Direction générale des Affaires maritimes, de la Pêche et de l'Aquaculture

service central d'un ministère France
(Redirigé depuis Service maritime)

La direction générale des Affaires maritimes, de la Pêche et de l’Aquaculture, aussi appelée DGAMPA, ou simplement les Affaires maritimes (familièrement « AffMar »), est une administration maritime française fondée par Jean-Baptiste Colbert sous le nom d'inscription maritime. Dans sa forme actuelle, elle fait partie du ministère chargé de la Mer et du ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. C'est une administration centrale tournée vers le développement durable des activités maritimes et du littoral.

Direction générale des Affaires maritimes, de la Pêche et de l'Aquaculture
Image illustrative de l’article Direction générale des Affaires maritimes, de la Pêche et de l'Aquaculture
Le patrouilleur Osiris II des Affaires Maritimes, basé à La Réunion.

Création XVIIe siècle
Pays Drapeau de la France France
Allégeance Ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche
Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire
Rôle Garde-côte
Police des pêches
Effectif 2 800 agents (2024)

En 2022, 290 agents embarqués DCS (Dispositif de Contrôle et de Surveillance)

Ancienne dénomination Inscription Maritime
Surnom "Affaires Maritimes"

"Aff-Mar"

Équipement Environ 70 embarcations dont 5 patrouilleurs (2022)
Le patrouilleur Iris des Affaires maritimes de Lorient (Morbihan, Bretagne, France).
Vedette des Affaires maritimes à Port Olona (Vendée, Pays de la Loire, France).
Hélicoptère téléoperé Schiebel Camcopter S-100 deployé par l'Agence européenne pour la sécurité maritime au Cap Gris-Nez, au profit de la DGAMPA, pour la surveillance de la pollution

Histoire

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Cette administration est issue de l’inscription maritime mise en place par Jean-Baptiste Colbert et réorganisée à la Révolution. Après la réforme du service national en 1965, qui rapproche les obligations des marins du commerce et de la pêche de celles des autres jeunes hommes français, l'inscription maritime disparaît en ce qui concerne la conscription. Le gouvernement en tire les conséquences en transformant l'inscription maritime en Affaires maritimes par le décret no 67-431 du [1].

En 1997, les services déconcentrés des affaires maritimes sont[2] :

  • les directions régionales des affaires maritimes ;
  • les directions départementales ou interdépartementales des affaires maritimes ;
  • les services des affaires maritimes dans les territoires d'outre-mer et les collectivités territoriales.

Ces services deviennent les directions interrégionales de la Mer en 2010[3].

En , la direction des affaires maritimes et la direction des pêches maritimes et de l'aquaculture sont regroupées dans la nouvelle direction générale des Affaires maritimes, de la Pêche et de l'Aquaculture[4].

Missions et organisation

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La direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l'aquaculture est structurée en trois services consacrés :

  • à la pêche maritime et l'aquaculture durables (économie des pêches et de l'aquaculture, ressources halieutiques, appui scientifique) ;
  • aux flottes et aux marins (emploi maritime, gens de mer, navires, flotte de commerce) ;
  • aux espaces maritimes et littoraux (planification maritime, économie bleue, sauvetage, navigation, et contrôle en mer, capitaineries et police portuaire, nautisme et plaisance).

La Direction générale des Affaires maritimes, de la Pêche et de l'Aquaculture est placée sous la tutelle du secrétariat général de la Mer.

  • Le service pêche maritime et aquaculture durable comprend deux sous directions :
    • Aquaculture et économie des pêches ;
    • Ressources halieutiques ;
  • Le service flotte et marins comprend deux sous-directions et une mission :
  • Le service espaces maritime et littoraux comprend trois sous-directions et une mission :
    • Planification maritime : est dépositaire des données relatives aux marins, des titres issus des formations professionnelles maritimes, au contrôle des navires, à la sécurité des navires, au contrôle des pêches et des cultures marines et tient les fichiers d’immatriculation des navires. Elle organise le développement et la maintenance de l’ensemble des applications informatiques maritimes nationales ou en réseau avec l’international. Elle assure des missions d'appui et contribue aussi au pilotage et à l’animation des services déconcentrés de l'administration chargée de la Mer : les directions interrégionales de la Mer (DIRM), les directions départementales des Territoires et de la Mer (DDTM) et les directions de la Mer (DM) outre-mer. Elle participe au pilotage de l'École nationale de la sécurité et de l'administration de la mer ; elle assure la politique d’emploi et de maintien en condition du dispositif de contrôle et de surveillance des Affaires maritimes (patrouilleurs, vedettes et unités littorales des Affaires maritimes) ;
    • Sauvetage, navigation et protection du littoral : élabore et met en œuvre la réglementation relative à la sécurité maritime, à la recherche et au sauvetage en mer, la circulation maritime, la signalisation maritime. Elle participe à la mise en œuvre de l’action de l’État en mer et de la fonction garde-côte nationale et européenne. Elle participe à l’élaboration de la réglementation relative à la sûreté des navires. Cette sous-direction anime et contrôle l’activité des Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS). L’armement des phares et balises, service à compétence nationale, relève de cette sous-direction ;
    • Contrôle des activités maritimes : travaille en relation étroite avec le Bureau d'enquêtes sur les événements de mer ;
    • Mission de la nautisme et plaisance : élabore les règles relatives à la sécurité et à la prévention des pollutions des navires de plaisance en mer et en eaux intérieures, assure une surveillance du marché des navires de plaisance en contrôlant l’effectivité des exigences techniques de la norme de construction CE élabore la réglementation relative aux titres de conduites des navires de plaisance à moteur en mer et en eaux intérieures et suit le statut administratif des navires de plaisance à titre de loisir comme de plaisance professionnelle. La mission plaisance anime et assure le secrétariat du conseil supérieur de la navigation de plaisance et des sports nautiques ;
  • le service de santé des gens de mer, service de médecine de prévention au profit des gens de mer, chargé de la vérification de l'aptitude physique et de la surveillance médicale des personnels embarqués, du contrôle des conditions de vie et de travail à bord ;
  • l’armement des phares et balises qui assure la gestion des équipages et des navires du service de balisage maritime en France.

Cette administration délivre en outre les titres de formation (permis plaisance en mer et titres professionnels) et est chargée de l’immatriculation des navires.

Implantations et personnels

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La direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l'aquaculture regroupe :

Les directions interrégionales de la Mer (directions de la Mer pour l’outre-mer) comprennent notamment :

L’administration des Affaires maritimes y emploie simultanément :

Épaulette d’un contrôleur des affaires maritimes.

La révision générale des politiques publiques lancée par le gouvernement en 2009 a entraîné la disparition des directions régionales et départementales des Affaires maritimes sous leur ancienne forme. À compter de 2010, elles ont été intégrées dans les directions départementales des Territoires et de la Mer (DDTM) pour la partie départementale et dans des directions interrégionales de la Mer (DIRM) à l'échelle de chaque façade maritime (Manche est/Mer du Nord, Atlantique Nord, Atlantique sud, Méditerranée).

Pour ce qui est de l'outre-mer, les deux niveaux (départemental et interrégional) sont fusionnés à l'intérieur d'une même direction de la Mer (Sud océan Indien, Martinique, Guadeloupe, Guyane).

Moyens nautiques

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La direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l'aquaculture dispose en 2026 d’une flottille de 70 navires diversifiée. Ils sont partagés entre le dispositif de contrôle et de surveillance des affaires maritimes (DCS) et l’armement des phares et balises (APB). Ce dernier dispose des moyens les plus importants.

En 2008, elle se composait d'un total de quatre-vingt-treize bâtiments (cinquante-cinq moyens de contrôle et trente-huit navires de balisage)[7].

Les moyens du dispositif de contrôle et de surveillance

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Le dispositif de contrôle et de surveillance des affaires maritimes s’articule autour de deux niveaux : au niveau côtier autour des Unités Littorales des Affaires Maritimes (ULAM) qui disposent de moyens légers, au niveau hauturier qui disposent de patrouilleurs[8]. Ces moyens concentrent le gros de leur activité sur la police des pêches (60% de leur activité), le reste est consacré à des missions de surveillance (environnement, navigation, plaisance, pollution, etc.). Ils peuvent aussi être requis par les centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) pour des missions d’assistance et de sauvetage.

On compte 21 ULAM en métropole, certaines opérants sur deux départements, auxquelles s’ajoutent 3 en outre-mer. Dépendantes des directions départementales des Territoires et de la Mer (DDTM), les ULAM s’articulent, autour de 6 à 12 agents armés, disposant d’une vedette légère et de semi-rigides facilement transportables. Unités polyvalentes, elles exercent une mission globale de surveillance et de contrôle des activités maritimes, tant à terre qu’en mer (pêche, navigation, environnement, visite de sécurité des petits navires, information et sensibilisation du public)[9].

La composante hauturière est centrée sur cinq patrouilleurs. Les quatre premiers opèrent pour le compte des DIRM et sont basés en métropole : PM40 Iris (La Rochelle), PM41 Thémis (Brest), PM42 Gyptis (Marseille), PM43 Jeanne Barret (Le Havre). Ils sont complétés outre-mer par le patrouilleur Osiris II qui opère dans les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) au départ de La Réunion. Le format des patrouilleurs hauturiers est particulièrement adapté aux missions de longue durée (environ 14 jours) dans les secteurs éloignées (zones économiques exclusives) parfois soumise à des météos difficiles (Golfe de Gascogne, TAAF).

L’armement des phares et balises

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Les côtes françaises comportent 6 112 aides à la navigation de toutes sortes, dont 3 250 aides actives (lumineuses), parmi lesquelles on compte 135 phares en mer ou à terre et 1 512 feux. Pour assurer leur entretien les services des phares et balises (qui dépendent des DIRM) disposent d’importants moyens nautiques répartis tout le long du littoral[10]. Ces moyens sont opérés par l’armement des phares et balises, service à compétence nationale basé à Quimper, qui dispose de 38 navires[10] armés par 260 marins[11]. On trouve trois catégories de navires : les baliseurs océaniques, les baliseurs côtiers et divers navires de taille réduite. La tendance actuelle vise à progressivement remplacer des navires de petites tailles par des baliseurs côtiers de taille plus importante et polyvalents, faisant le travail de plusieurs unités de tailles réduites[8].

Il a aussi été envisagé que l’armement des phares et balises soit chargé de l’armement des navires hauturiers du département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm), dépendant du ministère de la Culture, mais cette option a finalement été abandonnée[12].

Notes et références

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  1. Décret 67-431 du 26 mai 1967 portant modification d'appellation des personnels et des services de l'inscription maritime.
  2. Décret no 97-156 du 19 février 1997 portant organisation des services déconcentrés des affaires maritimes
  3. Décret no 2010-130 du 11 février 2010 relatif à l'organisation et aux missions des directions interrégionales de la mer
  4. Décret no 2022-273 du 28 février 2022 modifiant le décret no 2008-680 du 9 juillet 2008 portant organisation de l'administration centrale du ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire
  5. Article 1er du décret no 2010-1009 du 30 août 2010 portant organisation administrative et financière de l’Établissement national des invalides de la marine [lire en ligne].
  6. « L'action de l'État en mer », sur www.senat.fr (consulté le )
  7. « Flotte française 2008 », sur www.netmarine.net (consulté le )
  8. 1 2 Mer et marine (HS), Forces navales et aéromaritimes françaises, 2019-2020
  9. Eric Banel, « Le dispositif de contrôle et de surveillance des affaires maritimes (DCS) », La Revue Maritime no 479,
  10. 1 2 « Les phares français et le balisage maritime », sur Ministère de la mer, (consulté en )
  11. Vincent Groizeleau, « Phares et Balises : un plan d’optimisation et de modernisation de la flotte en préparation », sur Mer et Marine,
  12. Vincent GroizeIeau, « Le DRASSM va recourir au privé pour l’armement de ses navires hauturiers », sur Mer et marine,

Voir aussi

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Liens externes

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Articles connexes

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