Stephen Elliott Jr.
Stephen Elliott Jr., né le à Beaufort (Caroline du Sud) et mort le à Aiken (Caroline du Sud), est un officier américain puis confédéré qui a servi au sein des forces sudistes pendant la Guerre de Sécession.
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Saint Helena's Episcopal Churchyard (d) |
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Biographie
modifierAntebellum
modifierNé le 26 octobre 1830, Stephen Elliott Jr. est le fils aîné d'Ann Hutson Habersham Elliott (1813-1843) et de Stephen Elliott Sr. (1804-1866), un planteur qui deviendra prêtre épiscopalien quelques années plus tard[1]. Stephen Sr. ne doit pas être confondu avec un prêtre épiscopalien homonyme, son cousin le révérend Stephen Elliott (en), évêque de Savannah[2].
Après avoir étudié à l'Harvard College entre 1846[3] et 1849, Stephen Jr. sort diplômé du South Carolina College en 1850. Il devient ensuite planteur à Parris Island et est élu membre de la législature de Caroline du Sud[2]. Le 2 décembre 1854, il a épousé Charlotte Stuart (1833-1868)[3], une cousine du peintre James R. Stuart. Le couple aura trois enfants, Stephen Habersham Elliott (1856-1862), qui mourra de la diphtérie le 8 septembre 1862[4], Henry Stuart Elliott (1858-1942), qui deviendra magistrat et ira s'établir dans l'Ouest, et Charles Pinckney Elliott (1860-1943), qui effectuera une carrière militaire[3].
Guerre de Sécession
modifierAvant la Guerre de Sécession, Elliott avait rejoint la Beaufort Volunteer Artillery (BVA), une ancienne compagnie d'artillerie de la milice locale dont il est devenu le capitaine en 1858[2].
Dès le début des hostilités, la capitaine Elliott prend part au bombardement de Fort Sumter (12-13 avril 1861). Il réorganise la BVA en une compagnie d'artillerie du 11e régiment d'infanterie de Caroline du Sud, dont il est élu capitaine. Le 19 mai, à bord de la canonnière Lady Davis, il prend part à la capture d'un vaisseau nordiste de 1200 tonnes. Dès la mi-juin, il est stationné au Fort Beauregard, l'un des deux forts construits sur ordre du général Beauregard afin de protéger l'entrée du Port Royal Sound. Il participe ainsi à la défense de ce fort lors de l'attaque nordiste menée entre le 5 et le 7 novembre par Samuel Francis Du Pont (bataille de Port Royal), et ne se retire qu'après la prise de l'autre fort. Au cours de l'affrontement, il est blessé à la jambe par un éclat de métal[2]. Au cours de l'automne puis de l'hiver suivant, il continue à défendre la côte contre les incursions nordistes. Le 18 février 1862, la BVA est affectée au siege train du 5e district militaire, puis, le 29 mai, la compagnie est détachée du 11e R.I. en tant que corps d'artillerie légère indépendant[4].
Les 29 et 30 mai 1862, le capitaine Elliott participe à la défense de la ligne de chemin de fer Charleston-Savannah à Pocotaligo. Du 18 au 21 août, il mène, aux côtés du capitaine Mickler du 11e R.I., un raid sur l'île Pinckney qui permet la capture de nombreux ennemis[4].
Les 22 et 23 octobre, le capitaine Elliott commande l'artillerie lors de la seconde bataille de Pocotaligo (ou bataille de Yemassee). Le 15 novembre, il est placé à la tête de toutes les unités d'artillerie du 3e district militaire. À cette époque, il invente une sorte de torpille flottante qui lui permet de couler un bateau ennemi sur la St. Helena Sound[4].
En avril 1863, le capitaine Elliott parvient à capturer un vapeur nordiste, le George Washington. Le considérant comme l'un des meilleurs officiers de Caroline du Sud, le général Lee propose sa promotion dans une lettre du 10 avril 1863. Promu major le 30 avril, Elliott devient l'assistant du colonel Ambrosio José Gonzales (en), chef de l'artillerie du général Beauregard. À ce titre, il est transféré au début du mois d'août à Charleston puis envoyé le 10 août sur l'île James pour y remplacer le colonel Lewis M. Hatch. Il y utilise à nouveau ses torpilles flottantes afin de couler des bateaux ennemis dans l'embouchure du Stono River.

Le 4 septembre, on lui confie le commandement de Fort Sumter, qu'il tient pendant huit mois malgré d'incessants bombardements et assauts ennemis. Le 21 novembre, il est élevé au rang de lieutenant-colonel[4]. Lors de sa visite à Charleston, le 2 novembre, le président Jefferson Davis loue l'héroïsme d'Elliott et de sa « petite garnison », qu'il compare aux 300 Spartiates de la bataille des Thermopyles. La même comparaison sera reprise par Paul Hamilton Hayne dans un poème à la gloire d'Elliott[5].
Promu colonel le 25 avril 1864, il commande brièvement la Légion Holcombe avant d'être promu au rang de général de brigade le 28 mai 1864. Placé sous le commandement du général Bushrod Rust Johnson, il est envoyé sur les lignes de défense de Petersburg à la tête d'une brigade de cinq régiments d'infanterie. Il résiste avec succès sous un feu ennemi constant jusqu'au 30 juillet, quand une explosion de mine détruit ses lignes de défense et entraîne la bataille du Cratère. Blessé par balle et longtemps paralysé d'un bras, le général Elliott est hospitalisé à Petersburg avant d'être placé en convalescence à Camden, où il retrouve sa famille[5].
Bien qu'il ne soit pas encore guéri, le général Elliott reprend du service le 2 janvier 1865 sous les ordres du général William Booth Taliaferro, à la tête d'une brigade de 2459 hommes qui est déployée sur l'île James pendant l'évacuation de Charleston, le 16 février. Il combat à Averasboro (15-16 mars) puis prend part à la bataille de Bentonville (19-21 mars)[5], au cours de laquelle il est blessé à la jambe par un shrapnel[6].
Après la guerre
modifierMalgré la fin des combats, Elliott ne peut récupérer sa propriété, réquisitionnée par les troupes nordistes. Il emménage alors avec sa famille dans une simple maison de pêcheur à Bay Point[3], sur l'île de Hilton-Head. Le 4 novembre 1865, il est amnistié par le président Andrew Johnson sur proposition du général Quincy Adams Gillmore[6].
En 1866, les électeurs de Saint-Helena le choisissent pour les représenter à la Chambre des représentants de Caroline du Sud. Il déménage à Aiken, où il a obtenu un poste de surintendant à la compagnie de chemin de fer, mais il meurt des suites de ses blessures le 21 février 1866[3]. Il est inhumé dans sa ville natale[6].
Notes et références
modifierVoir aussi
modifierBibliographie
modifier- Stephen B. Barnwell, The Story of an American Family, Marquette, 1969, 435 p. (consultable sur Internet Archive).
- Helen P. Trimpi, Crimson Confederates. Harvard Men who Fought for the South, University of Tennessee Press, Knoxville, 2010, p. 67-70.