Seika (ikebana)

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Seika (生花?) est un style d'Ikebana[1]. Écrit avec les mêmes kanji, le terme se prononce également shōka et est aussi connu sous cette appellation.

Composition classique en shōka tirée du Sōka Hyakki.

Histoire

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Le peintre Sōami et le mécène et shōgun Ashikaga Yoshimasa soutenaient déjà cette forme au XVe siècle. Elle atteignit son apogée en matière de popularité et de développement artistique au XVIIIe siècle, avant d’être codifiée à la fin de l’époque d’Edo[1].

Parmi les ouvrages publiés figure le Sōka Hyakki (挿花百規?), un recueil de 100 dessins de compositions en shōka réalisés sous la direction du 40e maître de l’école Ikenobō, Ikenobō Senjō (池坊専定?). Senjō sélectionna lui-même les compositions publiées en 1820. Les dessins originaux furent réalisés par Matsumura Keibun et Yokoyama Seiki, peintres de l’école Shijō[2].

Le Senshō Risshōkashū (専正立生華集?) est un recueil de 100 dessins de compositions en rikka et en shōka réalisés par le 42e maître de l’école Ikenobō, Ikenobō Senshō (池坊専正?)[3].

Il existe actuellement au Japon plus de 1 200 écoles d’ikebana officiellement enregistrées, chacune pratiquant sa propre forme de shōka ou de seika, selon les principes établis par le maître à la tête de l’école. Enshū-ryū est l'une d'entre elle[4].

Dans le shōka de l’école Ikenobō, on distingue deux styles : le shōka shōfūtai, de forme traditionnelle, et le shōka shimpūtai, de forme plus libre. Le shōka shimpūtai fut introduit en 1997 par le maître Sen'ei Ikenobō comme un nouveau style de shōka[5].

Dans l’école Mishō-ryū, cette forme est appelée kakubana (格花?)[6].

L’école Ko-ryū Toyokai possède une forme de seika héritée de l’époque d’Edo, dans laquelle les végétaux sont disposés selon des angles et des proportions précis[7].

Caractéristiques

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Le seika reprend de nombreuses règles structurelles et le caractère classique de l’ancien rikka de l’école Ikenobō. Le concept de shusshō (出生, litt. beauté intérieure?) du végétal est essentiel dans la composition ; il se manifeste à travers les formes vivantes des végétaux, enracinés dans le sol et s’élevant vers le soleil. Le seika utilise un à trois types de végétaux, disposés dans un seul vase[1],[5].

La composition est essentiellement triangulaire et repose sur trois lignes principales : le shin, axe central symbolisant la « vérité » ; le soe, branche de soutien ; et le tai, constitué de branches disposées près de la base afin d’assurer l’équilibre de l’ensemble. Le shin symbolise le ciel (天), le soe l’être humain (人) et le tai la terre (地). Ensemble, ces trois éléments (天地人, tenchijin) représentent l’univers humain. Le nombre de branches doit toujours être impair. La longueur de chaque branche est également codifiée[8],[1].

Dans certaines écoles d’ikebana japonaises, lors de la réalisation d’un seika, les caractéristiques naturelles du végétal doivent être respectées et la composition doit adopter une forme verticale, inclinée ou retombante. La position des végétaux dans la composition dépend également de leur milieu de croissance. Ainsi, les végétaux provenant des régions montagneuses doivent être placés au-dessus de ceux provenant des plaines. Les végétaux utilisés doivent également être de saison, afin de refléter la saison au cours de laquelle la composition est réalisée[1].

Dans d’autres écoles d’ikebana, le seika est une composition qui met davantage l’accent sur les éléments formels et leur agencement à partir des végétaux. Ce type de shōka était largement répandu au Japon au XIXe siècle, mais il est aujourd’hui moins populaire.

Dans les temps anciens, les feuilles d’Aspidistra elatior étaient souvent utilisées comme matériau d’apprentissage par les débutants pour acquérir les bases du seika, car elles sont faciles à manipuler et leur face exposée au soleil est aisément identifiable. Aux XIXe siècle et au début du XXe siècle, il n’était pas rare que les élèves d’ikebana pratiquant le seika ou le shōka réalisent des compositions exclusivement à base d’Aspidistra pendant un an ou plus avant d’obtenir leur diplôme et d’être autorisés à composer avec d’autres végétaux.

Galerie

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Voir aussi

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Références

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