Stéphane Iganache
Stéphane Iganache, né en 1981 à Saint-André (La Réunion), est un criminel récidiviste français. Déjà condamné pour tentative de meurtre, il est l’auteur présumé d’au moins deux meurtres, d'une agression et de plusieurs vols, alors qu’il était en cavale[1].
| Stéphane Iganache | ||
| Meurtrier récidiviste | ||
|---|---|---|
| Information | ||
| Nom de naissance | Stéphane Iganache | |
| Naissance | Saint-André (La Réunion) |
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| Nationalité | Française | |
| Surnom | Le « fugitif de l'Ouest » | |
| Condamnation | ||
| Sentence | 12 ans de réclusion criminelle (2017) réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans et d'une rétention de sûreté (2026) |
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| Actions criminelles | meurtres, tentatives de meurtres, vols avec violences, vol, évasions, destruction du bien d'autrui, violences conjugales | |
| Victimes | 2 + 3 blessées | |
| Période | - | |
| Pays | ||
| États | Île-de-France, Pays de la Loire, | |
| Ville | Bondoufle, Courcouronnes, Angers, Chailland | |
| Arrestation | ||
| modifier |
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Incarcéré à plusieurs reprises pour violence conjugales, Iganache bénéficie d'un régime de semi-liberté, en [2],[3],[4],[5].
Celle-ci s'achève, le , lorsque la jeune femme lui annonce son souhait de rompre. Iganache ne supporte pas cette rupture et tente de la tuer à coups de marteau. Six jours plus tard, il se rend chez elle pour la tuer, mais celle-ci est absente. Iganache tente alors d'étrangler la mère de la jeune femme, avant d'être surpris par le conjoint de celle-ci. Il prend alors la fuite en volant le véhicule du couple[2],[3],[4],[5].
Iganache est arrêté, le , après une course poursuite avec les policiers, puis placé en détention provisoire pour tentative de meurtre, vol, évasion, violation de domicile et violences volontaires en récidive[2],[3],[4],[5].
En , il est condamné à douze ans de réclusion criminelle pour tentative de meurtre puis à trois de prison pour vol, évasion, violation de domicile et violences volontaires en récidive — ce qui le condamne à douze ans de réclusion criminelle[2],[3],[4],[5].
Bénéficiant d'une permission de sortie, le , il ne ré-intègre pas le centre de détention d'Argentan, où il purge sa peine, et part en cavale[4],[5].
Iganache s'introduit, le , chez la femme d'un codétenu et la tue par strangulation. Son corps est retrouvé la soir-même, par ses deux enfants et sa voisine. Six jours plus tard, il s'introduit chez une jeune femme enceinte, qu'il tente de tuer de la même façon, mais s'enfuit lors de l'intervention d'un voisin. Le fugitif s'introduit, le , chez un retraité de 73 ans et le tue à son tour, avant de voler sa voiture et de l'abandonner. La découverte du véhicule mènera, le lendemain, à la découverte du corps du retraité[4],[5],[6].
Iganache est arrêté le , après avoir volé un sandwich dans un chantier, puis placé en détention provisoire pour son évasion en récidive. Il est mis examen pour les deux meurtres et la tentative de meurtre en récidive, quelques jours plus tard. En septembre 2026, il comparaît pour ces faits et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans et d'une mesure de rétention de sûreté[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13],[14],[15],[16],[17],[18].
Biographie
modifierJeunesse
modifierStéphane Iganache naît en 1981 à Saint-André[1].
Il est l’aîné d’une fratrie de trois enfants. Lors de sa naissance, son père refuse de le reconnaître. À la maison, Iganache est souvent délaissé par sa mère, qui peine à joindre entre le travail et l'éducation de son fils. Celle-ci l'abandonne rapidement, pour le confier à sa grand-mère et à ses tantes. En guise d'éducation, sa grand-mère fait part d'un caractère très autoritaire et l'élève à coups de fouets. Quelques années plus tard, le père d'Iganache décide de reprendre sa garde. Celui-ci est alcoolique et bat régulièrement son fils[2],[19],[20].
Malgré une scolarité chaotique, il parvient à obtenir un CAP agriculture. Cette obtention ne renforce en rien les relations avec sa famille, qu'il commence à ne plus supporter. Sur le plan sentimental, sa première relation amoureuse est tumultueuse. Sa petite-amie s'avère violente et toxique envers lui. La famille de la jeune femme ira même jusqu'à l'agresser physiquement. De ce comportement déplacé, Iganache le reproduira par la suite. Il finit par quitter sa petite-amie et fait connaissance avec la justice, à partir de 2003[19].
En 2005, à l'âge de 24 ans, Iganache quitte La Réunion pour s'installer en France, sans prévenir sa famille. Une fois établi dans l'Hexagone, Iganache devient alcoolique. Parmi ses relations amoureuses, il connaît plusieurs compagnes, avec qui il donnera naissance à deux enfants, de deux mères différentes. Iganache est connu pour son tempérament violent avec ses compagnes et emprisonné à plusieurs reprises. Il menace l’une d’elles à l’aide d’un cutter et une autre à l’aide d’un piolet. Ces faits lui valent d’être condamné une quinzaine de fois pour violences conjugales, séquestration et conduite en état d'ivresse[2],[19],[20].
En 2014, âgé de 33 ans, Iganache est interpellé, après avoir frappé sa compagne. Il est mis en examen pour violences conjugales en récidive, puis placé en détention provisoire. Incarcéré au centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis, il fait la connaissance d’une surveillante de prison, en , avec qui il entame une relation[3],[19].
Semi-liberté et premier crime
modifierEn , Iganache bénéficie d’un régime de semi-liberté, lui autorisant à sortir la journée. Il s’installe chez la surveillante[1],[3].
Le , près de l’autoroute de Bondoufle, la surveillante lui annonce vouloir mettre un terme à leur relation. Ne pouvant supporter cette rupture, Iganache se jette sur la jeune femme puis lui frappe le visage à coups de marteau dans sa voiture. Sachant qu’il sera recherché, Iganache entame une cavale. Dépêchés sur les lieux, les policiers découvrent l’automobiliste la tête ensanglanté. Dans un premier temps, elle explique avoir été agressée à coups de marteau par un auto-stoppeur ayant pris la fuite puis, ré-interrogée, elle avoue entretenir une relation avec Iganache et que celui-ci l'a agressée dans sa voiture. Une enquête est ouverte pour tentative d’assassinat[2],[3],[4],[5].
Iganache s'introduit, le , au domicile de la surveillante, à Courcouronnes. La jeune femme étant absente, il s'en prend à la mère de celle-ci et tente de l'étrangler à deux reprises. Surpris par le retour du mari, Iganache prend la fuite en volant la voiture du couple. La victime porte plainte pour violences et vol de voiture, en décrivant sa plaque d’immatriculation[2],[3],[4],[5].
Le , Iganache est repéré au sein du véhicule volé, en Seine-et-Marne. Il s'ensuit une course poursuite de trois kilomètres, qui s'achève par un plongeon dans la Seine. Iganache tente de nager vers la rive voisine, avant d'être encerclé et capturé. Placé en garde à vue, il reconnaît avoir tenté de tuer la surveillante car celle-ci avait rompu avec lui. Après ce crime, il affirme avoir voulu « terminer le travail » et tuer la jeune femme, mais que son absence a changé ses plans. La mère de victime ayant été présente à ce moment-là, il dit avoir décidé de l’agresser pour se venger de l’absence de sa fille. Au terme de sa garde à vue, Iganache est mis en examen pour tentative de meurtre sur conjoint, violences volontaires en récidive, violation de domicile, vol de voiture et évasion puis placé en détention provisoire[2],[3],[4],[5].
Jugement pour tentative de meurtre sur conjoint
modifierLe procès d’Iganache s’ouvre le , devant la cour d'assises d’Évry, pour tentative de meurtre sur conjoint sur la personne de la surveillante[2],[3].
L’accusé, âgé de 36 ans, reste sur sa version des faits, donnée deux ans plus tôt. Au cours du jugement, l’expert psychiatre souligne, chez Iganache, une « intolérance à la frustration », « une difficulté à exprimer ce qu'il ressent » et parle d’un « amour-propre blessé par différentes périodes de détention ». Elle affirme, par ailleurs, qu’aucune maladie mentale n’est à l’origine du passage à l'acte. De son côté, Iganache affirme ne pas savoir comment il a pu passer à l’acte et dit travailler sur ce comportement, pour ne pas le reproduire à l'avenir[2],[3],[5].
Le , Iganache est condamné à 12 ans de réclusion criminelle. Cette peine est assortie d'un suivi socio-judiciaire de cinq ans et d'une injonction de soins obligatoires, sous risque de le sanctionner trois années d'incarcération supplémentaires[21].
Quelques jours plus tard, Iganache comparaît pour les violences volontaires, violation de domicile, vol et évasion, devant le tribunal correctionnel et écope d’une peine de trois ans d’emprisonnement. Cette peine correctionnelle se confond avec la peine criminelle. Iganache purge donc une peine de 12 ans de réclusion criminelle pour l'ensemble des faits[3].
Incarcéré au centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis, Iganache est transféré au centre de détention d'Argentan, où il est décrit comme un détenu modèle[4],[22].
Permission de sortie et nouveaux crimes
modifierLe , Iganache bénéficie d’une permission de sortie, en vue d’un entretien d’embauche à Alençon. Il est censé ré-intégrer le centre de détention d'Argentan, mais ne s’y rend pas. Il a, par ailleurs, informé du fait qu’il serait en retard, sans ne jamais revenir pour autant. Iganache entame alors une cavale[1],[4],[5],[22],[23].
Le , Iganache se rend à Angers et s’introduit chez Adélaïde Duplouy, la femme d’un codétenu, âgée de 40 ans. Il fait des avances à la jeune femme, mais celle-ci se refuse à lui. Perdant tout contrôle, Iganache se jette sur elle et l’étrangle à mort. Il vole quelques économies de sa victime pour financer sa cavale puis quitte l’appartement. Les deux jeunes enfants de la victime, âgés de 6 et 11 ans, s’inquiètent de l’absence de leur mère à leur sortie d’école. Une voisine est prévenue et décide de ramener les enfants chez eux. Lorsqu’ils s’y rendent, tous trois découvrent Adélaïde inerte. Les secours, qui se rendent sur place, pensent d’abord à un malaise, avant d’établir qu’il s’agit d’un crime. Un rapprochement est rapidement effectué avec l’évasion d’Iganache, deux jours plus tôt[1],[4],[5],[22],[23].
Dans l’après-midi du , à Chailland, Iganache s’introduit chez une jeune femme enceinte de 26 ans et tente de la tuer par strangulation. Ses hurlements permettent d’alerter un voisin, qui se précipite sur les lieux. Iganache prend peur et se réfugie dans un bois. Les policiers sont dépêchés sur les lieux pour intercepter l’assaillant, mais celui-ci déjà parti. Convaincus qu’Iganache est l’auteur des faits, les enquêteurs brandissent un cliché de celui-ci à la jeune femme, qui le reconnaît formellement. Des drones et hélicoptères sont alors déployés pour tenter de retrouver le fugitif, mais celui-ci échappe au vaste dispositif de traque mis en place par les autorités[1],[4],[5],[23].
Le , dans cette même ville, Iganache s’introduit chez Jean-Claude Havard, 73 ans, alors que celui-ci dort dans sa mezzanine. Surpris par Havard, Iganache le frappe et lui assène 22 coups de couteau. Havard agonise durant plusieurs minutes, avant de mourir de ses blessures. Pendant ce temps, Iganache vole les économies de l’ancien élu, de la nourriture, ainsi que sa Mercedes, qu’il abandonnera à Cantenay-Épinard, avant de poursuivre sa cavale. Le véhicule est découvert dans la soirée par des passants. La police relève la plaque d’immatriculation et découvrent qu’elle appartient à M. Havard. Le lendemain, les gendarmes apprennent la disparition de l’ancien élu. Ils font alors le lien avec son véhicule retrouvé la veille et décident de se rendre chez le disparu. Le corps de M. Havard est découvert chez-lui, tué par strangulation. La mort de l’ancien élu suscité l’incompréhension de la ville, où il était connu de tous. En sachant que le meurtre a été perpétré dans la même ville que le précédent crime et qu’Adélaïde Duplouy vient d’y être inhumée, les enquêteurs sont convaincus de la culpabilité d’Iganache[1],[4],[5],[23],[24],[25].
Un appel à témoin est lancé, le , craignant que le fugitif de 42 ans ne tue de nouveau. Les portes des riverains sont barricadées et des centaines de maison sont fouillées par les autorités[26],[27],[28].
Arrestation et incarcération
modifierLe , peu avant 13 h, Iganache vole un sandwich dans un chantier d’Avrillé. Un employé de la société, ayant été informé de la cavale du fugitif, décide de prévenir les autorités. Iganache est finalement repéré par les gendarmes et interpellé, alors qu’il essayait de s’échapper. Il est mis en examen pour évasion en récidive puis placé en détention provisoire[1],[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12],[23],[29].
Il est extrait de sa cellule, le , et placé en garde à vue pour les meurtres d’Adélaïde Duplouy et de Jean-Claude Havard, ainsi que la tentative de meurtre de la jeune femme enceinte. Dans un premier temps, Iganache reconnaît avoir tué Adélaïde car elle refusait ses avances. Il reconnaît ensuite avoir choisi ses autres victimes au hasard pour financer sa cavale[6],[9],[13],[14],[15].
Le , Iganache est mis en examen pour meurtres et tentative de meurtre, vol, vol aggravé, commis en état de « récidive légale », et « destruction du bien d'autrui par moyen dangereux ». Il est incarcéré à la Maison d'arrêt d'Angers[13],[14],[15].
Le , Iganache est extrait de sa cellule, pour la reconstitution du meurtre de Jean-Claude Havard et de la tentative de meurtre de la jeune femme enceinte de 26 ans. Un important dispositif est mis en place pour éviter tout incident et évasion de la part du détenu. Il réitère les gestes évoqués durant sa garde à vue, qui sont jugés conformes à sa version. Une fois la reconstitution terminée, Iganche réintègre la Maison d'arrêt d'Angers. Le , Iganache se prête sans difficultés à la reconstitution du meurtre d'Adélaïde Duplouy, à Angers. Celle-ci se passe également sans incidents et s'avère conforme aux déclarations d'Iganache. À l'issue de la réconstitution, Iganache retourne de nouveau en détention. Une expertise psychiatrique est menée. Celle-ci conclue Iganache est « dépourvu d'empathie » et qu'il représente un « risque criminogène » évident[30],[31],[32],[33],[34],[35].
Iganache est renvoyé, le , devant la Cour d'assises du Maine-et-Loire pour meurtres, violences sur personne vulnérable, évasion d'un détenu bénéficiaire d'une permission de sortie, vol, vol aggravé, commis en « récidive légale », ainsi que « destruction du bien d'autrui par moyen dangereux ». Initialement poursuivi pour tentative de meurtre concernant la strangulation de la jeune femme enceinte, les faits sont requalifiés car rien ne permet de prouver une intention homicide[36],[37].
Jugement pour les meurtres de l'Anjou et de Chailland
modifierLe procès d'Iganache débute le , devant la Cour d'assises du Maine-et-Loire[38].
À son arrivée dans le box, l'accusé, âgé de 45 ans, apparaît hagard et fatigué, par sa consommation de médicaments antipsychotiques. Lorsque sont posées les questions, Iganache reconnaît l'intégralité des faits qui lui sont reprochés et parle d'une voix timide et étouffée. Ses avocats, Mes Sébastien Naudin et Wissam Mahlaoui, affirment que leur client est prêt à s'expliquer. De leur côtés, les familles d'Adélaïde Duplouy et de Jean-Claude Havard cherchent des réponses de la part d'Iganache. La mère d'Adélaïde est tant marquée par l'arrivée de l'accusé, qu'elle ne peut retenir ses larmes[39].
Appelée à la barre, la famille d'Adélaïde Duplouy dépeint un portrait courageux de la mère de famille, rêvant d'aider les autres. Ses parents adoptifs racontent l'avoir recueillie, à l'âge de neuf mois, après que sa mère biologique soit morte en l'ayant mise au monde. Ils affirment également que sa gentillesse excessive lui a causé beaucoup de tort, notamment en raison de plusieurs relations toxiques. Ensuite, la victime rescapée témoigne de la peur occasionnée, qui lui résonne encore à ce moment. Enceinte au moment des faits, elle affirme avoir perdu son enfant à naître, à la suite à l'agression. Bien qu'elle se dise chanceuse d'être miraculée, le président dresse d'elle une jeune femme héroïque. En ce qui concerne, Jean-Claude Havard, ses proches et amis dépeignent le portrait d'un homme jovial, gentil et serviable, qui aurait tout fait pour les rendre heureux[20],[40],[41],[42].
Lors de son procès, Iganache fournit peu d'explications. Il ne répond que brièvement et affirme avoir eu des visions, lors de la commission des faits. Appelés à la barre, les experts psychiatres affirment qu'il ne souffre d'aucune maladie mentale. Ceux-ci décèlent même un profil psychopathique ; faisant référence à un profil de tueur en série. Iganache est dépeint d'une personnalité avare d'empathie, immature, impulsive et proche d'un comportement enfantin. Lors de son réquisitoire, l'avocat général, Grégory Martin-Dit-Neuville, requiert une une de réclusion criminelle à perpétuité et assortit cette peine d'une période de sûreté de 22 ans, ainsi que d'une mesure de rétention de sûreté, pour meurtres et vol avec violences en « récidive légale ». Il requiert également une peine additionnelle de six ans pour évasion en « récidive légale », dont la moitié de la peine devra s'ajouter à la période de sûreté ; en Droit français, ce concept s'applique lorsque des infractions, délits ou crimes sont commis à la suite d'une évasion et jugés en même temps que celle-ci. De son côté, Me Sébastien Naudin, avocat d'Iganache, affirme que le Code pénal prévoit des peines lourdes, sans avoir besoin de recourir à l'emprisonnement à perpétuité. En outre, celui-ci affirme qu'une peine de 30 ans de réclusion criminelle serait plus adaptée et que la dangerosité d'un condamné s'atténue au fil du temps. Me Wissam Mahlaoui demande, quant à lui, qu'une altération du discernement soit retenue, concernant son client[43],[44],[45],[16].
Le , Iganache est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans et d'une mesure de rétention de sûreté, pour l'ensemble des faits. En outre, cette seconde mesure implique qu'Iganache devra être transféré dans un Centre de rétention, une fois sa peine purgée. Une commission pluridisciplinaire devra ainsi statuer chaque année sur la possibilité de le remettre en liberté[16],[17],[18].
Références
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