Ségou (ville)

ville du Mali
(Redirigé depuis Segou)

Ségou est une ville et une commune urbaine malienne, chef-lieu du cercle de Ségou et de la 4e région administrative malienne qui porte son nom. Elle est la capitale historique du puissant royaume Bambara de Ségou, établi au XVIIe siècle et qui subsiste jusqu'en 1861.

Ségou
Ségou (ville)
Ségou, rives du Niger
Administration
Pays Drapeau du Mali Mali
Région Ségou
Cercle Ségou
Maire Ousmane Simaga (CNID)
Démographie
Gentilé Ségoviens, Ségoviennes
Population 204 850 hab. (2023)
Densité 6 025 hab./km2
Population précédent recensement 105 305 hab. (1998)
Croissance annuelle moyenne 2.7 %
Géographie
Coordonnées 13° 27′ 00″ nord, 6° 16′ 00″ ouest
Altitude 294 m
Superficie 3 400 ha = 34 km2
Localisation
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Ségou
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Ségou
Liens
Site web Ségous.Mab

Géographie

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La ville est établie dans la plaine de la rive droite du Niger, au centre du Mali méridional. Elle est desservie par le fleuve Niger et par la route nationale 6 (axe Bamako-Mopti), à 230 km au nord-est de la capitale malienne, Bamako[1]

Communes limitrophes de Ségou
Farako Diganidougou Pelengana
Sébougou Ségou Pelengana
Sakoïba
Diagramme ombrothermique
de Ségou (1991-2020)

Elle est surnommée « la cité des balanzans », du nom d'un arbre poussant en abondance dans et autour de la ville, le balanzan.

Le climat est classé comme semi-aride chaud (BSh) dans la classification de Köppen[2]

Coucher de soleil au bord du fleuve Niger.
Auberge à Ségou.
Statistiques météorologiques de Ségou (1991-2020) - altitude : 288 m - latitude : 13° 24′ N, 6° 09′ O
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Maximale moyenne 29,7 30,8 34,8 37,7 36 33,9 31,1 28,5 28,2 32,6 35,6 31,7 32,6
Moyenne 25,6 28,4 31,5 34,2 34,1 32 29,2 27,8 28,4 30,3 29,1 26,3 29,7
Minimale moyenne 16 18,2 21,9 24,9 23,8 23,1 19,5 22,1 20,2 20,5 20,3 17 20,6
Précipitations
Hauteur (mm) 20,7 0,2 1,1 5,5 30,9 83,5 120,3 211,8 100,4 29,2 2,7 0 606,2
Nombre de jours avec précipitations 2,03 1 1,3 2 3 6,6 8,6 13,1 8,1 2,8 1,3 0 50,1
Ensoleillement
Heures 199,9 173,1 207,3 158,5 177,4 182 152,1 162,1 161 187,3 212,3 206,5 2 179,5
Source : Infoclimat[2]

Histoire

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Femmes de Ségou en 1892.

Les premiers habitants sont des Bozos, une population pratiquant la pêche. Des Malinkés puis des Bambara s'installent ensuite dans la région au XVIe siècle.

C'est à Ségoukoro, sur la rive du Niger, à 11 km à l'ouest du centre-ville actuel de Ségou, que Biton Coulibaly fonde au XVIIIe siècle le royaume Bambara de Ségou[3]. Ségoukoro abrite les tombeaux de la dynastie fondée par Biton Mamary Coulibaly, dont sa propre tombe, ainsi que la mosquée de Ba Sounou Sacko, dédiée à sa mère.

Chronologie des rois Bambara de Ségou

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La chronologie suivante reprend celle de Louis Tauxier[4], avec des rectifications apportées par Gérard Dumestre[5],[6].

Dynastie des Kouloubali (Bitonsi) (1712-1757)

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Danfassari.

Souma : 1697-1712.

Mamari (Biton) Kouloubali : 1712-1755. Biton transforme la petite chefferie de Ségou-Koro en l'une des principales entités politiques du Moyen-Niger. Avec son armée de Tondjons, il conquiert le Kaarta, Djenné, le Sibiridougou — Barouéli, Niamina et leurs environs —, le Bendougou — région de San —, le Séladougou — région traversée par le Bani —, le Karadougou — région de Sarro et ses environs —, le Bélédougou et Tombouctou.

Dekoro : 1755-1757. Il est assassiné par les Tondjons menés par Ton-Massa Dembelé.

Ali : 1757. Musulman, il est déposé par les Tondjons.

Interrègne des Tondjons

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Ton-Mansa Dembelé : 1757-1760.

Kaniouba Niouma Barry : 1760-1763.

Kafa Dyougou : 1763-1766. Il règne à partir de Gassin.

Dynastie des Diarra (Ngolossi) (1766-1861)

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Ngolo Diarra : 1766-1787. Né vers 1718 à Niola, dans la région de Koulikoro, Ngolo Diarra est donné pour compléter le tribut de Niola à Ségou. Esclave, puis affranchi de Biton, il gravit les échelons et devient un important chef tonjon à la fin du règne de ce dernier. Il s'impose ensuite comme roi et impose sa dynastie aux chefs tondjons, mettant fin à l'interrègne ayant suivi la chute des Kouloubali. Ngolo transfère la capitale à Sikoro.

Mansong Diarra : 1788-1808. Fils de Ngolo, il s'impose face à son frère et rival Nianankoro et fait la guerre au Kaarta, qui soutient ce dernier. Mansong confirme l'autorité de Ségou sur le Macina et Tombouctou. L'explorateur écossais Mungo Park atteint Ségou le et visite la cité sous son règne[7]. Plusieurs de ses fils lui succèdent jusqu'à la chute de la dynastie.

Da Diarra : 1808-1827. Fils de Mansong, il voit le Macina prendre son indépendance durant son règne, même s'il impose sa suzeraineté sur Samaniana et le Monimpé. Le souvenir de Da-Mansong Diarra et de son règne occupe une place importante dans la geste de Ségou.

Tiéfolo Diarra : 1827-1839.

Nianemba Diarra : 1839-1841.

Kirango-Ba Diarra : 1841-1849.

Nalouma Kouma Diarra : 1849-1851.

Massala Demba Diarra : 1851-1854.

Torokoro Mari Diarra : 1854-1859. Musulman et favorable aux avancées d'El Hadj Omar, il est déposé et exécuté par son frère Kégué-Mari et par le chef tondjon Niansong.

Ali Diarra : 1859-1861. Défait à Niamina et à Oitala par El Hadj Omar, Ali s'enfuit au Macina devant l'imminence de la prise de Ségou. Il est exécuté par El Hadj Omar durant la révolte du Macina de 1863-1864.

Dynastes exilés à Touna et à Farako
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Entrée du palais d'Ahmadou Tall en 1866.

Kéghé-Mari Diarra (1861-1868) : fils de Mansong Diarra, il résiste à Ahmadou Tall. Basé à Touna, il participe à la rébellion contre l'Empire toucouleur en 1863-1864. Après avoir menacé les murs de Ségou, il est défait par Ahmadou à Toghou en 1865 puis à Kégué en 1868.

Nianemba II Da-Mansong (1870-1878) : fils de Da Mansong et neveu de Kégué-Mari, à qui il succède. Il est basé à Sambala.

Mamourou : 1878.

Massa-Toma (1878-1883) : fils du faama Tiéfolo Diarra. Basé à Moribougou, il est empoisonné avec son frère Mansong par leur cousin Karamoko Diarra.

Karamoko (1883-1887) : fils de Da Mansong et successeur de Massa-Toma. Il exerce une grande influence sans parvenir à contrôler ses chefs de guerre. Il menace les murs de Ségou après le départ d'Ahmadou Tall pour Nioro du Sahel en 1884 et attaque la colonne expéditionnaire de Gallieni à Dio en 1882. Karamoko est empoisonné par N'To, frère de son prédécesseur Massa-Toma.

Mari Diarra (1887-1892) : fils de Da Mansong. Basé à Farako, il participe comme auxiliaire à la prise de Ségou par les troupes d'Archinard, qui le nomme chef. Accusé de conspiration contre les Français, il est exécuté en 1892.

Royaume Bambara de Ségou

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Conquête par les Toucouleurs

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Entre 1858 et 1861, El Hadj Oumar Tall s'attaque aux royaumes Bambara du Kaarta et de Ségou, dont les forces s'affrontent lors de la bataille de Ngano. Le , il conquiert Ségou, qu'il confie un an plus tard à son fils Ahmadou, avant de partir à la conquête d'Hamdallaye, capitale de l'Empire peul du Macina, qui tombe le après trois batailles.

La stratégie d'El Hadj Omar consiste à rassembler les musulmans de la région sous son autorité, dans un contexte marqué par l'expansion coloniale française.

Conquête française

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Résidence du commandant de cercle.

Le commandant Louis Archinard, de l'armée coloniale française, entre à Ségou le et s'allie à des forces Bambara. Le , Ségou devient le chef-lieu d'un cercle administratif colonial regroupant les territoires des cercles actuels de Dioïla, Barouéli, Bla, Ségou, Macina, San, Koutiala, Tominian et une partie du cercle de Koulikoro.

La commune mixte de Ségou est instituée en 1953. Ségou devient une commune de plein exercice par la loi française du [8]. Elle est alors dirigée par un conseil municipal élu au collège unique, qui choisit le maire en son sein[9].

Administration et politique

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Conception Bambara du pouvoir ou Segu Fanga

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Historiquement, à Ségou, le pouvoir politique est séparé de la religion, en particulier de l'islam. Une trace de cette conception apparaît dans La geste de Ségou :

Ala ta ye ni ye (Dieu règne sur l'âme).
Masa ke ta ye a ka jamana ye (Le roi règne sur son royaume).
Da Monzon fana ta ye Segu ye (Da Monzon règne sur Ségou).

Administration

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Le cercle de Ségou regroupe la commune urbaine de Ségou et 29 communes rurales : Pélengana, Sébougoubou, Konodimini, N'Gara, Massala, Sakoïba, Soignébougou, Cinzana, Samené, Dioro, Farakou-Massa, Kamiandougou, Diédougou, Koumandougou, Bellen, Baguidadougou, Farako, Sama-Foulala, Souba, Digandougou, Katiéna, Fatiné, Diouna, Markala, Dougabougou, Togou, Boussin, Sansanding et Sibila. Elles totalisent 554 villages et quartiers.

Population

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Troisième ville du Mali après Bamako et Sikasso, Ségou dépasse le seuil des 100 000 habitants lors du recensement de 1998[10].

Politique

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La commune de Ségou, instaurée en 1953, est érigée en commune de plein exercice en 1955. Elle est dirigée par un administrateur-maire jusqu'aux premières élections municipales de 1956. Le premier maire élu est le commerçant Raoul Vayssié[11].

Année Maire élu ou nommé Parti politique
1956 Raoul Vayssié
1960 Dramane Coulibaly US-RDA
1967 Alioune Sissoko
2004 Bréma Thiero CNID
2009 Ousmane Simaga CNID
2016 Nouhoum Diarra RPM

Représentation étrangère

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En 2024, Ségou compte une représentation étrangère, le consulat général du Burkina Faso[12].

Les habitants de Ségou sont appelés les Ségoviens et les Ségoviennes.

Ancien siège du pouvoir du royaume Bambara de Ségou, la ville possède une devise :

  • Ségou, la ville des karités et des acacias, des quatre mille quatre cent quarante-quatre acacias et du petit acacia au tronc tordu[13].
  • Bálansan bà náani àni Bálansan kɛmɛ náani àni tán náani bálansan àni náani áni bálansan ko kùrunin kélen (en Bambara).

Sa forme courte est :

  • Ségou, la cité des balanzans.

Une autre formule transmise par les griots est :

  • Ségou, les quatre villes : Ségou, Ségou-Koro, Ségou-Koura et Ségoubougou[5].

Jumelages et accords internationaux

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La ville de Ségou est jumelée avec :

Éducation et culture

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Poteries de Ségou.

Éducation

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Enseignement primaire et secondaire

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Université

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Ségou est la première ville du Mali, en dehors de Bamako, à accueillir une université.

L'université de Ségou est créée par l'ordonnance no 10-011/P-RM du , ratifiée par la loi no 2013-014 du . Lors de son ouverture, le , la Première ministre Cissé Mariam Kaïdama Sidibé inaugure l'amphithéâtre de la nouvelle université et préside sa rentrée solennelle[14].

L'université de Ségou a une vocation nationale, sous-régionale et internationale. Sa mission porte sur la formation, la production, la conservation et la valorisation des connaissances en lien avec l'environnement socio-économique et agricole de la région.

Sur les cinq structures de formation et de recherche prévues à l'origine, trois sont alors fonctionnelles : la faculté d'agronomie et de médecine animale (FAMA), l'Institut universitaire de formation professionnelle (IUFP) et la faculté des sciences sociales (FASSO).

La faculté des sciences sociales ouvre en novembre 2012. Durant l'année universitaire 2015-2016, elle accueille environ 910 étudiants répartis entre trois filières : communication des organisations (439 étudiants), sociologie (271) et aménagement du territoire (200).

La faculté d'agronomie et de médecine animale ouvre en janvier 2012. Durant l'année universitaire 2013-2014, elle accueille environ 338 étudiants dans trois filières : agroéconomie, hydraulique agricole et production et santé animales.

L'Institut universitaire de formation professionnelle ouvre en novembre 2012. Durant l'année universitaire 2013-2014, il accueille environ 176 étudiants dans cinq filières : assistant de direction, hôtellerie-restauration, génie informatique, machinisme agricole et comptabilité-audit-finance.

La formation suit le système LMD.

Musique

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Parmi les musiciens associés au style Bambara de Ségou figurent Bazoumana Sissoko (1890-1987), Koni Coumaré ou Koumaré (?-1999), Mokontafe Sacko (1934-2002), Tara Bouaré (1935-1974), Fanta Damba (1938-), Hawa ou Awa Koni Diabaté, Lobi Traoré (1961-2010), Mah Damba (1965-), Teningnini Damba, Wandé Kouyaté, Bassekou Kouyaté (1966-), Babani Koné (1968-) et Alymany Bah.

Ethnologie

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Dominique Zahan consacre une partie de ses recherches aux arts et rites agraires de la région dans Antilopes du soleil. Arts et rites agraires d'Afrique noire, publié à Vienne en 1980.

Festivals et événements

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Le Festival sur le Niger a lieu à Ségou en février depuis 2005. Au cours des six premières éditions, environ 1,5 milliard de francs CFA sont injectés dans l'économie locale et 150 entreprises locales travaillent pour le festival. En 2010, il représente 95 emplois directs et 1 858 emplois indirects. Le nombre de touristes à Ségou passe d'environ 1 500 en 2004 à 15 000 en 2008. En 2010, 22 000 festivaliers venant de 29 pays participent à l'événement[15].

Sites classés

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  • Le Sanké Mon est un rite de pêche collective vieux de plus de six siècles, organisé à San, dans la région de Ségou, tous les deuxièmes jeudis du septième mois lunaire afin de commémorer la fondation de la ville. Il est inscrit au patrimoine culturel national du Mali et, depuis 2009, sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO[16],[17].
  • Le quartier historique de Ségou est constitué d'un ensemble de douze bâtiments construits dans le style architectural néo-soudanais[18]. Il est classé au patrimoine culturel national par un décret du .
  • Le quartier administratif de Ségou est un ensemble de douze bâtiments construits dans le style architectural néo-soudanais durant la période coloniale. Il est classé au patrimoine culturel national par le décret no 2011-841/P-RM du .
  • L'église de Mandiakuy, située au sud de la ville de Mandiakuy, dans le cercle de Tominian, est successivement construite en paillote puis en banco. Cet édifice en terre s'écroule pendant l'hivernage de 1936. Reconstruite entre mars 1956 et septembre 1958, l'église est un bâtiment rectangulaire de 57,60 m de long sur 32 m de large. Sa façade principale est ornée de deux tours de 30 m de haut séparées par une croix haute de 16 m. Son architecture est de style néo-soudanais. Elle est classée au patrimoine culturel national par un décret de novembre 2014.
  • Le site historique du traité de Nango est situé dans le village de Nango, dans la commune rurale du même nom, au sud-ouest de Ségou. Le , Ahmadou Cheïkou Tall et les représentants français y signent un traité concernant la libre navigation sur le Niger. Le village conserve le monument dédié à la mission de Joseph Simon Gallieni, implanté sur la place du marché, ainsi que l'emplacement de la case de Nogoba Sangaré, qui hébergea Gallieni. Le site est classé au patrimoine culturel national par un décret de novembre 2014.

Ségou dans la culture et les arts

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De nombreuses œuvres littéraires, musicales et artistiques maliennes et étrangères sont consacrées à Ségou ou utilisent la ville comme décor.

Littérature

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  • Maryse Condé, Ségou. Les Murailles de terre, Paris, Robert Laffont, 1984.
  • Maryse Condé, Ségou. La Terre en miettes, Paris, Robert Laffont, 1985.
  • Bakary Diarra, Nyola N'Golo Diarra - Fondateur du royaume dynastique de Ségou-Sikoro, L'Harmattan Mali, 2011, 163 p.
  • Lylian Kesteloot, Histoire d'un coup d'État - Mamari Biton Koulibaly, Alafabarre, 2010, 136 p.
  • Hamidou Magassa, Une autre face de Ségou - Anthropologie du patronat malien, L'Harmattan Mali, 2011.

Musique

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  • Super Biton de Ségou.
  • Ensemble instrumental national du Mali, Dah-Monzon ou l'épopée Bambara, Mali Kunkan, KO/77.0411, 1977.
  • Lobi Traoré, Ségou, Éditions Cobalt, 09275-2, 1996.
  • Bassekou Kouyaté & Ngoni Ba, Segu Blue, Out Here Records, OH 007, 2007.

Cinéma et télévision

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  • Les Rois de Ségou, première saison, 2010, de Boubacar Sidibé, série télévisée de 21 épisodes de 26 minutes[19].
  • Les Rois de Ségou, deuxième saison, 2011, de Boubacar Sidibé, série télévisée de 20 épisodes de 26 minutes[20].
  • Da Monzon, la conquête de Samanyana, 2011, de Sidy Fassara Diabaté, 110 minutes.
  • La geste de Ségou (Segu Janjo), 1989, de Mambaye Coulibaly. Ce court métrage doublé en Bambara et réalisé avec des marionnettes animées s'inspire d'un épisode de l'épopée Bambara de Ségou. Il remporte le prix du meilleur court métrage au Fespaco et est présenté au Festival de Cannes dans le cadre de la Semaine de la critique.
  • L'histoire du Mali. Les royaumes Bambara de Ségou, douzième épisode d'une série de vingt épisodes consacrée à l'histoire du Mali, de l'empire du Ghana à l'indépendance.
  • Fleuves du monde. Niger - Le fleuve génie, documentaire français de 2010 diffusé sur Arte les et . Le film comporte des scènes de la vie des Ségoviens liées au Niger et présente le festival de Ségou ainsi que les potières du village de Kalabougou[21].
  • Échappées belles : Mali - Un bateau pour Tombouctou, documentaire réalisé par Laurent Bouit, diffusé sur France 5 le .
  • Apostrophes - Autres lieux, autres mœurs, émission de Bernard Pivot diffusée le [22]. Maryse Condé y présente Ségou, les murailles de terre.

Théâtre

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  • Eugène Dervain, La reine scélérate suivi de La langue et le scorpion, Éditions CLE, 1971, 105 p.
  • Mamadou Koné, La décadence de Ségou ou Le Salaire de l'orgueil, 13e Concours théâtral interafricain, 1984.
  • Mary Jo Arnoldi, Puppet theatre in the Segu region in Mali, thèse, Indiana University, 2 volumes, 1986, 550 p.
  • Eva Doumbia, Ségou et La Vie sans fards, 2016[23]. La metteuse en scène franco-ivoirienne Eva Doumbia adapte deux œuvres de Maryse Condé, Ségou et La Vie sans fards, dans une pièce filmée au Théâtre national de La Criée à Marseille et produite par Axe Sud.

Économie

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Artisanat

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Ségou est connue pour son marché de poteries fabriquées dans le village de potiers de Kalabougou.

Lieux de culte

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Grande mosquée du vendredi de Ségou.

Les principaux lieux de culte comprennent des mosquées musulmanes, dont la grande mosquée de Ségou et la mosquée Kadhafi[24]. La ville compte également des lieux de culte chrétiens relevant du diocèse catholique de Ségou, de l'Église chrétienne évangélique du Mali et des Assemblées de Dieu.

La cathédrale de l'Immaculée-Conception de Ségou est fondée en 1895. Elle relève du diocèse de Ségou, érigé en 1962[25].

Personnalités liées à la ville

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Notes et références

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  1. Les contributeurs d'OpenStreetMap, « Ségou, Cercle de Ségou, Ségou, Mali », sur OpenStreetMap (consulté le ).
  2. 1 2 « Normales et records pour la période 1991-2020 à Ségou », sur Infoclimat (consulté le ).
  3. (en) « Ségou », sur Encyclopædia Britannica (consulté le ).
  4. Louis Tauxier, « Chronologie des rois bambaras », Outre-Mer, , p. 9.
  5. 1 2 Gérard Dumestre, La geste de Ségou racontée par des griots bambara, Paris, Armand Colin, , 404 p..
  6. Dans cette chronologie, Gérard Dumestre conserve l'orthographe de Louis Tauxier, mais rectifie deux erreurs du texte : 1672 au lieu de 1692 à la deuxième ligne et Mansong au lieu de Mansoug à la onzième ligne.
  7. « 20 juillet 1796 : Mungo Park atteint le Niger », sur Herodote.net (consulté le ).
  8. « Loi no 55-1489 du 18 novembre 1955 relative à la réorganisation municipale en Afrique occidentale française, en Afrique équatoriale française, au Togo, au Cameroun et à Madagascar », sur Légifrance.
  9. Kô Samaké et Modibo Keïta, « Recherche sur l'historique de la décentralisation au Mali : de la période coloniale à la 3e République », sur Penser pour agir (consulté le ).
  10. Atlas population et gestion du territoire, LEDRA, Université de Rouen, (lire en ligne).
  11. « Les grandes dates qui ont marqué l'histoire de Ségou de 1924 à 2012 », sur Mali Actu, L'Inter de Bamako, .
  12. « Ségou », sur EmbassyPages, .
  13. Le petit acacia au tronc tordu serait le symbole de la trahison sur laquelle la ville de Ségou aurait été fondée.
  14. Ousmane Berthé, « Enseignement supérieur : l'université de Ségou a ouvert ses portes », L'Essor, (lire en ligne).
  15. A. K., « L'apport du festival à l'économie locale de Ségou », Le Républicain,  ; Amadou Haidara, « Le festival sur le Niger en chiffres », Le Ségovien, .
  16. « Le Sanké mon, rite de pêche collective dans le Sanké », sur UNESCO.
  17. « Rite traditionnel de pêche au Mali : les jeunes impliqués dans sa sauvegarde », sur UNESCO.
  18. Gouvernement du Mali, « Conseil des ministres du 23 novembre 2011 », sur Journal du Mali, .
  19. « Les Rois de Ségou, première saison », sur Brico Films.
  20. « Les Rois de Ségou, deuxième saison », sur Brico Films.
  21. « Niger - Le fleuve génie »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur film-documentaire.fr.
  22. « Autres lieux, autres mœurs », sur INA.
  23. « « La vie sans fards » et « Ségou » au Théâtre de La Criée », sur YouTube.
  24. (en) J. Gordon Melton et Martin Baumann, Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices, ABC-CLIO, , 1793 p..
  25. Wilfried Christian, « Histoire des diocèses de San, Ségou, Kayes et Sikasso », sur Maliens catholiques de France, .

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Sébastien Philippe, Ségou, une région d'histoire, Bamako, Memoria, , 288 p. (ISBN 9789995284527)
  • Samba Lamine Traoré, La saga de la ville historique de Ségou, Éditions L'Harmattan, , 562 p. (lire en ligne)
  • (en) Lucy Duran, « Poyi! Bamana jeli music, Mali and the blues », Journal of African Cultural Studies, no 2, , p. 211-246 (lire en ligne)
  • OCDE, Économie du cercle de Ségou, , 61 p.
  • Charles Monteil, Les Bambara du Ségou et du Kaarta : étude historique, ethnographique et littéraire d'une peuplade du Soudan français, E. Larose, , 403 p.
  • Lilyan Kesteloot, « Le mythe et l'histoire dans la formation de l'Empire de Ségou », Bulletin de l'IFAN, b, vol. 40, no 3,
  • Youssouf Tata Cissé, « Le sacrifice chez les Bambara et les Malinké », Systèmes de pensée en Afrique noire, no 5, , p. 23-60
  • Gérard Dumestre, La geste de Ségou, racontée par des griots bambara, Paris, Armand Colin, , 420 p.
  • Francis Simonis, Des Français en Afrique. Les Européens de la région de Ségou (1890-1962), vol. 2 (Thèse de doctorat), Université Paris VII,

Articles connexes

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Liens externes

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