Suzanne Rey
Suzanne Rey, né le 21 mars 1915 à Paris (15e arrondissement)[1], mort le 9 octobre 2006 à Paris (16e arrondissement), est une enseignante française de lettres.
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Suzanne Louise Rey |
| Nationalité | |
| Formation |
École normale supérieure (à partir de ) |
| Activité |
| Maîtres |
Albert Bayet, Arthur Huby (d), Pierre Clarac |
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Biographie
modifierSuzanne Rey, née le 21 mars 1915 rue de la Convention à Paris (15e arrondissement)[1], est issue d'une famille d'origine aveyronnaise.
Son père, Augustin Rey, né en 1880 à Cransac-les-Thermes (Aveyron)[2], mort en 1962 à Paris (18e arrondissement)[3], est ingénieur. Durant la Grande Guerre, il est initialement mobilisé au 7e régiment d'infanterie coloniale puis au sein d'usines d'armements pour l'effort de guerre[4].
Après un pensionnat privé, elle suit les cours du lycée Lamartine, où elle apprend grec ancien et latin et reçoit sept prix d'excellence[5]. Incitée à préparer le concours de l'École normale supérieure de jeunes filles, elle préfère cependant se tourner vers l'École normale supérieure, sur les conseils de Robert Klaerr[5]. En 1934, elle entre à cet effet en classes préparatoires au lycée Louis-le-Grand[5]. Elle y suit particulièrement les cours d'Albert Bayet, Arthur Huby et Pierre Clarac[6].
En 1936, Suzanne Rey est reçue à l'École normale supérieure aux côtés d'Yvonne Hass et d'Arlette Koeltz, où elle font partie des quarante-et-une femmes admises à l'École normale avant que son concours d'accès ne soit fermé aux femmes sous l'Occupation[7].
En 1940, elle est reçue, la quatrième, à l'agrégation de lettres[8].
Elle prend comme sujet de son mémoire de diplôme d'études supérieures la Vie de Rancé, sous la direction de Maurice Levaillant[9]. Elle est affectée pendant deux ans à Troyes, puis revient au lycée Lamartine[9]. Ayant inscrit un sujet de thèse sur les Mémoires d'outre-tombe, elle y renonce toutefois après 1945[9]. Mutée au lycée Molière, où elle côtoie Henriette Arasse[10], elle y enseigne le grec en classes préparatoires[9]. Elle prend sa retraite en 1980[11].
Références
modifier- 1 2 Archives de Paris, « État civil du 15e arrondissement, registre des naissances du 14 mars au 1er avril 1915, acte n°914, vue 14 / 31, 15N 230 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - ↑ Archives départementales de l'Aveyron, « État civil de Cransac-les-Thermes, registre des naissances du 11 juin au 31 décembre 1880, acte n°155, vue 1 / 68, 4 E 72 9 »
, sur https://archives.aveyron.fr (consulté le ) - ↑ Archives de Paris, « État civil du 18e arrondissement, registre des décès du 30 mai au 2 juillet 1962, acte n°1607, vue 2 / 31, 18D 470 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - ↑ Archives départementales de l'Aveyron, « Registre des matricules militaires, bureau de Rodez, classe 1900, matricule n°83, 1 R 848 »
, sur https://archives.aveyron.fr (consulté le ) - 1 2 3 Garrigou et al. 1997, p. 255.
- ↑ Garrigou et al. 1997, p. 256.
- ↑ Loukia Efthymiou, « Le genre des concours », Clio, vol. 18, , p. 91-112 (lire en ligne).
- ↑ André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 »
, sur https://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le ) - 1 2 3 4 Garrigou et al. 1997, p. 257.
- ↑ Arnaud Costechareire (sous la dir. de Sylvie Schweitzer), Parcours de khâgneux et de khâgneuses du lycée du Parc et du lycée de jeunes filles de Lyon (1924-1968) (thèse de doctorat en histoire), Lyon, université Lyon-II, (SUDOC 175095264, lire en ligne), p. 178.
- ↑ Garrigou et al. 1997, p. 259.
- ↑ « Archives en ligne de Paris, 15e arrondissement, année 1915, acte de naissance no 914, cote 15N 230, vue 14/31, avec mention marginale de décès », sur paris.fr (consulté le ).
- ↑ https://ancienselevesmoliere.jimdo.com/app/download/5333619366/bulletin2008.pdf.
Bibliographie
modifier- Marcel Garrigou (dir.) et al. (postface Pierre Bize), Khâgne, et après ? : lycée Louis-le-Grand, 1934-1939, Toulouse, Arts et Formes, , 328 p. (ISBN 2-9511146-0-5), p. 255-259.