Symphonie no 1 de Price

symphonie de Florence Price

La Symphonie no 1 en mi mineur est une œuvre de Florence Price créée en 1933. C'est la première symphonie de l'histoire composée par une femme afro-américaine.

Symphonie no 1 en mi mineur
Genre Symphonie
Nb. de mouvements 4
Musique Florence Price
Durée approximative 40 min
Dates de composition 1931-1932
Création
Chicago
Interprètes Orchestre symphonique de Chicago, Frederick Stock (dir.)

Histoire

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Florence Price est âgée de quarante-six ans lorsqu'elle compose sa Symphonie no 1[1], en 1931-1932[2],[3]. C'est la première symphonie de l'histoire écrite par une femme afro-américaine[1].

L’œuvre remporte en 1932 un prix de la fondation Rodman Wanamaker (en) (de même que la sonate pour piano composée la même année) et la partition est créée l'année suivante, le , par l'Orchestre symphonique de Chicago dirigé par Frederick Stock, durant l'exposition universelle de 1933[1],[3].

Instrumentation

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Structure

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La Symphonie, d'une durée moyenne d'exécution de quarante minutes environ, est composée de quatre mouvements[2],[5] :

  1. Allegro ma non troppo – mi mineur ; de forme sonate, inspiré d'idiomes folkloriques noirs et usant de la gamme pentatonique et de nombreuses syncopes[6], ce mouvement est le plus long de la symphonie et est basé sur deux mélodies rappelant le negro spiritual[7] ;
  2. Largo, maestoso – mi majeur ; mouvement lent et lyrique, au thème majestueux et hymnique exposé par le chœur complet des cuivres de l'orchestre[6],[7] ;
  3. Juba Dance – do majeur ; sorte de rondo dansant inspiré d'une danse traditionnelle afro-américaine, la Juba dance, coloré de percussions corporelles et de mélodies syncopées[6],[7] ;
  4. Finale – mi mineur ; mouvement presto à la façon d'un perpetuum mobile[6],[7].

Analyse

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La Symphonie du Nouveau Monde de Dvořák, dans la même tonalité, est une des sources d'inspiration de la symphonie de Price[8],[6].

Les tonalités des mouvements indiquées ci-dessus reprennent, dans le même ordre, celles des quatre mouvements de la Quatrième Symphonie de Brahms.

À la création, la réception critique est favorable[1]. Le Chicago Daily News écrit notamment : « C'est une œuvre qui exprime son propre message avec retenue, mais aussi avec passion. La symphonie de Miss Price mérite une place dans le répertoire symphonique régulier[1]. »

Discographie

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 Anne-Charlotte Rémond, « 1933, Chicago : Création de la Symphonie n°1 de Florence Price », sur France Musique, (consulté le )
  2. 1 2 3 « Symphonie n°1 en mi mineur », sur Présence compositrices (consulté le )
  3. 1 2 Jackson 1977, p. 37.
  4. ↑ (en) « Symphony No. 1 in E minor | Florence Price », sur www.wisemusicclassical.com (consulté le )
  5. ↑ (en) « Symphony No. 1 in E minor | Details », sur AllMusic (consulté le )
  6. 1 2 3 4 5 Douglas Shadle, « PRICE, F.B.: Symphonies Nos. 1 and 4 (Fort Smith Symphony, Jeter) », sur www.naxos.com (consulté le )
  7. 1 2 3 4 (en-GB) Alex Burns, « Florence Price 'Symphony No. 1': A Rich Cultural Excursion », sur Classicalexburns, (consulté le )
  8. 1 2 (en-US) Maureen Buja, « Florence Price's Symphony No. 1 », sur Interlude, (consulté le )
  9. ↑ La Rédaction, « Yannick Nézet-Séguin reçoit un Grammy Award pour son album dédié à Florence Price », sur Diapason,
  10. ↑ Pierre-Etienne Nageotte, « Diapason d'or de l'année pour Yannick Nézet-Séguin », sur Diapason,

Bibliographie

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  • Barbara Garvey Jackson, « Florence Price, Composer », The Black Perspective in Music, vol. 5, no 1,‎ , p. 30-43 (lire en ligne Inscription nécessaire).
  • Rae Linda Brown, The Heart of a Woman : The Life and Music of Florence B. Price, University of Illinois Press, coll. « Music in American Life », 336 p. (lire en ligne Inscription nécessaire).

Liens externes

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