Empereur Huizong des Song

souverain de la dynastie Song
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L'empereur Huizong des Song (chinois : 宋徽宗 ; pinyin : Sòng Huīzōng ; - ), est le huitième empereur de la dynastie Song en Chine du au , ainsi qu'une personnalité importante de l'histoire de l'art chinois.

Song Huizong
Anonyme des Song du Nord, Portrait assis de l'empereur Huizong des Song. Rouleau vertical. Encre et couleurs sur soie. 188,2 x 106,7 cm. Taipei, National Palace Museum.
Fonctions
Taishang Huang (en)
-
Empereur de Chine
Dynastie Song du Nord (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
赵佶 ou 趙佶Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom posthume
體神合道駿烈遜功聖文仁德慈憲顯孝皇帝Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de temple
徽宗Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de pinceau
宣和主人Voir et modifier les données sur Wikidata
Époque
Activités
Famille
Maison Zhao (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Qinci (d) ou Chen Shi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Princesse Shushou (d)
Princesse Zhouguozhang (d)
Princesse Chuguo (d)
Zhao Yi (d)
Zhao Jin (d)
Zhao Jun (d)
Zhao Shen (d)
Zhao Xian (d)
Zhao Jia (d)
Song Zhezong
Zhao Ti (d)
Princesse Yunguo (d)
Princesse Xingguo (d)
Zhao Bi (d)
Zhao Wei (d)
Princesse Binguo (d)
Zhao Yu (d)
Zhao Si (d)
Princesse Xuguozhang (d)
Zhao Cai (d)
Princesse Yanguo (d)
Princesse Tanguo (d)
Princesse Luguo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Impératrice Xiangong (en)
Guifei, of the Wang clan (d)
大王貴妃 (d)
小王貴妃 (宋徽宗) (d)
Impératrice Mingda (d)
Impératrice Xianren (d)
Empress Mingjie (d)
Empress Xiansu (en)
Qiao Shi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
 
signature d'Empereur Huizong des Song
Signature.

Biographie

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L'empereur Huizong, de son nom personnel Zhao Ji (chinois simplifié : 赵佶 ; chinois traditionnel : 趙佶 ; pinyin : Zhào Jí), était le onzième fils de l'empereur Shenzong. Cela signifiait qu'il n'avait pratiquement aucune chance de devenir empereur, et qu'il était ainsi libre de se consacrer aux vraies passions de sa vie, les arts (il fut un grand peintre de fleurs et d'oiseaux) et le taoïsme. Pourtant, contre toute attente, en 1100, Zhao Ji accéda au trône. Il avait alors dix-huit ans.

En 1125, les Jürchen envahirent la Chine du Nord. Malgré la résistance héroïque des administrateurs qui sacrifièrent leur vie, la capitale Bianjing, aujourd'hui Kaifeng, fut prise, et l'empereur emmené en captivité. Il resta captif dix ans durant, en Mandchourie, et mourut en 1135.

Portrait de l'empereur

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Le portrait assis de l'empereur Huizong [ci contre dans l'infobox] est classé comme xian[C'est-à-dire ?][1]. L'œuvre, due à un peintre anonyme, montre un homme dans sa réalité sociale, morale et globale. Assis de trois quarts, l'empereur pose dans une tenue de de lettré qui souligne sa fonction officielle[2]  : chapeau en gaze de soie noire empesée aux ailettes latérales très longues, et robe rouge d'apparat ne laissant apercevoir que l'extrémité des chaussures. Le personnage a une attitude de retenue, de simplicité et de sérieux attentionné. Ce dernier élément est souligné par l'unique élément de « décor » que forment la bande noire, légèrement oblique, des ailettes, qui coupe la composition : cette bande suit et fait ressortir l'axe des yeux et des oreilles, souligne l'attention du personnage et le relie à tout événement d'ordre sensible dans une atmosphère de simple tranquillité et d'équilibre. Dans ce costume de chef de l'administration, il porte l'image exemplaire de la très haute valeur sociale que les Song ont su donner à l'administration des lettrés, bien mieux que n'avaient pu ou voulu le faire les Han et les Tang[3].

L'orientation artistique de Huizong a, semble-t-il, été déterminée par son éducation. Son père, l'empereur Shenzong, était lui-même l'exemple du mécène généreux, et de très grands peintres ont marqué son règne. Il avait choisi pour beau-fils deux peintres, Li Wei et Wang, qui initièrent Huizong à l'art. Il est probable que Huizong a pu admirer les peintures relevant de la culture du shanshui[4], et en particulier l'immense Début de printemps de Guo Xi[5], daté de 1072, ou encore le Voyageurs entre monts et torrents de Fan Kuan[5], toutes deux œuvres monumentales, simplement peintes à l'encre dans une très grande richesse d'effets de pinceau.

Mais sous son règne, Huizong aura accordé plus d'importance à des œuvres plus intimes comme le Double bonheur de Cui Bo, peint sous le règne précédent, dont il s'inspire pour ses propres compositions[6]. Non seulement les sujets sont, avec lui, plus intimes (oiseaux et fleurs) mais les formats se font aussi plus réduits. Les rouleaux portatifs se couvrent de paysages aux belles couleurs dans des nuances de bleu, remettant au goût du jour une tradition oubliée depuis les Tang : Wang Ximeng, Mille lis de rivières et montagnes. Huizong se plait à recopier, quasiment à l'identique comme c'est la tradition en Chine, des peintures Tang qu'il apprécie. C'est le cas de Apprêts de la soie par les dames de la cour[7], peint à l'origine par Zhang Xuan et datant du VIIIe siècle.

Jusqu'à Huizong, les peintres nommés à la cour formaient une sorte de vague académie. L'empereur décida de la structurer, et d'élever ainsi la peinture au niveau de la calligraphie et de la poésie. Il incarna et personnifia cet idéal en tant que peintre, calligraphe et poète accompli, avec d'autres membres de la famille impériale. Il exigeait en outre des dignitaires des aptitudes de calligraphe et de peintre.

Huizong exigeait trois choses de la peinture chinoise : d'abord, le réalisme, notamment dans le rendu des petits oiseaux, des fleurs et des roches ; ensuite, une connaissance parfaite de la peinture passée (sa propre collection de peintures et de calligraphies était la plus grande jamais constituée avant lui, et son catalogue, le Xuan, est un document important qui retrace pour la première fois l'histoire de la peinture) ; enfin, l'accomplissement « d'une idée poétique » (shiyi) dans la peinture.

Ses peintures ont été appréciées pour leur qualité d'imagination et de poésie, leur raffinement aussi. En revanche, sa calligraphie est tendue : « de métal émacié à cause de son aspect d'os et de tendon sans chair »[8]. Huizong a apparemment repris des Tang le fait d’associer la peinture figurative, la poésie et la calligraphie selon une composition simple. Cette combinaison, connue sous le nom des trois Perfections, les sanjue[9], connaîtra une longue postérité et sera un canon de la peinture chinoise.

Il a su aussi, dans son admiration pour la céramique chinoise, soutenu le renouveau et l'excellence jamais égalée des céladons jun, finement craquelés sur un grès fin et léger, à glaçure bleu ciel ou lavande, restés célèbres pour les taches violacées qui les distinguent, parfois, d'un pinceau rapide et vif[10].

Grues de bon augure. Détail d'un rouleau mural. Encre et couleurs sur soie. 138,2 x 51 cm. Attribué à Huizong, 1112. Shenyang, Musée provincial du Liaoning.

Galerie

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Notes et références

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  1. Elisseeff 2010, p. 101.
  2. Christine Kontler, L'art chinois. Une histoire culturelle, Paris, CNRS Éditions, , 247 p. (ISBN 978-2-271-09177-2), p. 162-166
  3. Elisseeff 2010, p. 25.
  4. Escande 2005, p. 129.
  5. 1 2 « https://www.npm.gov.tw/ErrorPage.aspx?q=glo01 »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?)
  6. (en) « Five-colored parakeet on a blossoming apricot tree », sur collections.mfa.org, Musée des Beaux-Arts (Boston) (consulté le )
  7. (en) « Court ladies preparing newly woven silk », sur collections.mfa.org, Musée des Beaux-Arts (Boston) (consulté le )
  8. Escande 2001, p. 89.
  9. Yang Xin et al., 2003, p. 83.
  10. Elisseeff 2010, p. 157.

Annexes

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Bibliographie

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  • Yolaine Escande, L'art en Chine : La résonance intérieure., Paris, Hermann, , 310 p. (ISBN 2-705-66424-6) ;
  • Yolaine Escande, Montagnes et eaux : La culture du Shanshui, Paris, Hermann, , 293 p. (ISBN 2-705-66521-8) ;
  • Danielle Elisseeff, Histoire de l'art : De la Chine des Song (960) à la fin de l'Empire (1912), Paris, École du Louvre - Éditions de la Réunion des Musées Nationaux, coll. « Manuels de l'École du Louvre », (réimpr. 2025 (ISBN 978-2-711-88140-6), coll. poche), 381 p. (ISBN 978-2-9041-8728-5 et 978-2-7118-5520-9, BNF 42242578)
  • Yang Xin, Richard M. Barnhart, Nie Chonghzeng, James Cahill, Lang Shaojun et Wu Hung (trad. de l'anglais), Trois mille ans de peinture chinoise, Arles, Philippe Piquier, , 402 p. (ISBN 2-877-30667-4).

Liens externes

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