traîtrise et société aristocratique », Le Moyen Âge, no 105,‎ , p. 284 (lire en ligne [PDF]).
  36. ↑ (en) Lucas Villegas-Aristizabal, « Did Savary of Mauleon participate in Alfonso IX’s failed siege of Caceres 1218 ? », De Medio Aevo, vol. 6, no 12,‎ , p. 99-118 (lire en ligne [PDF]).
  37. ↑ Matthieu Paris (éd. Henry Richards Luard), Matthæi Parisiensis, Monachi Sancti Albani, Chronica Majora, vol. III : A. D. 1216 to A. D. 1239, Londres, Longman, (lire en ligne), Qualiter peregrini quidam a Damieta non licentiati recesserunt. De adventu Savarici de Maloleone insperato, p. 50.
  38. ↑ Élie Berger, « Les préparatifs d'une invasion anglaise et la descente de Henri III en Bretagne (1229-1230) », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 54,‎ , p. 5-44 (lire en ligne).
  39. ↑ « En Savarics de Mauleon et En Gausellins faidit et En Ugo de la Bacalaria », dans Recueil des poésies des troubadours, contenant leurs vies (enluminure sur parchemin), Paris, Département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, coll. « Français / 854 », xive siècle (lire en ligne), fo 152 ro.
  40. ↑ Bélisaire Ledain, Savary de Mauléon et le Poitou à son époque, Saint-Maixent, Charles Reversé, (lire en ligne), p. 26-27.
  41. ↑ Henri Beauchet-Filleau et Paul Beauchet-Filleau (ill. Maurice de Gouttepagnon), Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou, t. 2 : (Brisson - Cyriaque), Poitiers, Oudin, , 2e éd. (lire en ligne), no 1 : Chantemerle (Aimery de), p. 234.
  42. ↑ Henri Beauchet-Filleau et Paul Beauchet-Filleau (ill. Maurice de Gouttepagnon), Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou, t. 2 : (Brisson - Cyriaque), Poitiers, Oudin, , 2e éd. (lire en ligne), no 2 : Chantemerle (Guillaume de), p. 234-235.
  43. ↑ Bélisaire Ledain, Savary de Mauléon et le Poitou à son époque, Saint-Maixent, Charles Reversé, (lire en ligne), p. 50.
  44. ↑ Layettes du trésor des chartes (éd. Élie Berger), t. IV : de l'année 1261 à l'année 1270, Paris, Plon, (lire en ligne), no 5596 : Litteræ pactionis inter Hemericum vicecomitem Rupiscavardi eusque coheredes, ex una parte, et Alphonsum, comitem Pictaviæ, ex altera, de rachato bonorum defuncti G. de Talniaco initæ., p. 393-394.
  45. ↑ Cartulaire de l'abbaye d'Orbestier : Vendée [1107-1454] (éd. Louis de La Boutetière), t. VI : Archives historiques du Poitou, Poitiers, Oudin, (lire en ligne), no 36 : Don par Savary de Mauléon aux enfants qu'il pourrait avoir d'Amable du Bois (Cart. no 165), p. 40.
  46. ↑ Cartulaire de l'abbaye d'Orbestier : Vendée [1107-1454] (éd. Louis de La Boutetière), t. VI : Archives historiques du Poitou, Poitiers, Oudin, (lire en ligne), no 38 : Mariage de Savary de Mauléon avec Amable du Bois (Cart. no 313), p. 41.
  47. ↑ Benjamin Fillon, Recherches historiques et archéologiques sur Fontenay, t. I, Fontenay, Nairière-Fontaine, (lire en ligne), p. 23.
  48. ↑ Bélisaire Ledain, Savary de Mauléon et le Poitou à son époque, Saint-Maixent, Charles Reversé, (lire en ligne), p. 43.
  49. ↑ Manuscrits de Dom Fonteneau, t. IX : Abbaye de la Grenetière (manuscrit latin, français, copie du XVIIIe siècle, d'après Vidimus de la fin du XIIIe siècle qui était dans les archives de l'abbaye de la Grainetière, d'après original perdu), Poitiers, Médiathèque François Mitterrand, xviiie siècle (lire en ligne), fo 215 :
    « Noverint presentes et futuri, quod ego Guillelmus de Valentia, miles, et Marquisia uxor mea, dedimus Deo et beate Marie et fratribus de Granateria in perpetuam elemosinam triginta solidos, quos habebamus in talleriis de feodo Guvelli in Nativitate beati Johannis Baptiste reddendos abbati de Granateria vel ejus mandato apud Granateriam. Dictus vero abbas et conventus ejusdem loci concesserunt nobis charitative generale beneficium dicte abbatie in vigiliis, in jejuniis, in missis et in orationibus, et quod ipsi celebrabunt anniversarium nostrum singulis annis in perpetuum post mortem nostram, sicut de monachis suis facere consuverunt. Et ad petitionem nostram concesserunt nobis benigne sepulturam nostram in ecclesia abbatie de Granaterie, si contigerit mori nos in partibus istis. Hoc factum fuit apud Granateriam anno Domini M° CC° XX° VI. Et ad majorem hujus rei certitudinem presentes litteras sigilli nostri munimine roboravimus. »
    1226 : Guillaume de Valence et son épouse Marquise [de Mauléon] donnent à l'abbaye de la Grainetière 30 sous de rente sur les tailles du Fief-Goyau en échange des prières des moines, de la fondation d'un anniversaire après leur mort et de leur ensevelissement dans l'abbaye.
  50. ↑ Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 4 : Annexes 7 à 10 - Bibliographie (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), Annexe 10 : Tableaux de filiation et schémas, chap. 10 (« Le sous-lignage de Vouvant »), p. 169.
  51. ↑ Charles Farcinet, « Les anciens sires de Lusignan, Geoffroy la Grand'dent & les comtes de la Marche », Recherches historiques sur le Moyen Âge en Poitou, Fontenay-le-Comte / Niort, Revue du Bas-Poitou,‎ , p. 30-31. (lire en ligne)
    1247, Janvier : Geoffroy [II] de Lusignan, seigneur de Vouvant, Mervent, Soubise et Moncontour fait son testament. Il reconnaît comme successeur le mari de sa nièce, Hugues [II] Larchevêque, seigneur de Parthenay, qui donne son accord pour que les revenus de ses terres pendant deux ans servent à payer ses dettes et ses aumônes. Son épouse, Aude, conserve son douaire de 100 marcs annuels. Il lègue une somme de 100 livres à chacun de ses enfants, Harpin, Alix et Bourgogne, qui sont probablement des bâtards. Il demande à être enterré dans l'église Notre-Dame de Vouvant devant l'autel de la chapellenie et y a institué une chapellenie desservie par un prêtre.
  52. ↑ Frédéric Boutoulle, « Les deux vies de Guilhemine : Cours d’amour, veuvage et politique à Benauges au XIIIe siècle », dans 12e colloque L’Entre-deux-Mers et son identité, Arbis, CLEM, (lire en ligne [PDF]), p. 31-46.
  53. ↑ Bélisaire Ledain, Savary de Mauléon et le Poitou à son époque, Saint-Maixent, Charles Reversé, (lire en ligne), p. 53.
  54. ↑ Inventaires et documents publiés par ordre de l'Empereur : Collection de sceaux (éd. Louis Douët d'Arcq), t. I, Paris, Henri Plon, (lire en ligne), no 2754 : Mauléon (Savary de), (1225), p. 660.
  55. ↑ SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Savary de Mauléon - sceau - 1225 », sur sigilla.irht.cnrs.fr, Cnrs / IRHT.
  56. ↑ Inventaires et documents publiés par ordre de l'Empereur : Collection de sceaux (éd. Louis Douët d'Arcq), t. I, Paris, Henri Plon, (lire en ligne), no 2754 : Mauléon (Savary de), (1225) / contre-sceau, p. 660.
  57. ↑ Auguste Molinier, Ernest Roschach, Claude Devic et Joseph Vaissette (ill. Ernest Roschach), Histoire graphique de l'ancienne province de Languedoc, Toulouse, Éditions Privat, (lire en ligne), no 11 : Savary de Mauléon 1225, p. 17.
  58. ↑ Guilhem Pépin, « Les emblèmes historiques de l’Aquitaine » [PDF], sur aquitaine-historique.com, p. 9.
  59. ↑ SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Savary de Mauléon - contre-sceau - 1225 », sur sigilla.irht.cnrs.fr, Cnrs / IRHT.
  60. ↑ « Lycée Savary de Mauléon », sur savary-mauleon.paysdelaloire.e-lyco.fr.

Sources et bibliographie

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Sources diplomatiques

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  • « Cartulaire de l'abbaye de Talmond », dans Société des antiquaires de l'Ouest, Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest (éd. Louis de La Boutetière), t. XXXVI, Poitiers-Paris, , 498 p. (lire en ligne), p. 41-498

Sources généalogiques

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  • Henri Beauchet-Filleau, Paul Beauchet-Filleau, Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou, t. 2 : (Brisson - Cyriaque), Poitiers, Oudin, 1895.[lire en ligne]
  • Joseph Beauchet-Filleau, Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou, t. 6 : (Maboul - Maynard), Fontenay-le-Comte, Lussaud, 1972, p. 304-796. [lire en ligne]

Sources littéraires

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Sources sigillographiques

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Bibliographie

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  • Martin Aurell, « La bataille de la Roche-aux-Moines : Jean sans Terre et la prétendue traîtrise des Poitevins », Comptes rendus des séances de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, no 161,‎ , p. 459-489 (lire en ligne).
  • .Jean Boutière, Alexander Herman Schutz et Irénée-Marcel Cluzel, Biographie des troubadours : Textes provençaux des XIIIe et XIVe siècles, Paris, A.-G. Nizet, coll. « Classiques d’oc » (no 1), , 641 p. (BNF 36601204).
  • Martine Cao Carmichael de Baiglie, « Savary de Mauléon (ca 1180-1233), chevalier-troubadour poitevin : traîtrise et société aristocratique », Le Moyen Âge, no 105,‎ , p. 269-306 (lire en ligne).
  • (en) Henry John Chaytor, Savaric de Mauléon : Baron and Troubadour, Cambridge, University Press, , 96 p. (BNF 31937068, présentation en ligne).
  • Géraldine Damon, « Jeux seigneuriaux en Poitou au temps des Plantagenêts : L’exemple des vicomtes de Thouars, des Lusignan, des Parthenay-Larchevêque et des Mauléon », dans Martin Aurell et Frédéric Boutoulle, Les Seigneuries dans l’espace Plantagenêt (c.1150-c. 1250), Bordeaux, Ausonius, (lire en ligne), p. 285-307.
  • Bélisaire Ledain, Savary de Mauléon et le Poitou à son époque, Saint-Maixent-l’École, Charles Reversé, , 58 p. (lire en ligne).
  • Patrice Le Roux, Savary de Mauléon, sénéchal du Poitou : Un prince poète au XIIIe siècle, Nantes, Terres de Braise, , 119 p. (ISBN 2-9505934-3-7).
  • Paul Marchegay, « Détails historiques sur l’Olonnais et le Talmondais au XIIIe siècle », Annuaire départemental de la Société d’émulation de la Vendée, La Roche-sur-Yon, Gasté, 2e série, vol. 8,‎ , p. 3-23. (lire en ligne).
  • .Vicomte Henri de Mauléon de Mazières, « Savary III de Mauléon, comte d’Essex, prince de Talmond, sénéchal d’Aquitaine (1172-1233) », Revue héraldique, Paris,‎ (BNF 30909990).
  • (en) « Mauléon, Savari de », Encyclopædia Britannica, Cambridge University Press, vol. 7, no 11,‎ , p. 904.
  • Charles Viaut, « La vida de Savary de Mauléon dans le chansonnier provençal I (BnF ms.fr. 854, f° 152r) » [PDF], sur hal.science, .
  • Lucas Villegas-Aristizábal, « Did Savary of Mauleon participate in Alfonso IX’s failed siege of Caceres in 1218? », De Medio Aevo, vol. 12, no 1,‎ , p. 99-118. (lire en ligne).

Annexes

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