Simulation d'orgasme

donner des signes d'excitation d'un orgasme sans en faire l'expérience

Une simulation d'orgasme est un type de comportement dans lequel une personne donne des signes d'excitation d'un orgasme sans en faire l'expérience. Cela consiste généralement à simuler ou à reproduire des attitudes et expressions caractéristiques des orgasmes, tels que des mouvements du corps, des sons vocaux, souvent avec des phases d'intensification suivies d'une libération apparente. Cela peut également inclure le fait de donner des indications verbales indiquant que l'orgasme a eu lieu[1].

Différences entre les genres

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Bien que des personnes de tous les genres simulent des orgasmes, les femmes le font plus fréquemment que les hommes. Dans le cadre d'une enquête menée auprès de 180 étudiants et 101 étudiantes (inscrits à un cours d'introduction à la psychologie à l'Université du Kansas), Muehlenhard et Shippee (2009) ont constaté que 25 % des hommes et 50 % des femmes avaient déjà simulé un orgasme (28 % et 67 %, respectivement, parmi les participants ayant déjà eu des relations sexuelles avec pénétration vaginale). La plupart des simulations d'orgasmes sont faites lors de pénétrations vaginales ; des gens ont rapporté l'avoir fait pendant le sexe oral, sexe manuel et le sexe à distance[2]. ABC News a commandé le American Sex Survey en 2004, un sondage téléphonique aléatoire de 1 501 Américains. Il a démontré que 48 % des femmes et 11 % des hommes avaient simulé un orgasme[3]. Un sondage de 2012 mené à la demande des sites web AskMen (pour les hommes) et TresSugar (en) (pour les femmes) a déterminé que 34 % des hommes et 54 % des femmes avaient simulé un orgasme ; 26 % des femmes ont déclaré simuler un orgasme chaque qu'elles avaient un rapport sexuel[4]. D'autres études ont déterminé qu'entre 25 % et 75 % des femmes avaient déclaré avoir simulé un orgasme à un moment ou un autre dans leur vie[5],[6],[7]. Selon un article de Psychology Today paru en 2010, plus de 25 % des femmes sondées ont rapporté avoir régulièrement un orgasme pendant une pénétration vaginale[8]. Les femmes ont plus de difficulté à atteindre l'orgasme que les hommes parce que, chez la plupart des femmes, leur clitoris doit être stimulé directement[9],[10]. Par ailleurs, plusieurs positions sexuelles ne facilitent pas le contact avec le clitoris, ce qui rend plus difficile l'atteinte de l'orgasme par les femmes. En ce qui concerne les femmes qui vivent en couple hétérosexuel, le fait de simuler un orgasme peut également s'expliquer par le respect envers son partenaire, le besoin d'obtenir son approbation, ou encore par un sentiment de honte ou d'insuffisance sexuelle[11]. Dans les sociétés industrialisées, il semble exister « un script sexuel (en) selon lequel les femmes doivent atteindre l'orgasme avant les hommes et que les hommes sont responsables de l'atteinte de l'orgasme de leur partenaire féminin »[trad 1], une femme peut se sentir sous pression de simuler un orgasme avant son partenaire dans le but de lui faire plaisir et d'éviter de heurter ses sentiments[2].

Des hommes simulent l'orgasme pour différentes raisons. Certaines échouent à atteindre un orgasme et préfèrent simuler dans le but de ne pas heurter les sentiments de leurs partenaires. Également, des hommes souhaitent mettre un terme à leur relation intime, tout en croyant qu'elle doit nécessairement terminer par un orgasme de l'homme : ils simulent donc des orgasmes[2]. Toutefois, il est plus difficile pour un homme de simuler un orgasme puisque l'éjaculation est concomitante à son orgasme et son partenaire peut facilement déterminer si du liquide s'est écoulé de son pénis. Si l'homme utilise un préservatif, il lui est plus facile de simuler un orgasme[12]. Dans quelques rares cas, un homme peut craindre que le condom ne brise ou soit mal installé, ce qui pourrait provoquer une grossesse non désirée ; il préfère alors simuler un orgasme dans le but de prévenir une éjaculation[2].

Activité cérébrale

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Une recherche menée par deux chercheurs de l'université de Groningue en 2005 a fait appel à 12 couples hétérosexuels. L'activité cérébrale de chacune des 24 personnes a été étudiées à l'aide d'un IRM dans différentes situations[13],[14]. Les cerveaux des femmes sont été étudiées dans quatre états : repos simple, simuler un orgasme, clitoris stimulé par leur partenaire masculin et clitoris stimulée au point d'atteindre un orgasme[15].

Les examens d'imagerie cérébrale ont révélé que, lorsque les femmes devaient simuler un orgasme, les centres cérébraux féminins qui contrôlent les mouvements conscients restaient actifs, tandis que lorsqu'elles vivaient de véritables orgasmes, toute activité disparaissait des centres de contrôle des mouvements, et l'activité des centres émotionnels du cerveau s'éteignait également[13],[15]. À l'exception de certaines aires de Brodmann du cortex cérébral (qui ne présentaient une activation que chez les hommes), les mêmes régions cérébrales étaient activées ou désactivées chez les hommes et les femmes lors d'orgasmes réels (même si l'orgasme féminin s'est avéré être, en moyenne, plus long et plus intense)[13],[14].

Selon une recherche effectuée avec la tomographie par émission de positons en 2013, la partie dorsolatérale (gauche) de la zone du tegmentum pontin (en) était systématiquement activée lorsque les femmes atteignaient un véritable orgasme, lorsqu'elles tentaient d'atteindre un orgasme sans y parvenir, et lorsqu'elles simulaient un orgasme, tandis que la partie ventrolatérale (droite) du tegmentum pontin n'était activée que lorsque les femmes atteignaient un véritable orgasme[16].

Facteurs

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Raisons de simuler un orgasme selon l'une des lots de réponses au sondage « The American Sex Survey » réalisé sous l'égide de ABC News en 2004[17].

Pour l'un ou l'autre partenaire, l'orgasme n'est pas toujours facile à atteindre lors d'un rapport sexuel. Chez les deux sexes, l'incapacité à atteindre l'orgasme pendant les rapports sexuels est appelée anorgasmie ; elle peut être due à divers facteurs, notamment des facteurs liés à la vie personnelle tels que le stress, l'anxiété, la dépression ou la fatigue, ainsi qu'à des facteurs liés à l'acte sexuel lui-même, notamment l'inquiétude, la culpabilité, la crainte de rapports douloureux, la crainte d'une grossesse, le fait de ne pas être attiré par son partenaire ou de ne pas apprécier le lieu. Elle peut également être provoquée par la consommation de substances, notamment alcool et drogues, ou par les effets secondaires de médicaments sur ordonnance[18].

Les gens peuvent simuler des orgasmes pour diverses raisons, par exemple lorsque leur partenaire souhaite qu'ils atteignent l'orgasme mais qu'ils en sont incapables, ou lorsqu'ils souhaitent mettre fin au rapport sexuel mais n'osent pas le dire directement à leur partenaire, pour éviter des conséquences négatives ou pour faire plaisir à leur partenaire[19].

Le poète latin Ovide, vers l'an 2, a recommandé de simuler l'orgasme dans son livre Ars Amatoria[20]. En 2002, Patricia Watson a fait observer que même si le passage sentiat ex imis Venerem resoluta medullis / femina, et ex aequo res iuuet illa duos conseille aux femmes de jouir des relations sexuelles, Ovide était principalement intéressé par le plaisir sexuel des hommes. En effet, il recommandait les positions sexuelles qui rendraient les femmes désirables auprès des hommes et que si une femme était incapable d'atteindre l'orgasme, elle devrait au moins le simuler pour le plaisir de son partenaire[21].

Des personnes peuvent simuler un orgasme pour des raisons professionnelles, par exemple lors d'une conversation à distance[2] ou pendant une session d'enregistrement pornographique[22].

Des chercheuses et chercheurs féministes ont affirmé que le fait que les femmes simulent l'orgasme est le signe d'une sexualité centrée sur l'homme ; dans une société qui ne valorise que le plaisir sexuel masculin, les femmes peuvent se sentir contraintes de se livrer à des actes qui mènent leurs partenaires masculins à l'orgasme, mais qui ne leur procurent aucun plaisir physique. En 1967, les participantes à un groupe de discussion ont analysé leurs motivations pour simuler l'orgasme et ont conclu que cette simulation était une réponse à ces pressions. Ainsi, l'envie de simuler un orgasme s'inscrit souvent dans un contexte plus large d'autres problèmes liés à la répression sexuelle et à l'impératif d'orgasme, c'est-à-dire l'idée que l'orgasme (tant masculin que féminin) est une composante nécessaire à une expérience sexuelle réussie ou validée[23],[24]. Beaucoup de ces femmes ont également éprouvé des sentiments tels que le rejet sexuel de la part de leur partenaire ou, à l'inverse, des avances sexuelles non désirées ; certaines avaient peur d'exprimer leurs désirs à leur partenaire, tandis que d'autres ont déclaré que leur partenaire leur en voulait de lui dire ce qu'elles voulaient[25].

Un autre facteur pourrait être lié aux valeurs antiféministes et au soutien des rôles de genre traditionnels. Une étude a révélé que les femmes ayant des valeurs antiféministes ou perpétuant un sexisme ambivalent étaient plus susceptibles de simuler des orgasmes que celles ayant des valeurs féministes ou progressistes, qui rejetaient cette pratique car elle allait à l'encontre de leur conviction quant au droit des femmes au plaisir[26].

Un chercheur a développé une approche, fondée sur la théorie des jeux, de la simulation de l'orgasme en tant que jeu de signalisation (en). Seules certaines des prédictions de son modèle concordaient avec les données d'enquête utilisées pour vérifier la validité de celui-ci. Entre autres, ces données suggéraient que les femmes et les hommes qui se sentiraient davantage préoccupés si leur partenaire simulait sont moins susceptibles de simuler eux-mêmes, et que les femmes et les hommes plus âgés sont plus enclins à simuler que les plus jeunes[27].

Une étude sur l'orgasme a révélé que les femmes qui simulent l'orgasme avaient davantage tendance à négliger leur partenaire et à flirter avec d'autres hommes lors de sorties. Les auteurs de cette étude ont émis l'hypothèse que les femmes qui simulent l'orgasme pourraient être plus enclines à avoir des rapports sexuels avec des hommes autres que leur partenaire, bien qu'ils aient recommandé la prudence dans l'interprétation de leurs résultats en raison d'un échantillon restreint et du grand nombre de variables étudiées[28]. Une autre étude a révélé que les femmes dont les revenus sont supérieurs à ceux de leur partenaire ont deux fois plus de chances de simuler des orgasmes et affichent un taux de satisfaction sexuelle plus faible. Percevoir de la fragilité masculine (en) contribue également à augmenter la fréquence des orgasmes simulés et à diminuer la satisfaction[29].

Lors de séances psychologiques, les femmes ont davantage tendance à transmettre une image fausse de leur comportement sexuel (par exemple en prétendant avoir un orgasme alors que ce n'est pas le cas) à un thérapeute homme qu'à une thérapeute femme, même si elles peuvent cacher ces mêmes informations à des thérapeutes femmes[11].

Perspectives évolutionnaires

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D'un point de vue évolutionniste, les femmes pourraient simuler des orgasmes afin de signaler leur fidélité à leur partenaire masculin, en particulier si celui-ci présente une faible qualité génétique[30]. Si une femelle a des rapports sexuels avec de nombreux partenaires (en adoptant une stratégie d'accouplement polygame), son objectif peut être d'obtenir des avantages de la part de plusieurs mâles, tels que des ressources, tout en cherchant à ne se reproduire qu'avec des mâles de grande qualité génétique[31]. Afin de s'assurer les ressources des mâles à faible valeur génétique, la femelle devrait laisser entendre qu'elle s'engage à procréer avec chaque mâle, car ceux-ci ne souhaitent pas gaspiller leurs ressources pour une femelle qui pourrait ne pas donner naissance à leur enfant[31].

Un orgasme authentique augmente le nombre de spermatozoïdes qui atteignent l'utérus après l'orgasme de l'homme, ce qui augmente la probabilité d'une fécondation[32] et pourrait améliorer la relation du couple (en)[31]. Simuler un orgasme avec un partenaire de faible qualité génétique amènerait ce dernier à croire : a) qu'il pourrait être le père d'un enfant né de cette mère et b) que la femme lui est fidèle et n'a d'yeux que pour lui, car elle semble satisfaite[31].

Un faux orgasme pourrait également constituer une stratégie visant à fidéliser son partenaire, car des études ont montré que les femmes qui perçoivent un risque plus élevé d'infidélité de la part de leur partenaire déclarent simuler davantage d'orgasmes. Ce comportement serait avantageux pour la femme dans la perspective de conserver un partenaire à long terme, car les femmes qui semblent avoir des orgasmes fréquents ont des partenaires qui se déclarent plus satisfaits de leur relation, par rapport aux femmes qui n'ont pas d'orgasmes aussi souvent[33].

Des recherches ont montré que les femmes qui simulent fréquemment l'orgasme adoptent également d'autres comportements visant à fidéliser leur partenaire, notamment :

  • La surveillance du partenaire (par exemple, prêter attention aux personnes avec lesquelles le partenaire passe du temps et le surveiller régulièrement) ;
  • Les incitations négatives entre les sexes (flirter avec une autre personne sous le regard de son partenaire) ;
  • des incitations positives (par exemple, s'habiller d'une certaine manière pour impressionner son partenaire) ;
  • l'affichage de signaux de possession en public (par exemple, embrasser son partenaire à la vue d'autres femmes perçues comme une menace) ; et
  • des incitations négatives envers les autres femmes (par exemple, adopter un comportement agressif envers une autre femme surprise en train de regarder son partenaire).

La fréquence à laquelle ces autres formes de fidélisation du partenaire se manifestent est directement liée au risque d'infidélité ; les rares études disponibles indiquent qu'une fois ce risque pris en compte, la prévalence des autres comportements de fidélisation du partenaire diminue considérablement[33].

Il a également été démontré que simuler un orgasme sert de stratégie de fidélisation du partenaire lorsque la femme présente un risque plus élevé d'infidélité[34]. Par exemple, des chercheurs ont avancé que l'une des principales fonctions de l'orgasme féminin serait de retenir le sperme d'un partenaire privilégié ; il serait donc avantageux pour les hommes de prêter attention à l'orgasme de leur partenaire afin de s'assurer qu'ils ont été choisis[34]. Les hommes qui s'investissent fortement dans leur relation subiraient des coûts plus élevés si leurs partenaires étaient enceintes d'autres hommes (ils élèveraient dont les enfants des autres)[34]. Par conséquent, dans les situations où la femme est perçue comme présentant un risque élevé d'infidélité, un hommes peut être particulièrement soucieux de s'assurer que sa partenaire atteigne un orgasme lors de l'acte sexuel[34]. En raison de l'attention de leur partenaire, les femmes peuvent simuler un orgasme afin de manipuler le niveau d'engagement qu'elles manifestent à leur partenaire, ce qui influe sur le choix de celui-ci. La manipulation de l'engagement est en soi une technique visant à fidéliser le partenaire, souvent utilisée par ce dernier lorsqu'il perçoit un risque d'infidélité[35].

Bien que la recherche a montré que 25 % des hommes simulent l'orgasme[2], il y a trop peu de recherche portant sur l'orgasme masculin pour affirmer que la simulation d'orgasme par un homme vise à retenir sa partenaire. La principale raison invoquée par les hommes pour simuler un orgasme est qu'ils souhaitaient que le rapport sexuel prenne fin, car ils avaient peu de chances d'atteindre l'orgasme, mais qu'ils ne voulaient pas blesser les sentiments de leur partenaire[2].

Une étude sur les orgasmes chez les femmes a montré que la plupart des hommes sont assez perspicaces pour savoir si leur partenaire a simulé son orgasme ou non[28]. Dans cette étude, le niveau de précision a varié (par exemple, un homme affirmant que sa partenaire ne simulait jamais d'orgasme, tandis que celle-ci affirmait simuler un orgasme dans 100 % des cas), mais la précision globalement modérée dont font preuve les hommes pour détecter les orgasmes simulés suggère qu'il pourrait s'agir d'une contre-adaptation évolutive de la part des hommes, visant à ne pas se laisser tromper par les tentatives des femmes de suggérer un engagement (monogamie) et à détecter le véritable niveau de satisfaction de leur partenaire féminine. L'idée selon laquelle les hommes accordent une grande importance à l'orgasme de leur partenaire féminine[28] tend à soutenir cette hypothèse.

Dans la culture

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Une pancarte au-dessus de la table où l'actrice Meg Ryan simule un orgasme pour le film Quand Harry rencontre Sally (1989)[36].

Le sujet de l'orgasme simulé a été porté à l'attention du grand public en 1970 par Susan Lydon (en), qui a publié « The Politics of Orgasm » dans la revue Ramparts[37]. Elle a notamment affirmé que : « Avec leurs partenaires, elles simulent souvent l'orgasme pour pour paraître « bonnes au lit », s'imposant ainsi un fardeau physique insupportable et faisant peser un fardeau psychologique sur les hommes qui ont le malheur de percer à jour leur supercherie »[trad 2]. Son article a fait l'objet de débats dans les journaux et les émissions de radio aux États-Unis. Des Américaines ont commencé à revendiquer l'égalité des droits au lit, affirmant que leur plaisir était une fin en soi[38],[39].

Aux États-Unis, le film américain Quand Harry rencontre Sally (1989) est régulièrement mentionné pour une scène où l'actrice Meg Ryan, qui personnifie Sally, simule un orgasme alors qu'elle est assise à un restaurant bondé, voulant ainsi montrer qu'il est possible de simuler un orgasme qui semble authentique[36].

Dans un épisode du sitcom américain Seinfeld, les personnages principaux Elaine et Kramer admettent simuler des orgasmes, ce qui suscite le malaise d'un autre personnage principal, George, qui questionne avec intensité l'atteinte de l'orgasme de sa copine[40].

Notes et références

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Citations originales

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  1. ↑ (en) « a sexual script in which women should orgasm before men, and men are responsible for women's orgasms »
  2. ↑ (en) « With their men, they often fake orgasm to appear 'good in bed' and thus place an intolerable physical burden on themselves and a psychological burden on the men unlucky enough to see through the ruse »

Références

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Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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