Swedish American Line

La Swedish American Line (en suédois : Svenska Amerika Linien) ou SAL est une compagnie maritime suédoise de transport de passagers. Fondée en sous le nom de Rederiaktiebolaget Sverige-Nordamerika, elle prend son nom définitif en 1925. La SAL commence le service de transatlantiques de Göteborg à New York en 1915. Elle est parmi les premières compagnies à construire des paquebots pour les croisières hors saison et la première à construire un transatlantique avec un moteur Diesel. La SAL s'engage dans les services de fret de ligne après l'incorporation de la Svenska Amerika Mexiko Linien en 1946. En 1975, la SAL cesse tout transport de passagers, mais continue l'exploitation de cargos jusque dans les années 1980.

Swedish American Line
logo de Swedish American Line

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Disparition Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social GöteborgVoir et modifier les données sur Wikidata
Filiales Home Lines,
Hoverlloyd (en),
Atlantic Container Line (en),
South Atlantic Lines,
Swedish Atlantic Line.

Histoire

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Période 1915–1924

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Contexte et création

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Cheminée et pavillon des navires de la S.A.L.

Rederi aktiebolaget Sverige-Nordamerika (littéralement « société maritime Suède - Amérique du Nord ») nait d'une idée de Wilhelm R. Lundgren, propriétaire de Rederiaktiebolaget Transatlantic, dans le but d'offrir un service de paquebot transatlantique de la Suède vers l'Amérique du Nord. La Norvège et le Danemark exploitent déjà leurs propres transatlantiques, et la création d'une compagnie suédoise pour ce commerce est une question de fierté nationale[L 1],[L 2]. Lundgren meurt en , mais son successeur Gunnar Carlsson réussit à attirer l'attention de Dan Broström de Broström Concern et le , la nouvelle Rederiaktiebolaget Sverige-Nordamerika est fondée à Göteborg[L 3],[L 1],[L 2]. Le groupe Broström exploite déjà des cargos à travers l'Atlantique Nord depuis 1911 sous le nom de Swedish American Mexico Line (sv) (souvent abrégé en SAML)[L 4],[L 5].

Transport des immigrants

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Initialement, la nouvelle compagnie se concentre sur le commerce des immigrants, avec des dispositions importantes prévues pour les passagers voyageant en troisième classe[L 6].

Premier navire

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À l'origine, la nouvelle société prévoit de commander deux navires de 18 000 tonnes construits à cet effet, mais ce projet ne se réalisera jamais. Le , la compagnie acquiert le SS Potsdam, un navire de la Holland America Line construit en 1900, qui est rebaptisé Stockholm[1],[L 7],[L 8].

La Première Guerre mondiale

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Publicité entre 1915 et 1917 de la S.A.L. pour le paquebot Stockholm, arborant ses marquages de neutralité de la Première Guerre mondiale.

Le à 13 heures, en pleine Première Guerre mondiale, le Stockholm appareille de Göteborg pour sa première traversée vers New York[L 9],[L 3]. Le capitaine Axel Håkansson emmène à son bord 137 passagers et environ 150 000 envois postaux. En route, le Stockholm est intercepté par un navire de la Royal Navy et contraint de faire escale de trois jours à Kirkwall, où tout le courrier est confisqué. Le Stockholm arrive finalement à New York après un voyage total de 15 j 10 h 58 min[2],[L 3].

Lors du deuxième voyage, le nombre de passagers atteint 275 et le troisième 545. Pour le voyage de retour de New York, le nombre de passagers est de 132 la première fois, 137 la deuxième fois et 592 lors du troisième voyage. Les premiers comptes de la compagnie font apparaître un excédent net de 623 493,32 couronnes[2].

Malgré les difficultés causées par la guerre, le Stockholm continue d'assurer des services transatlantiques jusqu'en 1917, quand la guerre sous-marine à outrance menée par l'Allemagne le contraint à être désarmé à Göteborg jusqu'en ; il reprend alors du service[L 7].

Acquisition de navires

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En , RAB Sverige-Nordamerika acquiert un deuxième navire, l'ancien SS Virginian de la compagnie Allan Line, auprès de Canadian Pacific Steamship Company. Le navire a récemment servi de transport de troupes à l'Amirauté britannique. Il est rebaptisé Drottningholm et entre en service pour ses nouveaux propriétaires le . En 1922-1923, le Drottningholm est rénové, remotorisé et sa superstructure agrandie[L 3],[L 6],[L 10]. En remplacement partiel, le SS Noordam, construit en 1902, est affrété auprès de la Holland America Line sous le nom de Kungsholm (en) du au [L 9],[L 3],[L 11]. En , la société acquiert le Borgholm, un petit vapeur côtier, le premier d'une série de navires de desserte utilisés pour transporter des passagers des ports de la mer Baltique jusqu'à Göteborg[L 3],[L 12],[L 13],[L 14].

Période 1924–1939

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Le MS Kungsholm de 1928, avec sa coque noire d'origine.
Le baleinier Solglimt, ex-Stockholm.

En , la RAB Sverige-Nordamerika passe commande pour son premier navire neuf, le premier MS Gripsholm, à Armstrong Whitworth de Newcastle upon Tyne [L 3]. C'est le premier paquebot transatlantique à moteur Diesel construit pour le service transatlantique[L 9]. Le Gripsholm est lancé et baptisé le , et livré le [Presse 1]. Le même jour, ses propriétaires changent officiellement le nom de la compagnie en Svenska Amerika Linien / Swedish American Line[L 3], et le , le Gripsholm entame son voyage inaugural de Göteborg à New York[L 3],[L 15]. Encouragée par le succès du Gripsholm, la SAL passe commande d'un navire de conception similaire, mais plus grand, auprès du chantier naval Blohm & Voss de Hambourg le [L 3]. En 1927, la société décide de se lancer sur le marché des croisières, proposant diverses croisières pendant la saison hivernale de l'hémisphère nord[L 16].

Le , le nouveau MS Kungsholm est lancé chez Blohm & Voss[L 3],[L 17]. Les intérieurs du Kungsholm sont conçus en tenant compte des croisières hors saison, sa capacité d'accueil de passagers étant réduite de 1344 en service régulier à environ 600 pour les croisières. Il est également l'un des premiers paquebots à présenter une décoration intérieure de style Art déco, suivant l'exemple de l'Île-de-France, construit en 1927. Le navire est livré à la SAL le et effectue son voyage inaugural le [L 3],[L 17]. Au moment même de la livraison du nouveau navire, le premier SS Stockholm est vendu à des intérêts norvégiens pour être transformé en navire-usine baleinier, le SS Solglimt[L 7]. Avec le Gripsholm et le Kungsholm, la SAL gagne en popularité auprès des passagers d'Europe occidentale et d'Amérique, tant pour les services de ligne régulière que pour les croisières[3]. En , les États-Unis et le Canada imposent des restrictions importantes à l'immigration[L 3]. Peu après la livraison du Kungsholm, la SAL décide d'abandonner la couleur traditionnelle de coque noire et toute sa flotte est repeinte avec des coques blanches[L 9].

La Swedish American Line poursuit ses opérations avec les navires Drottningholm, Gripsholm et Kungsholm tout au long des années 1930. En , la compagnie passe commande pour un nouveau navire, le MS Stockholm, avec Cantieri Riuniti dell'Adriatico, Monfalcone, Italie [L 3]. La livraison du navire est prévue pour , mais il est détruit par un incendie lors des dernières étapes de sa construction, le . La construction d'un deuxième navire basé sur le même modèle, également nommé MS Stockholm, commence peu après la destruction de l'original[L 3],[L 18],[L 19].

Période 1939–1946

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Le paquebot Gripsholm, arborant une peinture de neutralité, loué aux missions d'échange, notamment sous l'égide de la Croix-Rouge (1942-1946)
Le quai Stigbergskajen à Göteborg où s'amarraient les paquebots de la Swedish American Line, et le terminal portuaire « The American Shed ». Présenté en 1944.

En raison du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en Europe, le Kungsholm effectue sa dernière traversée transatlantique en , après quoi il est utilisé pour des croisières dans les Antilles jusqu'en 1941. De même, les Gripsholm et Drottningholm sont retirés du service et mis en réserve respectivement le et [L 3],[Presse 2]. En 1940, lorsque la Svenska Amerika Lininen doit cesser ses activités en raison de la guerre, plus d'un demi-million de passagers a voyagé sur ses navires[2].

Parallèlement, les travaux de construction du troisième Stockholm se poursuivent en Italie, et celui-ci est lancé le . En , sa livraison est prête, mais la SAL n'a aucun service sur lequel l'affecter. En conséquence, le navire est vendu au gouvernement italien le et transformé en transport de troupes MS Sabaudia. Le Sabaudia est finalement coulé au large de Trieste le [L 3],[L 19]. Si le Stockholm était entré en service pour la SAL, il aurait été le plus grand navire jamais exploité par la compagnie[L 20].

En , le gouvernement américain confisque le Kungsholm alors qu'il se trouve à New York. Après des négociations avec la Swedish American Line, la compagnie accepte de vendre le navire à la War Shipping Administration (WSA) pour 6 millions de dollars. Le navire est rebaptisé John Ericsson et exploité sous contrat par la WSA et la United States Lines. Il est d'abord affecté au Département d'État, puis, en , au transport de troupes de l'armée jusqu'en 1945, date à laquelle il est désarmé[L 3],[L 17],[4],[L 21],[5],[Presse 3].

Le Drottningholm, quant à lui, est affrété par le gouvernement américain le pour servir de navire d'échange pour les prisonniers de guerre, les diplomates et d'autres civils internés entre les États-Unis et les puissances de l'Axe. La Suède étant un pays neutre pendant la guerre, le navire battant pavillon suédois peut être utilisé pour transporter des passagers entre les nations belligérantes, sous le commandement du capitaine John Nordlander. Le Drottningsholm effectue deux voyages d'échange pour le gouvernement américain, après quoi il est affrété pour un usage similaire par le gouvernement britannique.

En , le Gripsholm est également affrété par le gouvernement américain et la Croix-Rouge pour le même usage que le Drottningholm. À cette fin, le Gripsholm est géré par l'American Export Lines, mais conserve son équipage et son pavillon suédois d'origine. Contrairement au Drottningholm, le Gripsholm est affrété par le gouvernement américain jusqu'en 1946. Ensemble, le Drottningholm et le Gripsholm effectuent un total de 33 voyages de rapatriement pendant la guerre[L 22].

En 1943, la SAL, la SAML, la Svenska Lloyd, la Rederi A/B Transatlantic et la Angf. A/B Tirfing ont un projet commun de société d'exploitation de ligne de navigation aérienne transatlantique[Presse 4].

En , avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, la SAL passe commande auprès du chantier naval Götaverken de Göteborg pour un paquebot mixte de 12 165 tonnes de jauge brute (GRT)[L 3].

Période 1946–1951

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Le Korsholm, un des cargos transférés depuis la Swedish American Mexico Line.

En , la Swedish American Line reprend son service commercial, le Drottningholm effectuant sa première traversée d'après-guerre depuis Göteborg le , tandis que le Gripsholm effectue sa traversée correspondante depuis New York le . Le , le tout nouveau navire de la compagnie est lancé au chantier naval de Götaverken et baptisé MS Stockholm[L 3]. Il est le fruit d'une conception totalement différente de celle de ses deux prédécesseurs du même nom : au lieu d'offrir un cadre luxueux, le nouveau navire doit proposer un transport bon marché pour les masses avec des intérieurs austères, malgré les protestations du directeur général de la compagnie et des bureaux situés aux États-Unis[L 23]. Au cours de la même année, la Swedish American Line fonde la Home Lines avec Cosulich Lines de l'homme d'affaires grec Eugen Eugenides[L 9].

En 1946, les opérations de la Swedish American Mexico Line (sv) sont fusionnées avec celles de la SAL, ajoutant ainsi une douzaine de cargos à la flotte de la SAL[2],[L 24],[L 4],[Presse 5]. Le , la Swedish American Line rachète l'USS John Ericsson à la marine américaine et lui redonne son nom d'origine. Le navire navigue jusqu'au chantier naval Ansaldo de Gênes, où il est reconstruit pour servir avec la Home Lines sous le nom de MS Italia[L 17],[Presse 3].

Le , le nouveau Stockholm est livré à la SAL. Il entame son voyage inaugural de Göteborg à New York le [L 25]. Lorsque le Stockholm entre en service, le Drottningholm est transféré à la South Atlantic Lines (une filiale de la SAL) et rebaptisé SS Brazil pour le trafic avec la Home Lines[L 10]. Entre le et le , le Gripsholm est reconstruit aux chantiers Howaldtswerke de Kiel, avec notamment de nouvelles cheminées, une nouvelle proue et des équipements de navigation modernes[L 15]. En , la compagnie passe commande d'un nouveau paquebot combinant croisière et transatlantique auprès du chantier naval De Schelde à Vlissingen, aux Pays-Bas. Le , la Swedish American Line reprend son service de croisière pour la première fois depuis 1941, lorsque le Stockholm entreprend une croisière vers les Antilles[L 3].

Période 1952–1962

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Le Gripsholm de 1957 à Stockholm, photographié par Gustaf W. Cronquist.
Le MS Svaneholm juste avant le lancement au chantier naval Wärtsilä Crichton-Vulcan (juin 1959).
L'étrave du Stockholm après la collision avec le Andrea Doria (1956).

Le nouveau navire en construction à De Schelde est lancé le et baptisé MS Kungsholm devenant ainsi le troisième navire de la SAL à porter ce nom. Le nouveau Kungsholm est livré le et entame son voyage inaugural depuis Göteborg le [L 3],[L 26]. Après la livraison du Kungsholm, le Stockholm est reconstruit avec des aménagements pour passagers plus grands[L 23]. Au moment même où s'achève la rénovation du Stockholm, le Gripsholm, vieillissant, est vendu à la Norddeutscher Lloyd et devient leur MS Berlin[L 15],[L 25]. Le , la SAL commande un autre nouveau navire, essentiellement une version agrandie du Kungsholm le plus récent, au chantier naval Ansaldo. Le nouveau navire est baptisé MS Gripsholm (le deuxième navire à porter ce nom dans la flotte SAL) et lancé le [L 3].

Le , le Stockholm entre en collision avec l'Andrea Doria au large de Nantucket lors de l'une des catastrophes maritimes les plus célèbres du XXe siècle. 47 personnes à bord de l'Andrea Doria périssent, tandis que cinq membres d'équipage du Stockholm trouvent la mort dans la collision. Plusieurs passagers de l'Andrea Doria sont secourus par le Stockholm. Il peut retourner à New York par ses propres moyens, et est ensuite réparé chez Bethlehem Steel, reprenant du service le [L 3],[L 23],[L 25]. Le , le nouveau Gripsholm entame son voyage inaugural de Göteborg à New York. Au cours des trois années suivantes, la compagnie exploite trois navires[L 3]. En , le Stockholm est vendu à la VEB Deutsche Seereederei, Allemagne de l'Est, avec une date de livraison prévue le , devenant leur MS Völkerfreundschaft[L 25].

Période 1963–1975

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Birgit Ridderstedt (à droite) et son fils Lars après le dîner de son 18e anniversaire en première classe sur le Gripsholm en 1966.

Le , la Swedish American Line commande un autre nouveau navire, cette fois-ci à John Brown & Company, de Clydebank. Le nouveau navire, nommé MS Kungsholm (le quatrième navire de la SAL portant ce nom) est lancé le . Son design comprend plusieurs innovations adaptées aux croisières, notamment des cabines entièrement extérieures et de grands ponts lido. En prévision de la livraison du nouveau Kungsholm, l'ancien (troisième) Kungsholm est vendu à la Norddeutscher Lloyd le , devenant leur troisième MS Europa. La SAL exploite un seul navire transportant des passagers jusqu'au , date à laquelle le quatrième (et dernier) Kungsholm est livré. Il débute son service par une traversée transatlantique de Göteborg à New York, après quoi il est utilisé pour des croisières autour du monde[L 3],[L 27]. En 1966, les navires de la SAL n'effectuent que neuf traversées transatlantiques[3].

En 1965, SAL fonde la compagnie Hoverlloyd en partenariat avec la Lloyd suédoise, pour proposer une liaison rapide en aéroglisseur à travers de la Manche[6]. Hoverlloyd commence ses activités en 1966 avec deux aéroglisseurs, Swift et Sure[L 28],[L 29]. Une autre opération conjointe est créée au milieu des années 1960 lorsque SAL, Rederiaktiebolaget Transatlantic et Wallenius Rederiet fondent Atlantic Container Line en tant qu'entité de commercialisation conjointe pour les opérations de fret transatlantiques. Quelques temps plus tard, la décision est prise de créer une nouvelle société, Swedish Atlantic Line (AB Svenska Atlant Linjen), pour les opérations de fret de la SAL. Au début des années 1970, une autre société commune, Atlantic Gulf Services, est fondée, cette fois en collaboration avec Finnlines[L 5].

En 1970, les navires à passagers de SAL n'effectuent que trois traversées transatlantiques, et à partir de 1971, les seules traversées effectuées sont des croisières de repositionnement. En , la SAL achète le navire de croisière d'expédition MS Lindblad Explorer via sa filiale panaméenne United Cruising Co. Contrairement aux autres navires à passagers de la SAL, le Lindblad Explorer n'est pas immatriculé en Suède, mais au Panama[L 30].

L’augmentation des coûts d’exploitation des navires battant pavillon suédois et la concurrence accrue des avions de passagers[L 31],[L 32] contraignent la compagnie à entamer des négociations avec les syndicats suédois en vue du changement de pavillon des Gripsholm et Kungsholm. Les négociations échouent cependant, et le , la compagnie décide d'abandonner le trafic passagers malgré les protestations de ses bureaux américains, selon lesquels les navires seraient restés très rentables même sous pavillon suédois[L 9],[L 3],[L 20].

Les Gripsholm et Kungsholm sont retirés du service et mis hors service en . Le Kungsholm est vendu à la Flagship Cruises en octobre de la même année pour seulement 65 millions de couronnes suédoises, soit la moitié de ce que la SAL avait payé pour lui neuf ans plus tôt. La Flagship le maintient sous le nom de Kungsholm pour naviguer sous pavillon libérien[L 20],[L 27]. Le Gripsholm trouve un acheteur en lorsqu'il est vendu à la Karageorgis Lines, en Grèce, devenant leur MS Navarino[L 33]. Le Lindblad Explorer reste cependant la propriété de la SAL[L 30]. À la fin de 1975, SAL se retire d'Atlantic Gulf Services[L 5].

Années 1975 et suivantes

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La SAL poursuit ses activités de fret, conserve sa participation dans Hoverlloyd et la propriété du Lindblad Explorer jusqu'au début des années 1980[L 24]. Le Lindblad Explorer est vendu à la Lindblad Swire Cruises en 1980[L 30], et peu de temps après, SAL se retire d'Hoverlloyd[L 28]. Apparemment, le dernier navire appartenant à la compagnie est vendu en 1986[L 24]. En 1984, la société est rachetée par l'armateur concurrent Rederi AB Transatlantic, qui est ensuite racheté par la société de transport Bilspedition AB en 1988. Les derniers vestiges de SAL disparaissent en 1990, lorsque Bilspedition ferme son département d'expédition[L 34].

En 2026, les derniers navires survivants de la Swedish American Line sont : la navette Marieholm (en), utilisée comme bateau-restaurant à Göteborg, en Suède ; et une annexe du MS Kungsholm, utilisée comme bateau d'excursion Cygnet sur le lac Coniston, en Angleterre[L 35],[L 36].

Passagers

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Greta Garbo et Mauritz Stiller à bord du Drottningholm en 1925.

En 1925, Greta Garbo et Mauritz Stiller empruntent le Drottningholm pour se rendre à Hollywood. La jeune suédoise est encore inconnue des Américains[Presse 6]. Ils quittent Göteborg le et arrivent à New York dix jours plus tard[Presse 7].

Le peintre et graveur finlandais Akseli Gallen-Kallela revient des États-Unis à bord du Drottningholm en 1926.

Le , le comte Folke Bernadotte et sa femme, la comtesse Estelle Bernadotte (en), quittent New York pour Göteborg sur le Drottningholm[Presse 8]. Le couple retourne aux États-Unis par le même navire en [Presse 9].

En 1930, l'écrivain Sinclair Lewis prend le Drottningholm pour recevoir le prix Nobel de littérature [Presse 10], pour son Elmer Gantry. Il est le premier écrivain américain à recevoir ce prix.

En , Niels Bohr embarque pour les États-Unis à bord du Drottningholm, emportant avec lui la nouvelle de la découverte de la fission nucléaire[7].

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Voir aussi

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Articles connexes

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Ile-de-France

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(sv) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en suédois intitulé « Svenska Amerika Linien » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 Listes issues notamment de : [L 24],[L 2],[L 5].

Articles de presse

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  • « Le transatlantique suédois à moteurs "Gripsholm" », Le Yacht, , p. 593 (lire en ligne, consulté le )

Références liens

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Références ouvrages

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Bibliographie

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  • (en) Roger Stuewer, The Age of Innocence: Nuclear physics between the first and second world wars, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-882787-0)

Liens externes

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