Sireuil (Charente)
Sireuil est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).
| Sireuil | |||||
Mairie de Sireuil. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Charente | ||||
| Arrondissement | Angoulême | ||||
| Intercommunalité | GrandAngoulême | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Luc Martial[1] 2026-2032 |
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| Code postal | 16440 | ||||
| Code commune | 16370 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Sireuillois | ||||
| Population municipale |
1 166 hab. (2023 |
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| Densité | 116 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 36′ 59″ nord, 0° 00′ 38″ est | ||||
| Altitude | Min. 20 m Max. 88 m |
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| Superficie | 10,01 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Angoulême (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Val de Nouère | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Charente
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | www.ville-sireuil.fr | ||||
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Géographie
modifierLocalisation et accès
modifierSireuil est située 5 km à l'ouest de Châteauneuf-sur-Charente et 12 km à l'ouest d'Angoulême, sur la rive droite de la Charente.
Le bourg de Sireuil est aussi à 3,5 km à l'ouest de Nersac et 6 km au sud d'Hiersac, chef-lieu de son canton[3].
La D 699, route d'Angoulême à Châteauneuf et Jonzac, passe en limite sud de la commune, sur la rive gauche de la Charente. La D 7, route de Blanzac et Claix à Hiersac, franchit la Charente et traverse la commune du sud au nord, en passant par le bourg. Plus au sud, la D 7 rejoint la N 10 entre Angoulême et Bordeaux sur la commune de Roullet-Saint-Estèphe. La D 53 et la D 84 traversent aussi la commune[4].
Bien que la ligne d'Angoulême à Saintes traverse le sud de la commune, la gare la plus proche est celle de Châteauneuf, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Cognac, Saintes et Royan.
Hameaux et lieux-dits
modifierL'habitat est assez dispersé dans la commune, et celle-ci compte de nombreux petits hameaux : la Côte à l'est et surplombant la vallée de la Charente étant le principal, mais aussi les Groisillers, Cheville et Trotte-Panier, le Bois de la Roche, les Pierrières et Chez Decoux le long de la D 84, la Vallade et Chez les Rois plus près du bourg, et enfin Chez Pâtureau et le lotissement Bellevue près du pont sur la Charente[4].
Communes limitrophes
modifierLes communes limitrophes sont Champmillon, Mosnac-Saint-Simeux, Nersac, Roullet-Saint-Estèphe et Trois-Palis.
Géologie et relief
modifierLa commune occupe un plateau calcaire datant du Cénomanien (Crétacé) occupant l'intérieur d'une boucle de la Charente. On peut trouver une zone minuscule de Jurassique (Portlandien) à l'est (au pied de la Tourette), car la commune est sur la limite nord du Crétacé.
Le calcaire a été exploité par des carrières de pierre de taille à ciel ouvert ou souterraines, souvent reconverties en champignonnières. Elles sont situées le long de la route de Trois-Palis à Champmillon.
La vallée de la Charente est occupée par des alluvions datant du Quaternaire, qui sont récentes dans la partie inondable, mais dont les plus anciennes atteignent une dizaine de mètres par endroits sur la rive convexe (le Moizan et les anciennes tanneries), et recouvrent parfois le plateau (au nord-ouest de la Côte)[5],[6],[7].
La commune occupe l'intérieur d'un large méandre de la Charente, un plateau qui est à une altitude moyenne de 60 m. Le point culminant est à une altitude de 88 m, situé aux Brandes de Chez Decoux au nord. Le point le plus bas est à 20 m, situé le long de la Charente en limite ouest. Le bourg, situé au bord de la Charente, est à environ 30 m d'altitude[4].
Hydrographie
modifierRéseau hydrographique
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La commune est située dans le bassin versant de la Charente au sein du Bassin Adour-Garonne[8]. Elle est drainée par la Charente, la Boëme, le Claix, et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 12 km de longueur totale[9],[Carte 1].
Sireuil est sur la rive droite de la Charente, en aval d'Angoulême et en amont de Châteauneuf, fleuve qui borde la commune à l'est et à l'ouest. Au sud, une petite partie de la commune est sur la rive gauche.
Deux petits ruisseaux temporaires naissent au centre de la commune se jettent dans la Charente. On trouve aussi dans ces vallons quelques sources et fontaines[4].
Gestion des eaux
modifierLe territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Charente ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au bassin de la Charente, d'une superficie de 9 300 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin Charente[10]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [11].
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[14] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[15]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 2,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 792 mm, avec 10,1 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Couronne à 7 km à vol d'oiseau[18], est de 13,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 845,2 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 43,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[21], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Sireuil est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[22]. Elle est située hors unité urbaine[23]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Angoulême, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[23]. Cette aire, qui regroupe 94 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[24],[25].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (32,1 %), terres arables (30 %), cultures permanentes (22,2 %), zones urbanisées (9,3 %), forêts (6,3 %)[26]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Risques majeurs
modifierLe territoire de la commune de Sireuil est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[27]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[28].
Risques naturels
modifierLa commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) Saintes-Cognac-Angoulême, regroupant 46 communes concernées par un risque de débordement du fleuve Charente (34 en Charente et 12 en Charente-Maritime), un des 18 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Adour-Garonne[29]. Les événements antérieurs à 2014 les plus significatifs sont les crues de l'hiver 1779, de 1842, de 1859, du du , du , de mars-, du et du . Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[30]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999 et 2021[31],[27].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines)[32]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[33].
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 582 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 582 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[34],[Carte 3].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[33].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999[27].
Risques technologiques
modifierLe risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[35].
Toponymie
modifierHistoire
modifierAntiquité
modifierEn surplomb de la Charente, une maçonnerie gallo-romaine, dite le Fa, et mesurant 30 pieds de long, 20 de large et 20 de haut, a été réemployée au Moyen Âge. Elle a servi de base à la construction d'un petit fort auquel elle a donné son nom : la Tour du Fâ. L'étymologie du mot Fâ fait probablement référence à un fanum[38],[39].
Grégoire de Tours évoque un Oratorium Siroialense dont l'autel a été consacré par saint Martin et où se produisent de nombreux miracles (dont la guérison d'un paralytique)[40]. Auguste Longnon a localisé cet oratoire à Sireuil et l'hypothèse paraît acceptée par tous[41],[42], d'autant plus qu'un puits récemment trouvé au nord du Fa en ferait un mausolée peut-être lié au fleuve[38].
Moyen Âge
modifierL'église, romane du XIIe siècle, était le siège d'un prieuré dépendant de l'abbaye de La Couronne.
La petite forteresse de la Tour du Fa, qui mesurait 10 mètres sur 8 mètres de côté, a été assiégée en 1385 par Louis de Bourbon dans la guerre en Guyenne contre les Anglais[39]. Elle sera ensuite incluse dans le domaine du château de Saint-Hermine.
Au tout début du XVe siècle, la seigneurie du Fâ appartenait à Jean de Saint-Hermine qui était un puissant seigneur. La famille de Saint-Hermine était une des plus anciennes de l'Angoumois, et s'est divisée en plusieurs branches.
Époque moderne
modifierJoachim de Saint-Hermine, arrière petit-fils de Jean, fut un des cent gentilshommes de la Maison du roi François Ier. Son fils Jean embrasse le protestantisme. Lors des guerres de religion, au XVIe siècle, le prince de Condé le nomma gouverneur du Poitou, de l'Aunis et de la Saintonge[43]; en cette qualité, il chassa le gouverneur catholique de La Rochelle, Chabot de Jarnac, mais il dut lui rendre la ville lors de la paix de Longjumeau.
Une poésie consacrée au prince de Condé le mentionne :
« À lui se sont rangés à l'envi tous les bons,
Qui ont, par leurs vertus, fait illustrer leurs noms,
Entre lesquels on voit le sire de Saint-Hermine. »
Jean se maria avec Lucrèce de Lusignan et eut un fils, Joachim, qui lui aussi devint protestant, mais revint à la foi catholique. En 1596, celui-ci devint gentilhomme ordinaire de la Chambre d'Henri IV.
Dans les années 1760, la seigneurie du Fâ passa aux mains de Pierre Pasquet et de sa femme Marie-Suzanne de Galard de Béarn, nièce de Saint-Hermine, avant d'être vendue, et le domaine fut morcelé au XIXe siècle[44].
Outre les vestiges de la tour du Fâ (quadrilatère de 10 mètres x 7 mètres encore visible au XIXe siècle[45]), le château de Saint-Hermine, appelé longtemps la Tour du Fa et maintenant le Château, comprenait aussi un parc donnant sur le fleuve avec un petit port. Le parc a été coupé par la route[46].
Les registres de l'état civil de Sireuil remontent à 1640[44].
Époque contemporaine
modifierAciérie puis tanneries
modifierEn 1838, une tréfilerie succède à un ancien moulin à blé sur la Charente, au nom de Malagou, Cordier et Bouzac. Dans l'année qui suit, une forge est ajoutée, puis un haut fourneau en 1846. La société devient alors anonyme. Pierre-Émile Martin, ingénieur et industriel, met au point un procédé d'affinage de l'acier qu'il expérimente à Sireuil et en 1860, la forge devient une aciérie qui comprend un four Martin, un haut fourneau, quatre fours à puddler et deux marteaux-pilons. C'est, dans son genre, la seconde usine du département, après la fonderie de Ruelle. Environ 150 ouvriers y travaillent. On y fond des poutres métalliques, et aussi des canons de fusils pendant la guerre de 1870. Mais après le départ d'Émile Martin, l'usine périclite rapidement, et en 1882, le matériel commence à être vendu[44]. L'usine ferme en 1884.
Une usine de fabrication de feutre y est ouverte en 1894 par M. Lehmann (Procop), papetier à La Couronne.
En 1923, l'usine devient une tannerie. Des ateliers de fabrication en shed sont construits entre 1926 et 1930, ainsi que le bâtiment frigorifique où sont stockées les peaux. Le finissage s'effectue aux étages. En 1960, les tanneries de Sireuil emploient 400 à 500 personnes. Mais l'effectif n'est plus que de 40 personnes en 1977. L'activité s'arrête en 1981.
Par la suite, le bâtiment d'eau est transformé en micro-centrale hydroélectrique. Les autres bâtiments sont désaffectés[47].
- Les anciennes tanneries
- P-É.Martin, l'inventeur des fours Martin.
- Bâtiment des eaux.
- Bâtiment frigorifique.
- Canal et entrepôt.
Pierre de taille
modifierLa commune est connue pour ses carrières de pierre calcaire produisant la pierre de Sireuil aussi appelée pierre de Brétignac.
Ces pierres étaient évacuées par charroi, mais aussi par la ligne Angoulême-Saintes qui passe sur la rive gauche de la Charente et où la commune possède une gare au lieu-dit Chez Massé. Ces pierres s'exportaient dans toutes les parties de France, et parfois à l'étranger[44].
Politique et administration
modifierAdministration municipale
modifierÉlections de 2026
modifierLe conseil municipal de Sireuil est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire[48]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 4] étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15[49] et 1 au conseil communautaire.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Jean-Luc Martial (85,18 %), maire sortant[50], et Romain Sauvaget (14,82 %). 14 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Jean-Luc Martial et un à celle de Romain Sauvaget. Un siège au conseil communautaire est alloué à la liste gagnante[51]. Jean-Luc Martial est réélu maire pour un troisième mandat le , lors de la séance d'installation du conseil municipal[52],[Note 5].
Liste des maires
modifierDémographie
modifierÉvolution démographique
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[53]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[54].
En 2023, la commune comptait 1 166 habitants[Note 6], en évolution de +0,69 % par rapport à 2017 (Charente : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
modifierEn 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 38,9 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,9 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 24,1 % la même année, alors qu'il est de 27,0 % au niveau départemental[57],[58].
En 2023, la commune comptait 578 hommes pour 588 femmes, soit un taux de 50,43 % de femmes, inférieur au taux départemental (51,35 %)[59],[60].
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Remarques
modifierSireuil n'a pas trop souffert de l'exode rural de par son passé industriel. Actuellement la population se maintient et remonte grâce à la proximité d'Angoulême.
Économie
modifierLa viticulture occupe une partie importante de l'activité agricole. La commune est classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[61].
Certains producteurs vendent cognac, pineau des Charentes et vin de pays à la propriété.
Équipements, services et vie locale
modifierEnseignement
modifierSireuil possède deux écoles publiques. L'école élémentaire Jean-Zay, comprenant quatre classes, et l'école maternelle Camille-Saint-Saens comprenant deux classes.
Le secteur du collège est Châteauneuf[62].
- Commerces de proximité.
- Centre culturel et sportif.
Lieux et monuments
modifierPatrimoine religieux
modifierÉglise paroissiale
modifierLe prieuré Saint-Orient a été fondé au XIIe siècle sur l'île de la Liège et dépendait de l'abbaye de La Couronne, de l'ordre augustinien[63].
L'église paroissiale du XIIe siècle qui comporte un chevet orné de colonnes a été remaniée au XVe siècle. Elle est inscrite monument historique depuis 1925[64].
- Église de Sireuil
- Vue de la mairie.
- Le portail.
- Le chevet.
- Pigeonnier
- Puits.
Patrimoine civil
modifierAujourd'hui disparu, le Fâ était une construction gallo-romaine qui surplombait la Charente et a servi de base à un petit fort, appelé la Tour du Fâ, au Moyen Âge (cf. plus haut paragraphe Histoire). Cette petite forteresse de 10 mètres sur 8[38], se dressait à côté du château de Saint-Hermine, appelé maintenant le Château[39]. Les vestiges de cette tour étaient encore visibles au XIXe siècle[45].
La mairie occupe un logis du XVIIIe siècle situé près de l'église qui est inscrit monument historique depuis 1964[65].
Patrimoine environnemental
modifierPersonnalités liées à la commune
modifier- Pierre-Émile Martin (1824-1915), ingénieur et industriel français. Il a mis au point le procédé d'affinage de l'acier (fours Martin), qu'il a testé à la fonderie de Sireuil. Il a aussi été maire de la commune entre 1855 et 1874.
Notes et références
modifierNotes et cartes
modifier- Notes
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ La commune de Sireuil en Dordogne a la même étymologie.
- ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
- ↑ La liste officielle des maires du département de la Charente en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- Cartes
- ↑ « Réseau hydrographique de Sireuil » sur cartes.gouv.fr (consulté le 22 juin 2022).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
- ↑ « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ https://www.charentelibre.fr/charente/saint-saturnin/saint-saturnin-election-du-maire-et-des-adjoints-28384355.php
- ↑ Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », sur habitants.fr, (consulté le ).
- ↑ Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
- 1 2 3 4 Carte IGN sous Géoportail
- ↑ « Visualisateur Infoterre », sur brgm.fr.
- ↑ Carte du BRGM sous Géoportail
- ↑ [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre, (consulté le ).
- ↑ « Cartographie du bassin Adour-Garonne. », sur adour-garonne.eaufrance.fr (consulté le ).
- ↑ « Fiche communale de Sireuil », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ « SAGE Charente », sur gesteau.fr (consulté le ).
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- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
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- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
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- ↑ « Église Saint-Orient », notice no PA00104518, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Logis, mairie actuelle », notice no PA00104519, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- « Sireuil », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
- Catillus Carol, « Sireuil », (consulté le )

