Simoa Godinho

planteuse à Sao Tomé

Simoa Godinho, née à São Tomé et morte à Lisbonne en 1594, est une aristocrate et planteuse esclavagiste, commerçante de sucre dans sa colonie natale. Fille d'un planteur portugais et d'une femme réduite en esclavage, elle hérite de la fortune paternelle[1].

Simoa Godinho
Biographie
Naissance
Décès
Domicile
Boa Vista (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Statut

Elle épousa Luís de Almeida, un écuyer de la Maison royale et neveu du fonctionnaire royal chargé de superviser le commerce des esclaves sur l'île, qui possédait une ferme et qui, plus tard, a acheté la seigneurie et la capitainerie d'Ano Bom. En 1578, ils déménagent de São Tomé à Lisbonne, très probablement à cause de l'instabilité sociale résultant des conflits avec les esclaves fugitifs, Ils s'installèrent d'abord à Boa Vista (la partie ouest de la ville, habitée par des marchands et des fonctionnaires royaux), mais déménagèrent plus tard au quartier de Portas do Mar, devenant ainsi voisins des comtes de Linhares et de Portalegre, fréquentant l'élite de la ville, gérant leurs entreprises de production et de vente de sucre[2].

Du vivant de Luís (il mourut en 1581), ils commencèrent à construire une chapelle (la chapelle du Saint-Esprit) dans l'église de la Miséricorde, dont ils étaient les bienfaiteurs, et cette chapelle servit de chapelle funéraire pour eux deux. L'architecte choisi fut Jerónimo de Ruão, responsable du tombeau de l'Infanta Maria, duchess de Viseu. L'église de la Miséricorde fut détruite par le Séisme de 1755, ne laissant subsister que la chapelle où Simoa et son époux étaient enterrés. Lors de la reconstruction de la ville, cette même chapelle devint le chœur de l'église Notre-Dame-de-la-Conception de Lisbonne, qui existe encore aujourd'hui[2].

Simoa mourut en 1594.

Références

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  1. (en) Júnia Ferreira Furtado, « Lives On the Seas: Women’s Trajectories in Port Cities of the Portuguese Overseas Empire », dans Women in Port, Brill, (ISBN 978-90-04-23319-5, DOI 10.1163/9789004233195_012, lire en ligne), p. 251‑286
  2. 1 2 (pt) « Simoa Godinho | Enciclopédia Virtual da Expansão Portuguesa », sur eve.fcsh.unl.pt (consulté le )

Bibliographie

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  • (pt) P. António Ambrósio, « Dona Simoa de S. Tomé em Lisboa: o seu testamento e a sua capela », Lisboa, Revisto Municipal, no 21, (lire en ligne)
  • (pt) Jorge Fonseca, « Uma negra são-tomense na Lisboa quinhentista: Simoa Godinho, proprietária, negociante de açúcar e mecenas da Misericórdia », Faces de Eva. Estudos sobre a Mulher, no 42, , p. 103‑115 (ISSN 0874-6885, DOI 10.34619/k8e1-hw13)

Littérature

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  • (pt) Ana Cristina Nogueira da Silva, A dama negra da Ilha dos escravos: memórias de dona Simoa Godinha, Lisboa, Presença, coll. « Grandes narrativas », (ISBN 978-972-23-4115-8, lire en ligne)