Spinosaurus mirabilis

espèce de dinosaure

Spinosaurus mirabilis (signifiant « lézard à épines merveilleux ») est une espèce fossile de grands dinosaures théropodes appartenant au genre Spinosaurus (famille des Spinosauridae). Ses fossiles proviennent de la formation de Farak, datant du Crétacé supérieur (Cénomanien), au Niger.

Spinosaurus mirabilis
Description de cette image, également commentée ci-après
Reconstitution spéculative de l'apparence de S. mirabilis.
95–95 Ma
2 collections
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Sauropsida
Super-ordre Dinosauria
Ordre Saurischia
Sous-ordre Theropoda
Clade Neotheropoda
Clade Averostra
Clade Tetanurae
Super-famille  Megalosauroidea
Famille  Spinosauridae
Sous-famille  Spinosaurinae
Tribu  Spinosaurini
Genre  Spinosaurus

Espèce

 Spinosaurus mirabilis
Sereno et al., 2026

L'espèce a été nommée et décrite en 2026 par le paléontologue américain Paul Sereno et son équipe, sur la base de divers ossements crâniens et postcrâniens collectés dans deux localités[1],[2]. Elle se caractérise par un museau long et bas, une crête médiane unique en forme de Cimeterre sur le sommet du crâne et une grande voile dorsale[3].

Il s'agit de la deuxième espèce officiellement reconnue du genre Spinosaurus, la première étant l'espèce type Spinosaurus aegyptiacus, découverte en 1912 en Égypte.

Découverte et dénomination

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Localisation sur la carte du Niger
Localisation du Niger en Afrique
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Localisation sur la carte du Niger.

Les fossiles de Spinosaurus mirabilis ont été collectés dans des affleurements de la formation de Farak au Niger lors de séries d'excavations menées en 2000, 2019 et 2022, dirigées par Paul Sereno. Le matériel a été recueilli dans deux localités, Iguidi et Jenguebi. La majeure partie du matériel provient de cette dernière, incluant le spécimen holotype (répertorié MNBH JEN1), qui comprend un crâne fragmentaire (prémaxillaire droit, les deux maxillaires, crête nasale, partie du dentaire droit et cinq dents maxillaires).

Un second spécimen de Jenguebi, MNBH JEN2, comprend une partie du maxillaire gauche, une crête nasale, des fragments de vertèbres cervicales et dorsales, une partie de l'ischium et du fémur gauches. D'autres spécimens (MNBH JEN3–9) incluent des dents isolées, un dentaire droit, des vertèbres caudales et des phalanges. Le matériel d'Iguidi (MNBH IGU11, 25, et 38–40) comprend principalement des couronnes dentaires isolées et des fragments de vertèbres.

Initialement, le spécimen MNBH IGU11 avait été identifié comme appartenant au Carcharodontosauridae contemporain Carcharodontosaurus iguidensis[4], puis fut attribué à Sigilmassasaurus[5] avant d'être officiellement rattaché à S. mirabilis en 2026.

L'épithète spécifique mirabilis est un mot latin signifiant « étonnant » ou « merveilleux », faisant allusion à la crête naso-préfrontale remarquablement développée qui caractérise l'espèce[1].

Description

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MNBH IGU11, centre d'une vertèbre dorsale de S. mirabilis.

L'anatomie du squelette de Spinosaurus mirabilis est globalement similaire à celle de S. aegyptiacus. L'espèce n'est actuellement connue que par des spécimens immatures. L'holotype, appartenant à un individu subadulte, est estimé à environ m de longueur totale, soit environ 15 % de moins que le néotype de S. aegyptiacus (FSAC-KK-11888)[1].

Crâne et crête

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S. mirabilis se distingue de S. aegyptiacus par un museau proportionnellement plus bas, un prémaxillaire légèrement plus arqué s'élevant au-dessus du reste du museau, et une expansion subquadrangulaire de l'extrémité du dentaire.

Le trait le plus remarquable est sa crête pointue en forme de cimeterre, formée par les os nasaux et préfrontaux. Cette crête s'incurve postéo-dorsalement, vers le haut et vers l'arrière. Un réseau de vaisseaux et de stries suggère que cette structure osseuse était recouverte d'un étui en kératine augmentant sa taille, similairement aux crêtes des casoars modernes. Cette crête jouait probablement un rôle majeur dans la communication visuelle et la parade[1].

Squelette postcrânien

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La morphologie des vertèbres conservées suggère la présence d'une voile dorsale formée par des épines neurales très allongées, bien que la forme exacte de cette voile ne soit pas encore connue avec certitude. Les restes suggèrent également que les membres postérieurs de S. mirabilis étaient proportionnellement un peu plus longs que ceux de S. aegyptiacus[1].

Classification

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L'analyse phylogénétique menée par Sereno et al. (2026) place le taxon nigérien comme le groupe frère de l'espèce Spinosaurus aegyptiacus[6]. Leurs résultats sont résumés dans le cladogramme ci-dessous :

  Spinosauridae

Camarillasaurus cirugedae



Baryonychinae

Riojavenatrix lacustris





Suchomimus tenerensis




Ceratosuchops inferodios



Spinosauridé de Sao Khua






Baryonyx walkeri




Iberospinus natarioi



Protathlitis cinctorrensis






Spinosaurinae

Ichthyovenator laosensis





Vallibonavenatrix cani



Spinosauridé de Khok Kruat





Irritator challengeri


Spinosaurini

Oxalaia quilombensis




Spinosauriné brésilien non décrit (UFMA ITA1)


Spinosaurus

Spinosaurus aegyptiacus



Spinosaurus mirabilis










Paléoécologie

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Les restes de S. mirabilis ont été exhumés de la formation de Farak, caractérisée par des grès et des schistes sabloneux, représentant un système fluvial datant du Cénomanien[7]. Il partageait cet habitat avec des crocodiliformes diversifiés et d'autres grands théropodes comme Carcharodontosaurus.

Voir aussi

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Liens externes

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Bibliographie

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Publication originale

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Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Spinosaurus mirabilis » (voir la liste des auteurs).

Références

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  1. 1 2 3 4 5 Paul Sereno et al. 2026, p. 1–10.
  2. « Niger: découverte d’un nouveau type de dinosaure Spinosaurus qui vivait il y a 95 millions d’années », sur RFI, (consulté le ).
  3. Camille Coirault, « Un nouveau dinosaure découvert dans le Sahara : un redoutable prénoteur surnommé le « héron de l’enfer » », sur Presse-citron.net, (consulté le ).
  4. Brusatte et Sereno 2007, p. 902–916.
  5. S. W. Evers et O. W. M. Rauhut 2015, p. e1323.
  6. [2026] (en) Paul Sereno, daniel Vidal, Nathan P. Myrvold, Evan Johnson-Ransom, María Ciudad Real, Stephanie L. Baumgart, Noelia Sánchez Fontela, Todd L. Green, Evan T. Saitta, Boubé Adamou et et al., « Scimitar-crested Spinosaurus species from the Sahara caps stepwise spinosaurid radiation », Science, Amérique septentrionale, AAAS, vol. 391, no 6787, , p. 1-10 (ISSN 0036-8075 et 1095-9203, OCLC 1644869, DOI 10.1126/SCIENCE.ADX5486).Voir et modifier les données sur Wikidata
  7. Jacques LeBlanc 2022, p. 162.