Servitude rituelle
La servitude rituelle désigne un ensemble de pratiques religieuses par lesquelles une personne, le plus souvent une fille ou une jeune femme, est placée au service d’un sanctuaire afin d’expier une faute attribuée à un membre de sa famille ou de remercier une divinité pour une faveur supposée.
Elle est attestée dans certaines communautés du Ghana, du Togo et du Bénin, en particulier parmi les Ewe, les Adangmés et les Fon.
Au Ghana, les personnes concernées sont appelées trokosi, fiashidi ou woryokwe. Les termes vudusi, vodunsi ou voodoosi sont employés au Togo et au Bénin. Elles peuvent être contraintes de travailler sans rémunération pour un sanctuaire, un prêtre ou les responsables d’un culte. Leur vie familiale, leur travail, leurs déplacements et leurs relations peuvent demeurer placés sous l’autorité du sanctuaire pendant plusieurs années ou durant toute leur vie.
Les organisations de défense des droits humains considèrent ces pratiques comme une forme d’esclavage, de travail forcé et, dans certains sanctuaires, d’esclavage sexuel. Des responsables religieux contestent cette qualification et affirment que les pratiques varient selon les cultes. La servitude rituelle est interdite par la législation ghanéenne depuis 1998, mais des associations déclarent qu’elle n’a pas entièrement disparu.
Terminologie et définition
modifierLes formes de servitude rituelle décrites au Ghana, au Togo et au Bénin ne constituent pas une institution uniforme. Elles reposent cependant sur un principe commun : une personne est confiée à un sanctuaire en contrepartie d’un service attribué à une divinité ou pour détourner une sanction surnaturelle qui menacerait sa famille[1].
Les personnes placées dans les sanctuaires accomplissent des travaux au bénéfice du prêtre, des anciens ou du culte, sans rémunération et sans avoir personnellement accepté leur placement. La décision est prise par leur famille ou leur clan, qui estime agir au nom d’une obligation religieuse[2].
Au Ghana, le terme trokosi est le plus répandu. Les formes fiashidi et woryokwe renvoient à des pratiques proches, mais liées à des traditions linguistiques et religieuses différentes[3]. Au Togo et au Bénin, les termes vudusi, vodunsi et voodoosi sont davantage employés[2].
Sens des termes trokosi, vudusi et woryokwe
modifierLe mot trokosi appartient au vocabulaire éwé. Il associe généralement tro, qui désigne une divinité ou une puissance religieuse, et kosi. Ce dernier élément peut être traduit, selon les auteurs et les contextes, par « femme dépendante », « épouse », « vierge consacrée » ou « esclave »[4]. Un lexique consacré à cette institution décompose aussi le terme en ko, associé à la pauvreté, et si, qui marque le féminin[5].
Cudjoe Adzumah traduit trokosi par « esclave des dieux » dans son travail consacré aux districts de Tongu[6]. Robert Kwame Amen emploie également le terme d’esclavage pour décrire cette institution[7].
Dans les langues ga et adangme, Anita Mamusina Heymann Ababio rattache woryokwe à won, qui signifie « culte », et à yokwe, qui désigne une personne réduite en esclavage. Le terme peut ainsi être compris comme « esclave d’un culte »[8].
Le mot vudusi, prononcé « vudushi », désigne une femme consacrée au vaudou. Il se rapporte au service d’une divinité secondaire, d’un esprit naturel ou d’une puissance locale, et non à celui d’un dieu créateur unique[5].
Qualification comme forme d’esclavage
modifierLes organisations de défense des droits humains emploient les termes « servitude », « esclavage » et « esclave » pour souligner l’absence de consentement, de rémunération et de liberté de mouvement. Selon elles, les sanctuaires exercent sur les personnes placées à leur service des pouvoirs comparables à ceux d’un propriétaire[9].
Les défenseurs de la pratique rejettent cette qualification. Ils décrivent les trokosi comme des femmes consacrées à une divinité ou les rapprochent des reines mères des sociétés traditionnelles. Des personnes anciennement placées dans les sanctuaires contestent cette comparaison et déclarent avoir vécu comme des esclaves[9].
Juliana Dogbadzi, placée pendant dix-sept ans dans un sanctuaire, a décrit sa situation comme celle d’une « esclave d’un prêtre fétichiste »[10]. Stephen Awudi Gadri, président de la Trokosi Abolition Fellowship et membre d’une famille liée à un sanctuaire, définit les trokosi comme des esclaves des divinités du sanctuaire[11].
Gadri explique que l’expression « épouses de la divinité » dissimule une situation dans laquelle les femmes accomplissent les travaux les plus pénibles et peuvent devenir les partenaires sexuelles du prêtre[12]. Il souligne aussi que le travail est réalisé sans aucune rémunération[13].
Ababio estime que le caractère servile de la pratique apparaît dans les travaux imposés et dans le contrôle que le sanctuaire continue d’exercer après la libération officielle de la personne[14]. Elle rapproche cette situation de la définition de l’esclavage donnée par la Convention supplémentaire relative à l’abolition de l’esclavage, de la traite des esclaves et des institutions et pratiques analogues à l’esclavage de 1956, ratifiée par le Ghana[15].
En 2001, le prêtre Togbe Adzimashi Adukpo a reconnu auprès de la BBC que les jeunes filles placées dans son sanctuaire en étaient la propriété[16].
Les responsables religieux favorables au système affirment que les violences sexuelles ne constituent pas une règle commune à tous les sanctuaires. Ils soutiennent que certaines traditions interdisent les relations sexuelles avec les femmes consacrées. Les organisations abolitionnistes et plusieurs anciennes trokosi rapportent au contraire des relations imposées, des grossesses et des enfants nés de prêtres ou d’anciens du sanctuaire[17]. Gadri affirme que les familles comme les jeunes filles se trouvent soumises à la crainte de sanctions surnaturelles et disposent rarement d’un choix effectif[18].
Motifs du placement dans un sanctuaire
modifierLa servitude rituelle est intégrée à certaines pratiques des religions traditionnelles africaines, sans constituer une règle commune à l’ensemble de ces religions[19].
Deux motifs principaux sont avancés pour expliquer le placement d’une fille ou d’une femme dans un sanctuaire[20].
Le premier est l’expiation. Une famille peut croire qu’un de ses membres, vivant ou décédé, a commis une faute ayant provoqué la colère d’une divinité. Après une consultation divinatoire, le prêtre demande qu’une jeune fille soit remise au sanctuaire. Sa présence est alors considérée comme un « sacrifice vivant » qui protège les autres membres de la famille[20].
Le second motif est le remboursement d’une faveur attribuée à une divinité. Une famille peut offrir une fille après une guérison, une naissance ou un autre événement qu’elle considère comme une intervention du sanctuaire[20].
Des responsables de sanctuaires affirment que certaines personnes entrent volontairement au service d’une divinité. Les organisations abolitionnistes déclarent que les cas qu’elles ont examinés concernent surtout des enfants ou des adolescentes qui n’ont pas participé à la décision[17].
Le secret entourant les sanctuaires et la peur de provoquer la colère des divinités ont longtemps limité les témoignages publics. À partir des années 1990, les campagnes menées dans la presse et à la radio ghanéennes ont rendu la pratique plus visible[21].
Personnes consacrées au tro
modifierLes publications consacrées au système distinguent plusieurs catégories de personnes liées au tro :
- les personnes qui choisissent de rejoindre un sanctuaire et les enfants nés de femmes déjà consacrées, appelés trovivo ;
- les enfants dont la naissance est attribuée à l’intervention d’une divinité, appelés dorfleviwo, et auxquels une dette religieuse à vie peut être imposée ;
- les personnes considérées comme appelées par une divinité à devenir prêtres ou prêtresses, appelées tronua ;
- les filles remises au sanctuaire pour compenser une faveur reçue par leur famille ;
- les filles chargées d’expier une faute réelle ou supposée commise par un parent, un grand-parent, un oncle ou un autre membre plus âgé de leur famille.
Les dernières catégories sont celles que les organisations de défense des droits humains associent le plus directement à la servitude rituelle. Les jeunes filles concernées peuvent être privées de scolarité et subir une forte stigmatisation sociale[20]. Les organisations chargées de leur réinsertion décrivent cette stigmatisation comme l’une des conséquences les plus durables de leur passage dans un sanctuaire[22].
Fonctionnement de la servitude
modifierÂge d’entrée
modifierLes personnes placées dans un sanctuaire sont fréquemment des filles considérées comme vierges au moment de leur entrée. Lorsque le service dure plusieurs décennies ou toute la vie, le sanctuaire regroupe des femmes de différents âges[23].
Durée du service
modifierLa durée de la servitude varie selon les sanctuaires, les régions et la faute attribuée à la famille. Elle peut être limitée à quelques mois ou quelques années, mais elle peut aussi être considérée comme perpétuelle[23].
Dans certains sanctuaires, la personne ou sa famille doit verser une somme élevée avant de pouvoir obtenir sa libération. Le travail accompli est censé servir au remboursement de cette dette, mais les faibles revenus et le montant demandé peuvent rendre son règlement impossible.
Certaines femmes reçoivent une « libération temporaire » qui leur permet de vivre hors du sanctuaire. Elles demeurent toutefois soumises à l’autorité du prêtre, doivent assister aux cérémonies annuelles et remettre une partie de leurs revenus ou de leurs récoltes au sanctuaire[24].
Remplacement
modifierDans les systèmes de servitude perpétuelle, une femme morte ou enfuie peut devoir être remplacée par une autre fille de la même famille ou du même clan. Des associations déclarent avoir rencontré des filles constituant la troisième ou la quatrième personne livrée par leur famille pour une même faute ancienne[23].
Travail et conditions de vie
modifierLes tâches confiées aux femmes varient selon les sanctuaires. Elles peuvent cultiver les champs, transporter de l’eau et du bois, fabriquer des nattes, préparer ou vendre du bois de chauffage, nettoyer le sanctuaire et entretenir les objets religieux. Les revenus de ces activités sont versés au prêtre ou au sanctuaire.
Les conditions d’alimentation, de logement et de sommeil diffèrent d’un lieu à l’autre. Les organisations de défense des droits humains rapportent des travaux physiques pénibles, des privations et des châtiments corporels. Ces informations reposent en grande partie sur les témoignages recueillis par les associations intervenant auprès des anciennes trokosi[23].
Violences sexuelles
modifierLes pratiques sexuelles associées à la servitude rituelle font l’objet d’un désaccord entre les responsables des sanctuaires et les organisations abolitionnistes. Dans certains sanctuaires, des relations sexuelles avec le prêtre sont décrites comme une union avec la divinité dont il est le représentant. Des femmes ont rapporté avoir été frappées ou punies après avoir refusé ces relations[23].
Des organisations ghanéennes déclarent que certaines femmes ont plusieurs enfants pendant leur servitude, dont le père est le prêtre ou un ancien du sanctuaire. Les défenseurs de la pratique nient que ces relations constituent un élément général ou obligatoire du système.
Gadri emploie l’expression de « violation rituelle après les premières menstruations » pour décrire le début des relations sexuelles imposées dans les sanctuaires qu’il a examinés[25]. Il compare également les trokosi à des « vierges vestales » placées sous le contrôle sexuel et religieux du prêtre[26].
Origines et évolution historique
modifierParallèles dans le royaume du Dahomey
modifierDes institutions associant dépendance féminine, service religieux et pouvoir politique existaient dans le royaume du Dahomey, dans l’actuel Bénin, aux XVIIIe siècle et XIXe siècle. Les femmes liées au palais royal étaient appelées ahosi. Les interprétations de ce terme varient : il peut désigner une épouse ou une dépendante du roi, mais il a aussi été rapproché d’un mot signifiant « veuve » dans les langues gbe[27].
Le nombre de femmes vivant dans le palais d’Abomey a été estimé entre 5 000 et 7 000. Quelques centaines d’eunuques surveillaient les espaces féminins, tandis que des gardes féminines protégeaient le roi[28].
Le souverain contrôlait le travail, les déplacements et le sort des femmes du palais. Des récits indiquent que des épouses royales étaient enterrées avec le roi après sa mort. Lorella Rouster souligne que le terme « volontaire » employé dans certains récits ne signifie pas qu’elles pouvaient librement refuser[29]. Des femmes devenues trop influentes pouvaient également être exécutées pendant les cérémonies annuelles du royaume[30].
À la fin du XIXe siècle, l’officier britannique Alfred Burdon Ellis décrit des femmes consacrées au dieu Heviosso sous le nom de kosiwo. Elles entretenaient les sanctuaires et étaient considérées comme les épouses des divinités. Ellis associe aussi certaines d’entre elles à une forme de prostitution sacrée[31].
Ces pratiques ne sont pas identiques au système contemporain des trokosi, mais elles montrent l’ancienneté des institutions dans lesquelles des femmes sont consacrées à un souverain, une divinité ou un sanctuaire. Edna G. Bay relève aussi des récits dans lesquels une divinité exige qu’une personne devienne vodunsi, c’est-à-dire épouse, disciple ou servante du dieu[32].
Développement au Ghana
modifierSandra E. Greene fait remonter au moins à la fin du XVIIIe siècle l’existence, dans le sud-est du Ghana, de sanctuaires exigeant des femmes en échange de leurs services. Le clan Amlade Sui aurait alors acquis une influence suffisante pour imposer ce type de contribution[33].
La pratique du remplacement apparaît également à cette période : lorsqu’une servante du sanctuaire meurt ou s’enfuit, sa famille doit fournir une autre fille. Au début du XIXe siècle, les sanctuaires de Nyigbla, devenue la principale divinité des Anlo, demandent eux aussi des serviteurs. Un système appelé foasi permet toutefois le recrutement annuel de personnes sur une base décrite comme plus volontaire. Certaines sont ensuite mariées à des membres de familles sacerdotales puissantes[34].
Opposition et interdiction au Ghana
modifierPériode coloniale
modifierSous la domination britannique de la Côte-de-l’Or, des habitants dénoncent la remise de filles aux sanctuaires. Entre 1919 et 1924, l’administration coloniale enquête sur le sanctuaire d’Atigo, près de Battor. Le commissaire de district W. Price Jones qualifie la pratique de remise des filles au sanctuaire d’habitude nuisible, mais décide de ne pas intervenir directement pour des raisons économiques[35].
À la suite de l’enquête, les femmes détenues dans le sanctuaire sont informées qu’elles peuvent rentrer dans leur famille. Une nouvelle plainte de 1924 signale toutefois que le sanctuaire continue de conserver des trokosi[36]. La question reçoit ensuite peu d’attention publique pendant plusieurs décennies.
Mobilisation dans les années 1980
modifierAu début des années 1980, le pasteur baptiste Mark Wisdom commence à dénoncer publiquement la pratique. Il affirme avoir reçu une vision religieuse de femmes enchaînées, puis avoir découvert des femmes placées en servitude dans un sanctuaire situé de l’autre côté de la Volta.
Wisdom fonde le Fetish Slaves Liberation Movement, ou FESLIM, publie un ouvrage et participe aux premières négociations destinées à libérer des femmes. Une partie des informations sur son action repose sur un entretien réalisé en 2006 par Every Child Ministries[37].
Débat public dans les années 1990
modifierAu début des années 1990, le journaliste Vincent Azumah publie des textes consacrés à la servitude rituelle. La section ghanéenne de la Fédération internationale des femmes juristes mène une enquête et publie ses conclusions en 1992.
Ces interventions ont lieu sous la présidence de Jerry Rawlings, dont le gouvernement valorise les religions traditionnelles comme une composante du patrimoine national. Cette politique rend les critiques des institutions religieuses particulièrement sensibles[38].
Le 16 juin 1993, la Commission nationale ghanéenne pour l’enfance aborde la question pendant la Journée de l’enfant africain. En 1994 et 1995, Ababio examine la compatibilité de la pratique avec la Constitution et le droit ghanéens. Ses propositions sont reprises dans un document remis à la Commission de réforme du droit[39].
La question des trokosi acquiert une visibilité nationale importante en 1996 et 1997[40].
Interdiction légale
modifierEn 1998, le Parlement ghanéen adopte une modification du code pénal qui érige en infraction la servitude rituelle ou coutumière. La loi prévoit une peine minimale de trois ans d’emprisonnement pour les personnes reconnues coupables[41].
L’adoption de la loi ne met pas immédiatement fin à la pratique. Les associations expliquent cette persistance par la crainte des sanctions surnaturelles, la pression familiale, la difficulté d’identifier les victimes et la réticence des autorités à intervenir dans les affaires des sanctuaires.
Juliana Dogbadzi
modifierEn 1999, Juliana Dogbadzi, ancienne trokosi, reçoit le prix Reebok des droits humains pour son action en faveur des femmes placées dans les sanctuaires[42]. Son témoignage contribue à rendre la pratique plus visible au Ghana et à l’étranger.
Libérations et réinsertion
modifierDepuis les années 1990, des organisations telles que FESLIM, International Needs Network, Every Child Ministries, la Trokosi Abolition Fellowship, Anti-Slavery International et le Mouvement des Sentinelles négocient la libération de femmes placées dans des sanctuaires. La Commission ghanéenne des droits humains et de la justice administrative ainsi que le ministère chargé des femmes et des enfants apportent leur soutien à plusieurs de ces actions.
Les négociations sont conduites sanctuaire par sanctuaire. Elles aboutissent à des accords communautaires, à la remise de certificats de libération et, dans certains cas, au versement d’une compensation au sanctuaire. Les anciennes trokosi peuvent ensuite suivre une formation professionnelle ou recevoir une aide à la réinsertion.
Les premières cérémonies mentionnées par les organisations ont lieu dans les sanctuaires de Lomo et Me, à Volo, en octobre 1996, dans trois sanctuaires de Dorfor en décembre 1996, puis au sanctuaire d’Atigo, à Battor, en janvier 1997.
En novembre 2000, International Needs Network annonce la libération de 400 femmes provenant de plusieurs petits sanctuaires. L’organisation en libère 126 autres à Adidome en novembre 2001[43].
En janvier 2003, Every Child Ministries et International Needs Network déclarent avoir libéré 465 femmes de trois sanctuaires de la région d’Agave. En janvier 2004, Every Child Ministries et FESLIM annoncent la libération de 94 personnes du sanctuaire d’Aklidokpo, près d’Adidome.
D’autres cérémonies concernent 120 personnes du sanctuaire de Sovigbenor, à Aflao, en décembre 2005, puis 52 yevesi, servantes d’une divinité du tonnerre, au sanctuaire Kadza Yevesi en mars 2010[44].
Certains sanctuaires anlo refusent ces programmes et affirment que leurs pratiques sont moins coercitives que celles observées dans d’autres régions. Les organisations de défense des droits humains demandent pour leur part l’application de l’interdiction à toutes les formes de servitude non consentie.
Pratiques comparables
modifierDes institutions fondées sur la consécration religieuse de jeunes filles ont existé dans d’autres régions du monde. Le système des devadâsî en Inde et au Népal a également associé service d’un temple, statut religieux, dépendance économique et exploitation sexuelle. Ces institutions ont des histoires et des cadres religieux différents et ne doivent pas être considérées comme identiques.
La servitude rituelle peut aussi être rapprochée de certaines formes de travail forcé, d’esclavage des enfants, d’esclavage sexuel et de prostitution sacrée.
Travaux complémentaires
modifierLa servitude rituelle et le système des trokosi ont fait l’objet de travaux consacrés aux droits des femmes et des enfants, à la mondialisation et aux transformations des institutions religieuses au Ghana[45],[46],[47].
Des publications militantes et religieuses ont également documenté les débats publics et les campagnes d’abolition[48],[49],[50].
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ritual servitude » (voir la liste des auteurs).
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