Serra de Montejunto

massif montagneux au Portugal

La serra de Montejunto est une chaîne de montagnes du Portugal faisant partie du système Montejunto-Estrela et située dans les communes d'Alenquer et de Cadaval. C'est le point de vue naturel le plus élevé de l'Estrémadure, culminant à 666 m d'altitude, avec une proéminence topographique de 534 mètres et un isolement de 53,41 km[1]. Cette structure géologique, d'une longueur de 15 km de long et 7 km de large, est riche en gouffres, grottes, lagunes résiduelles, nécropoles et fossiles préhistoriques.

Serra de Montejunto
Image illustrative de l’article Serra de Montejunto
Géographie
Altitude 666 m, Montejunto
Massif Système Montejunto-Estrela
Longueur 15 km
Largeur 7 km
Superficie 48 km2
Administration
Pays Drapeau du Portugal Portugal
Sous-région Ouest
District Lisbonne
Géologie
Roches Calcaire
Vue sur la serra de Montejunto depuis l'est.
Vue depuis le sommet de la serra do Montejunto, au coucher du soleil.

Géographie

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Localisation

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La serra de Montejunto

Elle est située dans la région Ouest, au nord du district de Lisbonne, entre les communes de Cadaval, au nord, et Alenquer, au sud. Seuls 65 km la séparent de Lisbonne, une distance que l'on parcourt facilement en empruntant l'autoroute A1, en prenant la sortie Aveiras de Cima (pt), ou l'A8, aux sorties Campelos (pt) ou Bombarral, en direction de Cadaval.

Géologie

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La serra de Montejunto fait partie du massif calcaire d'Estrémadure. Ces calcaires présentent des formations karstiques caractéristiques issues de l'érosion.

Hydrographie

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Différents cours d'eau prennent naissance dans la serra de Montejunto[2], dont :

  • le rio da Ota, qui s'écoule vers le sud-est en direction du village d'Ota avant de se jeter dans le fleuve Alenquer, un affluent du Tage ;
  • le rio Real, qui prend sa source au niveau de la source karstique de Rocha sur les flancs de la montagne et irrigue la vallée environnante en passant par Bombarral avant de se jeter dans la lagune d'Óbidos ;
  • le rio Alcabrichel, qui s'écoule vers l'ouest pour se jeter directement dans l'océan Atlantique à la plage de Porto Novo.

Faune et flore

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Les escarpements qui caractérisent le paysage constituent les biotopes les plus importants de la chaîne.

Outre une chênaie relique et des espèces endémiques propres aux calcaires du centre du Portugal, on trouve ici des espèces endémiques ou rares au Portugal, tandis que d’autres, dont la répartition géographique est limitée, y sont bien représentées.

Du point de vue de la faune, notamment en ce qui concerne les chiroptères, il s'agit d'une zone d'une grande importance, tant pour l'hibernation que pour la reproduction. Ce site constitue essentiellement un abri très important pendant la période de reproduction pour une colonie de chauves-souris à grandes oreilles (Myotis myotis), ainsi que pour le minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersi)[3].

On trouve 75 espèces d'oiseaux, dont 10 menacées comme :

Au moins 400 espèces végétales ont été recensées sur le site. Les plus emblématiques sont :

Histoire

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À Montejunto se trouvent les ruines de deux couvents : l'un, plus ancien, dominicain, datant du XIIe siècle, et l'autre, qui n'a jamais été achevé.

Fabrique royale de glace

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Au sommet de la chaîne de montagnes, à 600 mètres d’altitude, exposée au nord, dans une zone froide et humide, se dressait la Fabrique royale de glace[4]. Pendant près de 120 ans, elle a fourni des blocs de glace qui rafraîchissaient la cour royale, puis, plus tard, les cafés les plus chics de Lisbonne. En 1850, avec l’invention du réfrigérateur, elle a commencé à décliner.

C’était un lieu de travail difficile, entre fin septembre et février. Pendant les nuits froides au sommet de Montejunto, les glaciers retiraient la glace des bassins, la transportaient sur leur dos dans de lourds paniers et la stockaient dans les silos. La glace y restait jusqu’en juin, date à laquelle les blocs de glace descendaient la montagne jusqu’à la Vala do Carregado[5], pour être acheminés de nuit, par le Tage, jusqu’à Lisbonne.

Elle a fonctionné jusqu’à l’invention du réfrigérateur, à la fin du XIXe siècle, date à laquelle elle a été laissée à l’abandon et envahie par la végétation.

En 1997, elle a été classée monument national.

Protection environnementale

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Le « paysage protégé de la Serra de Montejunto » est une zone protégée, créée en 1999, qui se caractérise par sa végétation d'intérêt national et la richesse de sa faune, parmi laquelle on trouve des espèces menacées, ainsi que par son intérêt géologique[6]. Le paysage protégé s'étend sur une superficie de 4 847 hectares et couvre les communes de Cadaval et d'Alenquer. Sur le plan administratif, il englobe partiellement six localités (trois dans chaque commune)[7].

Références

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  1. ↑ (en) « Montejunto, Portugal », sur Peakbagger.com (consulté le ).
  2. ↑ (pt) « Serra de Montejunto (Cadaval e Alenquer) », sur portugalnotavel.com, (consulté le ).
  3. ↑ 1re révision du plan directeur municipal d'Alenquer, volume 1, p. 12.
  4. ↑ (pt + en) « Calcário, clima e Lisboa à vista na Serra de Montejunto: a história de um lugar », sur realfabricadogelo.pt/, Vila do Cadaval, (consulté le ).
  5. ↑ (pt + en) « A Vala do Carregado no Circuito do Gelo », sur realfabricadogelo.pt/, Vila do Cadaval, (consulté le ).
  6. ↑ (pt) « Paysage protégé de la Sierra de Montejunto - Zones protégées - Cadaval » (consulté le )>.
  7. ↑ (pt) « Décret réglementaire n° 11/99, du 22 juillet », .

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Cunha Lucio, « Les karsts portugais, problèmes et perspectives », Karstologia : revue de karstologie et de spéléologie physique, no 28,‎ 2e semestre 1996, p. 41-48 (DOI 10.3406/karst.1996.2376)

Articles connexes

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Liens externes

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