Sékou Koundouno

Militant et avocat guinéen

Sékou Koundouno né en à Conakry, est un militant de la société civile et défenseur des droits humains guinéen. Il est principalement connu pour son engagement au sein du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), dont il a est le responsable des stratégies et de la planification.

Sékou Koundouno
Fonctions
Responsable des stratégies et de la planification du Front national pour la défense de la Constitution
(FNDC)
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Militant, administrateur, avocatVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de

Administrateur du mouvement Le Balai citoyen en Guinée[1],[2].

Engagement dans la société civile

modifier

Sékou Koundouno est actif au sein de la société civile guinéenne avant et pendant la création du FNDC en 2019. Il est notamment associé au Balai citoyen[1]

Au sein du FNDC, il est le responsable des stratégies et de la planification. À ce titre, il participe à la préparation des actions de mobilisation du mouvement et intervient régulièrement dans les médias pour présenter ses positions[3]. Ils s'opposer au projet de modification de la constitution et à une éventuelle candidature d'Alpha Condé à un troisième mandat. Le mouvement combine manifestations, actions de mobilisation citoyenne et démarches de plaidoyer auprès de la communauté internationale[2].

Arrestations et poursuites judiciaires

modifier

Arrestation de juillet 2019

modifier

Le 16 juillet 2019, Sékou Koundouno est arrêté à la Direction centrale de la police judiciaire (DPJ) de Kaloum, à Conakry, alors qu'il s'était rendu sur place après l'arrestation de Foniké Menguè. Il est alors présenté comme responsable des stratégies du FNDC et administrateur du Balai citoyen[4]. ils seront détenu ensemble jusqu'à leurs libération le lendemain le 17 juillet 2019[5].

Arrestation d'octobre 2019 et condamnation

modifier

Le 12 octobre 2019, Sékou Koundouno est arrêté avec plusieurs responsables du FNDC alors qu'ils préparent une mobilisation pour deux jours de manifestation contre le projet de révision constitutionnelle. Parmi les personnes arrêtées figurent notamment Abdourahmane Sanoh, Ibrahima Diallo, Alpha Soumah, Mamadou Baïlo Barry et Abdoulaye Oumou Sow accusés de troubles à l’ordre public et d’incitation à la désobéissance civile[6].

Le tribunal de première instance de Dixinn les condamne le 22 octobre 2019. Sékou Koundouno est condamné à six mois d'emprisonnement pour des faits qualifiés de « provocation directe à un attroupement non armé ». Ils ont été libérées sous caution le 28 novembre 2019 dans l'attente de l'examen de leur recours[7],[8].

Arrestation de mars 2020

modifier

Le 6 mars 2020, Sékou Koundouno et Ibrahima Diallo sont arrêtés à Conakry par des agents des forces de sécurité. arrêtés au domicile d'Ibrahima Diallo, où des policiers ont fait irruption[9].

Ils sont inculpés notamment pour violences, outrage à agent public et production ou diffusion de données susceptibles de menacer l'ordre public. Il sont remis en liberté le 13 mars 2020, tout en restant sous contrôle judiciaire[10],[9].

Sékou Koundouno quitte la Guinée et s'installe d'abord au Sénégal, avant de rejoindre la Belgique. Un rapport consacré au FNDC par le National Democratic Institute indique que son départ en exil, avec celui d'Ibrahima Diallo, leur a permis de poursuivre leurs activités de plaidoyer depuis l'étranger[2] auprès d'institution internationale notamment auprès de l'Union européenne[2].

Apres la prise du pouvoir par le CNRD diriger par Mamadi Doumbouya et des des poursuites engagées contre plusieurs responsables du FNDC, les autorités de transition annoncent la possibilité du retour de plusieurs exilés, parmi lesquels Sékou Koundouno. Toutefois la situation politique s'est rapidement dégradée dans les relations entre le CNRD et le FNDC[2].

Mandat d'arrêt international de 2021

modifier

Le 25 août 2021, un mandat d’arrêt international est émis contre lui par les autorités judiciaires guinéennes[11],[12]. Ses avocats contestent la procédure et saisissent notamment la Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, la rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits humains, ainsi que plusieurs organisations internationales, dont Amnesty International, Human Rights Watch et la Fédération internationale pour les droits humains[12].

Engagement sous la transition militaire

modifier

Après le coup d'État du 5 septembre 2021, Sékou Koundouno continue de s'opposer aux autorités militaires du CNRD, dirigé par Mamadi Doumbouya[13]. Le FNDC demande alors le respect des engagements pris en faveur d'un retour à l'ordre constitutionnel et critique la durée de la transition[14].

En février 2023, il défend notamment l'organisation d'une manifestation réclamant le retour à l'ordre constitutionnel et la libération des responsables du FNDC détenus en Guinée[14].

En 2023 et 2024, il continue de prendre publiquement position contre la gestion de la transition militaire et réclame un retour à l'ordre constitutionnel. En octobre 2024, il critique notamment la perspective d'une candidature du chef de la junte à une future élection présidentielle, estimant que les autorités cherchent à se maintenir au pouvoir[15],[2],[9].

Références

modifier
  1. 1 2 cirey.balde, « Sékou Koundouno du FNDC se fait arrêter par la police | », sur Vision Guinee, (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 Pape Abdou Ndour, « Etude de cas : Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) : Un mouvement citoyen face à un régime autoritaire, National Democratic Institute (NDI), 2022 », sur WATHI, (consulté le )
  3. ↑ « Confidences de Koundouno : »Ce qu’on envisage le 08 juillet pour le départ d’Alpha Condé… » – Africa Guinee » (consulté le )
  4. ↑ « Urgent : l’activiste Sékou Koundouno arrêté par la police… – Africa Guinee » (consulté le )
  5. ↑ Le Lynx, « Arrestations contre la nouvelle Constitution : Oumar Sylla et Sékou Koundouno, libres », sur lelynx.net, (consulté le )
  6. ↑ Mohamed Bangoura, « Manifs du 14 octobre 2019 : Abdourahmane Sanoh, Ibrahima Diallo et Sékou Koundouno du FNDC et autres arrêtés », sur Mosaiqueguinee.com, (consulté le )
  7. ↑ « Guinée |Rapport annuel 2019 », sur Amnesty International Belgique, (consulté le )
  8. ↑ « Guinée : Libération conditionnelle des 5 militants du FNDC », sur Fédération internationale pour les droits humains (consulté le )
  9. 1 2 3 « Guinée : Un référendum entaché de violences | Human Rights Watch », (consulté le )
  10. ↑ « Des militants libérés sont placés sous contrôle judiciaire », sur Amnesty International Belgique, (consulté le )
  11. ↑ « Urgent : un mandat d’arrêt international lancé contre Sékou Koundouno », (consulté le )
  12. 1 2 « Communiqué des avocats de Sékou Koundouno, responsable des stratégies du FNDC », sur OcéanGuinée, (consulté le )
  13. ↑ « « On ne laissera jamais le pays dans la main d’un groupe qui n’est pas élu du peuple de Guinée », précise Sé », sur Africa Vision 7 .com, (consulté le )
  14. 1 2 « Sékou Koundouno parle : « Notre plan B si on interdit notre manifestation… » – Africa Guinee » (consulté le )
  15. ↑ cirey.balde, « Koundouno à propos du général Doumbouya et Cie : ‘’leur seule préoccupation, c’est de se maintenir au pouvoir aussi longtemps que possible’’ | », sur Vision Guinee, (consulté le )

Voir aussi

modifier

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :