Charentais (IGP)
Un charentais[note 2], appelé vin de pays charentais de 1981 jusqu'en 2009, est un vin français d'indication géographique protégée (le nouveau nom des vins de pays) de zone, qui est produit dans les deux départements des Charentes, c'est-à-dire la Charente et la Charente-Maritime.
| Charentais | |
Vignoble de Saint-Sornin (Charente). | |
| Type d'appellation(s) | IGP départementale |
|---|---|
| Reconnue depuis | 1981 (VDP) et 2009 (IGP) |
| Pays | |
| Région parente | vignoble charentais |
| Localisation | Charente et Charente-Maritime |
| Climat | océanique |
| Ensoleillement (moyenne annuelle) |
2 042 heures (à Cognac) |
| Superficie plantée | 1 500 hectares[1] |
| Nombre de domaines viticoles | 600 producteurs[1] |
| Cépages dominants | merlot N[note 1], sauvignon B, cabernet franc N, chardonnay B, etc. |
| Vins produits | rouges, rosés et blancs |
| Production | 65 000 hectolitres[1] |
| Pieds à l'hectare | minimum 4 000 pieds/ha[2] |
| Rendement moyen à l'hectare | maximum 80 hl/ha[2] |
| modifier |
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Histoire
modifierDans les départements de la Charente et de la Charente-Maritime, l'essentiel de la production de vin est destiné à être distillé pour devenir du cognac, mais une partie plus modeste est vendue sous la forme de vin tranquille. À partir de , ce dernier produit peut être commercialisé sous le label « vin de pays » (VDP, datant de 1968)[3], sous le nom de « vin de pays charentais »[4].
Dans le cadre de la réforme de la filière viti-vinicole et de l'harmonisation européenne, les vins de pays changent de nom en 2009 pour devenir des indications géographiques protégées (IGP)[5] et dépendent désormais pour leur contrôle de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO)[6] ; le vin de pays charentais devient donc le l'IGP « Charentais », en compagnie du « Charente » et du « Charentes Maritimes »[7]. Le cahier des charges est publié en (avec cinq noms complémentaires, dont « Charente » et « Charente-Maritimes »)[8], puis modifié en (rajout du cépage trousseau gris)[9] et en (liste des communes ; ajout de quinze cépages)[2].
Vignoble
modifierAire de production
modifier| Image externe | |
| Carte des communes concernées | |
La récolte des raisins, la vinification et l'élaboration des vins doivent se faire sur le territoire des deux départements de la Charente et de la Charente-Maritime.
Il peut être ajouté à l'indication « Charentais » une des cinq désignations géographiques suivantes :
- Charente, pour les vins produits sur le département ;
- Charente-Maritime, pour les vins produits sur le département ;
- île de Ré, pour les vins produits dans les cantons d'Ars-en-Ré et de Saint-Martin-de-Ré, en Charente-Maritime ;
- île d'Oléron, pour les vins produits dans l'ensemble des communes de l'île d'Oléron, en Charente-Maritime ;
- Saint-Sornin, pour les vins produits dans les communes de Montbron, Orgedeuil, Saint-Sornin, Vouthon, Rancogne, Vilhonneur et Yvrac-et-Malleyrand en Charente[2].
Climatologie
modifierEncépagement
modifierUn total de 40 cépages sont autorisés pour produire du charentais. Font partie de la liste depuis 2021 quelques « variétés d'intérêt à fin d'adaptation » (VIFA), résistant mieux au mildiou et à l'oïdium.
Cépages noirs : alicante Henri-Bouschet N[note 1], arinarnoa N, artaban N, cabernet cortis N, cabernet franc N, cabernet sauvignon N, côt N (malbec N), egiodola N, gamay N, jurançon noir N (folle noire), merlot N, monarch N, mourvèdre N (balzac noir), négrette N, pinot noir N, pinotin N, prior N, syrah N, tannat N et vidoc N. L'alicante, je jurançon noir et le mourvèdre ne doivent pas représenter plus de 20 % de l'encépagement.
Cépages blancs et gris : arriloba B, bronner B, chardonnay B, chasan B, chenin B, colombard B, floréal (de) B, folle-blanche B, johanniter B, gros manseng B, petit manseng B, montils B, muscadelle B, sauvignon B, sauvignon gris G, sémillon B, solaris B, souvignier gris Rs, trousseau gris G (chauché G) et voltis (de) B.
Les vignes aptes doivent avoir une densité de plantation d'au moins 4 000 pieds par hectare, avec un intervalle entre les rangs de 2.50 mètres maximum. La dénomination n'est accordée qu'aux vins obtenus dans la limite d'un rendement ne devant pas excéder 80 hectolitres par hectare de vignes en production[2].
Vins
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Le cahier des charges de l'IGP autorise la production de charentais rouges, rosés et blancs ; le nom du vin peut être complété par le nom d'un ou plusieurs cépages, par la mention « primeur » ou « nouveau », ainsi que par une des cinq unités géographiques plus petites que sont « Île de Ré », « Saint-Sornin », « Île d'Oléron », « Charente » ou « Charente-Maritime »[2].
Dans le cas de la mention sur l'étiquette ou la déclaration d'un cépage, les vins doivent être issus de superficies exclusivement plantées du cépage concerné et figurant dans la liste suivante :
- vins rouges : cabernet franc, cabernet-sauvignon, gamay ou merlot ;
- vins blancs : chenin, chardonnay, colombard, sauvignon blanc ou sauvignon gris.
Chaque cépage est alors vinifié séparément et le nom du cépage figure sur chaque contenant. Le nom de deux cépages peut figurer si, avant assemblage des vins issus de ces deux cépages, chaque vin a fait l'objet d'un agrément avec indication de cépage. Aucun des deux cépages ne peut alors représenter moins de 20 % de l'assemblage.
Lors de l'agrément, le vin charentais doit présenter un titre alcoométrique volumique supérieur ou égal à 11 % vol.
Notes et références
modifierNotes
modifier- 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
- ↑ Le nom du lieu devient ici le nom du produit, par antonomase : c'est un nom commun, il s'écrit donc avec une minuscule, cf. références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine. Sauf que le cahier des charges rajoute une majuscule au nom du vin, pour le différencier d'un nom générique, principe repris sur les étiquettes et les déclarations.
Références
modifier- 1 2 3 « L'IGP, la garantie d’un vignoble authentique », sur vinscharentais.fr (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 « Cahier des charges de l'indication géographique protégée « CHARENTAIS » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
- ↑ « Décret modifié n° 68-807 du 13 septembre 1968 abrogeant des dispositions législatives relatives au vin », publié au JORF du .
- ↑ « Décret du 5 mars 1981 définissant les conditions de production des vins de pays charentais », publié au JORF du .
- ↑ « Règlement (CE) n° 479/2008 du Conseil du 29 avril 2008 portant organisation commune du marché vitivinicole », publié au Journal officiel de l'Union européenne du .
- ↑ INAO, « La réforme des vins de pays » [PDF], , p. 5.
- ↑ « Liste des noms d'unités géographiques plus petites que l'État membre visées à l'article 51 du règlement (CE) n° 1493/1999 (vins de table avec indication géographique) », publié au Journal officiel de l'Union européenne C 187 du .
- ↑ « Arrêté du 26 octobre 2011 relatif à l'indication géographique protégée « Charentais » », publié au JORF no 0259 du .
- ↑ « Arrêté du 24 juillet 2015 modifiant l'arrêté du 26 octobre 2011 relatif à l'indication géographique protégée « Charentais » », publié au JORF no 0180 du .